voilà la suite j'espère que vous aimerez
oh et je n'y est plus pensez mais j'avais prévu de vous résumé l'épisode ou Tom se prend une balle dans les fesses si jamais vous avez envie que je vous le raconte n'hésitez pas
Un joyeux anniversaire
C'était le milieu de la nuit, ça Tom Hanson en était sur. D'abord par ce qu'il faisait nuit et ensuite par ce que Doug Penhall ronflait à ces cotés. Il ne se souvenait pas de s'être endormi et encore moins dans la chambre de son ami.
Il ne voulait pas quitter la chaleur de ce lit pourtant l'envie pressante qui l'avait réveillé l'obligeait à se lever.
Il frissonna de froid, attrapa son boxer, l'enfila et sortit discrètement. Par bonheur les toilettes ne se trouvaient qu'à quelques mètres au bout du couloir.
Quand Doug ouvrit les yeux des heures plus tard, le soleil était déjà haut dans le ciel. Et le rire de son fils résonnait dans toute la maison.
Il inspira profondément et enfila un t-shirt et un caleçon avant de descendre.
Dans le salon il découvrit la raison de l'hilarité de son fils.
Tom et Joey tous deux debout sur leurs chaises tentaient d'accrocher une banderole "Joyeux Anniversaire" au dessus de la cheminée en se disputant :
« Mais non monte la ! C'est trop bas. »
« Hé Penhall c'est ton coté qui est de travers pas le mien. »
Clavo se mit à rire de nouveau :
« Moi je dis que c'est encore plus de traviole que tout à l'heure. »
L'oncle grogna :
« C'est moi ou ce gosse nous cherche ? »
« C'est pas toi ! »
Doug s'avança et dit d'une grosse voix :
« Non mais qu'est ce que c'est que ce foutoir ? »
« Papaaaaa ! Bon anniversaire ! »
« Merci mon grand. »
Son regard croisa celui de Hanson, son cœur manqua un battement et il articula :
« Ca va ? »
Il fut soulage de le voir hoché la tête en souriant, c'est le rire moqueur de Clavo qui lui fit tournée la tête :
« Quoi ? »
« Lo vi salir de tu habitacion, esta noche. Me fui à los serviciois. »
Doug sentit le sang quitter son visage :
« Clavo je… »
L'enfant ce mit à rire de nouveau :
« hey, eso esta bien, mi madre me decia que es importante de amar realmente, pero creo que es porque uno de sus hermanos amaba un hombre, aunque si nadie le sabia. »
« Quoi ? »
« Y tu sabes que Jessica , ella, tiene dos madres. »(1)
Un énorme poids quitta le cœur de l'ex flic :
« Ah, ok, yo veo, que eres solo un pequeno calculador !»
Tom les regardait sans comprendre et Joey souriait bêtement et puisqu'il ne parlait pas espagnol l'enfant s'était sûrement confier a lui :
« Et alors vous deux, j'ai pas le droit a un joyeux anniversaire ? »
« Tu es vieux Penhall ça y est ! Tu entre dans la trentaine. »
« Bon anniversaire mon frère. »
« Ah quand même ! Bon quelle heure est-il ? »
C'est Clavo qui répondit :
« 8h »
« Alors les enfants on laisse la déco de coté tout le monde passe à la douche et on va au match de base-ball des grizzlys voir notre Clavo faire un malheur à la batte ! »
Joey se mit à rire et lança :
« Vous avez qu'à prendre votre douche ensemble on gagnera du temps. »
Doug grogna
« Méfie toi petit frère tu oublies que je suis chez moi et que je peux te foutre dehors si j'en ai envie. »
« Mais non tu m'aimes ! »
« Ca reste à prouver. »
Une demi heure plus tard Clavo s'échauffait dans le jardin dans sa tenue blanche et bleue et Joey chantait à tue-tête sous la douche.
