Coucou à tous !
Voici un nouveau chapitre de Cesse la pluie, j'espère qu'il vous plaira. Elizabeth se réveille, mais quelqu'un va venir interrompre la conversation entre elle et Rodney…
Chachou35 : Hummm quand Elizabeth se décidera à avouer à John quel est enceinte…. Hummm je passe la question ^^
Liliana Derevko : Merci de m'avoir mis en alert ! Dis-moi si cela te plait.
Bonne Lecture
xoxoxox
Un bip régulier…Celui d'un monitoring cardiaque. Des voix familières dans le lointain…Où est-elle ? La dernière chose dont elle se souvenait était qu'elle se trouvait dans son bureau avec Rodney, puis ensuite, le trou noir…La jeune femme porta une main à son front, en poussant un faible soupir, qui s'apparentait plus à un gémissement…Sa tête lui faisait horriblement mal…
Gémissement, qui ne passa pas inaperçu aux oreilles du médecin écossais.
C : « Elizabeth ? »
La voix de Carson ? C'était avec Rodney qu'elle se trouvait juste avant, pas avec Carson…la jeune femme fit un suprême effort pour ouvrir les yeux, mais du les refermer aussitôt, éblouie par la soudain luminosité. Elle rouvrit ses paupières, et laissa petit à petit son regard s'acclimater. Le visage flou du médecin, finit par se stabiliser, puis apparaître clairement.
E : (faiblement) « Carson ? »
C : « Oui Elizabeth ? »
E : « Où est ce que je suis ? »
C : « A infirmerie »
E : (fronçant les sourcils) « A l'infirmerie ? »
La Diplomate se redressa dans son lit, de façon à être en position assise. Rodney et Carson la soutinrent.
C : « Vous vous êtes évanouie quand nous étions à discuter »
E : « Ca fait longtemps que je suis là ? »
R : « Une bonne heure » répondit le canadien.
E : « Une heure ! » s'exclama la dirigeante. Mon dieu la cité !
Elle voulut se lever, mais Carson lui mit une main amicale, mais ferme sur l'épaule, la forçant à se rallonger.
C : « Ne vous inquiétez pas Elizabeth. Teyla a pris en charge la cité. Je vous le répète, dans votre état, vous devez vous ménager. (Voyant le regard de Liz) je sais que cela n'est pas facile, au vu de la situation, mais vous avez besoin de repos, croyez moi ! »
R : (fonçant les sourcils) « Son état ? (Se tournant vers Carson) Quel état ? Elizabeth est malade ? »
C : (ne faisant pas attention) « Non, elle va bien, (à Liz) de toutes façons vous n'irez pas loin, je vous ai administré un sédatif. »
Cette phrase eut l'effet d'un électrochoc.
E : (se redressant, écarquillant les yeux) « Un sédatif ? Carson mais vous êtes malade ! Et mon bébé, vous y avez pensé ? » Dit-elle ne posant une main sur son ventre.
C : « Ne vous inquiétez pas, cela n'affectera en rien votre enfant. »
E : « Vous êtes sûr ? »
C : « Aussi sûr que je m'appelle Carson Beckett ! » Dit-il tout sourire.
Quand il avait entendue le mot bébé, Rodney avait écarquillé les yeux, n'en croyant pas ses oreilles ! Un bébé…Elizabeth était enceinte…Cela expliquait beaucoup de choses, sa pâleur, ses sautes d'humeur…Le scientifique commençait sérieusement à entrevoir clairement la situation de la jeune femme…John amnésique, elle enceinte d'un homme qui ne se rappelait même pas avoir été son époux…il ne put s'empêcher de lâcher un :
R : « Vous allez avoir un gosse ? »
Ce qui fit sursauter Elizabeth et Carson. Mon dieu, Rodney il avait complètement oublié sa présence ! Que faire ? il avait tout entendu, elle n'allait pas démentir, le scientifique ne la croirait pas…Bon sang, elle qui souhaitait garder sa grossesse secrète, c'était mal parti…De plus en plus de personnes étaient au courant.
E : « Oui Rodney, je suis bien enceinte. »
R : (grimaçant) « Argg, c'est pas vrai un mini Sheppard en route ! Qu'est ce que je vais devenir ? Je sens que cela va être très très dur ! Il va me rendre la vie impossible ! Dit-il d'un air exagéré. Mais… John est au courant ?
