Coucou
Suite de Coha en voici en voila, j'espère que vous aimerez ce chapitre autant que moi ! Un petit commentaire après lecture plisss, cela serait gentil pour la personne qui l'a écrite.
Bonne lecture !
Ps : site de fanfiction sur stargate, adresse dans le profil.
- Au fait, vous faites quoi dans la vie ? Demanda John.
- Diplomate.
- Je comprends mieux pourquoi on n'arrive pas à s'entendre !
Elizabeth le regarda sans comprendre.
- Je suis militaire ! Expliqua Sheppard. Lieutenant Colonel dans l'USAF.
- Alors il vient de là votre sale caractère !
- Vous pouvez parler ! Je trouve que vous vous emportée bien vite pour une diplomate.
- Vous m'exaspérez !
- On se calme sinon je crois que nos repas surprise vont finir sur la tête de l'autre !
- Très bien ! Alors bon appétit.
- A vous aussi !
Ils se remirent à manger. Plusieurs minutes passèrent avant que Liz ne lève son regard vers John. Elle l'observa tandis qu'il était occupé à avaler ses betteraves. Il n'était pas si désagréable que ça, finalement. Même s'il était un militaire. Son sourire n'était pas dénué de charme… Et puis, il avait de beaux yeux.
Entre temps, John avait fini son repas et balayait la pièce du regard.
- C'est vous qui avez acheté ce mobilier ?
Elle sourit, touchée par son intérêt.
- Non, on me l'a donné.
- Quelqu'un qui vous veux du mal ?
Le sourire d'Elizabeth se figea. Elle reposa sa fourchette, les sourcils froncés.
- Ces meubles ont beaucoup de valeur… Ils sont très vieux.
- Vieux ? Dites plutôt qu'ils ont passé l'âge de la retraite. On aurait dû les euthanasier depuis longtemps…
Il croisa le regard furieux de Liz et lui sourit avec candeur.
- Je n'aime que le moderne !
- Eh bien, moi, j'aime les meubles anciens.
Il haussa les épaules.
- Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas…
- Je suis ravie de vous l'entendre dire !
Elizabeth attaqua rageusement sa terrine de poisson. Comment avait-elle pu lui trouver du charme ? Cet homme était impossible. Un vrai militaire avec tous ses défauts.
- Notez qu'il y a un avantage… Le jour de notre divorce, vous pourrez garder le mobilier, je ne vous le disputerai pas !
Son petit rire dérapa devant l'expression glaciale d'Elizabeth. Il soupira et entama son poulet.
- C'est curieux… D'habitude, on me trouve plutôt drôle. Mais je sais pas pourquoi, je vous « sens » pas.
Elle l'écrasa d'un regard apitoyé et se remit à manger. Le silence retomba.
- Café ? Demanda-t-elle du bout des lèvres comme il repoussait son assiette avec le geste satisfait d'un pacha.
- Volontiers.
Elizabeth quitta la table et mit l'eau à bouillir.
- Je suis content que nous ayons pu bavarder un peu, cria le pacha depuis le salon. C'est vrai, j'ai l'impression que nous nous connaissons déjà mieux… Vous savez, vous avez de la chance d'être tombée sur moi ! Un autre aurait pu essayer de profiter de la situation…
La jeune femme posa la casserole d'eau sur la table, se détourna pour prendre deux tasses dans le buffet.
- Et puis, c'est quand même une sécurité pour vous d'avoir un homme à la maison. Vous ne croyez pas ?
Toujours muettes, elle versa deux cuillères de café en poudre dans les tasses, ajouta l'eau puis s'assit. John lui sourit, porte la tasse à ses lèvres et grimaça.
- Dites, il n'est pas sucré, ce café ?
- C'est normal, je ne sucre jamais mon café, articula-t-elle lentement.
- Moi, j'en mets toujours deux.
Liz se leva, rapporta la boîte de sucre, la posa devant lui d'un geste brusque.
