Coucou
Voici la suite de Coha, j'espère que vous aimerez ce chapitre autant que moi ! Un petit commentaire après lecture plisss, cela serait gentil pour la personne qui l'a écrite.
Bonne lecture !
Ps : site de fanfiction sur stargate, adresse dans le profil.
Ma rafi, les coupures sont les mêmes que sur au-delà ^^ pour une fois c'est zaza qui les avaient faites ! Mais elle à était à bonne école lol j'espère que tu aimeras toujours autant ce chapitre !
xoxoxo
Il quitta posément la table, les mains dans les poches de son jean. Elizabeth se raidit sur son tabouret. Puis, un sourire rusé entrouvrit lentement ses lèvres.
- Dites-moi… vous avez bien un travail ? Demanda-t-elle d'un ton dégagé.
Il se retourna, les sourcils froncés.
- Oui. Pourquoi ?
Attends un peu, mon bonhomme… Sors travailler et tu verras à quelle vitesse je vais barricader la porte d'entrée..
- Mais je suis en vacances pour 15 jours, ajouta John d'un voix suave.
Le sourire de Liz se fêla. La sale type, le crampon, le… Il lui décrocha un clin d'œil ironique.
- J'y suis, j'y reste !
Et il rata la marche. La vue de son vol plané n'apporta à Elizabeth qu'une maigre consolation. Elle passa sa hargne sur la porte de la cuisine qu'elle referma avec fracas.
- Vlan ! Ne put s'empêcher d'ajouter Ramsès II.
- Toi, tais-toi ou je te plume !
Elle lava la vaisselle de petit déjeuner pour se calmer les nerfs, puis fila dans sa chambre et s'habilla.
Retour au salon. Liz ouvrit la fenêtre en grand et entreprit de déballer le contenu de ses cartons. Un bruit de cataracte j'ail de la salle de bain, assorti d'une série de vocalises, prélude à une version très personnelle de « Hello Dolly ». Elizabeth leva les yeux aux ciel. Et en plus, il chantait sous la douche ! Mais qu'est-ce qu'elle avait fait pour mériter ça ?
La sonnerie du téléphone la fit sursauter. Elle reposa délicatement sa soupière en porcelaine et décrocha.
- Allo, chéri ? roucoula une voix féminine.
Elizabeth regarda le combiné, les sourcils froncés.
- Non, ce n'est pas « chéri ». Vous avez fait une erreur.
- Oh ! Excusez-moi.
- Je vous en prie.
Liz raccrocha et se remit au travail. Il ne s'était pas écoulé 10 secondes que le téléphone se remit à sonner. Elle reposa son service de verres avec un soupir et décrocha.
- Allo, chéri ? roucoula la même voix de gorge.
- Toujours pas, non.
Il y eut un petit silence, puis la voix grésilla à nouveau dans le combiné, nettement moins roucoulante.
- Qui est à l'appareil ?
- Quelqu'un qui en a assez de décrocher le téléphone toutes les 2 secondes. Veuillez consulter l'annuaire, merci.
- John n'est pas là ?
Elizabeth se figea.
- Qui ?
- JOHN ! Il est là oui ou non ?
- Helloooo, Dollyyyyy ! Scanda « cheri » depuis la salle de bain.
La jeune femme ferma les yeux, les mâchoires crispées.
- Il est sous la douche, mais…
- Dites-lui que Lara a téléphoné.
- Hé ! Une minute, je ne…
Bip-bip-bip. Elizabeth raccrocha d'un geste rageur. Si « chéri » s'imaginait qu'elle allait joué les standardistes, il…
- C'est le téléphone que j'ai entendu ?
Elle se retourna d'un mouvement vengeur. John venait d'émerger de la salle de bain, les cheveux encore humides, vêtu en tout et pour tout d'une serviette à petits carreaux roses et blancs, négligemment nouée autour des reins. Elizabeth laissa son regard se promener sur ce corps. Bon sang, il est vraiment sexy… Non mais et puis quoi encore… Plutôt musclé en plus… Liz ! Arrête de le dévisager. En plus tu le détestes. Puis elle regarda attentivement la serviette et s'étrangla.
