Hello tout le monde !

Je vous présente un nouveau chapitre de ma fiction !

Je remercie encore toutes les personnes qui m'envoient des reviews, auxquelles je ne réponds pas tout le temps…

Je vous préviens que ce chapitre est l'avant-dernier de ma fic, et donc que le prochain est l'épilogue.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la CW et à L.J Smith.

Chapitre 9 : Un cœur qui bat

POV Elena

Deux mois. Cela fait exactement deux mois que j'étais enfermées dans ce manoir avec Klaus. Et une semaine que j'avais cédé à la tentation. Comment ma vie avait-elle pu changer à ce point en si peu de temps ? L'endroit que je pensais être une prison c'était révélé une véritable échappatoire, un moyen de trouver ce qui me manquait. Qui aurait cru que ce serait Klaus ? Sûrement pas moi.

- Elena ? fit une voix derrière moi, tu peux m'aider ?

Je me retournai pour me retrouver nez à nez avec un Klaus à la chemise entrouverte et avec une cravate emmêlée.

- Tu as mille ans, répondis-je en riant devant sa tête déconfite, tu n'as pas besoin de moi pour faire un nœud de cravate. Et puis pourquoi tu mets une cravate au juste ?

- Excuse-moi de vouloir être beau devant nos invités.

Il jeta le morceau de tissu par terre et se dirigea vers le frigo. Je le rejoins.

- Nos invités ?

- Ta bande de joyeux compagnons viens aujourd'hui je te signale !

Aujourd'hui ? Avec tous les événements qui avaient eut lieu, j'avais totalement oublié que Bonnie venait nous apporter des provisions aujourd'hui.

- Ne me dis pas que c'est pour eux que tu te fais beau, plaisantai-je.

Il sourit et m'attira contre lui. Il était si différent de ce à quoi je m'attendais. Tellement mieux.

- Je ne veux pas avoir l'air d'un clochard quand je suis en si charmante compagnie, lança-t-il avec un regard charmeur.

- Dis plutôt que tu veux les narguer, répliquai-je.

- Il y a de ça.

Il m'embrassa tendrement. Je posai accidentellement ma main à l'endroit où devait se trouver son cœur. Des frissons parcouraient toujours mon corps quand je sentais que rien ne battait à cet endroit chez les vampires. Cela me rappelait qu'ils n'étaient plus vivants. Klaus se rendit compte de mon trouble.

- Tu sais, dit-il, ce n'est pas parce que tu fixes mon cœur qu'il va recommencer à battre.

- Je sais… Mais j'espère quand même.

- Je ne suis même pas sûr d'en avoir un.

- Ce n'est pas parce qu'il ne bat pas qu'il n'est pas là. Tous les vampires en ont eu un, un jour.

Il était tellement touchant parfois. Il prit à manger dans le frigidaire et s'assit face à moi à la table de la cuisine.

- En parlant de vampires, commença-t-il, pourquoi tu n'en es pas encore un ?

Je ne comprenais pas. J'étais humaine, tout simplement.

- Je veux dire, continua-t-il en voyant mon malaise, avec ce qui s'est passé avec Stefan, Damon, Katherine, les loups-garous, les hybrides et tout ça, tu n'as jamais voulu devenir un vampire ?

- J'avoue que j'y ai pensé, mais je n'ai pas pu m'y résigner.

Un silence s'installa. Son regard lourd montrait qu'il attendait la suite. J'inspirai lentement.

- J'ai déjà eu plusieurs occasions de devenir un vampire, mais je ne m'y suis jamais résigné. Je crois que le simple fait de penser que je vivrais en étant morte me faisait peur. Et puis, je ne pouvais pas vivre pour l'éternité, laissant tout ce que j'aimais derrière moi. J'ai toujours voulu une vie normale, tu comprends ? Et même si elle ne l'est plus vraiment, franchir le pas empêche tout retour en arrière. Et je n'avais encore rien trouvé qui vaille la peine d'abandonner mon humanité. Même pas Stefan.

Il réfléchit un long moment.

- Et moi, j'en vaux la peine ? lança-t-il finalement.

- Je ne sais pas. Je ne le saurais que quand j'y serais.

- Parce que tu comptes y être un jour ?

Piégée. J'engloutis une tartine de confiture entière avant de reprendre.

- Ce n'est pas sûr, mais ce n'est pas impossible.

Son sourire s'étira de nouveau, mais il se tut.

- Ҫa ne va pas ? demandai-je.

- Je ne te comprends pas…

Il semblait différent. D'une seconde à l'autre, il était passé de la joie à la peine.

- Quoi ?

- Personne ne m'a jamais traité comme ça.

- Et c'est mal ?

- Non. Je ne crois pas…

Je ne connaissais pas cette facette de sa personnalité.

- J'ai juste peur que ça s'arrête un jour, ajouta-t-il, je tiens à te garder pour moi. Je suis égoïste, tu sais ?

- L'amour est égoïste, Klaus.

POV Klaus

Tout était si… simple avec elle. Parler, rire, me confier, toutes les choses que je n'avais jamais réellement faites et qui me faisait un bien fou.

La journée était passée sans que je ne m'en rende compte, trop absorbé par ce que je ressentais pour penser à autre chose.

Un pas. Ils étaient là, je le sentais. Ils étaient tous là. Où pouvait bien être Elena ? J'entendais sa respiration. Elle savait aussi qu'ils étaient venus. Et une seule raison pouvait les avoir amenés à venir tous ensemble. L'heure était venue de nous séparer. Mais je n'allais pas me laisser faire sans réagir.

