Coucou mes Lemoniaques favorites !
Bon, j'entre sur la pointes des pieds, prêtes à me recevoir une tonnes de noms d'oiseaux à cause de mon retard de postage. Le pire, c'est que ce chapitre est prêt depuis quelques temps déjà mais je n'ai pas trouvé le temps de le mettre sur le site. Honte à moi en gros...
Je ne vais pas non plus revenir sur le cas des reviews. Je pense que Popolove, Sandrine50 et Mzlle'Moon sont chargé de parler de notre tristesse et de notre déception. Personnellement, je sais que j'ai de moins en moins de reviews pour mes histoires mais dans la logique où je poste de moins en moins fréquemment et qu'il est possible que mes fictions s'essoufflent un peu, je ne vais pas me plaindre d'avoir toujours des lecteurs ! Qu'ils se manifestent ou non ^^
Bref, en tout cas, je voulais toutes vous remercier pour les commentaires du dernier chapitre ! Comme d'habitude, vous êtes géniales :D
Merci à : SAMYSTERE, Chlo'-love-lemon, chewbacca77, aelita48, caro30, Robangel, ulkan13 (pour répondre à ta question : non, je n'ai pas expérimenté cette scène de lemon dans l'avion mais je ne dirais pas non^^ ), Ludivine28, mel031, doudounord, fan-par-hasard21, SellyCullen, vinie65, lia3011, twilight007, anges0112, ousna, veronika crepuscule, Galswinthe, Atchoum16, Grazie, Pauline et Lily-Rose-Bella.
Je ne reste pas plus longtemps pour vous embêter et j'espère que ce chapitre vous plaira !
Action ? On tourne !
...
Mine
Après nous être installé à l'hôtel, nous nous rendîmes très vite sur le lieu de tournage, soit une magnifique plage au sable blanc et chaud. Le décor était tout bonnement magnifique et je me voyais très bien faire bronzette pendant qu'Edward serait en train de tourner telle ou telle scène.
Je mentirais si je vous disais que je n'appréhendais pas un peu le tournage. Même si je ne tournais pas ; savoir que mon compagnon allait jouer des scènes torrides sur la plage, sur un bureau, dans un lit, dans un escalier ou encore dans les toilettes d'une réception mondaine n'était pas spécialement pour me plaire. Bien que je fasse de mon mieux pour ne rien montrer à l'extérieur. Oui, même si j'avais Edward dans mon lit tous les soirs, j'étais jalouse du faux sexe qu'il allait donner à cette stupide blonde qui ne savait pas aligner plus de deux mots sans scénario. En réalité, je détestais Kate. Elle était beaucoup connue dans le monde de la pornographie. C'était un peu l'actrice vedette de Charles Hawkins. Malheureusement, elle était aussi énormément connue comme l'actrice qui avait une relation avec tous les acteurs qui passaient entre ses cuisses devant la caméra.
Je savais que je n'avais rien à craindre de sa parfaite plastique entièrement refaite. Edward m'aimait comme un fou et c'était pareil de mon côté. Mais je ne pouvais m'empêcher de rager contre cette poupée gonflable qui allait certainement essayer de s'attirer la « sympathie » de mon homme. Je devrais faire passer le message dès qu'elle serait devant nous. Ça peut paraître puéril mais maintenant qu'Edward était à moi, corps, cœur et âme, je voulais le crier sur tous les toits et surtout à cette pimbêche avide de sexe. Un vrai vagin sur pattes cette fille !
- Qu'est-ce que tu as, bébé ? Je te sens bouillir.
- Arrête de me connaître par cœur.
- Allez, dis-moi…
Il me lança son petit sourire que j'aimais tant avant de venir déposer un baiser dans mon cou puis sur mes lèvres et prendre mon visage en coupe, gardant ses yeux ancrés dans les miens, attendant patiemment que je parle. Je soupirais, fermais les yeux et agrippais son T-shirt au niveau de son ventre.
- Kate…
- Eh bien, qu'est-ce qu'il se passe avec Kate ?
- J'ai tourné une fois avec elle et je connais sa réputation… Comme toi, j'en suis sûre.
- Effectivement, je sais que c'est une femme qui aime l'attention de tous les hommes et qui ne va pas hésiter à me draguer ouvertement et profiter à fond du tournage.
- Tu me rassures pas, là, tu sais ?
- Pourquoi tu as besoin d'être rassurée, bébé ?
- Tu n'as pas une petite idée ?
Je détestais me justifier ou bien, tout simplement, être comme ça. Je savais que je ne risquais rien. Je me le répétais depuis notre voyage dans l'avion. Et la petite pause que nous nous étions accordé à bord, m'avait conforté dans le sens où je tenais Edward et qu'il était à moi. J'étais légèrement possessive à son encontre mais je savais qu'il mourrait de jalousie chaque fois que je devais tourner avec un autre homme alors… Je ne m'inquiétais pas de passer pour une chieuse.
- Bébé, regarde-moi… Je t'aime, tu le sais. Et cette Kate aura beau me faire les yeux doux, du rentre-dedans ou quoi que ce soit dans le même genre, je la repousserais et je te rejoindrais pour te prouver à quel point il n'y a que toi qui compte.
