Hello tout le monde !

Je vous présente un nouveau chapitre de ma fiction !

Je remercie encore toutes les personnes qui m'envoient des reviews (réponse aux reviews à la fin du chapitre) !

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la CW et à L.J Smith.

Chapitre 7 : Fragments

POV Elena

Lorsque j'ouvris les yeux, le soleil était déjà à son zénith. J'essayai de me redresser sur le lit, mais ma tête faillit exploser. C'était les signes annonciateurs d'une gueule de bois, alors que je ne me souvenais absolument pas avoir bu. En observant autour de moi, je me rendis compte que j'étais dans la chambre de Klaus. Je ne pouvais pas avoir… Je tentai de réfléchir un peu, malgré ma migraine. Je ne me souvenais absolument pas de ce qui s'était dérouler le soir précédent, ni de comment Klaus s'en était rendu responsable. Il fallait que je rassemble mes esprits.

- Tu arrêteras de te plaindre si je fais quelque chose avec toi ?

Ce fragment de mémoire me revint. Oui, j'avais proposé quelque chose à Klaus parce qu'il s'ennuyait. Depuis qu'il m'avait sauvé des griffes de Stefan, il était devenu distant avec moi. Et sans savoir pourquoi, cela m'affligeait. J'avais donc décidé de faire quelque chose pour entrer en contact avec lui de n'importe quelle façon, et pour l'empêcher de répéter pour la énième fois à quel point il s'ennuyait.

- Un jeu peut-être.

Que m'était-il passé par la tête à ce moment là ? Si j'avais été assez bête pour proposer à Klaus de faire un jeu, cela ne m'étonnait plus que j'ai fini bourrée.

- Chacun notre tour, nous pourrons poser une question à l'autre, qui sera obligé d'y répondre sans mentir.

C'était beaucoup trop simple pour lui. Il y avait un problème. Qu'avais-je bien pu lui révéler d'embarrassant ? Je rougis à cette idée. Et s'il m'avait demandé ce que je pensais de lui, qu'aurais-je répondu ? Et s'il l'avait fait ? Je grognai, énervé par mon inaptitude à me souvenir de ce qui c'était passé. Mais moi également, j'avais dû découvrir des choses sur lui, que j'avais malheureusement totalement oubliées.

- Mais, à chaque fois que l'un de nous deux posera une question, il devra retirer un vêtement.

En effet, il me manquait bien une partie de son résonnement. Il était impossible que j'aie accepté. Enfin, je croyais. Je me souvins de l'irrésistible envie que j'avais eue de dire simplement oui, sans réfléchir plus que cela. L'idée de voir Klaus se déshabiller devant moi m'avait totalement décontenancée, mais irrémédiablement attirée.

- D'accord. Mais j'aurais au moins besoin d'un verre.

Voilà comment j'avais commencé à boire, et petit à petit, j'avais vidé de plus en plus de verres. Face à lui, je faisais vraiment n'importe quoi. Je ne me pensais pas aussi irresponsable, mais apparemment, je n'étais pas si forte que je le croyais. Mais maintenant, ce que je devais savoir, c'était comment j'étais arrivée dans son lit. Ma concentration m'échappait petit à petit, toutes mes pensées devenant de plus en plus floues. Décidément, les gueules de bois ne me réussissaient pas du tout.

- As-tu déjà été amoureux ?

- Oui.

Il avait aimé. Cela me semblait improbable pour lui, mais après tout, que savais-je réellement de qui était ? Mon cœur se serra, mélangé entre un sentiment de tristesse face à cette vérité et un soupçon de jalousie que je ne parvins à nier. Tout était confus. J'étais jalouse de l'amour qu'il avait porté à une femme certainement morte depuis longtemps, alors que rien ne me liai à lui.

- As-tu déjà couché avec Damon ?

- Non.

Il pensait que Damon et moi étions ensemble. Je l'avais vu dans son regard, ainsi qu'autre chose que je n'étais pas parvenue à déchiffré. Mais que diable lui avait donné cette idée ? Peut-être Stefan. Je n'avais aucun moyen de la savoir, mais le fait qu'il le croit m'avait blessé.

- Comment s'appelait-elle ?

- Lilia. Pourquoi tu ne l'as pas fait ?

- Parce que je n'en avais pas envie.

Je ne comprenais pas pourquoi, mais l'envie d'en savoir un peu plus sur sa vie amoureuse me démangeait à chaque question. Je voulais tout savoir sur sa partie humaine, sur la partie de lui qui pouvait encore ressentir. Une évidence sortis du fond de mon cœur sans prévenir : je voulais savoir s'il y avait une chance qu'il puisse un jour ressentir quelque chose d'autre que de la haine et de l'indifférence pour moi.

