Coucou mes lemoniaques !

Eh non, vous ne rêvez pas ! Ceci est bien un "chapitre" de Situations Erotiques.

Si je mets le mot chapitre entre guillemets, c'est pour la simple et bonne raison que ce poste n'est pas un chapitre comme les autres. En fait, on pourrait parler d'un OS "Hors Série" pour cette fiction...

Alors, j'ai l'honneur de vous inviter à lire le premier CHAPITRE HORS-SERIE de la fiction Situations Erotiques. Ceci est le premier et peut-être pas le dernier.

Evenement : HALLOWEEN !

Je sais que j'ai répondu aux inscrites et que pour certaine, je leur ais donné la date et/ou le titre du prochain chapitre. Ceci n'est pas le chapitre 6 ! Les indications que j'ai mis dans mes reply sont exacts ! Ceci est juste un poste, OS, supplémentaire. Un Bonus, peut-on dire ;)

Encore une toute petite chose, je dédie cet OS à ma Siamoise qui me manque affreusement et qui va fêter ses 17ans demain ! Elle m'avait fait un OS Spécial pour mon anniversaire (que j'ai toujours pas reviewé *honte à moi*) mais personnellement, je n'avais pas trop d'inspiration pour lui en faire un personnellement... Alors voilà, ma Popo, l'un de tes lemons favoris sorti de mon imagination de folle est spécialement pour toi. Je t'aime fort Siamoise de mon coeur et pour la vie 3

Bon, je vous prends pas la tête plus longtemps car moi-même je m'embrouille :P

Bonne lecture !

Action ? On tourne !

...

Musique : Strumble And Pain - Joseph Arthur

Je courais depuis de longues minutes, peut-être bien des heures, à travers les bois. Mes bras se cognaient contre des troncs d'arbres qui avaient le malheur de se retrouver sur mon chemin. Je sentais des gouttes de sueur perler sur mon front et le long de mon échine. Ma respiration n'était pas seulement difficile, elle était pire que laborieuse. J'avais toujours été endurante hors là, j'avais énormément de mal à gérer les pulsations de mon cœur dans ma poitrine. Le sang pulsait dans mes veines, dans mes tempes, rendant ma vue de plus en plus floue. Jetant un regard par-dessus mon épaule, je décidais de m'arrêter en m'apercevant que je n'étais plus suivi. Enfin, du moins, rien dans mon champs de vision et la nuit autour de moi ne m'aidait en rien à y voir plus clair.

Je posais une main sur un arbre qui se trouvait à mes côtés et plaçais l'autre sur mon cœur qui tambourinait encore plus dans ma poitrine. Je tentais d'apercevoir la moindre lumière qui pourrait m'aider à sortir de cette forêt mais la seule chose que je voyais c'était du noir. Sentant le vent sur mon visage, sur son buste et sur mes jambes, je me demandais ce que je portais, n'ayant aucun souvenir de ce que j'avais fait avant de partir en courant devant ce que j'essayais de semer depuis un bon moment. Enfin, je me souviens d'avoir poussée un cri aigu, d'être tombée sur les fesses en voulant fuir et ensuite, crier et courir en direction de l'inconnu.

Alors que le silence se faisait petit à petit autour de moi, je me permis de me détendre et de souffler profondément. Malgré ça, mon cœur tambourinait toujours dans mes tempes et l'arrêt de ma course n'avait pas arranger ma respiration qui se faisait toujours erratique. Malgré le calme ambiant, je n'étais pas totalement sereine, même si j'étais moins paniqué à l'idée qu'on me poursuive… Enfin, pourchasse.

Regardant lentement dans mon dos, alors que je sentais une respiration encore plus fort et haletante que la mienne, je sursautais, lâchant un énième cri de stupeur en plongeant dans les yeux jaunes serpent de mon traqueur. Je recommençais à courir mais cette fois-ci, il fut plus rapidement que moi et fit un bond par-dessus moi, se plaçant devant moi. Je me cognais contre cette chose avant de tomber une deuxième fois par terre, depuis le début de ma cavale. Un fléau de lumière s'installa sur… lui, me mettant réellement face à mon poursuiveur.

