Hello tout le monde !

Je vous présente le chapitre 2 de ma fanfiction !

Et merci pour les reviews, ça fait chaud au cœur !

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la CW et à L.J Smith.

Chapitre 2 : Cohabitation

POV Klaus

Je l'entendis de nouveau chouiner dans sa chambre. Je soupirai en refermant mon manuscrit. Elena m'épuisai. En ce moment, je rêvai de perdre mes dons d'hybride pour ne plus l'entendre pleurer à longueur de journée. Ça n'arrêtait pas : Et bla et bla et que je pleure et bla et Stefan et Klaus et Bonnie et bla… Ses sentiments m'affligeaient. Elle était pathétique. Je priais jours et nuits pour qu'elle s'arrête.

Je posai lourdement le livre sur la table et me levai en faisant basculer ma chaise. Il était temps de faire quelque chose ou j'allais devenir fou. Je n'étais pas habitué à un tel étalage de faiblesse. En moins d'une seconde, je me trouvais devant sa porte. J'entrai dans un grand fracas sans prendre le temps de frapper.

Elle était allongée sur son lit, au même endroit où elle s'était installée trois jours auparavant lors de son arrivée ici. Quand elle me vit, elle sursauta, me regarda droit dans les yeux et se remis à pleurer toutes les larmes de son petit corps.

- T'as fini, oui ? hurlai-je presque.

- Excuse moi d'avoir des sentiments… dit-elle à mi-voix.

Puis elle s'allongea de nouveau sans prendre ma présence en considération. Depuis quand la tristesse rendait-elle les humains si attachants ? J'avais envie de la prendre dans mes bras pour la réconforter, jusqu'à ce qu'elle se calme. Mais elle semblait si faible, si minuscule, que j'aurai pu la briser en une fraction secondes. A quoi pensai-je exactement ? Pourquoi en la voyant, mes émotions d'humain revenaient-elles ? A présent, c'est moi qui étais pathétique.

Pourtant, je ne pouvais détourner les yeux de cette petite chose roulée en boule sur son lit. Alors je m'assis côté d'elle pour attendre, sachant que de toute façon, je ne pourrais rien faire tant que ses gémissements me dérangeraient. A ma grande surprise, elle enroula ses bras autour de mon cou et posa sa tête contre mon torse. Je grimaçai lorsque ses larmes et ses restes de maquillage coulèrent sur ma chemise blanche, mais je n'osai pas faire le moindre geste. Je ne savais réellement pas comment m'y prendre.

POV Elena

Pourquoi faisais-je cela ? Son contact aurait du me dégoûter, me révulser, m'horrifier, m'épouvanter. Mais j'avais juste besoin d'une personne pour me réconforter, peu importe de qui il s'agissait. Cela aurait pu être Katherine, il n'y aurait eu aucune différence pour moi. Je voulais juste que quelqu'un reste à mes côtés, et je n'avais pas tellement le choix sur la personne.

Je ne sais pas quand est-ce que je m'endormis, mais quand je me réveillai, j'étais allongée avec ma couverture au-dessus de moi, et Klaus était parti. Je me sentais beaucoup mieux à présent. Il était peut-être tant que je sorte de cette pièce. Et, à mon grand regret, je devrais penser à remercier l'hybride.

Je descendis lentement les marches de marbre qui semblaient mener au salon. Au fur et à mesure que j'approchai de la salle, je commençai à entendre des notes de musique. Quand j'arrivai, je vis Klaus assis devant un piano à queue qui semblait dater de très longtemps. Il jouait une mélodie douce, lente, mais tout de même joyeuse. Je ne pouvais m'empêcher de l'admirer.

Il appuya sur la dernière touche et se retourna vers moi.

- Alors, dit-il d'un ton qu'il voulait charmeur, subjuguée par mon talent hors du commun ?

Je fis la moue. Il se contenta de sourire en me faisant signe de l'approcher. J'hésitai légèrement.

- Allez chérie, ajouta-t-il, je ne vais pas te manger.

Il me regarda de haut en bas.

- Enfin, peut-être pas.

Son rire cristallin résonna dans toute la pièce. Sans que ce soit son intention, il avait tout de même réussi à me détendre. Je fis quelque pas pour le rejoindre. Lorsque je fus près de lui, il se lança dans une nouvelle musique, plus mélancolique que la précédente. Une musique qui me rappelait des souvenir douloureux dont il était principalement la cause. Mais je ne pleurai pas. Au contraire, je me mis à chanter, et les paroles vinrent toutes seules. Lorsque je refermai la bouche, il ferma les yeux et repris le refrain.

Je réalisai que je n'avais jamais pris le temps de réellement l'observer. Autrement, j'aurai remarqué qu'il était diablement beau. Ses cheveux formaient de légères boucles. Ses doigts fins se déplaçaient gracieusement sur le clavier. Ses lèvres, lorsqu'elles se débarrassaient enfin de son sourire narquois, s'emblaient douces au touché. Je rêvai de revoir ses yeux bleu-gris. Sa voix de velours retranscrivait parfaitement les émotions de la chanson. Il paraissait si normal que c'en était déroutant. Mais c'était reposant de le voir sans son air machiavélique. Cela le rendait encore plus sexy. Stop ! Mais à quoi pensai-je ? C'était mon ennemi… Mais je ne pouvais quand même pas nier qu'il était attirant… C'était un fait.

POV Klaus

J'entendais les battements de son cœur qui s'accéléraient de plus en plus. J'étais plus satisfait de moi que jamais. Je riais intérieurement. Je terminai mon chant, et avant que je m'en rende compte, Elena l'avait déjà recommencé. Elle avait fermé ses beaux yeux chocolats et serrait ses mains au niveau de sa poitrine.