Je courus vers Elena, voulant rester le plus près possible d'elle. La porte s'ouvrit dans un grand fracas. Bonnie, Damon, Caroline, Alaric, Rebekah, et même Jérémy. S'ils pensaient pouvoir m'impressionner, ils se trompaient. Je remarquai quelque chose dans la main de la sorcière. Une amulette. Non ! Elle prononça des phrases incompréhensibles, sans que je ne puisse bouger pour l'en empêcher. J'étais littéralement paralysé, mon esprit bataillant entre deux idées : rester avec Elena ou sauver ma peau. La sorcière finit par se taire, et je sentis mon corps défaillir.

- Elena, murmurai-je avant de perdre connaissance.

POV Elena

Il tomba à terre devant moi. Je restais immobile. Je voulais crier, le réveiller, mais je restais là, à le regarder avec des yeux emplis de douleur. Je ne sais combien de temps passa sans que personne ne fasse le moindre geste. Quelqu'un – Damon ? – finit par m'emmener m'assoir.

Pendant que je vacillais sur ma chaise, comme endormie, Bonnie parlait. C'est du moins ce qui me semblait, et je croyais voir ses lèvres remuer, ses mains s'agiter, ses yeux brûler d'une lueur de rage. Je ne sais pas ce qu'ils disaient, et je m'en fichais. Une personne entra, m'arrachant à ma stupeur. C'était Rebekah. Je restais les yeux dans le vide, tachant de me concentrer sur leurs paroles.

- Mon frère est bien endormi dans le hall, confirma l'Originelle.

- Bien, acquiesça Damon.

Ils continuèrent de parler, sans que je ne capte le sens de la conversation. Bonnie plaça sa tête devant la mienne. Je ne réagissais pas. Mon corps semblait éteint, mon âme hanté par les souvenirs qui me rattachaient à Klaus.

- Mais qu'est-ce qu'il t'a fait à la fin ! hurla-t-elle.

Je n'avais rien à répondre. Il m'avait juste ouvert les yeux sur qui j'étais, sur qui je voulais être. C'est ce que je voulais lui dire, mais aucun son ne sortait de ma bouche.

- Ils ne comprendront pas. Ils ne feront même pas l'effort de t'écouter. Ils penseront que tu es folle, que je t'ai hypnotisé, ou pire, que tu t'es retournée contre eux. Ils se ficheront royalement de toutes les années d'amitié que vous avez partagées. Tout ce qu'ils verront, c'est que tu les as trahis.

Klaus avait raison. Tout ce passerait exactement comme cela, parce qu'ils ne savaient pas qui il était réellement. Mais moi, je voulais juste rester avec lui. Pour toujours…

- Et moi, j'en vaux la peine ?

Oui. Il était la personne qu'il me fallait. Je pouvais tout abandonner, j'étais prête à ça. Pourtant, je n'avais ce sentiment que depuis peu de temps, mais j'avais l'impression que cela faisait une éternité. Je ne me voyais pas le laisser définitivement derrière moi.

Je me levai et me dirigeai vers la cuisine, comme un zombie. Tout le monde me suivit, en chuchotant, sans que je ne comprenne ce qu'ils pouvaient bien dire. J'avais le sang de Klaus dans mon corps. J'avais du sang de double dans mon corps. Un seul coup bien placé et je deviendrai un hybride, ou un vampire, ou un mélange des deux peut-être.

- Je suis désolée, dis-je en m'adressant à tous, sachez juste qu'il ne m'a pas hypnotisée, ni forcée, ni menacée. C'est seulement une personne qui a trop perdue durant sa vie.

Leur silence était pesant. Ils ne comprenaient pas où je voulais en venir, et c'était très bien comme ça. Je me tournai vers Rebekah.

- Juste une chose, ajoutai-je, il t'aime, de tout son cœur.

Je m'emparai alors d'un couteau et le plantai dans mon corps, en plein dans mon cœur.

POV Klaus

L'odeur de son sang emplissait toute la maison. Qu'avait-elle fait ? Une main attrapa ma tête et me força à ouvrir les yeux. Ma sœur…

- Réveille-toi, dit-elle assez lentement pour que personne ne l'entende, je ne sais pas ce que tu lui as fait, mais elle a besoin de toi.

Je me redressai d'un seul coup, paniqué.

- Où est-elle ?

- Dans la cuisine. Mais…

Je n'attendis pas la fin de sa phrase et me précipitai là où Elena se trouvait. Son corps était inerte, son sang se déversait lentement sur le carrelage blanc. Même ainsi, elle restait belle à se damner. Je n'eu pas le temps de vérifier comment elle allait que Damon se jeta sur moi. Mais je l'envoyai valser sur le mur le plus proche en un seul geste.

- Ne bougez pas, ordonnai-je.

Je me baissai avec mille précautions et passai ma main dans ses cheveux colorés d'un rouge profond au niveau des pointes. Elle était bien morte, pour l'instant. Je la soulevai pour l'emmener avec moi. Je me retournai vers ses amis. Ils m'observèrent, choqués. Rebekah arriva et me signe de la suivre.

- Bon, commençai-je, je vais y aller.

Je fis quelques pas avant de me retourner vers eux.

- Vous savez, elle tenait à vous. Mais elle n'aurait pas pu supporter que vous la détestiez.

Personne ne prononça un seul mot. Ma sœur et moi courûmes jusqu'à l'extérieur. Nous pûmes passer la porte sans encombre, et nous nous arrêtâmes au milieu de la forêt après avoir vérifier que nous étions bien seuls.

- Je sais où sont les cercueils, lança-t-elle tout à coup.

- Alors allons-y.

Elle avança sans un regard pour moi.

- Rebekah, l'appelai-je.

Elle se retourna et posa ses yeux sur les miens. Je souris. Elle était toujours la même, fière, prête à m'affronter en toutes circonstances mais sans jamais franchir le pas.

- Merci pour tout.

Fin

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