- Pourquoi tu fais toujours des discours comme ça ? Tu peux pas être comme tous les mecs et me dire simplement que tu m'aimes et que j'ai un joli petit cul que tu ne trouveras nulle part ailleurs ?
- Mais tu sais que je ne suis pas comme tous les mecs… Tu me rends romantique, accro et guimauve, bébé. En tout cas, j'ai pas le souvenir que tu m'ais dit que tu m'aimes.
- C'est parce que je ne te l'ai pas dit…
- Alors, qu'est-ce que tu attends ? Je perds patience, femme !
- Dis donc toi ! N'entre pas dans ton rôle de dominant avant l'heure. Tu sais très bien qui dirige dans notre couple.
- Oui… C'est nous deux ! Alors, maintenant, tu me dis que tu m'aimes ou je laisse Kate abuser de ses charmes sur ma personne…
- Tu sais très bien ce que tu perds si tu prends ce risque.
Je commençais à avancer mais il me rapporta à lui en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire et déposa ses lèvres sur les miennes. Notre baiser devint de plus en plus fougueux au fils des secondes. Nos lèvres s'effleurant à peine, nos langues jouant l'une avec l'autre, nos mains caressant tendrement la peau de l'autre. Mon bonheur était parfait et je sentis ma jalousie et ma contrariété fondre sous ses attentions. Edward avait juste à m'embrasser comme ça pour que je sente tous mes muscles se détendre à l'inverse des siens.
- Bon, on y va avant qu'on ait une demi-heure de retard… Si ce n'est plus.
- Eh, mon amour ?
- Oui ?
- Je t'aime…
Il me lança un sourire avant de tirer ma main dans la sienne vers un homme qui hurlait sur un autre…
- Comment ça « Elle est malade » ? Et tu peux me dire quand elle va aller mieux ?
- Je… Je ne… sais pas…
- Et comment je vais tourner mon putain de film ? Tu le sais ça ou alors, là encore, tu ne sais rien ?
- Eh bien, peut-être que d'ici une semaine elle…
- TU ES VIRE !
- J'aime pas trop cet homme…
- Bébé…
- Oui ?
- C'est Charles Hawkins…
- Je sais… Et ça ne m'empêche pas de dire que je n'aime pas cet homme. Il vient de virer ce pauvre type parce qu'il a un problème d'actrice ! J'espère que Kate s'est pété les deux jambes, qu'elle a une bronchite insoignable et qu'elle est devenu muette.
- Qui c'est celle-là ? Une figurante ? Est-elle dans le métier ?
Je me retournais et voyais Hawkins me regardait alors qu'il venait d'agripper l'homme qu'il venait de virer. Jetant la tête vers moi, il regarda Edward avant de reporter ses yeux sur moi et de lorgner nos doigts entrelacés.
- Edward ! Heureusement, tu vas me sauver ce film… Vous êtes Isabella Swan ?
- Bella…
- Kate a eu un empêchement. Je sais que c'est vraiment tordu, soudain et complètement fou mais… Je vous ai vu dans…
- Ah bon ? Je pensais que vous demandiez à votre assistant qui j'étais et si j'étais dans le métier.
- Vos cheveux et vos vêtements font toutes la différence. Alors, laissez-moi vous reposez la question : voulez-vous m'aider ?
Edward serra mes doigts autour des siens et je le regardais. Il avait un sourire jusqu'aux oreilles. Je soupirais et secouais la tête.
Adieu heures de bronzette, à nous heures de courbettes !
...
J'arrivais devant le manoir du Maitre. Mon amie m'avait dit que je ne le regretterais certainement pas et que c'était ce don j'avais besoin pour remonter la pente après ma rupture radicale et catastrophique. J'avais été réticente et pour cause, ça faisait une semaine que je passais devant cette fabuleuse demeure qui surplombait une colline et s'offrait la mer en tant que jardin. Si j'avais été riche ou mariée à quelqu'un de riche, c'était dans ce genre de maison que je voudrais vivre.
La villa était immense, tant en largeur qu'en hauteur. Je pouvais de là où je me trouvais admirer les trois étages grâce aux fenêtres et au balcon du second palier. Sa façade blanche était accueillante et jamais personne ne se serait douté que derrière les murs, derrière cette apparence propre et polie, se trouvait un homme qui aimait attacher, fouetter, torturer ou, que sais-je encore, les femmes. Un homme fort séduisant, selon les murmures, qui aimait dominer le sexe opposé et le plier à ses quatre volontés. Mais d'après ce qu'on disait aussi, aucune femme ne ressortait d'ici triste, blessée ou traumatisée. En fait, c'était tout le contraire…
Les femmes semblaient reprendre vie entre le moment où elles franchissaient pour la première fois le seuil de cette porte et celui où elle sortait définitivement de la vie du Dominant. Car oui, le Maitre ne gardait jamais trop longtemps ses… Ses soumises.
Rien que de prononcer ce mot quelconque dans ma tête me fit rougir. J'étais vraiment un cas en ce qui concernait les relations amoureuses et physiques… Surtout physiques ! Mon ancien petit ami avait d'ailleurs rompu parce que je ne voulais pas pratiquer certaines positions.