- Mais… mais c'est ma serviette !
- Mmm ? Ah oui ! Je n'avais rien pour me sécher alors je vous l'ai empruntée !
- Je vous interdit de toucher à mes affaires !
- Quel fichu caractère… Je ne l'ai pas abîmée votre précieuse serviette.
- C'est une question de principe !
- Oh ! Très bien ! Tenez, reprenez-là !
Elizabeth vit sa serviette voltiger dans les airs. Les petits carreaux roses et blancs dansèrent devant ses yeux, puis elle ne vit plus rien : elle s'était enfermée dans la salle de bain, poursuivie par un éclat de rire.
Elle se passa de l'eau froide sur le visage et se remit les idées en place. Il était impensable qu'un être humain soit aussi odieux au naturel. Dons, il s'agissait d'un plan destiné à la faire partir. Pas bête. Mais il avait sous-estimé son adversaire. Elle pouvait devenir une vraie vipère quand elle s'y mettait. On allait bien voir qui quitterait l'appartement en premier !
Elizabeth parcourut la salle de bain du regard et son sourire s'effaça lentement. Il y avait de la mousse à raser plein le lavabo, l'essuie-main chiffonné pendant n'importe comment sur le porte-serviette, le sol carrelé était inondé, et une main coupable avait pressée son dentifrice au beau milieu du tube… Du calme, Liz, du calme. C'est de la mise en scène. Sois impassible et souveraine.
La jeune femme ouvrit la porte de la salle de bain, glissa un œil au salon - personne - , puis se dirigea vers la cuisine. « Il » était là. Penché sur la cage de Ramsès II, il lui murmurait quelque chose d'une voix inquiète. Au moins, il avait eu la décence d'enfiler un jean et un pull. C'était d déjà ça. Il se tourna vers elle, le visage soucieux.
- Ramsès II n'a pas l'air dans son assiette. Je ne sais pas ce qu'il a, il refuse de parler.
Elizabeth ricana et ouvrit machinalement les placards avant de se rappeler qu'ils étaient vides. Mince, il allait falloir qu'elle descende faire les courses.
- Regarde, Ramsès : une belle cacahuète. Tu la veux ?
La jeune femme leva les yeux au ciel. John se mordit la lèvre.
- Il ne veux même pas de cacahuète, murmura-t-il, comme s'il s'agissait d'une catastrophe à l'échelle planétaire.
- Quel malheur ! Ironisa la jeune femme.
- Ce n'est pas drôle.
- Vous ne voudriez quand même pas que je pleure sous prétexte que ce stupide volatile boude ses cacahuètes ?
- Vous avez tort de lui parler sur ce ton, il est très susceptible.
- Oh, pauvre amour ! Je…
La sonnerie du téléphone coupa net son élan. Ils se regardèrent fixement pendant une fraction de seconde, puis se précipitèrent en même temps pour répondre. Elizabeth l'emporta d'une courte tête et décrocha d'un air triomphant.
- Allo,, chéri ?
La voix de gorge qui lui avait raccroché au nez tout à l'heure ! Elle tendit le combiné à John d'un air écoeuré.
- Pour vous.
Il le lui prit des mains avec un petit sourire supérieur et se percha nonchalamment sur la table.
- Oh, Lara ! Comment vas-tu, mon amour ? Vraiment ? Non, on ne m'a rien dit…
Son regard pivota vers Elizabeth. Elle déballait sa vaisselle, l'air innocent, mais ne perdait pas une miette de la conversation.
- Mais non, voyons, qu'est-ce que tu vas chercher… C'est juste la… la femme de ménage.
Elizabeth manqua de lâcher sa soupière, incrédule. La femme de ménage ?
- Oui…comme tu dis…
Son rire moqueur l'acheva. Elle regagna la cuisine et claqua la porte derrière elle. La femme de ménage ! Elle passa sa rage sur les tiroirs. La voix de John lui parvenait faiblement, ponctuée de petits rires charmeurs. Zut ! Elle n'aurait pas dû fermer la porte, elle n'entendais plus ce qu'il disait…
Elle batailla quelques secondes avec sa conscience, puis colla subrepticement son oreille contre le battant.
