Bonjour !
Voici la suite de la fic d'elizabeth ! Personnellement, cette fics me fait toujours autant rire ! J'ai toujours autant envie de frapper John, pauvre elizabeth…
J'espère que vous aimerez ! N'oubliait pas le petit commentaire ^^
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Bonne lecture !
Arthelia : Merci ! J'ai transmis à l'auteur, qui te remercie et qui au passage à rougie ^^ elle espère que cette suite te plaira toujours autant !
Al : hey bien al je dirais que tu as… gagnéeeeeee tu as gagnée hummm quel et ton personnage préféré ? lol
OoO
Elizabeth l'abandonna aux ténèbres et s'immobilisa à l'entrée de la cuisine, l'œil rond. Un perroquet multicolore la dévisageait fixement derrière les barreaux dorés de sa cage, la crête ébouriffée.
- Salut poupée ! Glapit le volatile en secouant la tête.
Elle ferma précipitamment les yeux. Réveille-toi, Elizabeth. Tu fais un cauchemar Réveille-toi… Quelque chose la heurta brutalement et vint percuter les réfrigérateur. Le service en porcelaine de Chine acheté lors d'un de ses voyages diplomatique émit un cliquetis suspect.
- Bon sang de marche ! Fit la voix rageuse de l'inconnu.
Elizabeth rouvrit les yeux,fixa sur le volatile un regard incrédule.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? Murmura-t-elle d'un voix éteinte.
- Mmm ? Oh, c'est Ramsès II.
Réveille-toi Liz, réveill-toi !
- Ramsès II ?
- Bon sang de marche ! Roucoula le perroquet en gonflant le cou.
- Il apprend très vite, murmura l'intrus en guise d'explication.
- Sortez ! Sortez tous les deux ! Vous et ce… cet oiseau de malheur ! Je ne veux plus vous voir sous mon toit !
- Mais puisque je vous dis que je suis ici chez moi !
- Vous dépassez les bornes !
- Je suis entré ici avec ma clé !
- Je vais ameuter le quartier si vous ne partez pas !
Une volée de coups sourds résonna sous leurs pieds. Des voisins manifestaient leur mécontentement en tapant au plafond avec un manche à balai. Elizabeth passa une main tremblante sur son visage. Comme premier contact avec les locataires de la maison, c'était réussi !
- D'ailleurs, il doit y avoir des affaires à moi quelque part…
- Allez-vous SORTIR ? Siffla Elizabeth.
- Vous n'avez pas trouver un carton avec un sac de couchage à l'intérieur ?
La jeune femme retint son souffle et dévisagea l'inconnu comme si elle le voyait pour la première fois. Ces yeux verts, ces traits arrogants… L'homme au pagne !
Un sourire satisfait effleura les lèvres de l'intrus.
- Ah ! Je constate que ça vous dit quelque chose.
Elle serra les dents, les nerfs tendus à craquer.
- J'ignore qui est responsable de cette situation grotesque, mais si vous avez réellement loué cet appartement…
- Oh, tout ce qu'il y a de réel, vous pouvez me croire.
-… je vous demanderai d'avoir l'élégance de passer la nuit à l'hôtel. Je suis prête à partager les frais et demain matin, nous…
- Ma belle, si vous vous figures que je vais sortir en pleine nuit sous une pluie battante pour chercher un hôtel, vous vous faites des illusions !
- N'importe quel gentleman…
- Je ne suis pas un gentleman !
Il lui sourit effrontément, lui prit la bougie des mains et regagna le salon d'un pas paisible.
- Vous ne pouvez pas…
Elle manqua la marche, et atterrit dans les salon dans une salve de cloches.
- Vous ne pouvez pas passer la nuit ici !
- Ah non ? Je vous signale que je suis ici chez moi autant que vous. Cela dit, si vous voulez finir la nuit à l'hôtel, ne vous gênez pas… Je suis prêt à partager les frais !
Pâle de rage, elle le regarda ouvrir un carton au hasard, en retirer une brassée de serviettes à fleurs qu'il regarda avec amusement.
- Qu'est-ce que vous faites ?
- Je cherche mon sac de couchage.
- Il est dans la chambre. Et lâchez ça tout de suite. Gronda-t-elle.
Il disparut dans la pièce voisine et réapparut quelques secondes plus tard avec son sac de couchage qu'il déroula tranquillement sur le sol.
- Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, nous reprendrons cette conversation demain. Je suis crevé, annonça-t-il en bâillant.