J'eus un nouveau hoquet de surprise, mélangé au dégout, à la peur et à l'étonnement. Il… Enfin, ce n'était pas un humain. Moi qui pensait avoir à faire à un fou furieux qui m'aurait vu dans un de mes films, j'avais complètement faux. Se tenait devant moi, une énorme bête. Ça aurait pu être un homme, s'il n'avait pas tout ces poils, ce long museau, ces dents acérées qui sortaient de ses babines et ces yeux à en faire frémir n'importe qui. Il mesurait au moins deux-trois mètres et le grognement qui sortit de sa gorge fit trembler toutes les parcelles de mon corps et m'envoya son haleine monstrueuse en plein visage. Je savais que la situation n'était pas faite pour que je me plaigne de la bave et de la mauvaise odeur qu'il avait envoyé sur moi mais mon esprit semblait totalement débile.

Je déglutis difficilement alors que je le voyais avancer lentement vers moi. Je tentais de reculer tant bien que mal, broyant mes mains sur la terre et les morceaux de bois. Son regard était brillant et j'avais l'impression qu'il anticipait ce qui allait se passer, à savoir : qu'il allait me dévorer toute crue. Sa grosse langue passa sur ses babines légèrement retroussées, me montrant au passage ses dents pointues et acérées. Je continuais toujours de reculer, alors que mon cœur se gonfla à un peu d'espoir, lorsque je sentis le sol changer. Je n'étais plus dans la forêt. Mes mains ne palpaient plus de la terre ou des mauvaises herbes. Je n'étais plus dans le noir complet car un lampadaire se fit voir à mon côté gauche. Mes doigts grattaient à présent sur du goudron. J'étais sur une route. Mon Dieu, faîtes qu'une voiture passe par là.

J'usais de toute ma force restante pour me mettre sur mes jambes. Le… Je n'arrivais même pas à savoir ce que c'était exactement. Peut-être bien un de ces affreux loups mutants : un loup-garou. Mais les loups-garous n'existaient pas, n'est-ce pas ?

Des millions de questions m'envahirent mais je les mettais de côté, m'interdisant de me distraire alors que la bête qui me surplombait revenait à la charge. Un second grognement sortit de son torse, me faisant à nouveau trembler et crier avant de partir en courant dans le sens inverse.

- AU SECOURS !

Un autre grognement répondit à mon appel désespéré et totalement inutile car excepté cette bête et moi, il n'y avait personne d'autre. Je courrais et me rendais compte de la rudesse du sol sous mes pieds nus. Je voulus jeter un coup d'œil à mes vêtements mais ma tête refusait de faire ce que je lui demandais. J'avais l'impression de courir au ralenti, je voyais défiler les arbres près de moi à une lenteur horrible, ce qui me donnait l'impression d'avoir l'allure d'un escargot.

- S'IL VOUS PLAIT, AIDEZ-MOI !

J'aurais pu paraître idiote, imbécile. Non, en fait, j'avais l'air d'une folle à crier alors que personne n'avait le pouvoir de m'aider. Derrière moi, toujours ces grognements qui me filaient la chair de poule, le long de ma colonne vertébrale.

Plus le temps avancé et plus j'avais l'impression de me retrouver dans un mauvais film d'horreur. Vous savez, le genre de film à effets spéciaux merdiques et qui ne font à peine cent mille entrées au cinéma ? J'avais l'impression d'être la fausse blonde à grosse poitrine qui hurlait comme une truie mais qui allait finalement finir par se faire bouffer car elle était tellement maladroite qu'elle allait tomber une dernière fois et que la bête allait fondre sur elle, l'ôtant de toute vie en la dévorant et montrant sa tête à qui voudrait la voir dans la salle de cinéma.

