Coucou
Voici une suite de Coha, j'espère que vous aimerez ce chapitre Un petit commentaire après lecture plisss, cela serait gentil pour la personne qui l'a écrite.
Bonne lecture !
Ps : site de fanfiction sur stargate, adresse dans le profil.
x8-twilight-8x : J'ai vue que tu m'avais mis en alert story, je te remercie ! Un petit commentaire ?
Rafikis : Merci Rafi, voici la suite. Oublie pas même si ^^
xoxoxoxo
Elizabeth ouvrit un œil, s'étira voluptueusement. Elle se sentait un peu mieux. Rien de tel qu'une petite sieste pour se remettre d'aplomb. Elle se leva, tendit l'oreille. L'appartement flottait dans un silence inhabituel. Pas de clairon, pas de hurlements, pas de voisins ulcérés… Bizarre.
La jeune femme entrebâilla la porte de sa chambre, jeta un coup d'œil au salon. Un bon feu crépitait dans la cheminée. « On » avait mis la table : nappe en papier, verres en cristal, couverts d'argent, petit bouquet d'anémones, bougies à gogo…
De plus en plus perplexes, elle passa dans la cuisine et s'immobilisa sur le seuil, frappée de stupeur. « On » avait fait la vaisselle de midi ! Voilà qui devenait carrément inquiétant…
La porte de la salle de bain s'ouvrit, livrant passage à un John pimpant et rasé. Il tressaillit en apercevant la jeune femme puis sourit. Des bouffées de parfum poivré lui sautèrent à la gorge.
- Salut, bien dormi ? Demanda-t-il gentiment.
Liz fronça les sourcils d'un air méfiant. Chemise blanche laissant apparaître le haut de son torse… Très sexy ! LIZ ? Arrête ça immédiatement ! Secouant légèrement sa tête pour se sortir des images peu saines qui lui venaient à l'esprit, la jeune femme se concentra sur ces manières peu habituelles de John. De plus en plus louche…
- Vous êtes tombé dans ma bouteille d'eau de toilette ? Murmura-t-elle en plissant le nez.
- J'ai peut-être un peu forcé la dose, admit-il avec un sourire penaud.
Seigneur, ce sourire… A consommer avec modération, songea-t-elle, les jambes molles.
-Je vous demande quelques minutes, et puis on pourra passer à table.
Passer à table ? Elizabeth le dévisagea fixement, le regard hésitant.
- Je peux savoir ce qui ne va pas ?
- Tout va bien. Mais vous aviez l'air mal en point, tout à l'heure… Alors, je me suis dit qu'un petit souper vous ferait plaisir.
A nouveau ce sourire ravageur. Elle hocha machinalement la tête et entra dans la salle de bain. On ne lui sortirait pas de l'idée qu'il y avait quelque chose de louche dans l'air… Mais puisque souper il y avait, autant se faire une tête présentable.
La vue de la salle de bain dévastée lui apporta une sorte de réconfort. Serviettes chiffonnées, carrelage inondé, tube de dentifrice aplati… Enfin quelque chose de normal ! Elle se coiffa soigneusement, se maquilla plus soigneusement encore, puis fila dans sa chambre sur la pointe des pieds. Un bruit de casseroles monta de la cuisine. Parfait. Ça lui laissait quelques minutes pour se changer. Liz troqua son jean et son pull contre une robe décolletée en satin noir, enfila des collants fumés, chaussa ses sandales noires à talons aiguille et s'exam dans la glace. Ses lèvres esquissèrent une moue dubitative. Un peu moulante, cette robe. Un peu beaucoup, même. Elle devait avoir quelque chose de moins explosif dans son armoire…
- Vous venez ? Je voudrais vous montrer quelque chose.
Trop tard. Elizabeth haussa les épaules, fit bouffer ses cheveux, ouvrit la porte. L'expression médusée de John la fit rougir jusqu'aux oreilles. Elle aurait dû suivre sa première impulsion : cette robe était décidemment trop moulante !
- Vous vouliez me montrer quoi ? Murmura-t-elle platement.
- Hé ? Ah oui. Oui, oui, oui…
Elizabeth rougit de plus belle, résista à l'envie de tirer sur sa robe pour essayer de la rallonger de quelques centimètres.
- Où faut-il regarder ?
- Oui, oui, oui…Mon Dieu qu'elle est belle !
- Je vous parle ! Insista-elle en claquant des doigts.
John sursauta, décolla à grande peine le regard de ses jambes et avala sa salive.
- A la cuisine. C'est Ramsès II. Je lui ai appris un tour pendant que vous dormiez.
- Allons-y alors.
- Oui, oui, oui…
Elle leva les yeux au ciel et le précéda sur les lieux. John rata la marche, passa comme un boulet de canon devant elle et percuta le réfrigérateur. Bien fait ! Ça lui apprendra à loucher sur ses jambes !
- Alors, ce tour ? Demanda-t-elle comme il se frottait les genoux.