Installé sur le canapé, Doug sursauta quand Tom se laissa tomber près de lui :
« Je voulais pas te faire peur. »
« C'est rien j'étais dans mes pensées. »
« Qu'est ce qu'il t'a raconté le gosse ? Je suis pas un expert en espagnol mais il parlait de moi ? »
« Ouais. »
« Quoi ? Il disait quoi alors ? »
« Qu'il t'a vu sortir de ma chambre cette nuit. »
« Merde Doug je suis désolé j'allais aux toilettes… »
« C'est là qu'il allait aussi. »
« Et j'étais en boxer en plus c'est horrible. Qu'est ce qu'il a dit ? Tu lui as dit quoi ? »
« Du calme. Il a dit que sa mère lui avait apprit à être tolérant et le plus important la petite Jessica a deux mamans. »
« Oh je vois il perd pas le nord le gosse. Il m'épate vraiment. »
« Qui t'épate ? »
Ils tournèrent instantanément vers la voix du nouveau venu, et c'est Doug qui répondit :
« Clavo c'est le meilleur au base-ball ! D'ailleurs on ferait bien d'y aller. »
Doug se laissa tomber dans le canapé, épuisé. La journée avait été éreintante ou alors il commençait à se faire vieux ?
Non. Avoir 12 gamins victorieux affamés et surexcités dans sa cuisine, ça fatiguerait n'importe qui.
Et puis les manigances de son frère n'arrangeaient rien. A peine rentré, Joey avait commencé à passer des coups de fils étranges.
Trop fatigué pour se poser plus de questions sur les agissements de son frère, Doug ferma les yeux un instant.
C'est une main passée dans ses cheveux qui le réveilla, il ouvrit un œil et croisa le regard de Tom :
« Hé. »
« Hé ! »
« Je réfléchissais. »
Hanson se laissa tomber sur le canapé tout près de lui :
« Tu ronflais oui ! Comme une petite vieille qui fait sa sieste. »
« Je ne ronfle pas. »
« Comme une locomotive. C'est à se demander comment j'ai pu dormir cette nuit. »
Doug se mit à rire :
« Je sais pas si je suis une locomotive, mais une bouillotte sûrement vu comment tu t'es collé à moi toute la nuit. »
« C'est vrai ? »
Le plus vieux acquiesça :
« J'étais bien. Ca fait un moment que je n'avais pas passé une aussi bonne nuit. »
« Je suis le meilleur oreiller du monde ! »
« Et le plus vantard aussi. »
Leurs regards se croisèrent, et Doug sentit l'envie irrésistible de l'embrasser. Hier encore cet irrépressible désir lui aurait fait peur.
Mais après cette nuit il lui en faudrait sûrement beaucoup plus pour avoir peur, il se pencha simplement sur les lèvres de son ex coéquipier et l'embrassa.
Longuement, amoureusement, et beaucoup moins maladroitement que la veille. Toutes les sensations paraissaient plus pures, plus sensuelles, plus existantes.
Ils sursautèrent comme deux enfant pris en faute quand Joey se racla la gorge juste derrière eux. Ils se séparèrent bien vite s'éloignant le plus possible :
« Navré de déranger cette conversation mais je vais faire une course je n'en ai pas pour longtemps. »
Doug jeta un regard noir à son frère :
« Et ? »
« Et Clavo voudrait jouer à son machin de Nintendo il demande si vous voulez jouer. »
« Pour que mon propre fils me mette encore une raclée ? Génial. »
Il se leva et Tom en fit autant mais juste avant de sortir Doug se tourna vers son petit frère :
« Tu ne sors pas m'acheter un cadeau hein ? »
« Qu'est ce qui pourrait te faire croire ça ? »
Le sourire de Joey le fit grogner…
Clavo était drôlement doué à la Nintendo, même Tom n'avait pas pu le battre. Ils étaient tous les trois plongés dans une partie quand la sonnette de la porte retentit.