Je soufflais difficilement entre mes halètements et décidais de jeter, encore une fois, un coup d'œil derrière moi, pour savoir si le loup immense était toujours dans mon dos, à ma poursuite. Je fronçais les sourcils alors que je ne voyais personne, quoi que ce soit. Je m'arrêtais, tout en continuant tout de même à marcher à reculons. Je regardais à droite et à gauche, dans l'obscurité de la forêt qui m'entourait. Ma respiration commençait enfin à se calmer alors que je marchais depuis de longues minutes, toujours à reculons. Je regardais une dernière fois pour m'assurer qu'il n'allait pas me prendre par surprise puis enfin, je me retournais.

- Aaaahh !

J'hurlais pour je ne sais quelle raison sur l'homme qui me fait face. Je n'étais plus devant la bête mais devant un magnifique Apollon qui me rappelait étrangement quelqu'un. Je n'arrivais pas à mettre un prénom sur ce visage pas si inconnu que ça alors que je criais toujours. Son visage se fit perplexe et il me regarda comme l'aliénée que j'étais. Un sourire se posa sur son visage d'ange et j'arrêtais immédiatement de beugler. Reprenant mon souffle et mû par je ne sais quel courage (ou folie), je me jetais au cou de l'inconnu.

- Oh merci mon Dieu !

Je me reculais pour regarder son visage étonnement blanc et ses yeux bizarrement noirs avant de reprendre la parole.

- Il y a une énorme bête qui me poursuit depuis des heures. Il faut que nous partions.

- Pourquoi donc ?

- Mais… Je viens de vous le dire ! Une sorte de loup immense est…

- Un loup-garou ?

- Vous me prenez pour une folle ? C'est ce que je craignais mais je vous assure que je cherche à lui échapper depuis des heures et des heures et je…

- Et si vous vous calmiez, mademoiselle ? Bien, voilà. Que s'est-il passé en détail ?

Je le regardais, interrogative, me demandant ce qu'il voulait réellement savoir.

- Eh bien… Je… En fait, je ne sais pas très bien comment je me suis retrouvée dans la forêt mais… Eh bien, j'y étais et tout à coup, le noir complet. La nuit est tombée si vite que je ne sais même pas d'où elle est arrivée. J'allais pour retrousser chemin mais je suis tombée sur cette… chose… Je suis partie en courant, après m'être relevée de ma chute sous la surprise… Et ensuite, il m'a rattrapé et j'ai vu un immense et horrible loup aux yeux jaunes perçants. Alors, je me suis remise à courir et là, il a disparu… Je vous assure, il faut partir de là. Vous avez un véhicule ?

Il resta un instant silencieux, m'étudiant gravement, plongeant son regard charbonneux dans le mien. Mes frissons revinrent mais ce n'était en aucun cas à cause de la peur. Bien qu'il avait de l'allure, avec ses cheveux cuivres décoiffés, ses yeux profondément noirs, son nez aquilin, ses lèvres pleinement rouges, son menton exigu et son torse parfaitement mis en valeur par cette chemise bleu clair, il n'évoquait aucun sentiment de peur ou de frayeur. Au contraire, en cet instant, je le trouvais plutôt rassurant. Il avait l'air d'avoir les épaules assez solides pour prendre en considération ce que je venais de dire.

Alors que le temps pressé, je le savais et j'aurais dû le bouger, nous restâmes silencieux, nous observant l'un et l'autre. Je déglutis alors que son regard passa de mes yeux à mon nez pour finir sa course sur mes lèvres, un sourire en coin s'affichant sur les siennes. Je fixais à mon tour sa bouche, fascinée par cette petite mimique hautement tentante. Discrètement, je pris ma lèvre inférieure entre mes dents, m'empêchant de dire ou de faire quoi que ce soit d'inapproprié. Étrangement, je ne contrôlais ni mes pensées, ni mes actes alors je préférais ne pas tenter le diable.

