Coucou
Voici la suite de Coha, j'espère que vous aimerez ce chapitre autant que moi ! Un petit commentaire après lecture plisss, cela serait gentil pour la personne qui l'a écrite.
Bonne lecture !
Ps : site de fanfiction sur stargate, adresse dans le profil.
Rafi : Ahh raymond ! qu'est ce qu'il ma fait rire ^^
XOXOXOXO
- Ça veut dire qu'avec les œillades énamourées que vous lui avez lancées tout l'après-midi, il serait idiot de ne pas revenir tenter sa chance !
Il porta la bouteille à ses lèvres avec un ricanement. Son air sarcastique lui donna des envie de meurtres.
- Je lui ai lancé des œillades énamourées, moi ?
- J'en avais honte pour vous ! Mon petit Raymond par ci, mon petit Raymond par là… N'importe quel homme aurait tiré les conclusions qui s'imposent !
- Quelles conclusions ? Demanda-t-elle d'une voix vibrante de rage.
- Je me comprends !
- Amoooour, amoooour, quand tu nous tiens ! Chantonna Ramsès II en se dandinant sur son perchoir.
- Quelles conclusions ? Scanda Elizabeth de plus en plus énervée.
John haussa les épaules.
- Ça va, laissez tomber !
- Je n'ai pas envie de laisser tomber !
- Amoooour, amoooour, quand tu nous tiens …
- Je vous ai posé une question !
- Je constate seulement que pour être dans vos petits papiers, il faut se laisse pousser une barbe à la Landru et ne pas se laver pendant un mois.
- Quoi ?
- Amoooour, amoooour, quand tu nous t…
- Toi, la ferme ! Hurla Elizabeth en secouant violemment la cage.
Ramsès II se suspendit des 2 pattes aux barreaux, la tête en bas. John poussa un cri et s'élança au secours du volatile épouvanté.
- Regardez ce que vous avez fait ! Il tremble de tous ses membres !
Une avalanche de coups de balai fit vibrer le sol. Une voix exaspérée gargouilla dans la tuyauterie de la cuisine :
- C'est bientôt fini, là haut ? Ah, non mais, je te jure, ces nouveaux locataires…
- Calme-toi, Marcel… Tu vas faire monter ta tension…
Elizabeth ferma les yeux. Si on ne la débarrassait pas rapidement de ce fléau ambulant et de son abruti d'oiseau, elle allait devenir folle ! Le bourdonnement qui lui emplissait les oreilles diminua peu à peu. Elle respira à fond, rouvrit les yeux. John consolait Ramsès II, toujours agrippé à son barreau, la tête en bas. Dehors, le jour déclinait tout doucement. Dans moins d'un heure il ferait nuit, et l'employé de l'EDF ne s'était toujours pas montré…
La jeune femme passa au salon avec un soupir, s'approcha de la fenêtre. Une silhouette immobile, vêtue d'un long manteau et d'un chapeau montait la garde au pied du réverbère. Elizabeth agita sa main dans sa direction. La silhouette lui répondit. Des oeillades énamourées… Cet homme était vraiment un malade mental !
Elle se détourna, balaya la pièce du regard. Son mobilier s'ajustait parfaitement à la pièce. Cet appartement aurait pu être idyllique sans cette cohabitation forcée. Elle poussa et soupir de désespoir et alluma une bougie, puis s'assit dans le rocking-chair. La voix du fléau ambulant lui parvint dans un murmure :
- Ramsès, sois raisonnable… Tu ne peux pas rester comme ça. Tu te fais du mal…
Elizabeth bâilla, retira ses chaussures, se pelotonna dans le fauteuil.
- Allez mon vieux… descends…
Ridicules. Cet homme et son perroquet étaient ridicules. Dehors, le réverbère s'alluma. Sa lumière orangée baigna doucement la pièce. Elizabeth ferma les yeux.