Mon Dieu, qu'est-ce qu'il m'avait pris de venir jusqu'ici ?
Si je refusais certaines pratiques avec un partenaire normal, je ne pourrais pas faire la moitié de ce que cet homme me demanderait. Enfin, à première vue mais, son mode « opératoire » était étrangement tentant. Aux dires de mon amie, le Maitre hypnotisait ses proies pour mieux accéder à leurs fantasmes. Pour mieux les satisfaire. Alors, la question était là : avais-je peur de cet homme qu'on susurrait être un Dieu vivant ou alors, avais-je tout simplement peur de découvrir mes fantasmes les plus profonds ? Les plus intimes, secrets et cachés au fond de moi ?
Jetant à nouveau un regard à la fenêtre, je secouais la tête et tournais les talons afin de partir mais, curieusement, après avoir fait un pas, je me raidis. Alors qu'une seconde avant, tout allait bien, je me sentais à présent épié et même, totalement incapable de faire un geste. Étrangement, je mourrais juste d'envie de me retourner et d'avancer vers cet immense château, frapper à la porte et attendre que le maitre des lieux ne m'ouvre et ne m'invite à entrer. Et c'est d'ailleurs ce que mes pieds me firent faire. Avant que je ne puisse faire quelque chose, revenir à la raison et partir en courant sur la plage privée où j'aurais passé le petit muret de pierre qui la séparait de celle public, je levais ma main afin d'appuyer sur la sonnette.
À peine mon doigt avait effleuré le bouton que la porte s'ouvrit sur un buste agréablement moulé dans un marcel blanc. Les muscles parfaitement dessinés sous le tissu étaient un véritable appel aux caresses. Les longs et fins doigts qui se présentèrent sous mes yeux m'emplirent de frissons. Je déglutis en relevant lentement les yeux vers le visage de celui, à l'allure de statut de pierre, qui venait de m'ouvrir la porte. Le col de son T-shirt était arrondi et laissait deviner la fine couche de toison brune qui recouvrait certainement son torse nu. Son cou, gracile, me donnait l'envie étrange et complètement folle de gouter à sa peau. Ce besoin irrépressible de savoir quelle saveur il avait m'étreignit complètement et mes mains, ma bouche me démangèrent.
Pour contrôler cette envie totalement déplacée, je croisais les bras dans mon dos et forcer mon regard à remonter sur son visage, commençant par sa mâchoire droite et affirmée qui me donna encore bien plus d'envie que la peau de son cou.
Il fallait que je me reprenne avant de tourner folle ou pire !
- « Ne lève pas les yeux », répliqua une voix suave qui m'aurait fait immédiatement lever les yeux si elle venait pas de m'ordonner le contraire.
Un frisson m'envahit. Cette voix aurait pu me faire faire n'importe quoi. Je ne doutais plus de l'identité de celui qui m'accompagnait. Ça ne pouvait être que lui. Ça ne pouvait être que le Maitre. Cette voix si grave, si chaude, si invitante. Mais en même temps, si effrayante, si frissonnante. Elle m'attirait autant qu'elle me donnait l'envie de fuir loin d'ici.
- « Je me demandais quand est-ce que tu allais trouver le courage de venir sonner à ma porte », lança l'homme, au bout de quelques minutes de silence.
J'ouvris la bouche pour répondre… Répondre quoi d'ailleurs, je l'ignorais mais auquel cas, il m'interrompit, levant sa main près de mon visage « Ne parle pas ».
Je refermais immédiatement les lèvres et me contentais de fixer les pieds de mon voisin. Il ne portait pas de chaussures et il avait un pantalon de jogging en coton noir. Je ne savais pas quoi faire. À vrai dire, je n'étais pas supposée être ici, face à lui, proche de lui. Je triturais mes doigts dans mon dos et mordais ma lèvre en signe de nervosité. Je n'avais jamais été aussi mal à l'aise de ma vie. Même quand mon ex compagnon m'avait demandé de me…
- « Arrête de mordre cette lèvre et place tes bras le long du corps », dit-il, encore après quelques secondes de blanc. Je fis ce qu'il me dit et ne bougeais plus d'un centimètre. « Entre ».
Il s'écarta et mes pieds avancèrent tous seuls dans la demeure. Si l'extérieur était accueillant, attirant, et bien l'intérieur… Comment dire ? L'intérieur donnait encore plus envie de rester dans cet endroit merveilleux. Pas de chaine partout ou de fouets accrochés aux murs comme certains le ferait avec des photos de famille. Non, de magnifiques peintures ou photographies ornaient les tapisseries. Des vases anciens et certainement très chers décoraient les différents meubles. Des plantes également égayaient le hall et ce que je devinais être l'entrée du salon.
J'inspirais pour la première fois depuis ce qui me semblait une éternité. L'odeur de la pièce était plaisante. Piquante, masculine mais très plaisante, je ne pouvais que l'avouer. Mon cœur ne battait plus, il menaçait tout simplement de sortir de ma poitrine dans la seconde si je ne faisais rien. Ou qu'il ne faisait rien. Mais voulais-je vraiment qu'il fasse quelque chose ? Si oui, quoi ? Qu'il m'hypnotise ? J'en tremblais d'avance.