Malheureusement pour moi, l'inconnu sembla faire l'inverse de moi, pourléchant ses lèvres sensuelles et descendant son regard sur mon menton, mon cou et ce que je devinais être ma poitrine, qui devint son nouveau point fixe. Mon souffle s'accéléra de nouveau mais là encore, ce n'était pas à cause de la peur. Mon inconnu s'approcha de quelques millimètres, presque imperceptiblement et leva sa main pour la placer dans l'arc de mon cou. Je sursautais à la fraîcheur de sa paume contre ma peau étonnement brulante. Mes lèvres s'entrouvrirent alors que nos regards s'accrochaient une nouvelle fois.

- Il est parti.

Je clignais plusieurs fois des yeux. J'avais l'impression d'entendre sa voix pour la première fois. Pourtant, il m'avait déjà parlé auparavant. Sa voix était onctueuse, calme, rassurante et inversement, dure et quelque peu dangereuse. Il avait l'air si sûr de lui. Je le regardais, abrutie par sa déclaration.

- Co… Comment ça « il est parti » ? Vous l'avez vu aussi ? Vous me croyez ?

- Pourquoi est-ce que je ne vous aurais pas cru ? Ces bois regorgent de créatures plus affreuses et dangereuses, les unes des autres. Vous n'êtes pas au courant ?

- Au… courant de… quoi ?

- Toutes les nuits de pleine lune, on dit que les habitants du comté voisin se transforment en loup immense et effrayant.

- C'est une légende… Un conte pour enfants…

- Vous croyez ?

L'inconnu baissa la tête de sorte à être à hauteur de la mienne. Son haleine fraiche balaya mon visage et je fermais les yeux un instant afin de profiter pleinement de son souffle contre ma peau fiévreuse. Je me penchais vers lui… Un peu trop… Si bien que je m'attendais à rencontrer sa figure rapidement mais cela ne vient pas. Étonnée, j'ouvrais les yeux et fis un pas en arrière, déboussolée.

Nous n'étions plus sur la route, en pleine nuit glaciale. Non, nous étions à présent dans une pièce élégamment décorée. Un feu dans la cheminée en marbre réchauffait la grande pièce. Des photos surplombaient le feu, sur le marbre, accrochées au mur. De très anciennes photos dont je n'osais m'approcher. Je continuais mon examen de la pièce. Dans un coin, un bureau d'ancien temps avec une chaise logeaient. Sur le même mur que la cheminée, un grand lit à baldaquin siégeait. L'or des draps semblait bouger grâce aux flammes qui dansaient dans toute la chambre. Les autres meubles étaient aussi assez anciens. Une armoire en bois, une table de chevet avec une photo en son centre. Le sol était recouvert par un tapis doux et en baissant le regard, je vis comment j'étais habillée.

Je portais une sorte de nuisette blanche légèrement transparente et assez longue pour recouvrir mes pieds que je devinais nus. La chemise de nuit commençait en une forme de bustier, mettant en valeur ma poitrine. Mes manches étaient longues et bouffantes, transparentes elles aussi. Le faible décolleté montrait tout de même la naissance de mes seins.

Je fronçais les sourcils, me disant que j'avais du me changer. Même si je savais que j'avais des goûts assez spéciaux pour m'habiller, jamais je ne serais sorti ainsi dehors. J'avais plus l'air d'une femme d'ancien temps qui n'allait pas tarder à aller dormir plutôt qu'une femme d'aujourd'hui qui sortait faire des courses. Malgré la chaleur ambiante, je frissonnais. Comment avais-je revêtis ce vêtement ? Comment étais-je arrivée dans cette endroit alors que quelques secondes plus tôt, j'étais dans le froid du dehors, sur une route, avec un sublime inconnu qui se trouvait à quelques centimètres de moi ?

- Isabella ?

