Voila, je publie cette fic au nom elizabeth, une amie, qui à la flemme de le faire sur , et n'a pas trop le temps ^^ Je lui ai dis, ta fics dois être sur le site, elle est super, il faut en faire profiter les autres ! Donc, elle ma donné son autorisation et la voila

Je lui transmettrais les commentaires ! Je tiens à préciser que cette fic et finie, je publierais un chapitres par semaines.

SAISON : Hors saison

CATEGORIE : Romance, humour

RESUME : John et Liz ne se connaissent pas, mais ils se retrouvent, par erreurs, forcé de cohabiter... *pas douée pour les résumés dsl...*

ARCHIVES : Je serai très heureuse que cette fic soit diffusée sur d'autres sites, merci de m'en informer si vous l'utilisez.

DISCLAIMER : Je ne touche pas d'argent pour cette fic, que j'écris pour le plaisir. Cependant, la totalité de cette fanfiction est la propriété de son auteur (ne pas publier, en totalité ou en partie, sur quelque support que ce soit, sans l'accord de l'auteur).

C'est ma toute 1ère fic que j'écris toute seule !... Soyez indulgents svp ! lol
tout conseil sera le bienvenu!

merci à ma carys de m'avoir donner une chance avec "jeux d'enfants"! ça m'a permi d'écrire cette fic toute seule!

j'espère qu'elle vous plaira!

Elizabeth sauta sur le côté pour éviter d'être inondée par une gouttière, et se réfugia dans une boulangerie, sa valise lui battant les jambes.
- Mademoiselle ? Demanda la vendeuse avec un grand sourire.
- Je voudrais une pizza.
- Tout de suite… Il ne fait pas très beau, aujourd'hui, n'est-ce pas ?
Elizabeth ouvrit son sac à main et chercha son porte-monnaie.
- Pas très, non.
- Vous êtes nouvelle dans le coin ?
Elle sourit, hocha la tête.
- Oui. Je viens de Washington. J'emménage aujourd'hui.
- Ça va vous changer d'être ici. Notre petite ville est très calme, très reposante. Je suis sûre que vous vous y plairez.
- Je n'en doute pas , acquiesça Elizabeth en déposant de l'argent sur le comptoir.
- Et… vous allez habitez où ?
- Impasse du Lac.
- Oh… En tout cas, vous ne serez pas dérangée par le bruit. C'est un des coins les plus paisibles de notre ville.
Elizabeth souleva son bagage avec un grand sourire.
- C'est exactement ce que je cherche. Au revoir !
- Au revoir…

La porte s'ouvrit en grinçant. Elizabeth essuya une rafale de vent humide et glacé et sortit stoïquement dans la nuit. La rue toute entière ruisselait, dans un fourmillement de couleurs reflétées par le sol détrempé. Vision impressionniste d'un Novembre dans le Minnesota.
Elizabeth changea sa valise de main et s'efforça de voir le bon côté des choses. Pas de panique. Elle aurait préféré un climat un peu sec,mais dans quelques minutes elle serait chez elle, à l'abri, bien au chaud. Et puis, elle avait lu quelque part que la pluie était excellente pour les cheveux, alors…

La vue de la petite impasse fleurie lui rendit immédiatement de sourire. Un amour de ruelle, bordée de maisons aux façades patinées par le temps. Elle avait eu le coup de foudre à la seconde où elle avait aperçue ce coin de paradis. Ce jour-là, il faisait un temps superbe. Un chat blanc moucheté de noir se léchait la patte avant sur un muret. Une petite fille jouait avec un ballon. Des géraniums-lierres dégringolaient des fenêtres. Un décor idyllique, sorti tout droit d'un magazine pour lectrice stressée, assoiffée de détente. Et puis, elle avait découvert la maison, et la mauvaise humeur qui ne la lâchait plus depuis qu'elle avait appris que l'Organisation des Nations Unies l'avait mutée dans le Minnesota, son bureau à New York ayant été investi par une nouvelle diplomate, s'était envolée comme par enchantement.