Elle esquiva un pauvre sourire.
E : « Disons que quand il a apprit la nouvelle, il a plutôt mal réagit. »
R : « Vous voulez dire que c'est ça qui a provoqué son amnésie ? »
E : « Oui…Enfin, en partie…Mais je vous en prie Rodney, en aucun cas John ne doit être au courant de ma grossesse…Enfin, du moins pas tant qu'il n'a pas retrouvé la mémoire ! (Lui jetant un regard suppliant) je vous en prie Rodney !
Mais Rodney n'eut jamais le temps de faire cette promesse à Elizabeth, une voix bien connue de la jeune femme se fit entendre.
? : « Laissez moi, je veux voir le Docteur Weir »
Le sang d'Elizabeth ne fit qu'un tour…Et s'il avait entendu leur conversation ? Carson jeta un regard à la diplomate pour savoir s'il pouvait le laisser passer. Après tous, elle pouvait prétendre avoir besoin de repos pour ne pas le voir… Elizabeth fit signe aux gardes de le laisser passer. John entra dans l'infirmerie, non sans avoir jeté un regard noir aux militaires sous ses ordres. Il fallait qu'il pense à leur infliger une sanction… Arrivé devant le lit de son épouse, son attitude changea complètement… Il n'avait plus ce visage dur qu'il affichait quelques secondes auparavant, mais un visage inquiet…Le visage d'un homme qui s'inquiétait pour la femme qu'il aimait, même s'il n'en avait pas conscience…
J : « Vous allez bien ? » Demanda-t-il inquiet.
Directement après avoir pris une douche, John avait filé vers le bureau d'Elizabeth. Pourquoi ? Il n'en savait rien…Peut-être car il avait besoin de la voir…Mais voyant cette tour de verre vide, John s'était empressé d'aller demander des renseignements au sergent Samuel…Quand celui-ci lui avait dit que le docteur Weir avait fait un malaise, le sang du pilote s'était figé dans ses veines et il n'avait pu empêcher une infime angoisse de monter en lui…
Un malaise ? Pourquoi avait elle fait un malaise ? Le matin, tout semblait bien pourtant ? Enfin, il l'avait cru…Mais visiblement pas, car elle s'était évanouie… Ne pouvant plus faire face à ses multiples interrogations, Sheppard s'était décidé à aller voir ce qu'il en était…car même s'il ne se souvenait de pas grand-chose, il savait une chose, c'est que si la situation avait était inversée, Elizabeth serait venue le voir.
Le Docteur Weir essaya de cacher sa surprise de le voir à son chevet et dit d'une voix qui se voulue la plus rassurante possible.
E : « je vais bien, ne vous inquiétez pas. » Fit-elle, avec un pâle sourire.
Le colonel fronça les sourcils et détailla le visage de sa supérieur d'un regard persan…Elizabeth ne connaissait que trop bien ce regard…Elle savait qu'à cet instant précis, il jugeait chacun de ses traits pour savoir si elle disait la vérité…Elle savait aussi, qu'il lisait en elle comme dans un livre ouvert…Cela, depuis tout le temps qu'elle le connaissait.
J : « Vous mentez » Lâcha-t-il.
Faisant légèrement sursauter Carson et Rodney, qui se demandaient comment, même amnésique, le militaire pouvait affirmer une telle chose.
E : (fronçant les sourcils) « Je vous demande pardon ? »
J : « Oui, vous ne me dites pas la vérité »
Elizabeth écarquilla les yeux.
E : « Comment pouvez vous affirmer cela ? »
J : « Je le vois dans vos yeux. » Dit-il, posément.
Ce qui ébranla un peu plus la jeune femme. S'il pouvait voir cela dans ces yeux, il pouvait peut-être y retrouver la mémoire ? Mais que racontait-elle, sa réflexion était complètement idiote. Seul le temps pouvait l'aider…Le problème était que le temps il n'en avait pas, ou peu…7 mois en fait…Elle secoua imperceptiblement la tête et fut prête à répondre, mais Carson la devança.
C : « Elle va bien, je vous assure. (John tourna la tête vers l'écossais) Juste un peu de surmenage. »
J : « Juste un peu de surmenage ? » Articula-t-il en fronçant les sourcils, pour être sûr d'avoir compris.
