Coucou mes lemoniaques !

Je sais que j'ai mis mes autres fictions en pause mais comme vous l'avez remarqué, je n'ai rien dit sur celle-ci et pour cause, je ne la met pas en pause dans l'immédiat. Elle y sera peut-être dans un temps mais pas dans l'absolu.

J'ai enfin pris le temps de vous répondre personnellement et j'en suis très contente ! Je le ferais dorénavant tout le temps, dans la mesure de mes moyens... D'ailleurs, à ce propos, on se retrouve à la fin.

Merci aux anonymes : Kadopilou (pour ta demande, je verrais ce que je peux faire mais je ne te promet rien), Morgane et anges0112.

Enfin bref, je vous laisse avec ce nouveau chapitre de "Situations Erotiques"

Action ? On tourne

...

The Dark Room

Tous les jours, c'était la même chose. Je me levais, retirais mon pyjama de la nuit, fonçais sous la douche où je nettoyais la sueur qui s'était installé sur moi pendant mon sommeil, sortais de la cabine chaude et humide, me séchais et mettais les vêtements qui se trouvaient sur mon lit, nouvellement refait, à mon retour de la salle de bain. Je me maquillais et me parfumais légèrement avant d'enfiler mes talons aiguilles, ma veste en cuir et de prendre mon sac à main. Je sortais ensuite sous la chaleur étouffante du dehors mais ne faisais pas un pas avant d'être embarquée dans cette voiture noire aux vitres teintées.

Le chauffeur, que je ne voyais ou n'entendais jamais, m'amenait dans un souterrain ou un parking privé, à chaque fois différents, et me jetait, à travers la vitre qui nous séparait (teintée elle aussi), une enveloppe, que je prenais avant de m'extirper de la voiture, de claquer la portière et de regarder les phares s'éloigner. Je poussais mon traditionnel soupire avant de retirer mes lunettes de soleil de mon sac et de les mettre sur mon nez. Cela ne servait à rien, vu que j'étais dans un endroit sans soleil mais je préférais qu'on ne me reconnaisse pas au cas où quelqu'un s'amènerait dans le coin. J'allumais une cigarette, ouvrais le cachet de l'enveloppe et vérifiai où je devais me rendre.

« ASCENSEUR B

Etage 13, Appart 212

Tape deux fois et entre »

Je jetais la moitié de ma cigarette, que je n'avais pas finie, avant d'appuyer sur le bouton d'appel de l'ascenseur. J'attrapais par la suite mon briquet, enflammais les papiers que j'avais dans les mains avant de balancer le tout dans une poubelle, qui se trouvait juste à mes côtés. Pressant le bouton 13, je me recoiffais rapidement, regardant mon reflet dans le miroir, qui occupait un pan de mur de la petite cabine. Retouchant également mon gloss, j'inspirais profondément en entendant le « ding » d'arriver.

Sortant de l'ascenseur, je pris la direction de l'appartement 212, comme c'était convenu sur la feuille, y tapais deux fois comme prévu et poussais la porte avant de rentrer dans la pièce et de claquer derrière moi afin de lui annoncer ma présence. Comme d'habitude, une musique lente et sensuelle retentissait et donnait une ambiance chaude à la salle. Cette dernière était sombre et pratiquement vide. Un simple rayon lumineux éclairait un canapé rouge sang, que je devinais aisément être en velours. Je savais également qu'il se trouvait dans un des coins noirs de la pièce mais comme à chaque fois, je ne l'apercevais pas du tout. Seul le souffle erratique qui se faisait entendre à la fin de ma séance m'indiquait que je n'avais pas été seule dans cette pièce.

Je déposais mon sac à main juste à côté de la porte et avançais vers le faisceau lumineux. La musique changea et devint encore plus lente et érotique, si je m'avouais le mot. J'inspirais avant de passer mon index sur la surface douce et accueillante du sofa. Je mordillais ma lèvre inférieure avant de fermer les yeux et de m'imprégner de la musique qui emplissait la pièce. Je devenais une tout autre personne, emportée uniquement par son instinct, son envie et son corps. Je contournais le canapé avant de retirer mes lunettes de soleil, afin de lui offrir la vue de mes yeux verts. Quittant lentement ma veste de cuir, que je balançais à l'autre bout de la pièce côté porte, je rentrais dans mon rôle de femme fatale et séductrice. Je bougeais mes hanches au rythme de la musique, sensuellement, de sorte à le rendre fou. Je ne savais pas où il était mais je pouvais sentir son regard, comme à chaque fois que je dansais devant lui.