Ne voulant pas lâcher la manette Doug hurla :
« Tu as oublié tes clés petit frère, tu restes dehors ! »
Ding dong :
« Aahh si tu me fais perdre cette partie… »
Ding dong ding dong :
« C'est pas vrai quel boulet celui-là ! »
Il lâcha la manette et suivi de son ami et de son fils il alla ouvrir la porte, près à enguirlander son frère. L'insulte qu'il avait préparée mourut sur ces lèvres :
« Surprise ! »
Là, devant la porte ce trouvait, Judy Hoffs, Harry Ioki et Adam Fuller. Il jeta un œil à son frère derrière tout ce beau monde et celui ci répéta :
« Surprise ! »
Doug ce tourna aussitôt vers son meilleur ami :
« Tu étais au courant toi. »
« Bah ouais. »
Judy ce mit à rire :
« Il aurait du arriver avec nous mais je vois qu'il est là depuis un moment. »
Un sentiment de panique envahis l'ancien officier. Ok, tous ces gens étaient des flics, de bons flics. Mais ils ne pouvaient pas voir ce qui ce passait entre Tom et lui juste en les regardant. Un rire nerveux lui échappa et il ordonna :
« Judy Hoffs viens dans mes bras. »
« Je suis contente de te voir Penhall. »
Elle entra dans la maison laissa sa place à Harry :
« Harry mais qu'est ce que tu fais ici je te croyais en mission. »
« J'ai pu me libérer ! C'est pas tout le jour qu'un vieil ami fête s'est 30 ans. »
« Qui est ce que tu traites de vieux ? »
« Allez, allez ! A mon tour ! »
« Capitaine Fuller c'est vous que je suis le plus surpris de voir. »
« Hé bien quoi vous croyez quand même pas que vous pouvez boire et vous amusez sans moi ? Et puis ce n'est pas tous les jours qu'un de mes petits jeunes atteint ses 30 ans. »
Doug ferma la porte et les regarda. Là, tous debout dans l'entrée, et ce fut comme si le poids des années venais de s'écraser sur ses épaules :
« Je viens de prendre un sacré coup de vieux. »
Ils éclatèrent tous de rire, chacun d'eux salua Clavo et Tom et ils se dirigèrent tous vers le salon.
Joey lança alors :
« Mesdames et messieurs installez-vous à table nous allons dîner. »
A une vitesse ahurissante Doug fonça sur son frère et lui chuchota :
« Nous n'avons rien à manger du tout, y a plus rien dans le frigo. »
« Tu ne crois quand même pas que j'allais te laisser cuisiner ton repas d'anniversaire ? Le traiteur fait ça très bien tout seul ! »
A peine sa phrase terminée que la sonnette de la porte retentit de nouveau :
« Ah tu vois pile à l'heure ! »
Il ouvrit la porte et laissa entrer deux hommes tout de noir vêtus qui déposèrent des petits canapés, des plat sous cloche et deux bouteilles de vin sur la table.
Doug devait l'avouer, il était agréablement surpris par tout ce que son petit frère avait préparé pour son anniversaire. Il déglutit pour chasser la boule qu'il avait dans la gorge avant de dire :
« Bon alors à table ! »
Ils s'installèrent. Clavo à sa droite, Tom a sa gauche, Joey en face de lui. Le capitaine s'était installé tout près du jeune garçon avec qui il venait d'engager la conversation. Judy s'installa au coté de Hanson à qui elle disait en riant "alors c'était là que tu était passé". Harry près de Joey, ils riaient tout les deux visiblement heureux de se retrouver.
Voilà un anniversaire qui s'annonçait parfait. Ses amis, sa famille étaient réunis pour la première fois depuis longtemps.
La discussion allait bon train, les rires emplissaient la pièce. Joey servit chaque plat en détaillant minutieusement ce qu'il contenait.