- « Ne sois pas effrayée, je ne te ferais certainement pas du mal », m'informa-t-il en passant devant moi pour monter les escaliers. « Suis-moi ».
Son ton n'amenait ni à répliquer, ni à refranchir la porte qu'il venait de refermer dans mon dos. Je déglutis donc, croisant à nouveau mes bras dans mon dos et le suivis à l'étage.
- « N'as-tu pas peur de regretter tout cela demain, Isabella ? », me demanda-t-il alors qu'il jouait avec un bandeau, sous mes yeux toujours baissés.
J'aurais presque ri à sa question. À vrai dire, depuis le début, il ne m'avait pas demandé mon avis. Il avait ordonné, j'avais exécuté. Je n'avais même pas encore pu admiré la beauté légendaire de son visage. Il m'avait emmené dans une chambre, fait m'asseoir sur un lit et ordonné de garder les yeux au sol pendant qu'il partait se laver et se changer. Je ne savais même pas ce que je pourrais regretter demain vu qu'il ne m'avait rien dit.
- « Tu n'es pas venue ici par hasard, n'est-ce pas ? Tu as entendu parler de moi et de ce que je fais aux femmes qui viennent ici, chez moi. », commença-t-il en s'approchant de moi, jouant toujours avec le morceau de soie qu'il tenait entre ses longs et fins doigts. « Tu n'es pas sans savoir qu'ici, aucune femme ne reste insatisfaite. Aucune femme ne se plaint d'être passer dans mes différentes salles… »
Je déglutis. Non, je ne l'ignorais pas mais étais-je d'accord pour être « satisfaite dans toutes ses salles » ?
Il faudrait être folle pour dire non à cette voix de velours. À cette voix envoutante qui appelait à la luxure. Même moi, la prude par excellente, mouillais d'un désir puissant à cause de ce son enchanteur. Mais arriverais-je à me détendre assez pour lui procurer du plaisir à lui ? D'après les faibles recherches que j'avais effectué dans le milieu de ce… De son… Pour ses pratiques particulières, l'homme prenait du plaisir grâce au plaisir de sa partenaire… Est-ce qu'il arriverait à me satisfaire ? À trouver ce qui clochait en moi ? Arriverait-il à débloquer ce petit quelque chose qui m'empêchait d'être épanouie entre les draps et les bras d'un homme ?
- « Ecoute, je pense savoir… Non, en fait, je suis sûr de ce qu'il te faut. Je sais déjà tout de toi, Isabella… », lança-t-il, faisant parcourir mon corps de millions de frissons de part sa voix grave et sensuelle. Des milliers de questions s'infiltrèrent en moi mais il ne me laissa pas le temps de digérer le fait qu'il connaissait mon nom et poursuivit : « Tout ce que tu es, tout ce que tu désires et tout ce à quoi tu aspires se voit. Je l'ai deviné à la seconde où je t'ai vu, il y a quelques jours, quand tu pensais que personne ne te verrait… Moi, je t'ai vu. Je t'ai vu, je t'ai étudié et j'ai attendu patiemment que tu viennes jusqu'à moi mais aujourd'hui… Aujourd'hui, en avais-je marre d'attendre aussi, j'ai forcé un peu le destin », finit-il, glissant toujours le bout de tissu entre ses doigts.
Instinctivement, je relevais les yeux vers lui. Je pus enfin admirer les courbes ravissantes de son visage. J'en eus le souffle coupé. Il était bien plus éblouissant que je ne me l'étais imaginé. Heureusement que j'étais assise sinon, j'en serais tombé à la renverse. Ses cheveux étaient un fouillis sexy adorable qui donnait tout de suite envie d'y plonger les mains pour apporter ce charmant visage vers le sien pour embrasser à pleine bouche ces lèvres fines et pleines qui ne faisaient qu'appel à des baisers chauds et sensuels. Son nez droit et symétrique me donnait la folle envie de l'embrasser également. Je secouais à cette pensée… Je commençais vraiment à barrer folle à lier si je fantasmais sur un nez.
Je finis mon exploration par ses yeux… Des yeux aussi bleus que les miens étaient marrons et sans vie. Les siens brûlaient d'une lueur hypnotique. Ce qui ne m'étonnait guère lorsque je repensais à ses méthodes. Dans ses pupilles, je vis du désir, de l'envie mais aussi de la colère et de la frustration. Je me doutais de la raison de cette rage. Je n'eus pas à baisser le regard pour deviner que ses doigts s'étaient arrêtés de jouer avec le foulard pour le serrer plus fortement et dangereusement. Malgré moi, je n'éprouvais aucune peur. Le désir qui roulait dans son regard me mettait suffisamment en confiance pour oublier tout le reste. Peut-être n'aurais-je pas du laisser échapper ce gémissement presque plaintif, d'ailleurs…
En deux enjambés, il fut devant moi, bandant mes yeux et agrippant mes poignets pour me mettre debout. Son toucher m'envoya un coup d'électricité et je frissonnais. Je trébuchais lorsqu'il me força à avancer et je tombais contre son torse musclé. La chaleur qui émanait de lui me donnait envie de rester contre lui à jamais. Mais bien vite, il me repoussa de lui et reprit sa route. Je courrais littéralement derrière lui avant qu'il ne me fasse lentement descendre un escalier et pénétrer une salle plus éclairée, comme pouvait en témoigner la lumière que je sentais et voyais à travers le foulard sur mes yeux.