Mes mains accompagnèrent mes mouvements alors qu'elles passaient le long de mes flancs, pour prendre en coupe ma poitrine, uniquement recouvert par une chemisette noire et un soutien-gorge noir en dentelle transparente. Mes doigts filèrent dans mon cou, passèrent ma nuque et je remontais mes cheveux en l'air, mordant ma lèvre, fermant mes yeux, avant de les relâcher et de marcher tout autour du canapé, les yeux toujours clos et faisant résonner mes talons sur le sol. Je me mouvais toujours aux battements de la musique et je m'arrêtais contre le dossier du sofa, posant mes fesses dessus et renversant ma tête en arrière. Mes mains revinrent sur ma gorge avant de descendre vers mon décolleté. Je déboutonnais lentement les boutons de ma chemise, la tête toujours renversée.

Une fois le dernier bouton défait, je laissais le vêtement en place et partis m'asseoir sur le canapé. Mon bassin dansait toujours alors que mes doigts venaient caresser la peau tiède de mon ventre, roulant autour de mon nombril. Une fois assise, j'écartais légèrement mes jambes. S'il était en face de moi à cet instant, il aurait très bien pu voir mon sous-vêtement blanc, dépareillant avec mon haut de lingerie fine. Après tout, c'était ce qu'il avait décidé alors il ne devrait pas m'en tenir rigueur. Il aurait également vu les attaches de mon porte-jarretelles et ma peau claire comparée au brun du bas qu'il m'avait fait mettre. Alors que je baissais mon buste (aurait-il une vue imprenable sur mon décolleté et ma poitrine généreuse ?), je fis glissais mes mains le long de mes jambes, les enroulant autour de mes chevilles avant de faire le chemin inverse. Deux fois.

La troisième fois que mes doigts effleurèrent le rebord de ma minijupe en cuir, je me relevais et mettais un pied sur mon assise. Me cambrant exagérément, je retirais l'attache de mon premier talon avant de l'enlever lentement, mettant la chaussure de côté. Je fis de même avec la seconde, encore plus lentement, lui faisant par la même occasion profiter de mon postérieur non couvert, peut-être. Je me relevais intégralement, balançant à nouveau des hanches et du bassin, passant mes mains sur ma poitrine pour les reloger une nouvelle fois dans ma tignasse brune. Mettant mes genoux sur le canapé, je tournais pour m'asseoir sur le dossier du sofa, écartant au maximum mes jambes. Je mordillais ma lèvre inférieure et pour la première fois depuis des mois, j'entendais un son étouffé, avant même que je ne sois complètement dévêtue. Souriant de son manque de contrôle, je me permis de passer un de mes index vers mon point central, qui commençait à chauffer, à l'idée que l'on m'espionne en train de danser sensuellement et de me déshabiller.

La musique changea à nouveau, dans un rythme un peu plus endiablé mais toujours aussi érotique. Le rythme de la chanson me permit de jouer à ouvrir et refermer les pans de ma chemise défaite. Je me fis glisser le long de l'appuie-tête et repris une place plus confortable. M'allongeant entièrement sur le sofa, je levais et descendais mes hanches, dans des gestes bien plus qu'équivoque. Mon bassin faisait des va-et-vient, de haut en bas, de bas en haut, alors que je léchais ma lèvre inférieure, remontant ma main droite le long de mon estomac et de la placer sur mon sein encore recouvert par le fin tissu de mon soutien-gorge.

Quelques secondes plus tard, alors que j'étais désormais certaine de l'avoir rendu « tendu », dirons-nous, je me relevais et retirais d'un seul mouvement ma chemise avant de la faire voler dans la pièce, toujours aussi sombre et éteinte. Je passais derrière le dossier du canapé et me penchais afin de poser mes paumes à plat sur le sofa de velours. Mes fesses bougeaient en rythme, de droite à gauche. Je regardais droit devant, comme si je le fixais lui. Je passais ma jambe par-dessus le dossier et retirais un des attaches de mes bas. Je roulais ce dernier lentement, fixant toujours devant moi avant de fermer les yeux et d'imaginer les doigts d'un homme sur ma peau. Là, je devais commencer à ne plus être moi. Là, je devais commencer à m'en aller loin de cette pièce, où j'étais seule mais paradoxalement accompagnée. Je ne devais plus être celle qui me touchait. Il fallait que je sois touché par un homme et rien de mieux pour moi de le faire les yeux fermés.