Et puis, quand il servit le fromage, la conversation revint sur Jump Street ,sur la chapelle et sur le travail de ses agents. Judy se plaignait gentiment des petits nouveaux qu'on lui avait confiés :
« Ce sont des gamins ils n'ont jamais mené d'enquête. Y en a un qui est revenu après sa première journée en me disant que les élèves avaient tout de suite su qu'il était flic. Alors je tente de le rassurer, de lui dire que le métier d'infiltration ça s'apprend etc. Ca c'était avant que je sache qu'il s'était pointé en cours en uniforme de policier ! »
Ils éclatèrent de rire et Doug lança un regard à Tom qui lança :
« Si tu racontes encore combien j'étais mignon la première fois que j'ai mis le pied à Jump Street en uniforme tu vas le payer. »
« D'accord alors je vais raconter la tête que tu faisais quand tu as vu Jenko et que tu as compris que c'était lui le capitaine. »
Judy et Harry pouffèrent et elle ajouta :
« C'est vrai que personne n'aurait pu deviner qu'il l'était. »
Tom hocha la tête :
« C'était un sacré bonhomme. »
Joey déboucha la bouteille de champagne et servit chacun des convives en disant :
« Alors portons un toast à la mémoire de Jenko et aux 30 ans de mon grand frère. »
Il leva son verre et ils dirent :
« A Jenko et Doug. »
Au lieu de se rassoir le jeune Penhall ajouta :
« Et maintenant le gâteau ! »
Il fila dans la cuisine et revint avec un énorme gâteau où reposaient 30 bougies :
« C'était obligé ? Tu vas mettre le feu à la maison. »
« Tais toi et souffle. »
« Oublie pas de faire un vœu papa. »
Un vœu d'anniversaire à son age c'était peut-être un peu idiot. Pourtant, il y avait quelque chose qu'il souhaitait vraiment. Il ferma les yeux et pensa ''j'aimerais que Tom reste ici.'' Et il souffla les bougies d'un coup sous les applaudissements :
« Et maintenant grand frère c'est l'heure des cadeaux ! Tu ouvriras le mien en dernier. Qui veut passer en premier ? »
C'est Judy qui se leva :
« Moi ! De ma part et de celle d'Harry. J'espère que ça va te plaire. »
« J'en suis sur. »
Elle lui tendit une enveloppe qu'il s'empressa d'ouvrir :
« C'est pas vrai regarde ça Clavo ! Des place pour le Superbowl. Merci vraiment.»
« Géniiial. »
« Qu'est ce qu'on dit ? »
« Merci à tous les deux. »
Harry jeta un œil à Tom :
« Il y a trois places. On s'est dit que tu aimerais les accompagner. »
« Bien sur merci beaucoup. »
« A moi maintenant. »
Le capitaine se leva et revint avec une pochette à dossier :
« Qu'est ce que c'est que ça ? »
« Ouvre et tu verras. »
Doug ouvrit donc avant d'éclater de rire. Tom curieux demanda :
« Alors c'est quoi ? »
« Mes trois derniers rapports de Jump Street. »
« Ils étaient bâclés. Tu pourras me les renvoyer une fois qu'il seront bien ficeler. »
« Merci capitaine. »
Joey secoua la tête :
« Surtout ne m'offrez pas la même chose à mon anniversaire. Allez, à moi.»
« Je crains le pire. »
Il lui tendit une boite avec un jolie nœud violet, il l'ouvrit, souleva prudemment le couvercle et jeta un œil à l'intérieur avant de la refermer précipitamment :
« C'est quoi papa ? »
« Rien ! Il n'y a rien du tout dans cette boite. Tu connais ton oncle Joey un vrai farceur. »
Doug jeta un regard noir à son frère et Tom se leva :
« Je vais aller chercher le mien, je l'ai laissé là-haut. »
« Tu peux monter ça en même temps ? »
Il hocha la tête et fila.