- Merci. Qu'est-ce que je disais ?… Ah oui ! Vous savez, je connais pas mal de types qui à ma place auraient essayer de vous draguer. Mais avec moi, pas de problème. Prenez la chambre, par exemple. J'aurai pu insister pour la partager avec vous… mais vous remarquerez que je ne l'ai pas fait.
- Ça va durer encore longtemps ?
- Mmmm ?
- Que je sois obligée de supporter votre présence encombrante, passe encore. Mais vos rodomontades imbéciles commencent à me fatiguer sérieusement…
John posa sa tasse, bouche bée.
- Mes quoi ?
- Vos rodomontades, répéta-t-elle avec un sourire glacé. Vous êtes l'être le plus prétentieux le plus insupportable et le plus vantard que j'aie jamais eu le malheur de rencontrer.
- Hein ?
- Ça se pavane comme un pacha, ça critique mon mobilier, ça réclame du sucre dans son café…
- Permettez…
- Ça se croit irrésistible, et pour couronner le tout, ça aurait la prétention de partager ma chambre ?
- Je n'ai pas dit ça, protesta John en se redressant, les pommettes un peu rouges.
- Non, vous vous êtes contenté de le suggérer avec la subtilité d'un rouleau compresseur… Navrée, mon bon monsieur, mais vous ne me faites pas craquer. Je laisse ça à vos Laura, Lara et autres hystériques qui peuplent vos nuit épiques !
- Mes nuit épiques ?
- Je vous souhaite le bonsoir !
Elizabeth le salua d'un petit signe sec du menton, rentra dans sa chambre et se retourna pour fermer la porte. La vue de John, déconfit devant sa tasse de café froid, lui procura un plaisir incommensurable.
- Tarrra tarrra taratata tsoing tsoing !
Elizabeth émergea de son lit, les yeux mi-clos tituba jusqu'à sa robe de chambre et noua la ceinture en claquant des dents. Elle avait grelotté toute la nuit. Cette chambre était une vraie glacière sans chauffage central.
- Debout là-dedans ! Touuuuuut le monde sur le poooont !
Elle ouvrit la porte, et sentit aussitôt une bouffée de chaleur l'envelopper. Dans la cheminée, des braises rougeoyaient encore. Le pacha avait dormi bien au chaud, pendant qu'elle…
- A l'abordaaage !
Elizabeth passa dans la cuisine, jeta machinalement une poignée de cacahuètes dans la cage de Ramsès II, prépara son café et se laissa tomber sur un tabouret.
- 'jour.
John entra dans la cuisine en s'étirant.
- Vous avez une mine affreuse.
Elle lui lança un regard noir par-dessus sa tasse de café.
- Merci infiniment ! C'est exactement ce dont j'avais besoin pour me remonter le moral.
- Votre moral est défaillant ?
- Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit.
Son petit sourire en coin lui donna envie de le gifler.
- Des regrets ?
- Le froid !
Elle porta sa tasse à ses lèvres en frissonnant. Elle avait les pieds glacés.
- Vous auriez dû m'appeler. Je passe pour être une excellente bouillotte !
Elle dédaigna répondre, finit sa tasse, se leva.
- Je prends la salle de bain.
- C'est si gentiment demandé que je ne saurais refuser !
Elizabeth pivota sur ses talons, s'enferma dans la salle de bain et en ressortit quelques minutes plus tard, plus frigorifiée que jamais. Si l'employée de l'EDF ne venait pas, et vite, elle allait finir à l'état de sorbet.
Elle passa dans a chambre, s'habilla chaudement et se sentit un peu mieux. L'armoire à glace lui renvoya un reflet déprimant. Elle pinça ses pommettes, éternua trois fois et se traîna jusqu'à la fenêtre du salon. Où était Raymond ? Elle mit deux doigts dans sa bouche et essaya de siffler.
- On siffle les hommes dans la rue maintenant ?
- Vous, fichez-moi la paix !
John la dévisagea, les bras croisés.
- Vous avez vraiment une sale tête.
Liz pinça les lèvres, remit deux doigts dans sa bouche et souffla sans conviction.
- Laissez-moi faire.
- Je peux très bien me débrouiller toute seule !