- Vous allez être épatée.
Il s'approcha fièrement de la cage, passa un doigt à travers les barreaux et gratta la tête du perroquet.
- Vas-y, Ramsès. Répète-lui ce que je t'ai appris.
L'oiseau se dandina sur son perchoir, battit des ailes et resta muet comme une carpe.
- Stupéfiant, commenta Elizabeth d'un ton ironique.
John lui lança un regard vexé puis imprima une petite secousse à la cage.
- Allez Ramsès, ne fais pas ta mauvaise tête… Parle !
- Vous avez des dons de dresseur exceptionnels…
- Allez, quoi… Parle !
- Amandine, je t'êêême ! roucoula Ramsès II.
John eut un sursaut horrifié et contempla le perroquet comme s'il n'en croyait pas ses oreilles.
- Vous aviez raison, je suis épatée, articula Elizabeth d'une voix glaciale en tournant les talons.
- Traître, faux frère, tu me paieras ça…
Elle le laissa injurier le perroquet et retourna au salon d'un pas rapide. Soit ce type avait un sens de l'humour qui lui échappait, soit c'était le pire goujat qu'elle ait jamais rencontré.
- Chaud devant !
Le goujat venait de la rejoindre, un plat dans les mains, un sourire décontracté aux lèvres. Cet homme avait une faculté de récupération tout à fait remarquable…
- Et hop ! Annonça-t-il en déposant le plat sur la table.
Elizabeth ouvrit la bouche avec l'intention de lui dire ce qu'il pouvait faire de son souper mais elle baissa les yeux sur le plat et se sentit fondre. Saumon fumé sur toasts avec rondelles de citron et crème fraîche. Son plat préféré !
- Ça vous plaît ?
- C'est… inattendu. Merveilleusement inattendu, ajouta-t-elle comme il la regardait d'un air déçu.
John retrouva son sourire et se frotta les mains.
- Et maintenant, un peu d'ambiance…
Elle le regarda allumer les bougies, à a fois perplexe et attendrie. Imprévisible. Dans d'autres circonstances, elle aurait presque pu croire qu'il lui sortait le grand jeu.
Il ouvrit la bouteille de vin blanc d'un geste expert, remplit deux verres, puis passa la table en revue pour s'assurer qu'il n'avait rien oublié.
- Vous ne venez pas vous asseoir ? Demanda-t-elle alors qu'il ouvrait la fenêtre et se penchait dehors.
- Si, si, j'arrive.
- Mais qu'est-ce que vous faites ?
- Je secoue ma serviette.
Il referma la fenêtre d'un air satisfait, croisa le regard ébahi d'Elizabeth et sourit.
- On mange ?
Elle accepta le verre qu'il lui tendait, le leva doucement dans sa direction.
- A vos talents de cuisinier.
- A notre réconciliation.
Elle hésita, haussa imperceptiblement les épaules. A leur réconciliation, soit.
Les verres tintèrent gaiement dans le silence. Ils burent en même temps, se sourirent, les yeux dans les yeux.
Le miaulement d'un guitare désaccordée grinça dans la rue. Elizabeth reposa son verre et tourna un regard incrédule vers la fenêtre. Qu'est-ce que… ?
- Cou-cou-rou-cou-cou…
Elle en resta bouche bée. Grands dieux, cette voix éraillée, ces trémolos ridicules… Elle s'approcha de la fenêtre, regarda en bas. Un homme vêtu d'un long manteau grattait laborieusement les cordes d'une guitare. La lumière orangée du réverbère accusait le grotesque de sa silhouette dégingandée, coiffée d'un chapeau en accordéon… Raymond. Raymond leur donnait une sérénade !
Son regard ahuri pivota vers John. Il souriait, visiblement ravi de son petit effet. Elizabeth fronça les sourcils. Cette fois, plus de doute : il lui sortait le grand jeu !
- Cou-cou-rou-cou-cou… persistait Raymond.
Ses efforts pour alléger sa voix étaient tellement pitoyables que Liz fut forcée de rire.
- Comment l'avez-vous convaincu de faire ça ? Demanda-t-elle en regagna sa place.
John lui tendit le plat en clignant de l'œil.
- Je l'ai soudoyé !
- Oh, oh… Vous lui avez proposé de l'argent ?
- Non, des huîtres ! Il ne peut pas résister à ces petites bêtes.
Elle se laissa tomber sur la chaise, mordit dans un toast, le regard ironique.
- Vous parvenez toujours à vos fins ?
- Toujours. Je suis du genre tenace.
- Cou-cou-rou-cou-cou… larmoyait l'amateur d'huîtres.
- Son répertoire n'est pas très varié !
- C'était ça ou les chansons de bistrots ! Je vous ai évité le pire.