Les questions s'enchainaient de plus en plus vite, et j'étais de plus en plus ivre. Nous parlions respectivement de nos pseudo-couples qui n'avaient jamais réellement fonctionnés. J'avais appris qu'il aimait quelqu'un il y avait peu de temps, et qu'elle avait fini comme l'autre. Cela me faisait froid dans le dos, mais en même temps, sans pouvoir l'expliquer, j'étais soulagée. Oui… Savoir qu'il était seul me rassurait. Et puis tout dérapa.

- Combien de fois as-tu trouvé que j'étais beau depuis qu'on est ici ?

- Chaque jour.

Je n'avais pas pu répondre ça. C'était totalement faux. Quoi que… Je ne pouvais nier qu'il avait un certain charme, ni qu'il était particulièrement séduisant. Mais pas au point de m'en faire la remarque chaque jour. Mon cerveau devait me jouer des tours. Ou non. J'étais parfois fascinée par son apparence sans m'en rendre compte.

- Et toi ?

- A chaque seconde, chérie.

Il me trouvait belle. Mon cœur s'emplit de chaleur et un grand sourire apparut sur mon visage. Il fallait que je me calme, mais je n'y arrivais tout simplement pas.

- As-tu déjà pensé à m'embrasser volontairement ?

- Oui.

Je m'en voulais terriblement pour ne pas avoir réussi à mentir à Klaus. Il était vrai que chaque fois que je voyais ses lèvres, les battements de mon cœur s'accéléraient dangereusement. Que pensait-il de moi à présent ? Il devait rire de ma faiblesse depuis hier.

- As-tu déjà pensé sérieusement à coucher avec moi ?

- Oh oui…

Ce fut l'apothéose. Je faillis faire une crise cardiaque à sa réponse. Je m'allongeai sur mon lit, les joues plus rouges que jamais. Je suffoquai. Mes yeux se fermèrent lentement, et des images défilèrent devant mes yeux, sans que je puisse les arrêter. Je le voulais, mais il était impossible de stopper toutes les souvenirs qui envahissaient mon esprit. A présent, j'aurais tout fait pour ignorer la suite.

J'avançai lentement vers lui, tandis qu'il essayait de reculer, sans grand succès. Je capturai ses lèvres sans attendre. Je m'assis à califourchon sur lui, approfondissant le baiser. Le désir envahit totalement mon corps. Je me retrouvai sur le lit de Klaus avant d'avoir eu le temps de dire quoi que ce soit. Je parvins à me relever pour le plaquer contre le mur sans qu'il n'oppose la moindre résistance. Ma bouche se pressa de nouveau contre la sienne avec envie, tandis que mes mains parcourraient avidement son torse.

Mon cœur s'affolait de plus en plus sans que je ne puisse rien faire pour l'en empêcher. De toute évidence, j'avais bien couché avec lui. D'un côté, le fait qu'il est profité de moi m'horrifiait, mais d'un autre, cela ne me déplaisait pas.

Mais il me repoussa, encore et encore, malgré mes assauts vers lui. Il fini par crier pour que j'arrête. Il ne voulait pas de moi.

Oui, il ne voulait pas de moi. Tout mon corps se figea d'un seul coup. Mes yeux s'emplirent de larmes. Pourquoi ?

Il avait détruit toute trace de bonheur dans ma vie, et pourtant, il était la seule chose que je désirais encore. Je voulais qu'il reste à mes côtés, qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me donne l'amour qu'il me manquait. Mais je ne pouvais pas souhaiter tout cela. Comment la cause de mon malheur pouvait-elle être aussi la source de mon bonheur ? Seulement, je ne pouvais plus nier. C'était trop dur pour une jeune fille comme moi. Je l'aimais, inexorablement. Et ce n'était absolument pas réciproque. Je me sentis vide, remplie d'une souffrance que je ne pouvais pas évacuer librement. Je commençai à sangloter. Je voulais arrêter le défilement de mes souvenirs, mais c'était impossible. Et les images recommencèrent…

- Je t'aime, crois-moi.

POV Klaus

Elle pleurait. J'avais d'abord entendu son cœur battre de plus en plus vite, puis se calmer, avant d'entendre ses pleurs. Je n'avais pas bougé, n'osant pas l'interrompre avant qu'elle n'ai fini. Alors je restais assis sur le canapé, essayant de résister à mon envie d'aller la consoler. Tout à coup, elle se tu.