Il haussa les épaules et la poussa sur le côté.
- Je vous dis…
Un sifflement strident lui écorcha les oreilles. Elle s'adossa contre le mur, le visage fermé. Très bien, il sait siffler. Et alors ? La silhouette de Raymond apparut en contrebas. John lui fit signe de monter, puis se tourna vers Elizabeth.
- Qu'est-ce qu'on dit ?
- Allez au diable.
- Positivement adorable…
Il disparut dans la salle de bain. Elizabeth haussa les épaules et gagna la cuisine. Peut-être qu'une tisane lui ferait du bien… Ramsès II la salua d'un coup de sifflet ironique.
- Toi, tais-toi ou je te refile mes microbes.
Raymond frappa à la porte, et entra d'un pas lourd.
- Bonjour, patronne. Il fait pas chaud, ce matin.
- Bonjour, Raymond. Vous voulez une tasse de tisane ?
- De la tisane ?
Il la regarda avec stupeur.
- Oui, je viens d'en préparer. Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle comme il la dévisageait fixement.
- Vous avez une sale tête…
- Merci !
- Elle n'a pas fermé l'œil de la nuit…
John venait de les rejoindre, le sourcil éloquent, la voix chargée de sous-entendus.
- Ah oui ? Murmura Raymond en dissimulant un sourire dans sa barbe.
- Mmmm…
Elizabeth observa leur expression goguenarde et pivota vers Raymond, les bras croisés.
- Quand vous aurez fini de vous payer de ma tête, vous aurez peut-être l'obligeance d'aller me faire quelques courses ?
Il sursauta d'un air coupable et se mit au garde à vous.
- Tout de suite, patronne. Qu'est-ce qu'il vous faut ?
- Je voudrais de l'aspirine, une bouillotte en caoutchouc, et un potage au vermicelle. C'est possible ?
- C'est comme si c'était fait !
- Oh, Raymond ?
- Oui, patronne ?
- Pour une fois, essayez de me rapporter ce que je vous ai demandé, et non un menu de votre composition !
- Bien, patronne, murmura-t-il en baissant le nez.
- Vous êtes trop aimable !
- Elle est de mauvaise humeur ? Souffla-t-il en passant devant John.
- Je ne saurais vous dire, elle est toujours comme ça.
- ELLE n'est pas sourde, tempêta Elizabeth en les foudroyant du regard.
Raymond s'éclipsa. John regagna la salle de bain. Elizabeth éternua et s'attabla devant sa tisane, l'air morose. On frappa derechef à la porte.
- Quoi, encore ? Siffla-t-elle en ouvrant.
L'homme en bleu de travail qui se tenait sur le seuil, releva la visière de sa casquette.
- Bonjour, madame. Service EDF…
- Eh bien, ce n'est pas trop tôt ! Vous deviez passer hier !
- J'ai eu un empêchement de dernière minu…
- Ne restez pas là, vous faites des courants d'air !
Il balbutia une excuse, entra à reculons dans la cuisine, et heurta la cage de Ramsès II qui battit furieusement des ailes en glapissant.
- Le compteur est par là, marmonna Elizabeth en le précédent dans le salon.
La porte de la salle de bain s'ouvrit. John apparut, torse nu, une brosse à dents à la main.
- Qu'est-ce qui se…
- Monsieur vient brancher le compteur.
- Ah, quand même !
L'employé fouilla dans ses poches, et en ressortit un papier.
- Il me faut la signature du locataire.
- C'est moi ! Répondirent en chœur Liz et John.
Le regard de l'homme se posa alternativement sur les deux jeunes gens.
- J'ai besoin que d'une signature… L'appartement est à quel nom ?
- Au mien! Affirmèrent-ils avec un bel ensemble.
Ils pivotèrent l'un vers l'autre et se fusillèrent du regard, bras croisés.
- Vous n'allez pas recommencer ! Gronda John.
- Recommencer quoi? Je suis chez moi ! Siffla Elizabeth.
L'employé leva timidement le doigt.
- Dites, pour ma signature…
La jeune femme lui lança un regard agressif.