Il ne savait pas pourquoi, mais il était persuadé qu'il avait autre chose que du surmenage. On ne lui disait pas tout, et il haïssait ça ! Peut-être pour le protéger, mais quand même ! Il avait l'impression d'être le dernier enfant à être choisi pour faire partie d'une équipe de sport. Il n'était pas bête au point de ne pas comprendre la situation ! Et cela, quelle qu'elle soit ! Pensa-t-il en sentant monter en lui les prémices de la colère.
R : « Oui, du surmenage ! Dit McKay, le sortant de ses pensées. Du surmenage, car elle travaille trop et ne mange pas assez ! Fit-il sur la défensive ! Vous devriez le savoir ! »
John le fusilla du regard. On avait eu beau lui répéter que lui et cet homme avaient été amis, il ne l'en trouvait pas moins horripilant !
J : (sarcastiquement) « Excusez-moi d'être amnésique ! Je vous jure que la prochaine fois je m'en souviendrais ! » Aboya-t-il.
Rodney ne put retenir un petit « hum », rempli de sous-entendus.
J : « Vous pouvez me dire ce que signifie ce hum ? »
R : (croisant les bras) – devinez-le, puisque vous avez l'air si malin ! » Dit-il en hochant légèrement la tête.
John fronça les sourcils, avant d'écarquiller les yeux et de lever un doigt.
J : « Vous croyez vraiment que cette amnésie m'arrange ? »
R : « Vous avez fait votre propre déduction ! Je n'y suis pour rien ! »
Là, s'en était trop pour le militaire, il fit un pas en avant, mais la voix de Carson le stoppa.
C : « Ca suffit vous deux ! Est-ce que je dois vous rappelez où vous êtes ? Dans une infirmerie ! Ma patiente a besoin de repos ! »
Cette phrase eut l'effet escompté. Les deux hommes se calmèrent aussitôt et prirent un air de petits garçons pris en faute.
« Désolé ! » Dirent-ils en cœur.
C : « Voilà qui est mieux, ma patiente a besoin de repos jusqu'à ce soir ! »
E : (écarquillant les yeux) « Quoi ? Mais… »
C : « Ce n'est pas négociable Elizabeth ! »
La jeune femme grimaça, traduisant parfaitement sa pensée.
J : « Il a raison Elizabeth, vous devriez vous reposer » Lui fit-il avec un sourire bienveillant. Vous êtes encore très pale ! »
R : « A qui la faute ! »
Le militaire lui lança un regard meurtrier, avant de reposer un regard doux sur Liz, qui ne put que capituler.
E : « D'accord je resterais jusqu'à ce soir »
C : (souriant) « Sage décision ! » Dit-il en levant la main.
E : « Dites moi, vous n'aviez pas rendez vous avec Kate ? »
Le visage du colonel blêmit.
J : « Si, c'est exact (regardant sa montre) depuis plus de 5 minutes en fait ! Je ferais mieux d'y aller. (Souriant) on se revoit plus tard ! Reposez-vous bien !
Pour toute réponse, elle lui sourit, en le regardant partir, jusqu'à ce qu'il disparaisse de son chant de vision. Puis, immédiatement, elle posa ses yeux sur Rodney, la canadien déglutit, face au regard de la diplomate, qui n'avait rien d'amical.
E : « Rodney, vous pouvez me dire ce qui vous a pris ? »
R : (grimaçant) « Je suis désolé, je n'en sais rien (se crantant la tête) mais vous savez très bien comment je suis quand je suis sous pression ! Je ne sais pas mentir, j'ai la voix qui tremble, je bégaye, j'ai les mains moites ! Je n'ai qu'une envie c'est de m'enfoncer dans un trou ! De plus j ai…
E : « Rodney ! » Le coupa-t-elle.
R : « Oui ? »
Le Docteur Weir soupira, essayant par la même de se calmer.
E : « Soyez juste plus discret, en aucun cas John ne doit le savoir pour l'instant. »
R : (soupirant) « je vais essayer. »
E : « Merci. »
R : « Et vous, vous devriez essayez de vous reposer ! (chassant Rodney) aller filez de là et laissez Elizabeth. »
E : « Merci. (Alors qu'il allait s'éloigner) Rodney ?
R : « Oui ? »
E : « Parlez-lui ! » Dit-elle avant de poser la tête sur son oreiller et de fermer les yeux, les affres du sommeil ne tardant pas à la prendre.