La bâtisse était un ancien hôtel particulier de deux étages, reconverti en appartements. Située tout au fond de l'impasse, elle ressemblait à un gros cube rouge et crème, coiffé d'un toit pointu en ardoise. L'entrée principale desservait le rez-de-chaussée et le premier. Pour accéder à son appartement, au deuxième et dernier étage, il fallait contourner la maison et emprunter un escalier de service adorable, avec une rampe en fer festonnée de lierre.

Elizabeth traversa allègrement l'impasse et s'engagea dans l'escalier. Ce qui l'avait décidée, c'était cette entrée privée. Pas de démarcheur indésirables, pas de promiscuité avec les autres locataires. Chacun chez soi. Ce qui n'empêchait pas les rapports de bon voisinage, au contraire. Et puis, il fallait reconnaître que l'administration avait bien fait les choses. Une simple signature au bas d'un papier et hop ! tout était réglé : le déménagement, le raccordement à EDF, la ligne téléphonique… Il ne lui restait plus qu'à prendre possession des lieux, avec devant elle quinze jours de vacances tous frais payés pour s'acclimater à son nouvel habitat. Le rêve.

Elizabeth déverrouilla la porte d'entrée, referma son parapluie et tâtonna pour trouver l'interrupteur. Brrr…la température frôlait celle de l'Antarctique. Première priorité : allumer les radiateurs. Mais avant toute chose, y voir clair. Sa main remonta le long d'un papier peint rugueux et contourna une tuyauterie avant de se refermer sur un objet lisse et froid qui ressemblait à un interrupteur. L'objet en question fit « clic clic » par deux fois, mais de lumière, point.

Incrédule, Elizabeth refit clic clic pour la forme avant de se rendre à l'évidence: « on » avait oublié de brancher l'électricité. Résultat : elle se retrouvait de nuit dans un appartement glacial, dont elle n'avait qu »un souvenir très vague. Pestant tout bas contre l'insouciance criminelle des employés de l'EDF, elle fouilla dans son sac et en retira une pochette d'allumettes fripée, vestige de son périple en train. La lumière bleutée lui permit de constater qu'elle était en possession de quatre allumettes passablement chiffonnées, et qu'elle se trouvait dans la cuisine. Jusque là, rien d'anormal. Si ses souvenirs étaient exacts, le salon devait se situé quelque part à gauche après l'évier et le réfrigérateur. Et si les déménageurs avaient suivi ses instructions, le carton contenant ses bougies de secours devait s'y trouver.

L'allumette rendit l'âme au moment où Elizabeth atteignait le réfrigérateur. Au même instant, son pied gauche rencontra brusquement le vide, lui rappelant une fraction de seconde trop tard qu'il y avait une marche entre la cuisine et le salon. Son bref vol plané se solda par une rafale de cloches - le carillon de grand-mère ! - et part une perte d'un escarpin. Il lui fallut deux allumettes supplémentaires pour localiser la pile de cartons, fourrager dans les brassées de papier journal et en extirper son paquet de bougies.

Le crépitement de la flamme chaude et dorée lui rendit le moral. Un bref regard circulaire lui permit de retrouver le décor qu'elle avait visité six mois plus tôt. A droite, la fenêtre aux volets clos. Devant elle, la pyramide de cartons soigneusement étiquetés. A gauche, la table ovale à rallonges qu'elle avait héritée de sa tante Agathe, surmontée de quatre chaises paillées. Au fond, la silhouette familière de son piano, recouvert de sa house. Hum… familiers ou non, les meubles avaient quelque chose de lugubre dans cet éclairage sépulcral.

Elizabeth ficha sa bougie dans un vase, se dirigea vers la fenêtre et ouvrit les volets. Il pleuvait à verse, mais le réverbère de l'impasse diffusa une lumière orangée dans la pièce, infiniment réconfortante. Elizabeth dissémina des bougies dans tous les coins et procéda à un rapide tour d'horizon. A première vue, les déménageurs avaient fait du bon travail. Le carillon de sa grand-mère ne semblait pas avoir souffert du voyage. Pas plus que son yucca en pot et son lustre rococo - un cadeau de sa cousine Mary - et, plus important que tout : sa collection de CD, au total cinquante-quatre, amoureusement classé par ordre alphabétique, numérotés, emmitouflés dans un écrin de mousse et de papier journal. La prunelle de ses yeux. La fine fleur de la musique classique.