Comment avais-je fait pour ne jamais remarquer qu'elle était aussi belle ? Et surtout, qu'elle était aussi différente de Katherine ? Parce qu'elle l'était. Elle semblait si naturelle, si humaine. Elle était même rayonnante. Ses longs cheveux châtains avaient beaucoup poussés et atteignaient le milieu de son dos. Ils paraissaient d'une douceur incroyable. Ses lèvres formaient un sourire de pur bien-être, un sourire pour lequel n'importe qui se damnerait, mais c'était peut-être un peu tard pour penser à me damner de nouveau… Je ne parlerai même pas de sa voix. Pour une humaine, je la trouvais particulièrement attirante. Non ! Je ne devais pas penser de telles choses !

Et voilà ! Maintenant, j'avais de nouveau faim. Et je ne pouvais pas mordre ma source d'hybrides par peur de la tuer. Je me levai brusquement en lui arrachant un cri de surprise.

- Qu'est-ce qu'il ce passe ? demanda-t-elle.

Elle avait peur. Je le voyais. Elle recula de quelque pas et observant mon visage. Je devais avoir les yeux rouges.

- Tu me donnes soif ! grinçai-je d'un air menaçant.

Je parvins à me contrôler un peu et redevins normal.

- Ne t'en fait pas. Ta copine la sorcière est passée hier et m'a apporté des poches de sang.

Je me repris en main. Je semblais si faible ainsi. Il me fallait une phrase cinglante, et vite.

- Et, de toute façon, je ne vais pas te tuer tout de suite. Ce serait moins drôle, et puis je m'ennuierai tout seul…

En quelques secondes, j'avais vidé une poche de sang dans un verre de whisky et m'étais assis sur le canapé, devant la cheminée. Elena s'assit également, mais à l'autre extrémité du sofa.

- Viens à côté de moi, la narguai-je, on dirait que tu as peur.

- Disons que je me méfie, répliqua-t-elle.

Un lourd silence s'installa.

- Merci pour tout à l'heure, dit-elle d'une toute petite voix.

Je me remis à sourire rien qu'en pensant que je l'avais forcé à me remercier.

- De rien. Mais ce n'étais pas gratuit. En plus, tu me dois une chemise.

- Je n'ai pas d'argent sur moi. Et de toute façon, je ne peux pas sortir t'en acheter une.

- Il y a d'autre façon de payer, chérie.

Elle m'observa d'un air horrifié, les joues plus rouges que mes yeux quelques minutes auparavant. Puis, à mon grand désespoir, elle se reprit.

- Tu es fier de toi, hein ?

- Très. Mais tu devras trouver un moyen de me rembourser, et le plus vite possible.

- Et que veux-tu que je fasse ?

J'arquai un sourcil pour lui faire comprendre ce à quoi je pensais.

- Hormis ça,ajouta-t-elle.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, réfutai-je d'un air faussement innocent.

Elle plongea ses yeux dans les miens. Je la savais au pied du mur. Elle ne voulait certainement pas avoir une dette envers moi. Je commençais à bien m'amuser avec elle.

Je posai mon verre sur la table basse devant moi, et en moins d'un dixième de seconde, je me retrouvai au-dessus d'elle.

- Tu as mis trop de temps. Donc, je vais choisir pour toi. Pour me remercier je veux que…

Que pourrais-je lui faire faire de sympathique, mais qu'elle accepte tout de même de réaliser ? Que voudrait-elle bien faire, mais à contrecœur ?

- … Tu m'embrasses.

C'était simple, mais implacable. La lueur dans ses yeux traduit quelque chose que j'identifiais comme de la peur, mais je n'en étais pas totalement certain.

- Hors de question, répondit-elle catégoriquement.

- Tu n'a pas le choix. A moins que tu veuille garder ta dette envers moi pour l'éternité…

Elle grogna. Elle n'était apparemment pas très satisfaite des options qui s'offraient à elle. Puis, son visage s'approcha lentement du miens, et ses lèvres frôlèrent les miennes. Mais elles se contentèrent de les frôler.

POV Elena

Il racla sa gorge, signe qu'il en voulait plus. De son point de vue, c'était compréhensible : après tout, ce que j'avais accepté de lui donner n'était pas un véritable baiser.

Mais, de mon point de vue, sa monstruosité n'avait plus de limites. Il forçait une jeune fille qui venait à peine de rompre à embrasser quelqu'un d'autre. Seulement, il avait raison. Je me répugnais d'avoir une quelconque dette envers lui. D'autant plus que j'avais toujours appris à assumer les conséquences de mes actes. Je n'avais donc aucun autre choix. Il allait voir ce qu'il allait voir.

Je passai main dans ses cheveux et capturai ses lèvres. Elles étaient aussi douces qu'elles en avaient l'air. Un frisson parcourra mon corps et il me sembla qu'il en fut de même Klaus. Mais je me faisais surement des idées. Je sentis tout de même ses muscles se contracter. A bout de quelques secondes, je parvins à décoller ma bouche de la sienne.

- Et bien voilà, dit-il d'une façon démoniaque, ce n'était pas si dur.

Il se leva et laissa sur le canapé. Avant de sortir de la pièce, il se retourna en me lançant un regard langoureux.

- Et, la prochaine fois, prend un bonbon à la menthe.

Il me fit un clin d'œil, et me laissa seule avec moi-même. Je restai tétanisée, tremblante.

- Mais qu'est-ce qui m'a pris ? finis-je par murmurer, au bord des larmes.

Fin

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