- « Assieds-toi ! », m'ordonna-t-il en me poussant contre un fauteuil sur lequel je pris place.
Je me sentais affreusement cruche et seule, assise sur ce large fauteuil. Cependant, cette sensation ne fut que brève car bien vite, il revint vers moi.
- « Je vais t'enlever ce bandeau, Isabella. Je vais te l'enlever et maintenant que je te l'ai dit, tu pourras me regarder. Tu as désobéi, là-haut, en me regardant ! Je vais devoir déjà te punir », dit-il alors qu'il caressait mes cheveux, là où le nœud du foulard serrait ma tête. J'étais prête à lui dire que je n'avais désobéi à rien sachant que je ne savais même pas qu'il ne fallait pas que je le regarde dans les yeux mais je m'abstins. « Quand j'aurais terminé ce que j'ai à te dire, je te dirais de faire des choses et tu les feras non parce que je le veux mais parce que toi, tu le veux. Parce que tu en auras envie et que tu seras en parfaite confiance, d'accord Isabella ? » Etait-ce une question, devais-je répondre ? Je ne préférais pas tenter le diable et secouer seulement la tête, lui montrant que j'avais compris et que j'approuvais ce qu'il disait. « Bien »
Il retira le tissu de mes yeux et je clignais des paupières pour m'habituer au soleil qui inondait la grande pièce. Le salon était aussi élégant que l'entrée. Les canapés de cuir noirs encadraient une table basse en verre. Une télévision à écran plat était incrustée dans un mur alors que plusieurs lecteurs plus perfectionnés les uns des autres se battaient la place sur une console basse en dessous du grand écran. Une grande bibliothèque couvrait un mur pendant que les autres étaient décorés de tableaux ou de portraits. Deux autres meubles remplissaient la pièce : un en bois brun tout fermé et un autre avec une vitrine qui exposait argenterie et verres en cristal.
Je relevais ensuite le regard, entendant un soupir d'impatience et de mécontentement.
- « Bien, alors, tout d'abord, l'hypnose… As-tu déjà assisté à un spectacle de magie ? Réponds ».
- « Euh, oui mais il n'a jamais été question d'hypnose dans aucun des tours que j'ai vu », répondis-je d'une voix très rauque, dû au fait que je n'avais pas parlé depuis des heures.
- « D'accord, alors… Tu vas n'écouter que ma voix. Tu vas fixer ton esprit sur moi et ne plus penser à rien d'autre. Tu ne vas plus penser au désir que tu éprouves pour moi. Tu ne vas plus penser aux faibles doutes qui tournent encore en toi mais qui commencent lentement à partir. Tu ne vas te concentrer que sur moi, ma voix. Garder tes yeux profondément ancrés dans les miens. Tu es en sécurité avec moi. Tout ce qu'on a pu te raconter à mon propos, tu l'as oublié. Maintenant. » Oui, j'oubliais tout… J'oubliais tout sauf sa voix, ses yeux… « Détends-toi… Encore une fois, tu es en sécurité. Tant que tu seras avec moi, rien ne pourra t'arriver. Je suis là pour toi… Je te protégerais mais de quoi ? Il n'y a aucun danger. Dis-moi si tu es bien Isabella. »
- « Oui… Je suis bien… », m'entendis-je répondre.
- « Bien. Tu n'as jamais été aussi détendue depuis des années. Tu n'as même jamais été aussi détendue que tu ne l'es maintenant. Tu n'as aucune pression… Tu es juste toi… Tu n'as plus aucune peur, aucune interrogation en toi… Tu as toute confiance en moi. Tu ne penses à rien, juste au… »
- « Au plaisir… », murmurais-je, fixant toujours ses yeux bleus étincelants.
Son visage changea d'expression mais je n'y fis pas attention. J'étais en sécurité. Je ne pensais à plus rien d'autre qu'au doux son chaud de sa voix qui m'envoutait. J'étais détendu, mes muscles étaient au repos comme ils ne l'avaient été depuis des siècles. Je me laissais lentement aller dans cette douce sécurité que cet homme me procurait. J'étais bien. J'étais aussi sereine que je pouvais l'être. Je regardais toujours dans le bleu de son regard intriguant mais rassurant.
- « Tu es en sécurité avec moi… Dis-le, Isabella. Comment tu te sens à l'instant ? », m'interrogea-t-il en s'accroupissant devant et en caressant mes cuisses nues de part ma robe légère. Son toucher m'emplit de chair de poule mais je ne fis aucun geste et n'émis aucun son à part pour ma réponse : « Bien, je suis tellement bien ! Je me sens en sécurité comme jamais je ne l'ai été… C'est fantastique. »
Il hocha la tête, me souriant. « Maintenant, je vais te demander de chercher au plus profond de toi ce que tu désires de le plus. Ce que jamais tu n'aurais eu l'idée de dire ou dévoiler à voix haute. Je suis même certain que tu ne connaissais même pas cette envie avant de rentrer dans cette maison. » J'hésitais un instant. Ce qui apparaissait dans ma tête, à l'instant, me faisait peur. « Tu es en sécurité, Isabella. Tu peux tout me dire. Quel est ton désir le plus secret, le plus intime, le plus enfoui en toi… Dis-moi… Tu peux tout me dire, tu peux me faire confiance. », me rassura-t-il ainsi pendant encore plusieurs secondes avant que je ne te trouve enfin ma voix et finisse par sortir ces quelques mots que jamais je n'aurais pensé dire un jour.