Médusée, Elizabeth le vit retirer ses chaussures, déboutonnant posément sa chemise. Au 5ème bouton, elle n'y tint plus : raflant la bougie, elle se réfugia dans sa chambre, claqua la porte derrière elle et bondit dans son lit.
Le service administratif responsable de cette bavure allait avoir de ses nouvelles ! La porte de la chambre s'ouvrit dans un grincement. L'inconnu entra dans sa chambre comme en terrain conquis, torse nu, une bougie allumée à la main.
- Ramsès II a faim, annonça-t-il en fouillant dans son carton.
La guitare, le roman policier et quelques CD se retrouvèrent pêle-mêle sur le sol. Il se redressa, 2 paquets de cacahuètes sous le bras et rebroussa son chemin le plus tranquillement du monde.
- Évitez de faire du bruit en vous levant,, demain matin. J'ai besoin de dormir.
L'oreiller d'Elizabeth traversa la pièce et vint s'écraser tout près de lui contre le mur.
- Charmante ! Susurra-t-il avec un petit rire.
Et la porte se referma sur lui.
- Tarrra tarrra tarrrratata tsoing tsoing !
Elizabeth fit un bond dans son lit, au bord de la crise cardiaque. Qu'est-ce que…
- Debout là-dedans ! Touuuut le monde sur le poooont !
L'Œil hagard, elle saisit son réveil, scruta le cadran lumineux. 7H12 ?
- A l'adordaaaaaaaage !
Jaillissant de ses draps chiffonnés, elle sauta dans ses pantoufles, noua sa robe de chambre à la va-vite et fonça au salon comme une furie.
- Trop, c'est trop ! Rugit-elle.
Une forme remua mollement sous le sac de couchage militaire. Une touffe de cheveux disparut dans les profondeurs du sac. Elizabeth empoigna ce qui devait être une épaule et secoua.
- Hé ! Ho ! Je vous parle !
- Pas maintenant chérie, laisse-moi dormir, répondit le sac de couchage d'une voix embrumée.
Chérie ? La jeune femme lâcha la forme immobile. Elle allait lui en donner des « chéries » !
- C'est la lutte finaaaale !
Abandonnant le dormeur à ses fantasmes, elle se rua vers la cuisine, trébucha sur la marche et se raccrocha en catastrophe au service en porcelaine.
- Salut, poupée !
Ramsès II la dévisageait d'un air narquois, la tête penchée sur le côté. Elizabeth grinça des dents. La vision d'un tourne-broche flotta brièvement devant ses yeux.
- T'as pas du chocolat ?
Elle s'obligea à respirer lentement. Comment s'y prenait-on pour faire taire ce stupide volatile ? Avisant un paquet de cacahuètes entamé, elle en préleva une bonne poignée et la jeta dans la cage.
- Et ne t'avise pas de parler la bouche pleine, siffla-t-elle d'un ton menaçant.
L'oiseau se le tint pour dit et entreprit de trépaner méthodiquement ses cacahuètes. Elizabeth poussa un soupir qui s'acheva par un bâillement. Seigneur, quel réveil… Et dire que pendant ce temps, l'Indésirable continuait à dormir dans la pièce voisine ! Patience… L'heure de la vengeance sonnera tôt ou tard.
Sanglant la ceinture de sa robe de chambre, elle regagna le salon - attention à la marche ! - et se dirigea vers la pile de cartons. Elle en sortit à grand fracas une casserole, une boîte d'allumettes, du café, du sucre, puis reprit le chemin de la cuisine. La tuyauterie glouglouta. La casserole atterrit sur la cuisinière avec une telle violence que Ramsès II en lâcha sa cacahuète.
- Tu as quelque chose à dire ? Siffla la jeune femme.
Le perroquet piqua du bec dans son abreuvoir. Elizabeth releva le menton, alluma le gaz sous sa casserole et retourna au salon. Serviettes de toilette, brosse à dents, savon. Munie de sa panoplie, elle se dirigea vers la salle de bain. Naturellement, l'Indésirable avait trouvé moyen de se coucher au beau milieu du passage. Tant pis pour lui. Sous sa traction énergique, la porte de la salle de bain entra brutalement en collision avec le duvet. Le « ouille ! » qui monta du matelas de plume la combla d'aise.
D'excellente humeur, elle releva ses cheveux à l'aide d'une pince, se déshabilla et passa sous la douche. Elle en ressortit moins une minute plus tard, grelottante et suffoquée. Elle avait oublié qu'il n'y avait pas d'eau chaude. Elle se rhabilla en hâte, se brossa les dents et suspendit soigneusement son draps de bain sur le porte-serviette.
