Coucou,
Voici pour la nouvelle année une suite de coha ! J'espère que celle-ci vous plaira !
Voici nos deux héros qui se rapprochent… Cette coha prendrais t-elle un nouveau tournant ? à vous de lire ^^
Missphilou : Je te remercie pour ce long commentaire que j'ai retransmis à la véritable auteur de la fic, je ne suis qu'intermédiaire. Comme je l'ai mis dans le résumé cette fic n'est pas de moi. L'auteur te remercie, et te dit également que cette fic et terminé donc tu verras bien la suite et la fin ^^
arthelia14 : Merci pour l'alerte plus ^^
Bonne lecture !
OoOoO
2 heures du matin. Elizabeth scruta pour la centième fois le cadran lumineux de son réveil et creusa son oreiller d'un coup de poing. Pas moyen de fermer l'œil. Évidemment : elle avait dormi toute la journée ! Merci le Théralène. Bonjour l'insomnie.
La jeune femme soupira, retomba sur l'oreiller, les yeux grands ouverts. Il faisait beaucoup trop chaud, dans cette chambre. Elle avait une furieuse envie de boire un verre d'eau. Elle essaya de penser à autre chose et se tourna de l'autre côté. 2 minutes s'écoulèrent. Ses pensées se tournèrent alors vers le dîner raté de John, ou plutôt leur début Elizabeth s'assit sur son lit, le regard furibond. Tout avait si bien commencé pourtant, si on omettait le fait qu'il s'était renseigné sur ses préférences culinaires grâce à sa mère. Merci maman ! Il faudra qu'elle lui en touche deux mots. Mais avec ce dîner, elle avait découvert un nouvel aspect de sa personnalité : quelqu'un de romantique, qui, lorsqu'il ne hurlait pas, était plutôt aimable, attentionné. Ce soir-là, il lui avait montré un autre visage - malgré son stratagème avec sa mère. L'espace d'un instant, elle l'avait entrevu d'une autre manière, d'une autre possibilité... Comme d'un homme qu'elle pouvait aimer…
Un homme capable de la faire vibrer. C'était peut-être pour cela qu'ils se disputaient tout le temps ! Pour cela aussi que l'inévitable c'était produit quand ils s'étaient disputés à propos de sa mère... Il l'avait embrassée... il suffisait qu'elle ferme les yeux et elle pouvait encore sentir ses lèvres sur les siennes. Au début, la jeune femme l'avait repoussé, mais ses lèvres si douces, sa langue jouant avec la sienne dans une caresse délicate, avaient eu raison de ses dernières barrières... Elle s'était laissée portée par la vague d'amour qui déferlait en elle à ce moment-là. Liz commençait alors à entrevoir une possibilité d'un « nous« » ... qu'elle avait vite recalé au fond de son esprit lorsqu'elle avait compris qu'il la manipulait. Enfin, c'est se qu'elle croyait, car la peine dans ses yeux lui avait fait prendre conscience que peut-être il n'était pas si coureur de jupon qu'elle l'avait pensé. La preuve, ne l'avait-il pas soignée quand elle était malade ? là où un autre après s'être fait rembarrer comme elle l'avait fait, l'aurait laissé tombé ? Il s'était montré prévenant et attentif, s'occupant d'elle comme aucun homme jusqu'à présent. Elizabeth soupira. Et maintenant, où en étaient-ils ?
Enfin, la question était plutôt où, en était elle, ELLE ? Lui, il n'y avait pas de doute, elle savait ce qu'il ressentait... Ne l'avait-elle pas entendu lui dire presque à haute voix ? Mais elle ? Que ressentait-elle ? Elizabeth avait peur, peur de ce qu'elle pouvait ressentir pour cet homme qui avait bouleversé sa vie. Mon dieu !... La réalité la frappa de plein fouet : elle l'aimait, elle venait de se l'avouer, à l'instant... Elle venait de réaliser qu'elle aimait cet être assez particulier qui était entré une nuit dans sa vie… Elle aimait John Sheppard… un militaire qui plus est ! T'es bien avancée ma pauvre Liz ! Et cette chaleur… Soit on crève de chaud soit on meurt au pôle nord… Saleté de chambre !
Elizabeth chaussa ses pantoufles, se glissa sans bruit jusqu'à la porte, l'entrebâilla. Le salon baignait dans une pénombre orangée. Elle distingua la silhouette immobile de John, allongé dans son sac de couchage, détourna les yeux avec peine et se faufila furtivement dans la cuisine. Ramsès II dormait sur son perchoir, le bec sous l'aile. Elle avançait la main vers l'égouttoir pour prendre un verre quand un grincement retentit dans la pièce voisine, suivi presque aussitôt du bruit caractéristique d'une fenêtre qu'on ouvre et qu'on referme.