- Moi aussi, je t'aime, susurrait John. J'ai rêvé de toi toute la nuit…
- C'est pas bô d'écouter aux portes !
Elizabeth fit un bond en arrière et se retourna, la main pressée sur sa poitrine. Ramsès II la toisait de haut de son perchoir, l'œil accusateur, la crête insolente.
- De quoi je me mêle ? Riposta-t-elle en rougissant.
- C'est pas bô !
- Tu sais quoi, le piaf ? Je ne t'aime pas du tout.
- C'est pas bô !
- Ça y est, il parle ?
Elizabeth pivota vers la porte. John se tenait sur le seuil et contemplait le volatile avec une expression extasiée.
Elle froissa du journal pour se donner contenance, puis rangea la vaisselle dans le buffet. Dieu sait ce que ce maudit volatile était en train de raconter sur son compte !
- Vous auriez pu me dire que Lara avait téléphoné. J'ai eu l'air d'un imbécile, fit derrière elle la voix de John.
- Oh vraiment ? Je croyais que c'était votre air habituel.
Il s'approcha d'elle avec un sourire glacé.
- Cette situation ne m'amuse pas plus que vous. Mais si vous n'y mettez pas un peu du votre, ça va être intenable.
- En ce qui me concerne, c'est déjà intenable !
- Je crois pourtant avoir fait mon possible pour me montrer discret.
Elizabeth s'étrangla.
- Discret ? Vous débarquez chez moi en pleine nuit avec un perroquet qui sonne le clairon à 7h du matin, vous buvez mon café, vous vous pavanez en petite tenue, vous inondez ma salle de bain, vous monopolisez mon téléphone et vous appelez ça être discret ?
- Possible. Mais moi, je n'écoute pas aux portes, murmura-t-il d'un voix insidieuse. La prochaine fois, prenez l'écouteur, ce sera beaucoup plus pratique.
Elizabeth se sentit rougir. Elle aurait dû s'en douter. Cet oiseau de malheur avait cancané dans son dos !
- Je ne vois pas du tout à quoi vous faites allusion, lança-t-elle d'un ton hautain.
- Non ?
- Non !
Ils se mesurèrent du regard. La sonnerie du téléphone mit brusquement un terme à leur affrontement silencieux. Elizabeth décrocha machinalement et porta le combiné à son oreille.
- Allo, mon grand fou adoré ?
Elle tendit l'appareil à John, le visage hargneux.
- Pour vous.
- Allo ? Oh, Vanessa… C'est gentil de m'appeler. Comment peux-tu dire ça ? J'ai rêvé de toi toute la nuit…
Elizabeth préféra ne pas en entendre davantage et se réfugia dans sa chambre. Cette fois pas de pitié, des têtes allaient tomber. Il était hors de question qu'elle continue à vivre sous le même toit que le « grand fou adoré » ! Combien avait-il de petites amies ? C'était la deuxième qui téléphonait et il n'était même pas 10h du matin ! Elle sortit de son sac à main le papier officiel de son « transfert » et chercha le nom du responsable de cette situation impossible. Parfait. Une certaine mademoiselle Smith allait avoir de ses nouvelles !
Un déclic lui apprit que le « grand fou adoré » avait fini de faire la roue. Elle quitta sa chambre avant qu'une nouvelle hystérique accapare la ligne et empoigna le téléphone.
- Allo ? Mademoiselle Smith, je vous prie ! Non, je ne quitte pas !
Voilà qu'il furetait du côté du piano, maintenant ! Elle le vit soulever la housse, ouvrir le clavier. Son sang ne fit qu'un tour.
- Ne touchez pas à ça ! Siffla-t-elle.
Il écarta les mains en un geste pacifique, se laissa tomber dans le rocking-chair de sa tante Susan et se balança mollement, une jambe sur l'accoudoir.
- Allo ? Mademoiselle Smith ? Non, je ne quitte pas !