Je sursautais et me retournais. Mon inconnu… Enfin, je pensais que c'était lui. Il était dans l'obscurité, assis sur la chaise de bureau. Étrange que je ne l'ai pas vu quand j'avais examiné la pièce. Une autre chose me frappa : comment connaissait-il mon prénom ? Je ne lui avais pas dit. Ou alors, comme mon arrivée ici, je ne me rappelais pas de lui avoir dit.

- Ne t'inquiète pas. Je ne te ferais pas de mal… Ou, du moins, j'essaierais.

Son regard se fit… joueur. Un sourire tout ce qu'il y a de plus obscène s'installa sur ses lèvres que je trouvais toujours aussi tentantes. J'étais incapable de bouger alors qu'il avançait lentement vers moi, telle un chasseur face à sa proie. Je ne quittais jamais son regard alors qu'il venait de plus en plus prêt. Une fois à quelques centimètres de mon corps, ce dernier répondit enfin et je reculais, un peu effrayée par le noir des pupilles de mon inconnu.

Sa phrase se répétait dans ma tête. Comment ça, il essaierait de ne pas me faire du mal ? Il allait me tuer ? Oh mon Dieu, il allait me tuer et moi, j'éprouvais du désir pour sa personne. Je le trouvais toujours aussi… Terriblement séduisant. Même si je savais que j'aurais dû m'éloigner de lui… Même si je savais que les images de lui, m'embrassant à en perdre haleine n'avaient rien à faire dans mon cerveau… Même si je ne devais pas l'imaginer sur moi, me regardant dans les yeux, alors qu'il me pénétrait encore et encore et encore… Je savais que je ne devais pas penser à ça… Je le savais mais je ne pouvais pas m'en empêcher.

J'inspirais profondément, me traitant intérieurement de folle à lier.

- Non, tu n'es pas folle, Isabella. C'est tout à fait normal que tu me désires…

Mes yeux s'écarquillèrent. Avais-je parlé à voix haute sans m'en rendre compte ? Mon inconnu sourit plus grandement, secouant la tête. Sa paume se posa légèrement sur ma joue. Chaleur contre froideur. Comment cela se faisait-il que j'étais bouillante alors que lui, gardait la même température glaciale ? Je détournais la tête, m'échappant de sa faible étreinte mais son bras sortit de je ne sais où et s'entoura autour de ma taille, collant mon corps contre le sien. J'haletais en sentant quelque chose de dur contre mon ventre. Se pourrait-il que cet être si extraordinairement beau puisse me désirer un tant soit peu ?

- Oh que oui, belle Isabella… Je te désire comme jamais je n'ai désiré une femme, jusqu'à présent. Et je peux te dire que je me retiens pour ne pas t'arracher cette foutue chemise de nuit, te jeter dans ce lit et te prendre puissamment.

- Pourquoi tu te retiens ?

Il me regarda, étonné mais amusé de ma question alors que mes yeux s'ouvrirent encore plus, sous la bêtise que je venais de lui servir. Même si je mourrais de désir qu'il fasse ce qu'il avait envie de faire, je ne pouvais pas me laisser aller à lui. Je ne le connaissais pas. Ni son prénom, ni rien d'autre de lui. À part qu'il était incroyablement beau, froid et effrayamment captivant.

Ça ne suffit pas ?

- Bonne question… Est-ce que ça ne suffit pas de me savoir totalement irrésistible ? Je t'aurais, je te prendrais et je te ferais jouir, que ça te plaise ou non.

Putain, un autoritaire sexy ! Tout ce que j'ai rêvé pendant ma longue vie ! Dis oui Bella ! Dis que tu es d'accord ! Pour moi ! Pour toi aussi ! Allez !

Je fronçais les sourcils me demandant qui était cette folle qui me parlait. Mieux encore, comment cet homme avait fait pour entendre mes pensées et cette dégénérée.