Un chuchotement monta du salon :
- Elizabeth ?
Elle reposa son verre, s'immobilisa sur le seuil du salon, le cœur battant. John lui tournait le dos. Debout devant sa chambre, il s'adressait à la porte close d'une voix étouffée.
- Elizabeth, je sais que vous m'entendez. Je voulais vous dire… j'ai fermé votre porte à clé et j'ai jeté la clé par la fenêtre. C'est idiot, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas… Enfin, je… je vous délivrerai demain matin. Je sais que vous comprenez et que vous ne m'en voudrez pas d'avoir recours à un procédé aussi…
- Mais oui, je comprends, murmura Elizabeth en avançant dans la pièce.
John sursauta et se retourna d'un trait, le visage effaré. Son regard effleura la porte close avant de revenir se poser sur la jeune femme.
- Oh non, soupira-t-il.
- Oh si.
- Comment… ?
- Je suis allée à la cuisine boire un verre d'eau.
Elizabeth sourit, se dressa sur la pointe des pieds et noua ses bras autour de la nuque de John.
- Vous venez d'enfermer mon nounours à double tour !
John secoua la tête avec une expression fataliste.
- Pour une fois que je voulais me montrer chevaleresque…
- Qui vous a demandé d'être chevaleresque ?
Leurs bouches se joignirent dans un même élan. Leur baiser s'éternisa tandis qu'ils oscillaient doucement dans la pièce. Le sac de couchage les accueillit comme par miracle. John se souleva sur un coude, repoussa la bretelle de la chemise de nuit de Liz et déposa un baiser sur son épaule nue.
- C'est bête, vous n'avez plus d'endroit où dormir. Je vais être obligé de vous garder avec moi…
- Quelle tristesse, souffla Elizabeth en déboutonnant sa veste de pyjama.
Ils se sourirent, leurs bouches se cherchèrent à nouveau. Ils s'apprêtèrent à échanger un autre baiser sans fin quand un choc sourd fit vibrer la porte d'entrée.
Ils se figèrent à quelques millimètres l'un de l'autre, le regard incrédule.
- Qu'est-ce que… ?
La porte se referma avec un claquement sec. Un pas pesant traversa la cuisine. Un chapeau en accordéon se matérialisa sur le seuil. Elizabeth mordit le sac de couchage pour ne pas hurler de dépit. Raymond ! L'infernal Raymond était de retour !
- Je suis venu vous rapporter la…
Il s'interrompit, surpris par l'obscurité. Son regard scruta le salon, s'arrêta sur le couple figé au milieu du sac de couchage. Son visage se colora.
- Oh, pardon, balbutia-t-il.
- Nom d'un chien ,mais qu'est-ce que vous fichez là ? Aboya John en se levant d'un bond.
- Je… vous avez fait tomber une clé par la fenêtre… Alors je me suis dit… j'ai pensé, balbutia-t-il en reculant.
- Dehors !
- Euh, oui. Tout de suite…
- DEHORS !
La porte d'entrée claqua.
- T'as pas du chocolat ? Grinça Ramsès II, réveillé en sursaut.
- Sileeeeeeeeence ! Glapit le radiateur.
Elizabeth se prit la tête à deux mains. Une maison de fous. Elle vivait dans une maison de fous !
- Mais quel idiot, quel idiot ! Rigola John en la rejoignant.
Liz lui échappa d'un coup de reins, ramassa la clé que Raymond avait laissé tomber dans sa fuite et se dirigea vers sa chambre.
- Où allez-vous ?
- Me coucher. Seule !
John la dévisagea, bouche bée.
- Mais qu'est-ce que je vous ai fait ?
Elle pivota vers lui, les dents serrées.
- Vous avez peut-être l'habitude de vivre dans un hall de gare, mais pas moi ! J'ai besoin d'intimité, de.. De romantisme !
- Mais je suis un grand romantique !
La porte de la chambre lui claqua au nez. Il entendit le bruit de la clé qui tournait dans la serrure, tapa contre le battant.
- Elizabeth ?
Pas de réponse. Il tapa plus fort.
- Elizabeth, ne faites pas la sotte, murmura-t-il d'une voix enjôleuse. Elizabeth !
Il colla son oreille contre la porte, gratta doucement.
- Liz ?
- ZUT !
John recula avec une grimace, se frotta l'oreille.
- Dites, c'est formidable, vous avez retrouvé votre voix !
- Elizabeth, je vous aime. Vous entendez ? Je vous aime !
- On s'en fiche ! Vociféra le radiateur. Non mais sans blague !
John s'assit sur son sac de couchage, le visage boudeur. Besoin d'intimité et de romantisme. Il n'y avait pas plus romantique que lui ! Décidément, il ne comprendrait jamais rien aux femmes !
à suivreeeeeeeeeee!