J'imaginais alors les mains douces, chaudes mais également viriles d'un homme à la place des miennes. Je retirais mon premier bas avant de remonter lentement la pulpe de mes doigts le long du collant de ma seconde jambe. Instinctivement, mes ongles trouvèrent l'attache et je répétais mon précédent mouvement, avec toujours autant de douceur, de lenteur mais j'insufflais un peu de rudesse à mon toucher, comme un homme l'aurait fait. Une fois le deuxième bas balancé dans la pièce, je me dirigeais sur le devant du sofa afin de m'y rasseoir. La chanson avait de nouveau changée, ce qui m'annonçait que j'étais encore plus lente que je ne le pensais. Cette fois, le rythme avait repris au ralenti, me faisant redoubler de lenteur. La peau nue de mes jambes frottèrent contre le velours alors que je m'asseyais, fesses au bord de l'assise.

Ma tête se balança encore une fois en arrière alors que je caressais mon buste lentement, soufflant de plaisir lorsque je passais sur les pointes durcies de mes tétons toujours prisonniers de tissu. Ma langue passa encore sur mes lèvres alors que mes ongles voyageaient sur la lisière de la dentelle de mon sous-vêtement. L'un de mes doigts remontant le long de la fine bretelle, je la fis glisser de mon épaule avant de faire la même chose avec la deuxième bretelle. Mon majeur et mon index marchèrent en direction de mon estomac, qui se contracta lorsque je le frôlais rapidement. Trop rapidement. Par la suite, je fis glisser la fermeture éclair de ma jupette avant de me lever et de la faire tomber de mes hanches lentement. Perpendiculairement à mon assise, je me cambrais afin d'accompagner mon dernier véritable vêtement jusqu'au bas de mes chevilles. Les fesses en l'air et à l'air, je me remis à bouger langoureusement au rythme de la musique. J'envoyais valser ma jupe avant de prendre place sur le canapé, à quatre pattes.

Mon dos se cambra au maximum alors que mes yeux se fermaient. Je l'imaginais venir se mettre derrière moi, ne pouvant plus contrôler son désir ou la tension sexuelle qui régnait dans la pièce. Je l'imaginais se placer dans mon dos, frapper une de mes fesses offertes de sa main puissante et d'arracher mon string trempé de son autre main, avant de me pénétrer durement, me faisant gémir ou crier grandement. Les images se jouaient dans ma tête et un gémissement naquit dans ma gorge.

- « Hum… », laissais-je sortir.

Je mordais ma lèvre inférieure trop tard, voulant faire taire, étouffer mon soupir de bien-être. J'entendis comme une réponse alors que je passais une main dans mon dos afin de faire comme il l'aurait fait, s'il s'était montré. Ma main claqua, mon bassin toucha le divan et je me retournais sur le dos. Mes jambes se croisèrent et de décroisèrent avant qu'une d'elles ne se lève complètement et ne s'adosse à l'appuie-tête, ouvrant mes cuisses largement. Je passais un doigt dans ma bouche avant de le faire suivre un chemin inventé le long de mon corps. Passant mon monticule droit, je fis tourner mon doigt autour de mon mamelon avant que ce dernier n'aille se cacher sous le tissu de mon string. Ma fente était trempée de désir refoulé. Je mordais fortement l'intérieur de ma bouche afin de ne pas montrer à quel point j'étais excitée, à ce moment même.

Je faisais ça pratiquement tous les jours et la véritable délivrance n'arrivait pratiquement jamais. Jamais un homme ne me touchait réellement. Je n'avais jamais la voix rauque d'un homme excité, au creux de mon oreille. Je devais me diriger toute seule, me faire du bien seule. J'aimerais plus que tout qu'un homme me dise ce que je dois faire mais ils avaient soit trop peur de se montrer, soit trop peur des conséquences de leurs actions. Beaucoup d'hommes mariés venaient me voir, si j'avais bien compris. Je ne devais pas parlé de mon activité et les autres (les hommes ou femmes, je ne savais jamais pour qui je travaillais, me touchais et dansais) ne devaient jamais révéler ce qu'il savait sur ce « trafic ». Je ne pouvais pas les voir dans des bars ou autres restaurants car je ne savais pas à quoi ils ressemblaient mais eux… Eux pouvaient très bien me reconnaître. Ils me voyaient pendant de longues minutes, me donner du plaisir, les satisfaire visuellement.