Sa main dans mon dos se fit un peu plus ferme alors qu'il me collait à lui, son autre main se plaçant dans mon cou, ses yeux toujours ancrés dans les miens. Ma respiration se fit de plus en plus laborieuse. Mon bas-ventre dansait, m'envoyant mille et un papillon. Une douleur dans mes reins, mes jambes tremblotantes, mes mains qui s'agrippaient seules aux avant-bras de mon inconnu… J'étais en train de perdre complètement le contrôle de mon corps.

- Je vais le contrôler pour toi, ne te fais pas de soucis pour ça…

Sur ces mots, il passa un bras sous mes genoux et me porta, telle une mariée au début de sa nuit de noce, sur le grand lit. Me surplombant, il me lança un sourire à en damner plus d'un et se pencha vers moi, soufflant son haleine froide à mon oreille.

- Je te jure de bien m'en occuper…

Sa voix grave et chaude, contrastant avec sa fraicheur corporelle, me donna des frissons. Ses lèvres, tout aussi glaciales que ses mains, englobèrent le lobe de mon oreille et le sucèrent lentement alors que sa main droite caressait délicatement le tissu de la nuisette. Doucement, lentement, sa bouche plongea dans mon cou, où il m'embrassa et me fit mille et une chatouilles avec sa langue fraiche. Un gémissement de bien-être sortit de ma bouche entrouverte alors que mes mains se dirigeaient toutes seules dans le dos de mon futur amant. En réponse, un grognement se fit entendre et mes mains furent rapidement remontées au dessus de ma tête. Mon bourreau… Puis-je vraiment le nommer ainsi alors qu'il me donnait du plaisir ?

- Tu restes tranquille. C'est moi qui dirige. C'est moi qui touche. C'est moi qui fait tout. Compris, Isabella ?

Je déglutis difficilement avant d'hocher la tête. Je ne savais pas vraiment si j'allais pouvoir tenir car dans un acte à deux, j'aimais bien participer. Il me regarda, grogna à nouveau et se leva. J'allais gémir de manque mais il fut de nouveau à cheval sur moi en quelques mini-secondes, une corde à la main. Il m'attacha les poignets au baldaquin et recommença ensuite sa torture dans mon cou, descendant lentement mais sûrement vers ma poitrine.

Je me tortillais comme un ver, essayant d'avoir plus de contact sans prendre le risque de me faire attacher quoi que ce soit. Mon inconnu pouffa contre mon sein toujours recouvert et continua sa descente sur mon ventre avant d'enfin, retrousser le long tissu blanche sur mes cuisses. Sa tête disparut un instant sous ma robe et je poussais un cri lorsque je sentis son souffle sur la partie la plus intime de mon corps.

Il m'avait dit que quoi que j'en dise, que je le veuille ou non, il allait me prendre mais est-ce que je le voulais réellement ? Après tout, comme je n'arrêtais pas de le penser, je ne le connaissais pas. C'était ça qui me bloquait un peu. Je n'avais pas envie d'être prise par un inconnu… Ce n'était pas mon genre.

Ouais bah, tu vas me faire le plaisir de te la fermer et de profiter du moment présent ! Moi, je le veux alors toi aussi !

- Tu ferais peut-être mieux de l'écouter, Isabella. Elle est de très bons conseils…

Encore une fois, je me demandais comment il l'avait entendu mais pas longtemps car sa langue s'immisça en mes lèvres intimes et joua avec quelques instants délicieux. Cette fois, je ne retenais plus mes cris de plaisir et je n'avais plus aucune gêne d'avoir la tête d'un inconnu total entre mes cuisses. Sa langue venait et sortait de mon antre bouillonnant de désir. Mes hanches bougèrent dans son sens, mais il me les stoppa de ses mains robustes et froides. Sans aucun doute, il était doué de sa langue, cet homme.