- Pour me faire plaisir… Si tu descends, je te raconterai la scène où Ivanhoé délivre la belle princesse…
Ridicules.
Alors que Liz s'était endormie sur le rocking-chair, John s'était installé sur une chaise, un roman à la main. Ça devait faire 3 mois qu'il l'avait commencé et il n'était arrivé qu'à la vingtième page… 20 pages sur 350... Tu tiens le bon bout Johnny…Faut rester positif…Il avait déjà du mal à se concentrer sur un livre en temps normal, alors là, avec une belle créature au visage angélique, c'était pratiquement mission impossible ! John posa son livre sur la table et se mit à observer Elizabeth. Elle est plutôt belle quand elle crie pas…Arrête de te mentir Johnny ! Même quand elle crie tu la trouves à ton goût ! C'est vrai que la colère lui donne un petit air sauvage pas du tout déplaisant. Il laissa son regard vagabonder sur le visage de Liz, puis il s'arrêta sur sa poitrine et un sourire béa vint s'afficher sur son visage. Il déglutit difficilement puis continua son exploration visuelle pour finir sur ses longues jambes légèrement repliées sous les fesses de la jeune femme. Ses fes… JOHNNY ! Reprenant ses esprits, il réalisa que le froid commençait peutit à petit à s'installer dans l'appartement. John se leva, pris Deux des bûches entreposées près de la cheminée et entreprit de faire une feu. Ceci étant fait, il prit une couverture de son paquetage et, d'un geste doux, il l'étendit sur Elizabeth. C'est alors qu'il remarqua qu'une mèche de cheveux rebelle était venue cacher une partie du visage angélique. Délicatement, ne voulant en aucun cas la réveiller, John remit la mèche à sa place puis caressa avec son index la joue de Liz. Si elle pouvait toujours être aussi paisible, ça serait le paradis cet appart ! Puis, il retourna à sa place et reprit son bouquin, bien décidé à le finir.
Une sensation de bien être la réveilla. Elizabeth battit des paupières, promena autour d'elle un regard un peu égaré. Elle avait dû s'endormir. Dehors, la nuit était tombée. Elle était toujours dans le rocking-chair, mais pendant son sommeil quelqu'un avait fait du feu dans la cheminée et…
Sa main palpa une étoffe chaude et moelleuse. Ce même quelqu'un avait étendu une couverture sur elle. Cette attention inhabituelle la pris de court. C'était bien la première fois qu'il avait un geste gentil à son égard. La jeune femme déplia avec précaution ses jambes ankylosées et tourna la tête.
IL était là. Ses pieds bottés croisés sur la table cirée, il lisait tranquillement un roman policier. Liz ouvrit la bouche pour lui signaler que cette table n'était pas un paillasson, puis elle réalisa que c'était la première fois qu'elle le voyait au repos et prit le temps de l'observer. C'est qu'il avait presque l'air humain lorsqu'il ne vociférait pas. Son visage avait une douceur inhabituelle, ce soir. Sans doute une illusion d'optique, due à l'éclairage tamisé des bougies. Étrange… Elle n'avais jamais remarqué qu'il avait les cils aussi longs. Ni que sa bouche pouvait avoir ce pli attendrissant. Mais il est vrai qu'elle ne l'avait jamais vu autrement que ricanant, grinçant ou criant. Ses cheveux bruns étaient ébouriffés comme s'il venait de s'y passer la main, et…
Il tourna la tête et croisa le regard d'Elizabeth. Elle se sentit rougir, détourna les yeux.
- Je me suis endormie, marmonna-t-elle en se levant.
- Je sais.
La jeune femme se détourna et approcha les mains du feu.
- Si je comprends bien, l'employé de l'EDF n'est pas venu ?
- Non.
John s'était replongé dans son roman, exactement comme si elle n'existait pas. Cette indifférence marquée lui mit les nerfs à fleur de peau. Elle replia la couverture, se mordilla l'ongle du pouce.