Pour bien faire ce qu'il m'était demandé de faire, je m'imaginais, accompagnée d'un apollon. Ce Dieu Grec que j'avais vu tant de fois, à mon bar fétiche, à mes amis et moi. Je sentais son regard sur moi toute la soirée avant que je ne m'en aille pour aller me reposer. La première fois, je pensais qu'il m'avait reconnu, pour être venu me voir travailler mais je m'étais aussitôt dit qu'un homme de sa classe, de sa beauté, n'avait visiblement pas besoin de passer par ce genre de chose pour prendre du plaisir. Les hommes, même si un peu soulagé à leur départ de la pièce, devaient quand même être frustrés, non ? Voir une femme se touchait, devant eux, sans aucune gêne, sans pouvoir participer, ça devait bien en déranger plus d'un, non ?

Je soufflais légèrement avant de reprendre vie et de bouger ma seconde main, qui était restée inerte jusqu'à présent. Je courbais mon dos de sorte à ce que ma main passe dans mon dos pour retirer l'attache de mon carcan. Je réussis du premier coup et le balançais, lui aussi, dans la direction de mes autres vêtements, près de la porte d'entrée. Alors que ma main gauche prenait un de mes seins en coupe, ses doigts venant titiller mes mamelons, j'entendis un bruit sourd. Souriant, je me décalais et m'allongeais sur mon flanc afin que l'homme (car c'était le bruit ou le juron d'un homme et non d'une femme) puisse mieux voir ce que j'étais entrain de me faire. Je fermais les yeux et me l'imaginais, ce beau mâle à la tignasse dorée du bar.

Mes doigts toujours en action dans mon string, je sursautais lorsque pour la première fois depuis des mois, j'entendais une voix s'élevait dans la pièce presque silencieuse.

- « Retire ton string. », lança la voix de celui qui me regardait, dans l'ombre.

Une vois grave, rauque et chaude. Tout comme celle que j'imaginais pour mon inconnu du bar. Trop excitée de ne plus être seule dans le « jeu », je ne cédais pas à son ordre, car oui, la manière dont sa voix avait claqué, le ton, m'indiquait que ça ne semblait pas être une demande mais plutôt un ordre. Seul mon majeur allait et venait le long de ma fente humide alors que mon autre main s'occupait toujours de mon sein. Mes hanches roulèrent mais je ne fis jamais ce qu'il m'avait demandé de faire. Mon index se joignit à mon majeur alors que je sentais la boule dans mon bas-ventre grandir. Je changeais de sein, essayant de ne pas faire de jaloux. Mon dos s'arqua alors que je griffais simultanément mon clitoris et mon téton.

- « Je répète : retire ton string. Tout de suite ! », sa voix claqua dans la pièce, plus rauque et tendue que jamais.

- « Hum… », fus ma seule réponse correcte.

Je léchais mes lèvres avant de me redresser difficilement. À ce stade de la séance, je devais avoir fini mais je continuais à jouer avec la lenteur. Me mettant sur les genoux, je fis glisser les ficelles de mon string pour aussitôt les remonter, jouant par la même occasion avec mon voyeur. J'entendis un grognement sourd, qui me lança des frissons tout le long de mon échine et m'excitant encore plus. Dans la vie, j'adorais les dominateurs. J'aimais qu'on me donne des ordres et j'aimais sentir le pouvoir d'un homme sur moi. En revanche, là, j'avais le contrôle. Je choisissais de tout. Si j'avais envie ou non de retirer ce foutu string. J'avais bien entendu envie de l'enlever mais cette sensation de puissance me plaisait, pour une fois et j'allais en jouer.

Une seconde plus tard, j'étais à nouveau allongée et je replaçais une main contre ma poitrine alors que l'autre jouait avec le rebord du tissu, mes doigts entrant pour ressortir aussitôt de dessous le tissu fin blanc. La musique changea à nouveau et j'entendis le familier bruit de respiration, dans un coin de la pièce. Pendant une brève seconde, je me demandais ce que j'aurais fait si je savais exactement où il était. Aurais-je été le voir et lui demander de me prendre sauvagement sur la sofa (s'il avait été à mon goût, bien sûr) ou serais-je resté à ma place, loin de la tentation et proche du contrat signé ? Je n'y réfléchissais pas plus et entrais directement un de mes doigts dans mon vagin, essayant d'atténuer un peu le feu qui ne cessait de grandir en moi, à cause de mes faibles attouchements, dans le but de le frustrer lui et non moi.