Elle descendit les escaliers en trombe et se planta devant. Je me redressai tant bien que mal, pour pouvoir écouter ce qu'elle avait à me dire. Mais elle ne fit rien. Elle resta là, immobile, ses yeux dans les miens. Et puis tout à coup, elle s'agenouilla à mes pieds et fondit en larmes. Je me mis à son niveau et enroulai mes bras autour d'elle. Elle me faisait totalement perdre mes moyens. D'un coup, elle me repoussa et commença à trembler.

- Qu'est-ce que tu m'as fait, murmura-t-elle.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, répondis-je en essayant de me rapprocher.

Elle recula de nouveau, jusqu'à se retrouver collée au mur. Je savais que je devais rester à une certaine distance, mais mon corps ne m'obéissait plus. J'avançais vers elle, tentant sans grand succès de voir son expression, cachée par ses cheveux.

- Qu'est-ce que tu m'as fait, répéta-t-elle en criant.

Elle se débattit lorsque je posais une main sur son épaule, mais elle ne pouvait me faire face.

- Elena… Je ne comprends pas…

Que voulait-elle dire ? Sa main frappa ma joue. J'aurais dû riposter, mais je n'avais pas la force d'utiliser la violence contre une petite chose si faible. Elle releva la tête vers moi. Mes doigts se perdirent dans une mèche de ses cheveux.

- C'est impossible que je ressente ça, bégaya-t-elle.

Mes yeux s'écarquillèrent d'un seul coup. Voulait-elle dire qu'elle m'aimait ? Je savais que je ne devais pas espérer, que c'était impossible, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Elle se colla à moi.

- Pourquoi ? Pourquoi quand je suis avec toi, tout se déroule toujours ainsi ? … Pourquoi tu réussis toujours à avoir ce que tu veux de moi ? … Pourquoi tu sais toujours quoi me dire ? … Pourquoi tu m'as dit que tu m'aimais ? … Et pourquoi, même si tu me traite comme ça, même si tu as tout détruit dans ma vie, je ne peux pas arrêter de ressentir ce que je ressens pour toi ?

Je voulais lui répondre, mais aucun son ne sortait de ma bouche. Elle avait clairement débarrassé mon esprit de la moindre trace de doute. C'était inespéré, tellement que je refusai d'y croire.

- Et que ressens-tu exactement ?

- Ne m'oblige pas à te le dire.

Je soupirai. Nous étions si près du but, et elle refusait toujours d'avouer.

- Très bien, dis-je sur un ton faussement résigné, dans ce cas, je ne te dirais pas non plus que je t'aime.

Elle arrêta de respirer. Ce que j'avais fait était idiot, je le savais, mais je me sentais beaucoup mieux. Le poids de ce secret devenait insupportable. Elle dévia son regard.

- Elena… Tu sais aussi bien que moi que nous ne devions pas en arriver là, mais tu sais aussi que nous n'avons aucune prise sur nos sentiments. Alors regarde-moi.

Elle continua à éviter ma vue. J'attendis, ce qui me sembla durer une éternité, mais rien ne changea. Je passai alors lentement ma main sur sa joue, ramenant son visage tout près du miens, et posais délicatement mes lèvres sur les siennes. Ce baiser ne dura qu'une seconde, mais il voulait tout dire. Il représentait mes aveux.

Je me détachais d'elle et lui tournai le dos. Je maudissais sa foutue conscience, et sans le vouloir, elle m'avait blessé.

- C'est bon, j'ai compris, lançai-je d'une façon agressive, Tu viendras me voir quand tu seras prête. Mais tu sais que je ne suis pas patient.

Je fis quelques pas vers la porte, sans attendre sa réponse.

- Klaus ! Tu sais que je ne peux pas te dire ça !

- Tu t'imposes toute seule des limites. C'est toi qui dois décider de ta vie.

Silence.

- Dans ce cas, fit-elle, je n'ai rien à perdre.

Je sentis sa tête contre mon dos. Elle passa ses bras autour de mon torse, et me serra.

- Je t'aime…

Fin

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Réponses aux reviews :

lilou.8085 = Merci d'avoir pris la peine de m'enoyer tes critiques, elles me serviront beaucoup pour mes prochaines fics !

Merci aussi à kellydu32, DHE212, Alexanee et aux autres que je n'ai pas cités !

Je suis désolée d'avoir mis autant de temps à écrire, mais j'avais beaucoup de travail. Alors pour compenser, j'ai fait un chapitre plutôt long (2169 mots !).