Hello

Je n'ai pas d'excuse pour ce retard accumulé, étant donné que cette fics et terminé et corrigé Je vais tenter de rattraper mon retard promis.

Je vous remercie de continuer de suivre cette fic, malgré le retard.

Voici deux chapitres qui j'espère vous fera continuer d'aimer cette cohabitation forcé !

Bonne lecture !

Arthelia : Voici la suite avec beaucoup, beaucoup de retard ^^

sheppard 26, floop56 : Voici la suite. Merci pour l'alerte

xoxoxoxo

Profitant du moment où il desserrait imperceptiblement son étreinte, elle rejeta la tête en arrière et aspira une grande goulée d'air.
- Espèce de…

Mais les lèvres de John la bâillonnèrent une nouvelle fois… Il n'allait sûrement pas la laisser finir, alors qu'une faim incommensurable c'était emparé de lui à cet instant…Il savait que plus jamais il ne pourrait se passer de ces lèvres sur les siennes, de sa peau sous ses doigts… Elle tenta de bredouiller quelque chose d'inintelligible, mais soupira. Un picotement lui parcourut la plante des pieds, signe d'une prochaine capitulation en règle. Elle était perdue…Elle n'avait plus aucune volonté comme si ses lèvres avaient le pouvoir de la calmer en un instant…Elle se déplaça légèrement sur la gauche pour échapper aux dents pointues d'une fourchette à dessert, et glissa, dans une délicate caresse, les mains autour de la nuque de John.

Ce dernier, à ce contact releva la tête, le souffle court. Ils se défièrent du regard. Une lueur qu'il n'avait encore jamais vue chez elle s'était allumée au fond de ces yeux…Ne la rendant que plus sexy… Cela, doublé par ses cheveux en bataille et son souffle court, qui s'abattait dans son cou, brûlant son épiderme… Elizabeth profita de ce moment d'accalmie pour l'observer à son tour…

Un désir évident déformait ses traits, ne le rendant que plus attirant… Comment avait-elle fait pour ne pas s'en apercevoir avant ? Était-elle aveugle à ce point ? Puis… Ces mains sur elle…ces lèvres…Bon sang, tout chez cet homme l'appelait…Alors, pourquoi résister ? Après avoir respirer profondément, elle répliqua d'une voix grave remplie de désir.

- J'ai horreur qu'on m'embrasse contre mon gré !

Bientôt, ses lèvres furent sur les siennes, mais contrairement au premier baiser, celui-là se fit plus sensuel, plus profond…Sa langue pénétra la bouche du militaire qui étouffa un gémissement à ce contact… Tout n'était plus que silence et bruissement de vêtements de deux corps qui se cherchaient sans encore se trouver complètement…

Les canapés au saumon s'éparpillèrent sur la nappe. Les couverts en argent dégringolèrent sur le sol, brisant le silence harmonieux… Quelque part, très loin, quelqu'un frappa avec hargne en vociférant quelque chose à propos de tapage nocturnes et de représailles sanglantes. Elizabeth n'y prêta qu'une très vague attention. Toutes ses facultés étaient concentrées sur la main droite de John. Celle-ci caressa doucement sa cuisse, avant de glisser sur son ventre qu'il caressa tendrement, puis il remonta lentement mais sûrement en direction de son décolleté. Il quitta ses lèvres, pour les poser dans son cou, en même temps que sa main engloba un de ses seins, la faisant soupirer de plaisir et s'arquer contre lui…

-John…Soupira t-elle.

Répondant à sa supplique, il quitta son cou et s'empara de ces lèvres, plongeant de nouveau la jeune femme dans une douce torpeur, où seul un léger bruit de fond régnait…

- Cou-cou-rrrrou-cou-cou… roucoula le bon génie de l'impasse.

Coucouroucoucou ? Elizabeth rouvrit les yeux, subitement dégrisée. Il avait tout planifié, tout orchestré : le dîner aux chandelles, le chanteur des rues et maintenant « ça » ! A combien de pauvres femmes sans défense avait-il fit le coup du baiser surprise ? « Amandine, je t'êêême ! ». Même son perroquet était aux courants de son stratagème. Et elle serait assez bête pour tomber à son tour dans le panneau ? Oh non.

Saisie par une brusque flambée de rage, elle prit une profonde inspiration et planta vigoureusement ses dents dans la lèvre inférieure de John. Il poussa un cri de douleur et fit un bond en arrière, un doigt sur sa lèvre tuméfiée. Son regard stupéfait se posa sur Elizabeth, comme si elle était subitement devenue folle.

- Qu'est-ce qui vous prend ?
- Je venge toutes les victimes de vos manœuvres sournoises, marmonna-t-elle en rajustant sa tenue.
- Mes… quoi ?
- Cou-cou-rou-cou-cou-ou-ou…

John lâcha un juron, retira furieusement l'une de ses rangers, ouvrit la fenêtre et la balança en bas. Il y eut un « boum » suivi d'un « couac ». La guitare se tut. Le jeune homme se retourna et rattrapa Elizabeth qui filait sans un mot dans sa chambre.

- Pas si vite ! Vous étiez consentante, il y a deux minutes… Je n'ai pas rêvé ?
- Je jouais la comédie pour voir jusqu'où vous étiez capable d'aller, riposta-t-elle, rougissant jusqu'à la racine des cheveux.
- La comédie ?
- Parfaitement.

Il scruta son visage pendant quelques secondes puis recula, le regard éteint. Elizabeth éprouva un petit pincement au cœur. Il avait l'air touché. Se pouvait-il qu'il eût vraiment de la peine ?

- Vous voyez comme c'est bête, murmura-t-il en se détournant. Moi, j'était sincère.

Elle l'observa, en proie à un désagréable sentiment de culpabilité. Il s'était adossé à la table et tamponnait sa lèvre avec un mouchoir, le regard absent.

- Ça vous fait mal ? Demanda-t-elle d'un ton gêné.

Il haussa les épaules sans répondre. Liz s'approcha de lui, tendit la main vers le mouchoir.

-Laissez-moi voir…

Il la repoussa, le visage hargneux.

- Fichez-moi la paix !
- Mais je voulais juste…
- Allez-vous-en ! Ragea-t-il comme elle le regardait sans bouger.

La jeune femme secoua la tête.

- Si vous n'êtes pas barricadée dans votre chambre dans les cinq secondes qui viennent, je vous saute dessus. Et cette fois, vous ne pourrez pas m'arrêter. C'est clair?

Elizabeth ouvrit la bouche d'un air effaré, croisa son regard et s'enferma précipitamment dans sa chambre.

Quelque chose lui disait que leur réconciliation venait de prendre fin.

John, quant à lui, resta au salon et entreprit de ranger le dîner. Diner complètement raté, il fallait bien l'avouer. Lui qui pensait qu'elle ressentait quelque chose pour lui lorsque finalement elle l'avait embrassé… Jamais il n'avait ressentit de tels sentiments pour une femme. Jamais auparavant, une femme l'avait autant mis hors de lui. Et jamais, il n'avait éprouvé un tel désir,… un tel sentiment… De l'amour ?… Il ne savait pas, ou peut-être, il ne voulait pas savoir. Le grand John Sheppard préfère fuir au lieu d'affronter ses sentiments. Mais comment peut-on les affronter si la personne envers laquelle votre cœur se tourne, vous hait ? Dans un soupir de déception, John installa son sac de couchage.