Cette fois, la porte s'ouvrit sans opposer la moindre résistance. Un coup d'œil au sac de couchage : vide. Parfait, l'Indésirable avait fini par se lever. Il allait avoir de ses nouvelles ! Remontée à bloc, Elizabeth se dirigea vers la cuisine. Le spectacle qui s'offrit à ses yeux la cloua sur place. L'Indésirable était attablé à sa table et buvait tranquillement son café, dans son bol !
Il tourna la tête à son entrée en grognant :
- Il n'y a pas de biscottes ?
Elizabeth le dévisagea avec des yeux ronds, muette d'indignation. Un tel sans-gêne dépassait l'imagination.
- Je crois qu'une mise au point s'impose, articula-t-elle d'une voix glaciale.
Un grognement monta du bol de café.
- Tout ce que vous voudrez, mais pas maintenant. Je ne suis pas causant, le matin. Et puis, j'ai mal dormi.
- Ça c'est le comble !
Elle attendit une réaction, en pure perte. Il continuait à boire son café à petites gorgées, l'œil éteint. Au bout de quelques secondes, elle fila dans le salon, sortit un bol et une cuillère du carton et posa avec fracas une casserole d'eau sur le gaz.
- Vous êtes obligée de faire tout ce bruit ?
- Vous permettez quand même que je me prépare un café puisque vous avez eu le toupet de boire le mien !
- La fourmi n'est pas prêteuse…
- Quoi ?
- Rien , rien…
Elizabeth tira un tabouret, s'installa à une distance respectueuse de l'intrus et mis un sucre dans son bol. Ramsès II émit un « Coup », puis il croisa le regard de la jeune femme et s'absorba dans la contemplation d'un cacahuète.
- Comment vous vous appelez ? Demanda-elle.
- Pardon ?
- Vous êtes sourd ou vous le faites exprès ?
- John Sheppard. Et vous ?
- Elizabeth Weir.
Après ces brèves présentations, chacun replongea son nez dans son café.
- Puis-je savoir quelles sont vos intentions ?demanda Elizabeth après plusieurs minutes de silence.
- Mes intentions ?
- Vous conviendrez avec moi que cette situation est parfaitement intolérable ! L'un de nous doit s'effacer. Il n'y a pas un endroit où vous pourriez aller ?
- Pourquoi serait-ce à moi de partir ?
- Mais… parce que cet appartement est loué à mon nom.
- Il est également loué au mien.
- C'est possible… mais j'était là la première !
- C'est possible, mais il y a 6 mois que j'ai donné mon accord. Je suis prioritaire.
- Vous n'êtes rien du tout ! Moi aussi j'ai donné mon accord il y a 6 mois !
- Parfait ! Nous sommes donc à égalité. Je ne vois toujours pas pourquoi ce serait à moi de partir !
- Parce que… parce que tous mes meubles sont là ! Triompha Elizabeth. Je ne peux pas les emmener à l'hôtel. Tandis que vous, vous n'avez rien !
- Comment ça rien ? J'ai Ramsès II… et ma fierté !
- Parlons-en de votre perroquet ! Vous croyez peut être que je vais tolérer d'être réveillée tous les matins à l'aube, au son du clairon ?
- Je l'ai acheté à un officier de marine. J'admets qu'au début ça surprend mais on finit par s'habituer. Je ne l'entends même plus !
- Je n'ai pas l'intention de m'habituer ! Hurla Elizabeth en se levant d'un bond.
- Dites, vous ne seriez pas un peu hystérique, des fois ?
- QUOI ?
Une rafale de coup sourds fit vibrer le sol. La jeune femme retomba sur son tabouret, les yeux clos.
- Vous voyez ce que vous faites ? A cause de vous, je me suis brouillée avec mes voisins avant même de les avoir rencontrer…
- Personne ne vous a obligée à pousser des cris stridents. Est-ce que je m'énerve, moi ?
Elizabeth regarda ses mains. Elles tremblaient dangereusement. Elle les posa à plat sur ses genoux et s'efforça de faire le vide dans sa tête.
- Écoutez, monsieur Sheppard…
- John.
- Écoutez,une chose est certaine : nous sommes incompatibles. Alors, pourquoi prolonger une situation qui ne peut déboucher que sur un conflit ? Comportons-nous comme deux adultes responsables et…
Un bâillement l'interrompit.
- Bon, eh bien moi, je vais prendre une douche.
- Comment ?
- U-n-e d-o-u-c-h-e… J'ai horreur des femmes qui parlent dès le matin.
Il quitta posément la table, les mains dans les poches de son jean. Elizabeth se raidit sur son tabouret.
à suivre!