Je le sentis sourire contre mon intimité et dans les faibles forces que j'avais, je compris. Par je ne sais quel miracle, il lisait dans mes pensées. Mes poignets forçaient contre leurs liens afin de s'en défaire, je bougeais tout de même les hanches, enfin j'essayais. J'avais envie de plus à présent. Je ne voulais plus simplement sa langue en moi. Je le… Une idée germa dans ma tête alors que je poussais un énième cri, de plus en plus proche de la jouissance. Une jouissance qui me ferait certainement faire un arrêt cardiaque vu les battements fous de mon cœur dans ma poitrine. J'allais mourir de désir mais aussi de frustration s'il continuait. Je le voulais alors pour lui faire comprendre, vu que je ne pouvais pas ouvrir la bouche pour faire autre que gémir, crier ou suffoquer, je le dis dans ma tête.

Prends-moi !

Alléluia ma Sœur, alléluia !

Je te veux en moi… Prends-moi, s'il te plaît…

J'en étais devenue pathétique. Je couinais intérieurement alors que je ne savais pas s'il m'entendait réellement.

Soudain, il sortit de dessous la nuisette et me regarda, avec des yeux encore plus noirs que noirs. Il aurait du, à ce moment-là, m'inspirait de la peur et j'aurais dû vouloir partir en courant mais ce fut tout le contraire. J'avais envie de fixer ces prunelles noirs incandescentes tandis qu'il me pénétrerait encore et encore.

Mon inconnu grogna et retira la corde de mes poignets. Ils étaient quelques peu douloureux mais je m'en fichais complètement. Un second rugissement sortit de son thorax alors qu'il réduisait à néant le tissu blanche que je portais. Je gémis encore alors que sa bouche entoura un de mes mamelons dressés. Je déglutis lorsqu'il se frotta contre moi. Sa virilité semblait… impressionnante et énorme à travers le tissu de son pantalon en lin.

- Et encore, tu n'as encore rien vu, ma belle…

Il se releva et arracha ses vêtements en quelques nanosecondes. Je restais bouche bée devant son corps d'Adonis. D'une pâleur extrême, son torse semblait être fait de marbre. Ses muscles saillants paraissaient m'appeler pour les caresser. Il n'était pas bodybuildé mais les traits de ses muscles étaient merveilleusement bien dessinés. Je me demandais un instant si la bave sortait de ma bouche alors que je fixais l'objet de ma convoitise. J'ignorais si sa longueur allait rentrer totalement en moi mais j'étais persuadé qu'il allait faire tout son possible… Pour mon plus grand bonheur.

Je l'entendis rire avant de s'allonger à nouveau sur moi. Sa virilité imposante cogna directement sur mon centre avant de se frayer un chemin à l'intérieur de moi. Je me cambrais sous le déchirement, sous la douleur que me provoquait son membre dans mon antre surchauffé. Je grimaçais et à ma plus grande surprise, je sentis ses lèvres parcourir mon visage. Sa bouche contre mes joues, mon front, mon nez, mon cou m'apaisait un peu alors qu'il commença lentement à se mouvoir en moi. Une plainte de douleur sortit de ma bouche.

Je voulais ressentir du désir, de l'envie mais au lieu de ça, je ne ressentais que la douleur et le tiraillement à l'intérieur de moi. Je grimaçais une seconde fois alors que son sexe entra entièrement en moi.

- Décontractes-toi, Isabella. Ça ira mieux si tu es moins crispé.

Facile à dire… Je n'arrivais pas à me détendre, malgré ses baisers. J'avais toujours l'impression qu'on broyait mes entrailles et…

- Oh mon Dieu !

Ça y est ! Ça allait mieux et ce, grâce à son index venant titiller délicatement mon clitoris gonflé. La douleur avait disparu comme par enchantement. Je ne ressentais qu'un petit tiraillement mais il était divin, il provenait de notre union de plus en plus endiablé.

Mon inconnu…

- Edward…

- Qu.. Quoi ?