Elizabeth se rongea un second ongle, les nerfs à fleur de peau. John continuait à se balancer, les yeux au plafond, en sifflotant d'un air ironique. Elle serra les dents. Mademoiselle Smith avait intérêt à la débarrasser rapidement de ce fléau ambulant…
- Allo ? Mademoiselle Smith ? Ah quand même ! Ici Elizabeth Weir !J'ai une réclamation à faire concernant l'appartement qui a été loué à mon nom il y a 6 mois… Comment ? Non, mademoiselle, ça ne peut pas attendre ! Ce qu'il y a ? Il y a que vous avez loué cet appartement à deux personnes différentes ! Vos ordinateurs sont en panne ? Mais je m'en moque, mademoiselle ! Je vous dis qu'il y a un homme chez moi ! Non. Non, nous ne pouvons pas trouver un arrangement à l'amiable ! Pourquoi ? Parce que nous sommes incompatibles, lui, moi, son perroquet et son pagne !Comment ? Parlez-moi sur un autre ton, je vous prie ! Quand on a votre niveau d'incompétence, on… Allo ?
Elizabeth regarda le combiné, pâle de rage. Raccroché ! Un applaudissement claqua dans le silence. John l'observait depuis le rocking-chair avec une expression sarcastique.
- Alors, là, bravo. Voilà ce que j'appelle une affaire rondement menée…
- Vous avez quelque chose à dire, vous ?
- Pensez-vous… Après la façon dont vous avez traité cette malheureuse, notre dossier va croupir au fond d'un tiroir pendant des semaines, mais à part ça, je suis très content.
- Vous n'aviez qu'à prendre le téléphone, au lieu de vous balancer comme un idiot dans MON rocking-chair !
- Ça aurait mieux valut, en effet !
- Vous êtes tellement persuasif, n'est-ce pas ? Je vous entends d'ici : « Chère mademoiselle Smith, j'ai rêvé de vous toute la nuit… »
Elle s'interrompit en le voyant se lever lentement. Son regard noir ne lui disait rien qui vaille. Elle recula prudemment. Il y avait des moments dans la vie où il valait mieux se faire oublier. Et de toute évidence, ce moment était arrivé pour elle.
- Je… Je vais faire des courses, bafouilla-t-elle en reculant vers la cuisine.
- Faites donc ça, oui.
Elizabeth ouvrit la porte d'entrée, fourra les clés dans son sac et fit un pas dehors. Un seul. Une sirène d'alarme venait de se déclencher dans son cerveau. Attention, Liz, attention… Tu sors de l'appartement, très bien, mais es-tu certaine de pouvoir y revenir ?
Elle réintégra la cuisine et s'adossa contre la porte pour s'accorder un temps de réflexion. Si elle était dans la situation inverse… S'il commettait l'erreur de sortir, que ferait-elle ? La réponse lui apparut avec une telle évidence qu'elle reposa son sac et sa veste. Elle fermerait la porte à triple tour évidemment. Elle se barricaderait à l'intérieur et téléphonerait à un serrurier pour qu'il change immédiatement les verrous.
Un déclic retentit au salon. Son regard soupçonneux pivota vers la porte de communication. Tiens, tiens. John venait de décrocher le téléphone. Elle approcha à pas de loup, glissa un œil dans la pièce. Il était bien au téléphone. Un annuaire ouvert à côté de lui.
- Allo, Clés Rapid' ? J'aurais besoin…
Sheppard découvrit brusquement le jeune femme, immobile sur le seuil, et raccrocha précipitamment.
- Oh ! Déjà de retour ?
- J'ai changé d'avis, je ne sors plus, rétorqua-t-elle d'une voix suave.
- Ah non ?
- Non. Mais si vous voulez aller faire des courses, ne vous gênez surtout pas pour moi !
Elle prit place dans le rocking-chair et se balança doucement, le regard rivé sur John. Ils s'observèrent en silence quelques secondes, puis le jeune homme referma l'annuaire et s'assit à califourchon sur une chaise, bras croisés. Elizabeth jeta un coup d'œil à sa montre. 10h25. Elle renversa la nuque sur le dossier du fauteuil et se mit à siffloter « La Marche de Radetzky » en contemplant le plafond.
A suivre…
Nous aimons tous le petit bouton vert marqué rewien ^^