Un silence amusé plana sur la salle et c'est Harry qui osa demander :
« Y a quoi dans cette boite. »
« Je ne dirais rien sous peine de m'attirer les foudres de mon grand frère, mais je peux vous dire que ce sont des choses très marrantes. »
Heureusement Tom redescendit coupant court à la conversation :
« Voilà. »
C'était un écrin rectangulaire d'une couleur bleu foncé, Doug l'ouvrit et y découvrit une médaille :
« Mais c'est ma médaille de saint Martin ! Où est-ce que tu l'as retrouvé ? »
« C'est pas vraiment la tienne. C'était impossible de savoir où tu l'as perdu… »
Doug la passa à son cou :
« Merci Tom ! »
« Bon c'est vrai, c'est le saint patron des policiers mais je n'ai pas trouvé de saint patron du bowling. »
Un rire secoua la salle et leurs regards se croisèrent un long moment. Jusqu'à ce que la voix plaintive de Clavo retentisse :
« A moi maintenant ? »
« Oui à toi ! »
« C'est de ma part et aussi de celle de Tom. »
Il sortit et revint avec un énorme sac qu'il traînait péniblement, Doug l'ouvrit et se mit à rire :
« Vous osez m'offrir une boule de bowling? »
L'enfant se mit à rire :
« On s'est dit que ça t'inciterait peut-être à jouer ! Regarde y a écrit ton nom dessus. »
« Très bien d'accord je promets que je jouerais avec vous dorénavant. »
Hanson hocha la tête :
« Tu as pas le choix, tu as pas entendu y a ton nom dessus ! »
« Merci à tous les deux ! Et merci à vous tous d'être venus ce soir. Maintenant avant que je ne devienne sentimental si on mangeait du gâteau. »
Un grand cri de d'approbation s'éleva dans la salle et Joey servit tout le monde.
Les discutions allaient bon train et Clavo profita du bruit ambiant pour se faufiler sur les genoux de son père et chuchoté :
« Je sais ce que tu as fait comme vœu. »
« Tu crois ? »
« Je suis sur. Moi j'aurais fait le même. »
« Ca te dérangerait ? »
« Je me souviens de avant, quand je suis arrivé ici et que vous vous occupiez de moi ensemble. Moi je l'aime Tom. »
En entendant murmurer son nom l'intéressé tourna la tête et Doug chuchota à son fils :
« Moi aussi. »
« Alors tu vas lui demander ? »
« Ouais ! »
Clavo le sera très fort visiblement très heureux.
Le moment des au-revoir fut assez pénible, chacun promit de téléphoner ou de revenir bientôt…
Quand Doug referma la porte il inspira profondément et sursauta même quand deux bras l'enlacèrent, tout près de son oreille la voix de Tom chuchota :
« C'était une bonne surprise ? »
« Parfaite. Et tu savais qu'ils allaient venir naturellement. »
« J'aurai dû arriver ce soir avec eux mais… »
« Mais ? »
« Mais je te voulais un peu pour moi tout seul avant. »
« Oh je crois que ton souhait a été exaucé. »
« Tout à fait. »
Tom lui lança un regard amusé et l'entraîna sur le canapé :
« Vous parliez de quoi toi et Clavo tout à l'heure. »
« De mon souhait d'anniversaire. »
« Ouais mais c'est mon nom que j'ai entendu dans la conversation. »
« Oui parce que tes oreilles de flic traînent toujours partout. »
« C'est vrai. Alors ? »
Doug grimaça ;
« Tu espérais t'en sortir par une pirouette ? »
« Ouais peut-être qu'on devrait en parler demain. »
« Aller Penhall accouche. Il parlait de quoi le gamin ? »
« Et bien Clavo et moi… »
« Oui ? »
« En fait, je voudrais que tu restes et le môme aussi. »
« Que je reste ? Ici ? »
« Bah oui ici, pas sur le trottoir. »
Un long silence s'installa dans la pièce. Tellement long que Doug se demanda même s'il n'avait pas été trop vite en lui demandant ça maintenant. Au moment même où il perdit tout espoir d'entendre son ami accepté celui ci demanda :
« Je l'envois à qui ma candidature pour être inspecteur dans cette ville ? »
Doug bredouilla quelque chose d'incompressible avant de mettre ses idées en ordre et dire calmement :
« Alors tu acceptes ? »
« De vivre ici et d'avoir un boulot tranquille ? De suivre Clavo le matin quand il veut aller à l'école tout seul ? De te forcer à jouer au bowling tout les week-ends ? Ouais un peu que je veux ! »
Il ne savait pas quoi dire, vraiment. Un merci aurait été trop idiot, un génial vraiment pas assez fort. Alors il suivit son instinct et fondit sur les lèvres de son ami. Espérant faire passer par ce baiser enfiévré toute la joie qu'il ressentait.