Je tirais sur mes pointes, faisant rouler ma tête de gauche à droite sous les sensation. Le regard perçant de mon inconnu se fit montrer sous mes paupières et je mordillais ma lèvre jusqu'au sang. Je ne voulais pas gémir. Malgré la tentation, l'envie, le désir, je devais tout de même rester professionnel, me martelant dans la tête que je travaillais et que je ne prenais pas spécialement du plaisir. Je donnais du plaisir, je n'en recevais jamais. Ou alors très peu, grâce à mes doigts.

- « Maintenant ! », ordonna-t-il.

Sa voix était toujours grave et rauque mais je sentais qu'elle vacillait. Il était proche. Il déglutit, inspira profondément. Je pouvais deviner, sur le visage de mon inconnu, sa pomme d'Adam monter et descendre, sous l'effet du plaisir. J'imaginais ses yeux verts, que j'avais vu tant de fois sur moi, brillants sous l'effet du désir que je provoquais chez lui. Moi et moi seule. À bout de souffle, à bout de nerf surtout, je relevais mes hanches et dégageais ma dernière lingerie. Je l'entendis gémir ou grognais alors que j'ouvrais entièrement et largement mes cuisses, mes deux mains proches de mon intimité chaude et envieuse d'attentions approfondies.

J'écartais mes lèvres intimes avant qu'un de mes index ne longe ma fente trempée comme jamais. Je ne savais pas si c'était l'inconnu dans ma tête, la voix de mon voyeur ou mes caresses qui me rendaient aussi excitée mais je n'en pouvais plus, je devais me libérer. Et vite.

- « Parfait. Ouvre-toi plus à moi. », dit-il, sans pour autant me l'ordonner.

J'étouffais mon gémissement alors que j'entrais un doigt en moi, essayant de m'apaiser un minimum. Je pris une position assise, remontant un talon sur le rebord du canapé et « m'ouvrais » encore plus à lui. Mes yeux toujours clos, je ressentais et entendais tout au centuple. J'avais fermé un de mes sens et les autres s'intensifiaient par la même occasion. J'entendis le zip d'une fermeture éclair, le froissement de deux tissus entre eux, un grognement suivi d'un gémissement étouffé. Je pouvais le sentir en train de se donner du bien, en me fixant, ne clignant jamais des yeux. Mon doigt, qui fut rejoint il y a quelques secondes d'un deuxième, se retrouva encore plus à l'étroit lorsqu'un troisième fit son entrée dans mon antre glissant de plaisir.

Inconsciemment, sans que je ne le veuille vraiment, un cri sorti de ma bouche entrouverte alors que mon pouce se mit à caresser mon paquet de nerfs alors que mes doigts allaient et venaient toujours en moi, de plus en plus rapidement et profondément. Ils se courbèrent afin de toucher, si possible, ce point si sensible à l'intérieur de moi. Alors que l'homme qui m'accompagnait ne se gênait plus, lui non plus, pour lancer ses cris, grognements ou autres gémissements, je me laissais complètement aller dans le plaisir, murmurant des mots que moi-même je ne comprenais ou ne saisissais pas. Je n'allais pas tarder à mourir de combustion spontanée à cette allure. Je renversais ma tête en arrière alors que j'accélérais toujours plus la cadence.

Dieu que j'avais envie de plus que mes pauvres petits doigts. Sa respiration hachée allait de concert avec la mienne. J'avais de plus en plus de mal à reprendre mon souffle. Je n'entendais plus rien au bout de quelques minutes, totalement perdu dans mon plaisir. Mes parois se resserrèrent autour de mes doigts alors que je venais violement, criant mon plaisir. Je me calmais au bout de longues secondes, pratiquement avachie sur le canapé. J'eus un frisson immense alors que je sentais un souffle contre mon oreille.

- « Parfaite. Comme à ton habitude… »

Sa voix chaude me fit à nouveau gémir et malheureusement pour moi, je peinais à ouvrir mes yeux, presque endormie après ce fulgurant orgasme.

- « N'ouvre pas tes jolis yeux. Repose-toi et je te dis à une prochaine fois… »

Mon cœur lança un grand battement dans ma poitrine alors que je sentis une bouche contre ma joue et une main sur celle qui recouvrait ma féminité. Je gémis de frustration alors qu'il retirait mes doigts de ma cavité humide. Alors que je ressentais toujours sa faible poigne autour de mon poignet, je gémis alors qu'il infiltrait trois de mes doigts, ceux trempés de mon désir, dans sa bouche afin de récolter les conséquences de mon plaisir. Je n'essayais même plus d'ouvrir les yeux malgré ma forte envie, je savais que ça m'aurait été impossible de toutes façons.