- Et comment va Ramsès II ?
Il lui lança un regard noir puis tourna la page de son livre.
- Il dort.
Bon. Monsieur était de mauvaise humeur. Très bien. Qu'il boude. On l'y reprendrait à lui trouver un air attendrissant !
Elle ouvrit le buffet, y pris une assiette et un verre, et les posa ostensiblement sur la table, à côté des pieds bottés.
- Vous permettez ?
Les pieds bottés se retirèrent mais John ne leva pas pour autant le nez de son bouquin. La jeune femme mit son couvert et alla chercher son dîner dans le placard de la cuisine. Raymond avait disposé côte à côte les deux barquettes en plastique contenant leur repas. Elle ouvrit la première : poulet froid et salade d'endives. Bon, c'est le repas de l'Autre. Pour sa part, elle avait commandé une salade verte et du jambon.
Elizabeth retourna au salon, munie de son récipient en plastique, étala une serviette sur ses genoux et souleva le couvercle de la barquette. Son sourire s'effaça lentement. Salade de betteraves et terrine de poisson ?
- Vous devriez aller jeter un coup d'œil à votre panier repas, murmura-t-elle, les yeux fixés sur sa barquette surprise.
John lui lança un regard méfiant.
- Pourquoi ?
- Une idée, comme ça…
Le jeune homme posa son livre et se leva. Elizabeth l'entendit ouvrir le placard de la cuisine, le refermer. Deux petites secondes s'écoulèrent, puis un grognement incrédule lui parvient, suivi d'un bruit de pas rageur.
- Pouvez-vous m'expliquez par quel miracle mon rosbif froid et mon morceau de fromage se sont transformés en poulet-salade d'endives ?
- Par le même miracle que ma salade verte et mon jambon sont devenus salade de betteraves-terrine de poisson, répondit Elizabeth d'une voix lasse.
- Mais je vais lui faire manger son chapeau, moi, à votre copain barbu !
- Cessez d'aboyer. A vous entendre, on croirait que c'est ma faute !
John baissa les yeux sur sa barquette, se frotta le menton.
- J'ai horreur de la salade d'endives, grommela-t-il.
Elle haussa les épaules, remua ses betteraves du bout de sa fourchette. Jamais elle ne pourrait avaler ça.
- Si ça peut vous consoler, j'ai horreur des betteraves, soupira-t-elle.
Ils contemplèrent leur menu d'un air abattu, puis une étincelle s'alluma en même temps dans leurs yeux.
- Vous voulez… ?
- Ça vous tente… ?
- Je ne voudrais pas vous privez…
- Pas du tout.
- Alors on échange ?
- On échange.
Les barquettes changèrent de propriétaire. Elizabeth piqua sa fourchette dans une endive et regarda John qui se levait pour aller chercher une assiette et des couverts.
- C'est une chance que vous aimiez les betteraves.
- Vous parlez d'une chance ! On devrait descendre congratuler votre copain d'avoir si bien fait les choses.
- Cessez de l'appelez mon copain, c'est agaçant.
John s'assit en face d'elle et piocha dans ses betteraves. Elizabeth coupa un morceau de pain en deux, hésita, puis lui tendit l'autre moitié.
- Du pain ?
- Merci.
Ils mangèrent en silence pendant quelques temps, puis Liz leva les yeux en l'entendant rire.
- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
- Nous ! Échangeant nos barquettes à la lumière romantique des bougies. Ça fait très pique-nique de jeunes mariés, vous ne trouvez pas ?
Elle le regarda avec des yeux ronds, puis esquissa un sourire.
- Des jeunes mariés d'un genre très spécial, alors !
- Sûr ! Un peu de vin ?
- Merci.
Ils entrechoquèrent leurs verres, avec un sourire mi-figue, mi-raisin.
- A notre divorce !
- A la cohabitation forcée !
Ps : n'oubliez pas le bouton vert ^^