Satisfaite de son tour d'horizon, la jeune femme saisit une bougie et se dirigea vers la chambre. Plus vite elle ferait son lit, et plus vite elle pourrait se coucher au chaud sous sa couette. Son pied accrocha un objet appuyé contre le mur qui dégringola avec un bruit d'enfer. Elizabeth se baissa et ramassa l'objet en question, perplexe.

Ça par exemple ! Ce tableau ne lui appartenait pas. Et pour cause : jamais elle n'aurait toléré qu'un objet aussi hideux entre chez elle. La toile, grossièrement badigeonnée de peinture grise, représentait un rond rouge sur lequel une paire de ciseaux et une quenouille se battaient en duel. Une étiquette collée sur le cadre indiquait qu'il s'agissait d'une allégorie du destin en marche.

Le Destin en marche ! Elizabeth reposa sa trouvaille avec une moue écoeurée et se redressa, les lèvres pincées. Inconcevable. Comment un barbouillage aussi ridicule avait-il pu échouer chez elle ? Tournant le dos à la toile, elle fouilla dans le carton où était censée se trouver sa couette. Stupeur et consternation : au lieu de l'imprimé fleuri qui berçait ses rêves chaque nuit, elle se retrouva aux prises avec un sac de couchage en toile kaki, échappé d'un camp militaire. Cette fois, plus de doute, quelqu'un avait mélangé ses affaires avec celles d'une autre personne, dotée d'un goût plus que douteux.

Sa première impulsion fut de remettre le sac de couchage à sa place, mais la curiosité fut la plus forte et elle se retrouva presque malgré elle en train de sonder les profondeurs du carton. Elle en retira successivement un sac de cacahuètes, un roman policier, un guitare, un sac de cacahuètes, des CD d'Elvis Presley et de Johnny Cash ainsi qu'un poster de ce dernier et… un sac de cacahuètes !

Un fou, décida Elizabeth en fourrant pêle-mêle les affaires dans le carton. Un fou amateur d'Elvis Presley et de Johnny Cash et de cacahuètes. Une photo s'échappa du roman policier et glissa sur le sol. Elizabeth la ramassa, y jeta machinalement un coup d'œil et resta bouche bée. Le cliché montrait un homme brun, aux yeux verts, beau, très beau… Il souriait à l'objectif, les points sur les hanches, l'air plutôt satisfait de sa personne. Le surprenant, l'inconcevable, c'était ses vêtements. Ou plutôt, la chose ridiculement étriquée qui lui servait de vêtement : une simple serviette blanche nouée autour de la taille, façon pagne, qui dévoilait un corps musclé et bronzé à souhait.

Elle retourna la photo. Une main avait inscrit un commentaire sur le papier glacé : « A mon grand fou, en souvenir d'une soirée épique. Ta Laura ». Elizabeth jeta précipitamment la photo dans le carton et ferma brusquement le couvercle. L'entreprise de déménagement aura de ses nouvelles dès demain.

La jeune femme prépara son lit avec des gestes fébriles, posa son ours fétiche sur la table de nuit, fit le tour de l'appartement pour souffler les bougies, verrouilla la porte d'entrée et ferma les volets. Puis elle alla se coucher avec son dîner et une revue.

Tour en mangeant sa pizza, elle chercha la rubrique horoscope. Poissons, troisième décan : « De grands bouleversements à l'horizon. Mars entre en conflit avec Vénus. Santé :: méfiez-vous de vos nerfs. Amours : tumultueuses. » Elizabeth finit sa pizza, tourna les pages de la revue, bâilla et régla la sonnerie de son réveil sur 8h30. Puis tapotant la têt de son ours :
- Bonne nuit, Bob.

Elle souffla la bougie et se pelotonna sous la couette. Le crépitement lancinant de la pluie était agaçant. Elle avait les nerfs anormalement tendus, ce soir. Une bonne nuit de sommeil et il n'y paraîtra plus…

Le bruit caractéristique d'une clé qui tourne dans la serrure la réveilla en sursaut. Elle se redressa d'un bond, l'oreille aux aguets. Non, rien. Elle avait dû rêver. Elle n'entendait plus rien, hormis la pluie et le tic-tac régulier de son réveil. C'était idiot de se faire des peurs par…

à suivre... si vous aimez!