- « Je voudrais être attachée… Je désire qu'un homme m'attache et m'emmène au plaisir avec ses mains, sa bouche, ses dents, sa langue… Je veux qu'un homme s'occupe de moi pendant des heures, qu'il me rende folle de désir, qu'il me fasse le supplier de me prendre. Je veux qu'un homme me domine… »
Je le vis déglutir et laissais échapper un soupir tremblant. J'étais en total confiance et je venais d'avouer mon plus sombre désir. Mon fantasme le plus caché. Allait-il m'aider à m'en libérer ? Certainement. N'invitait-il pas les femmes pour ça ?
- « Ne pense plus Isabella… Ne pense à plus rien ! N'écoute que ma voix. N'écoute que moi. Et je t'ordonne de te lever, de retirer cette robe lentement puis tes sous-vêtements pour finir par te pencher, nue, sur le canapé. Tu peux bien faire ça pour moi, Isabella ? », me demanda-t-il alors qu'il se relevait et qu'il exposait la bosse importante que formait son sexe en érection à travers son jean.
Je me levais et exécutais son ordre. Mon esprit avait déserté mon corps et je ne pensais plus que part lui. Non, bien mieux, il pensait pour moi. Il ordonnait, j'exécutais sans me poser de questions. J'étais certaine que s'il me demandait de me jeter d'un immeuble de quinze étages, là, maintenant, je le ferais. Je n'étais plus moi et ça faisait un bien fou de me reposer sur quelqu'un. Que quelqu'un prenne le commandement de mon corps. Que quelqu'un me dise quoi faire et qu'il me donne du plaisir en le faisant. Je posais ma robe, mon soutien-gorge et ma culotte de soie sur le canapé et levais légèrement les pieds pour retirer mes chaussures. Je finis par me relever et me pencher sur le canapé de cuir froid.
- « Bien… », dit-il en se plaçant derrière moi. Il me sembla qu'il se passait une éternité quand je sentis sa main sur mon sein droit. Je retins de justesse un gémissement à sa douce caresse alors qu'il titillait mon téton durci par le froid et l'envie. « Tu as froid, on dirait », murmura-t-il, un sourire dans la voix.
Il m'écarta les jambes d'un genou et fit glisser sa seconde main entre mes cuisses. « Il fait pourtant très chaud ici… » Il inséra un doigt en moi « Et c'est la canicule complète ici »
Il commença un lent va-et-vient en moi et je laissais s'échapper un gémissement… Puis un second et un troisième plus bruyant retentit dans la pièce lorsque son pouce se posa sur mon clitoris gonflé. Il arracha sa main de mon entrejambe et se décolla de moi. Un grand froid m'envahit alors qu'il me demandait de me redresser. « Tu vas me suivre. Aie confiance. Tu as confiance en moi, Isabella ? »
- « Oui… »
- « Je suppose que tu voulais dire : Oui, maître ! », asséna-t-il, durement alors qu'il posa une main dans le bas de mon dos pour me conduire là où il le voulait.
- « Oui, maitre », lui répondis-je. Je l'entendis soupirer alors qu'il poussa sa main dans mon dos pour me faire avancer. Il me stoppa pour rattacher le foulard sur les yeux et nous poursuivîmes notre progression. Je sentis du carrelage sous mes pieds et devinais entrer dans la cuisine. Je me demandais bien à quoi elle pouvait ressembler. Était-elle aussi élégante que le salon dans lequel nous nous trouvions quelques secondes plus tôt ? Certainement. Tout dans cette maison semblait avoir été choisi avec attention.
Je l'entendis pousser un lourde porte alors qu'elle claquait derrière nous. « Maintenant, tu vas monter sur cette table » ordonna-t-il.
Un scénario commença à s'assembler dans ma tête. Des pensées que jamais je n'aurais cru avoir un jour s'infiltrèrent en moi et une boule de désir vint se loger dans mon bas-ventre. Une boule de désir, mêlée à l'envie, à l'appréhension mais aussi à la confiance. J'avais totalement confiance en mon Maitre. Je savais que j'étais en sécurité avec lui. Que rien ne pourrait jamais m'arriver tant qu'il serait avec moi et sa main caressant distraitement mes fesses m'assurait qu'il était toujours là, près de moi, à prendre soin de moi et à veiller sur moi.