- Mon prénom… c'est Edward…

Il me regarda dans les yeux avant de fondre son visage dans mon cou. J'accompagnais cette fois ses mouvements de bassin, faisant rencontrer nos intimités avec plus de force, de ferveur… Mes mains agrippaient ses cheveux alors qu'il grognait de plus en plus et que son index faisait des choses merveilleusement érotiques avec mon petit bout de chair excité. J'étais dans un autre univers. Un univers, un monde rempli de plaisir, de volupté mais aussi de force. Ses coups de reins se faisaient de plus en plus épuisant, la boule dans mon ventre grossissait encore et encore. Elle n'allait pas tarder à exploser. Je n'allais pas tarder à exploser.

Mes pensées se faisaient de plus en plus incohérentes. D'ailleurs, au bout d'un moment, je n'arrivais tout simplement plus à penser. Ma tête, mon cerveau n'était rempli que par des gémissements, des cris, des grognements, des couinements de plaisir.

De toute ma force, je fis relever la tête d'Edward vers la mienne et déposa mes lèvres contre les siennes. Après quelques secondes de baiser plus que passionné, où nos langues apprenaient à se connaître, il se libéra de mon étreinte et me regarda dans les yeux, s'enfonçant dans un endroit encore inconnu en moi.

- Tu seras à moi à jamais, Isabella. À jamais !

Seconde secousse au plus profond de mon antre et il me regarda, affamé. Alors qu'il plongeait à nouveau son visage dans mon cou, j'entendis un faible bruit avant qu'une douleur m'assaille de toute part. Je sentais mon être partir loin de moi… Je sentais mon sang me quitter… On m'ôtait toute vie. Et dans un dernier souffle, je murmurais le prénom de mon bourreau. J'aurais presque cru entendre un « désolé » mais la seule chose que je vis avant de tomber dans le noir le plus complet, c'était lui.

Edward, des canines plus qu'acérées, pleines de sang, qui me regardait avec délice.

- Bella…

La douleur me faisait crier de plus en plus fort…

- Bella.

Je voulais que ça s'arrête. Que la douleur s'arrête mais elle continuait à me ronger.

- Bella ! BELLA !

Je me redressais tout à coup alors que deux mains fortes me secouaient sans ménagement. Mes yeux s'ouvrirent et ma bouche se ferma, taisant ainsi mon cri de souffrance qui n'avait plus lieu d'être. Une lampe s'alluma à mes côtés et je fis un bon hors du lit alors que je voyais mon voisin de lit.

- Pourquoi tu m'as mordu ?

- Hein ?

Je me jetais dans le lit, prenais le visage de mon compagnon en coupe et regardais ses dents. Pas de sang, pas de canines longues et acérées… Je m'étais tout simplement fait un gros délire… Un cauchemar…

- Bella, tu peux me dire ce que tu as ? Tu as crié comme si on t'étranglait pendant cinq minutes… Ca va ?

- Hum… J'ai rêvé que j'étais pourchassé par un loup-garou, sauvée par un homme que j'apprenais être, pendant une partie de jambe en l'air, un vampire.

- Tu fantasmes sur les vampires, Isabella ?

- Arrête de m'appeler comme ça !

- Pourquoi... Isabella ?

Il avait le même sourire sadique que dans mon rêve et c'est en riant aux éclats qu'il se jeta sur moi, mordillant la peau de mon cou.

Mon Edward me refit vivre mon cauchemar mais ce qui avait été douloureux et sanglant, fut tout simplement onctueux dans la réalité…

...

Merci à Popolove pour son avis. J'avoue que je n'étais pas du tout satisfaite de cet écrit mais de son côté, elle a adoré...

...

Voilà pour ce petit HS Spécial Halloween. J'espère qu'il vous a plu et surtout, faites le moi savoir, n'hésitez pas !

Des idées de Situations Erotiques vous trottent dans la tête et vous avez envie que j'y consacre un chapitre ? N'hésitez pas !

A très bientôt (certaines connaissent déjà la date ^^)

Lemonesquement, Edwardienne100