- Marcel va encore voir la tension qui monte…
Ils se regardèrent en riant. Elizabeth sentit un petit picotement lui parcourir l'épine dorsale, signe avant-coureur d'une accélération cardiaque. Elle baissa les yeux sur son assiette et y déposa un flocon de crème sur son saumon. John, quant à lui, était hypnotisé par… le décolleté de son invitée. Son regard dévorait littéralement sa poitrine et son esprit vagabondait déjà vers le moment où il pourrait enfin lui enlever cette robe superflue. Johnny ? Reste avec nous ! JOHNNY ! Dans un sursaut, John redressa son regard, se racla la gorge et prit sa fourchette, se concentrant sur le saumon.
- C'est quand même extraordinaire, murmura-t-elle d'un voix rêveuse.
- Quoi donc ?
- Le riesling, le saumon fumé… vous ne pouvez pas le savoir, mais ce sont les deux choses que je préfère au monde. Le hasard fait vraiment bien les choses.
- Le hasard n'a rien a voir là-dedans. Je me suis renseigné.
Elle porta en souriant son verre à ses lèvres.
- Pas possible. Et qui avez-vous soudoyé, cette fois ?
- Personne. Pas eu besoin. Votre maman s'est montrée très coopérative.
Elizabeth avala de travers et toussa, le visage cramoisi.
- Quoi ?
- Elle a téléphoné pendant que vous dormiez. C'est une femme charmante, nous avons…
- Vous avez parlé à maman ? S'écria-t-elle d'une voix aiguë.
- Eh bien… oui. Notre conversation a été brève, mais très enrichissante.
Elizabeth ferma les yeux, atterrée. Il avait fallu que sa mère tombe sur John ! Qu'est-ce qu'elle avait dû penser… Et qu'est-ce qu'elle avait bien pu raconter ? Elle serra les dents, les mains moites.
- Qu'es-ce qu'elle vous a dit ?
- Juste que vous raffoliez du saumon fumé et du riesling.
- Vous n'allez pas me dire que c'est venu comme ça dans la conversation ?
- Pas exactement. Si je me souviens bien, elle a trouvé que j'avais une voix terriblement sexy et de fil en aiguille…
De fil en aiguille ? Elizabeth blêmit. Quand donc sa mère cesserait-elle de s'occuper de sa vie privée ? Quand cesserait-elle de vouloir la « caser » à tout prix ? Elle imaginait sans peine leur conversation téléphonique. Vous voulez conquérir ma fille ? Facile : faites-lui donc un assortiment de saumon fumé et de riesling…
- Quelque chose me dit que j'aurai mieux fait de me taire, grommela John.
- Je n'ai jamais été aussi humiliée de toute ma vie !
- Vous n'êtes vraiment pas facile à vivre. Je me mets en quatre pour vous faire plaisir, et vous…
- Je suis TRES facile à vivre, à condition qu'on ne m'oblige pas à cohabiter avec un obsédé sexuel, un perroquet hystérique et…
- Cou-cou-rou-cou-cou ! S'époumona Raymond.
- … et un clochard qui loue ses services pour quelques coquilles d'huîtres !
John se redressa lentement sur sa chaise, les paupières plissées. Comment ose-t-elle ?
- C'est moi, l'obsédé sexuel ?
- Ne faites pas l'innocent ! Vous croyez peut-être que je n'ai pas remarqué la façon dont vous reliez mes jambes, tout à l'heure ?
- Si vous ne vouliez pas que je les reluque, il ne fallait pas les exhiber. C'est une incitation à…
- A quoi ? Ragea Elizabeth, les mâchoires serrées.
- A ça !
Elle n'eut pas le temps de le voir venir. Jaillissant littéralement de sa chaise, John la fit pivoter vers lui, la renversa sur la table et l'embrassa d'un même mouvement. La première surprise passée, Elizabeth se débattit follement, griffant tout ce qui passait à sa portée. Elle allait mourir asphyxiée si c'est grosse brute ne la lâchait pas !
Profitant du moment où il desserrait imperceptiblement son étreinte, elle rejeta la tête en arrière et aspira une grande goulée d'air.
- Espèce de…
Les lèvres de John la bâillonnèrent. Elle bredouilla quelque chose d'inintelligible, soupira. Un picotement lui parcourut la plante des pieds, signe d'une prochaine capitulation en règle. Elle se déplaça légèrement sur la gauche pour échapper aux dents pointues d'une fourchette à dessert, glissa les mains autour de la nuque de John. Ce dernier releva la tête, le souffle court. Ils se défièrent du regard.
- J'ai horreur qu'on m'embrasse contre mon gré ! Gronda Elizabeth en attirant le visage de John vers elle.
Les canapés au saumon s'éparpillèrent sur la nappe. Les couverts en argent dégringolèrent sur le sol. Quelque part, très loin, quelqu'un frappa avec hargne en vociférant quelque chose à propos de tapage nocturnes et de représailles sanglantes. Elizabeth n'y prêta qu'une très vague attention. Toutes ses facultés étaient concentrées sur la main droite de John qui remontait lentement mais sûrement en direction de son décolleté.
à suivreeeeeeeeeeee!