Il m'aida à monter sur la table. Je me retrouvais sur les genoux, le dos bien droit, attendant son prochain ordre qu'il asséna aussitôt : « A quatre pattes, Isabella ». Je m'exécutais, encore une fois, me cambrant un maximum, fesses en l'air et dos courbé. Je ne pus retenir un cri lorsqu'à nouveau, il enfonça un doigt en moi. « Hum, déjà toute mouillée ! Je pourrais te prendre immédiatement… »
- « Oui, maitre », répondis-je, sans y être invitée, poussant mes fesses plus contre sa main. Il effectua un nouveau va-et-vient horriblement lent qui m'envoya mille et un frissons. Il frappa ma fesse quand mon bassin bougea instinctivement et je perdis son doigt la seconde suivante. « Allonge toi sur le dos maintenant ! Vu que tu ne peux pas rester tranquille, je vais t'y contraindre par la force ! » lança-t-il d'un ton dur et sans réplique.
Je tremblais de tous mes membres quand je fus enfin sur le dos et qu'il m'écarta légèrement les jambes. Il avait l'air mécontent et je commençais à avoir peur de la suite. « Tu n'as rien à craindre, Isabella, mais je me dois de t'attacher pour que tu restes tranquille et que je puisse te mener à l'orgasme comme je le désire. Tu le comprends, Isabella ? Réponds. »
- « Oui, maitre, je comprends », répondis-je, d'une voix tout de même mal assurée.
- « S'il y a le moindre problème, et je peux t'assurer qu'il n'y en aura pas car tu es en sécurité avec moi, utilise le mot ''chocolat'' pour arrêter, d'accord ? Réponds. Dis-moi comment tu te sens, Isabella. »
- « J'ai peur mais je sais que je suis en sécurité. Je n'aurais pas à utiliser le mot que tu m'as donné, maitre… » dis-je, un peu plus fermement qu'avant.
- « Et pourquoi ne l'utiliseras-tu pas ? », demanda-t-il alors qu'il jouait de ses mains sur mes cuisses légèrement écartées.
- « Parce que j'ai confiance en toi et je sais que tout ce que tu vas me faire, ce sera pour mon plaisir et uniquement mon plaisir, maitre. »
- « Bien… » Il continua quelques secondes à caresser mes jambes du bout des doigts avant de les faire glisser sur mon ventre puis mes seins. Il en titilla les mamelons durcis par le plaisir et le froid ambiant de la pièce. Je me demandais un instant où pouvait se trouver cette table en fer sur laquelle j'étais allongée mais ses caresses me firent perdre le fil lorsqu'il pinça mes seins. C'était comme s'il avait senti que mes pensées s'égaraient et qu'il avait eu envie de me ramener à la réalité. « Ecarte les jambes ! » J'obtempérais. « Plus grand que ça, Isabella ! »
- « Oui, maitre » Je l'entendis s'activer dans la pièce et quelques secondes plus tard, sa main se plaqua sur ma cuisse et une bande de cuir vint entourer sa jambe, un peu au-dessus de son genou. Il répéta le même processus sur l'autre jambe et me demanda de bouger. « Je ne peux pas, maitre » Il vint à hauteur de mon visage, je le sentis, et menotta mes poignets aux pieds de la table. Je pouvais encore moins bouger maintenant.
- « Tu devrais avoir peur, Isabella. Mais pourtant, tu te sens en sécurité… C'est étrange, n'est-ce pas ? Ce sentiment d'être à la merci d'une autre personne. D'ailleurs, d'une personne dont tu ne connais rien… C'est effrayant, Isabella ? Réponds. »
- « Non, maitre », répondis-je, totalement confiante malgré la situation.
- « Tu es ma prisonnière et ça ne t'effraie pas ? Je peux te faire tout et n'importe quoi ! Tu es à moi, exposée, totalement nue et désirable, ruisselante de plaisir, attachée au point de ne pouvoir bouger un doigt. Tu n'as pas peur ? Est-ce ce que tu voulais ? Ce que tu désires au plus profond de toi ? Oui, j'en suis sûr… » Il passa un doigt contre ma fente trempée et un rire divin empli la pièce silencieuse. « Bien, je ne peux en être que plus certain maintenant ! Et tu sais quoi, Isabella ? J'aime énormément ça ! Prête pour moi ! Mais… Tout d'abord, je voudrais gouter la douceur de tes lèvres avant de m'occuper de celles qui, je suis persuadé, seront un délice pour mes papilles. »
Ses lèvres furent lente et câline sur les miennes. Sa langue traçant le contour de ma bouche sans jamais la pénétrer. Sa lenteur et sa douceur me rendirent très vite folle. Folle d'envie que ces lèvres se trouvent à un autre point de mon corps. Plus bas… Beaucoup plus bas…
Je ne pouvais pas bouger, je ne pouvais pas voir. J'étais privée de deux sens. Je ne pouvais pas le toucher, ni le voir. Je ne pouvais pas le gouter moi-même, comme j'aurais voulu le faire à lui et à aucun autre homme existant sur Terre. Je gémis de frustration mais d'un côté, j'étais si bien. Il me tourmentait et j'adorais ça ! J'en demandais encore et encore. Ses lèvres toujours en train de butiner les miennes en doux baisers, complètement à l'opposée avec la situation : moi, attachée par ce que je devinais être des lanière en cuir et menotté. J'aurais ri de sa douceur si je n'étais pas aussi excitée.