- Oh, vous, ça va ! On vous a attendu toute la journée, hier, vous pouvez bien patientez deux secondes, non?
- Mais…
- Je ne vois pas pourquoi le compteur devrait être à votre nom ! Reprit-elle d'un ton têtu.
- Parce que c'est moi qui ait fait la demande !
- Tiens donc !
- Parfaitement !
- Sur mon papier, il y a marqué John Sheppard, intervint l'employé. Normalemnt, c'est à lui de signer…
- Vous, on vous a dit… Il y a marqué quoi ?
- John Sheppard. C'est écrit là…
- Ah ! Triompha John. Donnez-moi ce papier, je vais le signer.
- Vous ne signerez rien du tout, gronda Elizabeth.
- Essayez de m'en empêcher !
- Voilà ce que j'en fais, de votre papier !
Elle le lui arracha des mains, le déchira en mille morceaux et croisa les bras avec un ricanement vainqueur.
- Mon… mon papier, bégaya employé de l'EDF, ahuri.
- Sale petite peste ! Siffla John.
- Vous n'aviez qu'à pas me provoquer !
- Vous êtes bien avancée ! Qu'est-ce qu'on va faire, maintenant, je vous le demande !
Ils tournèrent la tête vers l'employé. Disparu. Ils échangèrent un long regard, puis bondirent jusqu'à la porte d'entrée. Une casquette bleue dévalait les marches à toute vitesse.
- Et voilà ! Vous êtes contente ?
- C'est votre faute! Affirma Liz avec une parfaire mauvaise foi.
- Ça c'est trop fort ! Sans votre comportement d'hystérique, nous aurions l'électricité, tandis que maintenant…
- Vous savez ce qu'elle vous dit, l'hystérique ?
John lui fit signe de se taire. Son regard ému venait de se fixer sur un point derrière elle.
- ?
- Ramsès II s'est endormi.
Elizabeth pivota vers la cage. Le volatile cafteur dormait sur son perchoir, son bec sous l'aile. Un sourire vengeur entrouvrit ses lèvres.
- Debout là-dedans ! Touuuut le monde sur le poooont ! Hurla-t-elle d'une voix stridente.
Ramsès II poussa un cri et se suspendit aux barreaux de sa cage, la tête en bas.
- Racontez-lui donc la scène où la méchante princesse change le vilain oiseau en crapaud, ça le calmera, lâcha-t-elle avec un petit sourire satisfait en quittant la cuisine.
Elizabeth remua son potage du bout de sa cuillère. Un nuage de vermicelle monta à la surface puis s'enfonça doucement dans le bouillon jaunâtre. Elle loucha sur l'assiette de John, se mordit la lèvre de dépit. Eh bien, lui au moins, il ne s'ennuyait pas ! Terrine de lapin avec cornichons, suivie d'un pâté en croûte nappé de gelée… Pourquoi avait-elle demandé du potage ? Elle avait horreur du potage !
Elle se força à avaler quelques cuillères de bouillon, tamponna ses lèvres avec se serviette. Un bruit de papier froissé lui fit lever le nez. Il lisait tranquillement le journal, en mordant dans son pâté. Elle détourna les yeux avec un soupir. L'ambiance de cette maison était de plus en plus pesante. John ne s'exprimait plus que par grognements, Ramsès II lui faisait la tête, Raymond sursautait chaque fois qu'elle lui adressait la parole. Et pour couronner le tout, un atroce mal de tête lui vrillait le crâne.
La jeune femme dilua deux comprimés d'aspirine dans un verre d'eau, remua délicatement le liquide avec une petite cuillère. Elle commençait à ne plus supporter d'être enfermée entre ces quatre murs. Le salon, la chambre, la cuisine. La chambre, la cuisine, le salon. Elle avait beau tourner els termes de l'équation dans tous les sens, elle en revenait toujours à ce cercle infernal : salon, chambre, cuisine. De quoi devenir fou. Ce qu'il lui aurait fallu, c'était une atmosphère saine et détendue. Une petite promenade dans les rues de la ville, un peu de lèche-vitrines, et puis surtout, du silence. Beaucoup de silen…
- Love me, tender… Love me sweet…
Sa petite cuillère resta bloquée au fond du verre. L'index appuyé sur la touche argentée d'un poste à transistors, John déversait dans sa direction des flots d'Elvis Presley avec une expression béate. Elizabeth grinça des dents. Son cerveau ravagé par la migraine sonnait le tocsin. Elle compta mentalement jusqu'à dix, esquissa un sourire poli.