A bout de souffle ils se séparèrent et Tom rit en demandant :
« Y avait quoi dans la boite que ton frère t'a donné ? »
Aussitôt Doug se mit a rougir :
« A ce point la ? Allez, dit moi c'était quoi. »
« Disons que le truc le plus innocent qui avait dans cette boite c'était du lubrifiant. »
« Oh je vois. »
Leur regard ce croisa :
« Tu m'en diras pas plus ? »
« Nope ! »
« Tu vas me montrer ? »
« Peut-être… »
« Tu sais que ton frère m'a piqué la chambre d'ami. »
« Quoi ? »
« Il a mis mes affaires dans ta chambre et est allé se coucher dans la chambre d'ami. »
« Génial comme ça je n'ai pas à me casser la tête pour t'inviter dans mon lit ce soir. »
Doug attrapa la main de son ami et le conduisit jusqu'à la chambre, il se laissa tombé sur le lit, l'entraînant avec lui pour pouvoir le serrez fort dans ses bras avant de lui chuchoté dans l'oreille :
« On peut tester cette boite demain. Pas que je n'ai pas envie de découvrir tout ce que… »
« Journée riche en émotion ouais je sais. Et puis on aura tout le temps n'est ce pas ? A moins que ta proposition ne tienne plus. »
« Tu sais que j'ai toujours des menottes je peux te retenir ici jusqu'à la nuit des temps. »
« Des menottes hein ? Est ce que tu crois que tout les flics ont des fantasmes pervers avec des menottes. »
« Probablement. Mais sûrement pas avec leur meilleur ami. »
Un rire les secoua avant que le sommeil ne les gagne tout les deux.
Le lendemain c'est Doug qui cette fois se réveilla le premier et il se glissa doucement hors de la chambre. Une odeur de café emplissait la maison, il entra dans la cuisine et trouva son frère au fourneau :
« Déjà debout petit frère ? »
« Tu vois. Alors comment s'est passer cette nuit avec ton invité ? »
« Tu veux dire avec le mec que tu as viré de la chambre d'ami. »
« Ouais celui là. »
« On s'est endormi. »
Doug s'installa à la table et son frère vint s'assoir à ses cotés, lui tendant une tasse de café en se moquant :
« Donc t'as pas testé la boite. Je me disais aussi que la maison était trop silencieuse pour ça. »
« Ah ah très drôle. »
« Dit euh, ça n'a rien à voir avec cette conversation mais enfin peut-être un peu. »
« Quoi ? »
« J'aimerais bien amener Clavo pendant les prochaines vacances scolaires. On irait campty et peut-être se faire un concert ou deux. »
Sa première réaction fut de dire non, c'est vrai il avait toujours été trop protecteur envers Clavo mais c'était normal après tout ce qu'il avait vécu :
« Hé je suis son oncle, j'ai changé tu sais je m'en occuperai bien et puis ce n'est que pour une semaine. »
« Vous m'appellerez tous les jours ? »
« Deux fois par jour si ça te chante. »
Aucun des deux hommes ne souleva le problème de trouver une cabine téléphonique en plein bois pendant les journées camping :
« Ok d'accord. »
« Tu peux pas savoir combien ça me fait plaisir. D'abord par ce que ça prouve que tu as confiance en moi et ensuite par ce qu'on va s'éclater le môme et moi. Et puis peut-être que comme ça Tom pourra revenir pour les vacances. »
« Il reviendra pas. »
« Oh il s'est passer un truc entre vous ? Ça va pas ? »
Doug avala une longue gorgé de café :
« Il viens s'installer ici et il va tenter de trouver un boulot chez les inspecteurs du coin. »
Un hurlement de joie sortit de la gorge de Joey :
« Pas possible ? Attends, c'est pas un peu précipité ? »
« On se connait depuis 10 ans et puis c'est pas une demande un mariage je vais pas l'enchaîné c'est… Je sais pas ça nous fait plaisir autant à moi qu'à Tom ou qu'à Clavo. »
« Ca va marcher je le sais. »
« Alors t'en sais plus que moi. »