- « La prochaine fois, je ferais bien plus que te regarder. », murmura-t-il, avec une pointe d'envie et d'appréhension non retenue.

Sur ce, il relâcha doucement mon poignet, me recouvrit de je ne sais quoi avant que je n'entende, pour dernier bruit avant de m'endormir, la porte claquée.

COUPEZ !

- Putain, c'était excellent ! Bravo, Bella, tu étais parfaite, comme d'habitude.

Le réalisateur serait presque venu m'enlacer et m'embrasser si je n'avais pas été nue comme un ver. J'étais un peu fatiguée car je m'étais vraiment donnée à fond pour cette séquence. Je la tournais pour la troisième fois depuis mon arrivée sur le plateau, ce matin. Je m'étais jurée que ce serait la dernière et je bénissais celui qui m'avait aidé car je n'en pouvais plus de me masturber dans le vide. Je me relevais afin d'enfiler le peignoir qu'on me tendait. Bien entendu, j'avais pensé à Edward pendant toute la durée de la scène, ce qui m'avait donné encore plus de sensation. Dans les films érotiques, nous devions être le plus proches de la réalité possible et je pouvais dire que toutes les expériences que nous vivions, mon acteur et moi, donnaient un plus à la simulation.

Je regardais la scène, rapidement avant qu'on me dise que j'en avais terminée pour aujourd'hui et que je pouvais rentrer. Soupirant de joie, je retournais à ma loge afin de me prendre une douche, de me vêtir de mon jean taille basse et mon débardeur sans manche et de récupérer mes clefs de voiture. Je roulais assez rapidement dans les rues, essayant de raccourcir le moment où je pourrais me jeter sur mon amant de tous les jours. Edward et moi fêtions nos trois mois, ce soir. Et j'avais prévu quelques petites choses pour lui et son corps. Alors que je passais devant le centre commercial, je me fis également la réflexion que je devais absolument l'emmener avec moi ici. Nous avions quelques achats à faire…

Une fois garée devant chez lui, une charmante maison de plein pied, je sortais de la voiture et marchais dans l'allée. J'adorais venir chez lui, même s'il préférait largement aller chez moi. « L'accès à ton appartement est bien plus intéressant que ma pauvre maisonnette », disait-il. Je riais dans le vide alors que je sonnais à la porte, attendant qu'il m'ouvre. Je me souviens que je lui avais répondu que les petits-déjeuners étaient bien plus intéressants quand nous étions chez lui, grâce à sa superbe cuisine américaine, munie d'un comptoir où il adorait se nourrir sur moi. D'ailleurs, ce soir, j'allais lui servir de dessert. Une « Bella split », comme il m'appelait après avoir déposer de la glace et des fruits sur mon corps.

Je secouais la tête, peu désireuse de me rendre folle alors qu'il n'était même pas devant moi. Enfin, maintenant, il l'était. Bon Dieu qu'il était beau et musclé !

- Tu pourrais au moins t'habiller ! Qui sait, ça aurait pu être une folle, désireuse de ton corps grâce à tes films, qui venait te harceler et te violer sur place !

- Ah parce que ce n'est pas ce que tu es ?

Je fis mine de rire avant de m'avancer et de lui déposer un baiser à la commissure des lèvres.

- Tu as raison. Je suis folle de ton corps et je viens te violer sur place pour nos trois mois. Mais avant, tu m'as promis un dîner alors va mettre une chemise, un pantalon et descends me faire à manger, homme !

- Oui, ma douce…

Il rit avant de partir vers sa chambre alors que je sautais sur le canapé, me rappelant vaguement de la scène que j'avais faite plus tôt. Peut-être que je pourrais lui faire une avant-première…

...

Merci à Popolove pour son avis. Bien qu'elle ait adoré, regrette qu'il n'y ait pas eu de véritable lemon. Elle n'a pas eu le temps de corriger, ni de le commenter mais encore une fois, on espère toutes qu'elle sera là pour le prochain, et egayer votre lecture par ses commentaires !

...

Une dernière chose : pour celles qui me laisseront une review, vous aurez le droit à la date de poste du prochain chapitre et si vous le demandez (uniquement sur demande) je vous donnerais le titre pour avoir une petite info sur leur prochaine aventure...

Encore une fois, si vous avez des demandes... J'en ais eu 3 pour le moment, je réfléchis à la bonne manière de les mettre en place et vous y aurez sans doute droit dans les Situations Erotiques suivantes.

A très bientôt.

Lemonesquement, Edwardienne100