- Voudriez-vous avoir l'obligeance de faire cesser ce bruit ?
John leva les yeux, haussa les sourcils.
- Vous n'aimez pas ?
- Non !
- Dommage.
Et il monta le son. Elizabeth s'agrippa à sa petite cuillère, pâle de rage. Cette cohabitation allait finir par un meurtre… Elle se leva lentement, s'approcha de l'étagère où elle avait rangé ses CD. Son doigt parcourut les étiquettes, s'arrêta sur la lettre W. Son regard pivota vers John. Il se balançait sur sa chaise, les yeux fermés. Empoignant son lecteur de CD, elle y inséra la petite merveille qui portait la lettre W et appuya triomphalement sur la touche « play ».
La chevauchée des Walkyries fit brusquement irruption au milieu des roucoulements du crooner, dans un déferlement de cuivres et de roulements de cymbales. John, surpris, se rattrapa de justesse au rebord de la table. Lançant un regard noir à Elizabeth, il y répondit en montant le volume de son Love me tender. Manœuvre à laquelle la jeune femme régit immédiatement en poussant à fond ses Walkyries. John contre-attaqua dans un crescendo hurleur.
Hallucinant. Surréaliste. Elizabeth sentit son crâne se désagréger progressivement, mais tint bon, les yeux plantés avec défi dans ceux de John. Ce dernier était impressionné par la jeune femme. Aucune n'avait réussi à lui faire ressentir un tel sentiment. Il sentait son coeur battre de plus en plus vite, au rythme de la Chevauchée des Walkyries. Elle est si sauvage... si belle... C'est alors qu'il se rendit compte d'une chose, la réalité le frappa de plein fouet... Jamais il n'aurait pensé ça mais il réalisa qu'il...
Le visage ahuri de Raymond se matérialisa brusquement au milieu du salon. Son oeil rond dévisagea alternativement les deux fous qui s'affrontaient à coup de décibels. Sa bouche remua dans le vacarme, mais sa voix fut engloutie par l'épaisseur de la barrière musicale.
John fut le premier à réagir. Il coupa sa radio, imité presque immédiatement par Elizabeth.
-… une chose pareille. On vous entend à l'autre bout de la rue, disait Raymond d'un ton effaré.
Un mugissement outré monta des radiateurs.
- C'est intolérable ! C'est de la provocation !
- Marcel, calme-toi, tu vas avoir un coup de sang…
- Mais ils sont fous ! Ils sont tous fous !
Elizabeth se prit la tête à deux mains et avala son aspirine d'un trait, dégrisée. Des êtes étoiles dorées papillotaient devant ses yeux. Infliger du Wagner à son pauvre crâne douloureux… elle devait être folle. L'atmosphère pernicieuse de cette maison était en train de mettre en péril sa santé mentale.
- Messieurs, je vous prie de m'excuser. Je me retire dans mes appartements, articula-t-elle en se levant lentement pour ne pas déclencher une nouvelle salve de cloches dans sa boîte crânienne.
John lui adressa un sourire doucereux.
- Besoin de compagnie ?
- Autant que d'une corde pour me pendre !
La porte de la chambre se referma sur elle. John hocha la tête.
- Ça, c'est une femme, murmura-t-il d'un ton admiratif.
Raymond fronça les sourcils.
- Sauf votre respect, patron, je me demande si vous n'êtes pas en train de perdre la boule.
- Je crois que je suis amoureux.
- C'est bien ce que je disais, soupira Raymond en se détournant.
A suivre… n'oubliez pas le petit bouton vert ^^