« Je l'ai toujours dit. »
Clavo se glissa dans la cuisine frottant ses yeux ensommeillés :
« Jour' »
« Bonjour mon fils. »
« Bonjour. »
Le gamin jeta un œil plein d'espoir à son père :
« Tu lui as demandé. »
« Ouais. »
« Alors ? »
« Alors il a dit oui. »
Clavo sauta de joie et poussa quelque cri jusqu'à ce qu'une voix retentisse derrière lui :
« J'aurais pas du boire autant hier soir j'entends des cris étranges maintenant. »
L'enfant se jeta sur lui :
« Tu viens habiter ici ? »
« Il paraît oui. »
« Pour toujours ? »
« Je sais pas c'est long toujours. Mais pour longtemps j'espère. »
« Merci oncle Tom. »
Hanson sera longuement le petit garçon dans ses bras, Joey se mit à genou et murmura d'une voix plaintive :
« Et moi j'ai le droit à un câlin ? Je repars aujourd'hui, il va me falloir du courage. »
« Un gros alors. »
« J'ai une bonne nouvelle petit homme. On ira camper pendant les vacances. »
« Papa a dit oui ? »
« Ouep ! »
« Géniiiial. »
« Tom, je libère la chambre d'ami mais tu n'es pas obligé de la réintégrer. »
Un silence gêné s'installa seulement troublé par le rire de Clavo et Joey :
« Bon je vais aller faire mes valises. »
« Tu es pas obligé de partir tout de suite petit frère. »
« Et si je reprends le boulot demain. »
Les deux frères s'observaient, visiblement émus même si jamais aucun des deux ne l'aurait avouer.
Joey s'approcha pour serrer son aîné dans ses bras avant de filer vers sa chambre.
Une heure plus tard ils se retrouvaient de nouveau sur le pas de la porte cette fois pour dire au revoir au plus jeune des Penhall.
Doug promit d'appeler son frère plus souvent et Joey promit de prendre plus de vacances pour les passer avec eux…
Doug referma la porte et croisa le regard de Tom, et son cœur se gonfla de joie. Lui restait. Il faillit rougir en pensant à la boite qui patientait tranquillement dans sa chambre et au faite que demain lundi Clavo serait a l'école toooute la journée :
« Tu sais quoi Hanson. »
« Non mais tu vas me le dire. »
« Je crois que je vais prendre encore une petite journée de congé pour demain. »
« Et la police de la ville sera toujours là mardi pour que je pose ma candidature. »
« Oui c'est une idée génial. »
La voix Clavo (qu'il n'avait pas vu arriver ) retentit tout près d'eux :
« J'ai mit Joey dans le taxi. Qu'est ce qui est une bonne idée ? »
Seul le rire des deux adultes lui répondit.
Doug jeta un regard à son fils et à son meilleur ami. Il avait a présent tout pour être heureux et il était bien décidé à l'être.
Fin
(1) Passage en espagnole :
« Ca va ? »
Il fut soulage de le voir hoché la tête en souriant, c'est le rire moqueur de Clavo qui lui fit tournée la tête :
« Quoi ? »
« Je l'ai vu sortir de ta chambre cette nuit. J'allais aux toilettes. »
Doug sentit le sang quitter son visage :
« Clavo je… »
L'enfant ce mit à rire de nouveau :
« Hé ça me va ! Maman disait que l'important c'était d'aimer vraiment. Mais je crois que c'était parce que l'un de ses frères aimait un garçon, même si personne le savais. »
« Quoi ? »
« Et puis tu sais Jessica elle a deux mamans. »
Un énorme poids quitta le cœur de l'ex flic :
« Ah ok je vois tu n'es qu'un sale petit calculateur ! »
et pour la Nintendo (si jamais vous vous posez la question par ce que oui j'ai vérifier lol ) en 1985 : Nintendo Entertainment System (troisième génération)
1990 : Super Nintendo (quatrième génération)
cette fic se situe sur l'année 1990 donc voilà ^^
Merci a Yayizaki pour la correction et a Nardy pour la traduction en espagnole
merci d'avoir lu jusque la