Sa langue fini par pénétrer ma bouche et caresser la mienne qui était à la recherche de caresses. Notre baiser se fit passionné alors que ses mains glissèrent de mon cou à ma poitrine, où il reprit ses anciennes attentions. Titillant, pinçant mes tétons, il joua quelques minutes avant d'y poser ses lèvres et sa langue qui venaient de délaisser les miennes. Je gémis fortement, essayant de pousser mes seins en avant, en vain. « Dois-je aussi t'attacher au niveau du buste, Isabella ? J'ai une très belle ceinture… Ou bien, utiliser… Hum, oui, je pense que je vais faire ça ! Ne bouge pas… » Il s'éloigna de la table avec un petit rire. Sa blague ne le faisait rire que lui alors que mon ventre se tordait de désir.
Sans que je m'y attendais, un coup froid, brut et net s'aplatit sur mon mamelon durci. Mon cri de douleur résonna dans toute la pièce mais il se transforma bien vite en gémissement de délice lorsque je sentis à nouveau les lèvres de mon Maitre aspirer mon téton meurtri. Un fois la douleur complètement disparue, elle revint au niveau du second téton. Si mes sens allaient dans le bon sens, je dirais qu'il était en train de fouetter ma poitrine et… J'avais presque honte de l'avouer mais j'aimais ça ! Surtout la façon dont il avait d'effacer la douleur qu'il me procurait.
Au bout de ce qui me parut des heures, sa bouche, sa langue et ses doigts descendirent enfin vers un chemin beaucoup plus intime. Sa bouche jouait sur le haut de mes cuisses alors qu'encore une fois, le fouet fendit l'air et s'abattit à nouveau sur mon sein. Malheureusement, cette fois, la bouche de mon compagnon n'était pas là pour atténuer la douleur mais la sensation de sa langue contre mon clitoris chassa la douleur qui m'avait légèrement envahie.
Son manège continua encore de longues tortueuses, délicieuses minutes qui m'amena plusieurs fois au bord de l'orgasme mais à chaque fois, le Maitre dominait et ne me laissait pas me libérer comme je le souhaitais. Il se retirait, venant jouer avec ma poitrine avant de revenir me rendre folle de sa langue sur mon sexe palpitant.
- « Tu aimes ce que je te fais ? Réponds. », me demanda-t-il, du voix enrouée et grave de désir.
- « Oh… O-oui… », bafouillais-je, secouant la tête de droite à gauche, souhaitant lui demander bien plus mais n'osant pas, de peur qu'il fasse tout le contraire et ne me laisse plus frustrée que jamais. Manque de bol, que je lui dise mes désirs ou non, il s'arrêta.
- « Je crois que j'ai mal entendu… », lança-t-il alors que le fouet claqua sur mon sein et que mon cri retentissait dans la salle. « C'est bien cela, Isabella, n'est-ce pas ? » Un nouveau coup de fouet. « J'ai seulement mal entendu ? » Nouveau claquement, nouveau cri. « Isabella, dois-je encore plus sévir ? Dois-je, d'ailleurs, vraiment sévir ? Parce que là, je ne fais absolument rien et crois-moi que quand je te punirais, tu le sentiras passé ! »
Après un énième coup de fouet sec sur ma poitrine, je soufflais un « Oui, maitre… » Exténuée, je ne voulais plus qu'une chose : qu'il me détache et que je parte dormir durant les vingt-quatre prochaines heures. Mais alors qu'il réintégrait mon sexe chauffé, je me demandais si c'était réellement mon souhait…
Je voulais tellement plus à présent. Je voulais sentir autre chose que sa langue en moi. Je voulais le sentir totalement en moi. J'en avais tellement besoin maintenant. Je voulais que cette boule de désir qui menaçait d'exploser à chaque seconde, éclate en même temps que lui. Je souhaitais qu'il vienne en moi. Qu'il partage mon désir, mon plaisir. Je tremblais sous ses caresses, sous ses attentions. Je mourrais de chaud mais, contradictoirement, j'avais si froid. Froid de ne pas sentir sur moi son corps. Froid à force d'être la seule à prendre du plaisir. Est-ce que, lui, prenait du plaisir à me voir ainsi ?
D'après ce que j'avais lu, les dominants prenaient énormément de plaisir à voir une femme soumise à lui, ses caresses, ses baisers. Mais n'en prendrait-il pas plus s'il venait sur moi, qu'il retirait le pantalon qu'il avait vêtu et qu'il s'enfonce en moi avec fougue pour me prendre sauvagement, comme je le souhaitais ? Je devenais complètement folle. Les faibles pensées qui envahissaient mon cerveau étaient à l'opposé de moi. Je ne me reconnaissais plus. Il avait juste fallu que je rencontre cet homme, que je lui porte un regard et qu'il m'ordonne une chose pour que je devienne une vraie guimauve. Une pauvre poupée de chiffon entre ses longs et fins doigts, que je savais experts.
- « Tu en as assez ? », demanda-t-il, un sourire dans la voix, tout en retirant sa langue et ses doigts de ma féminité. Je secouais la tête ; je ne voulais pas qu'il s'arrête. « Bon, pas de réponse… Je prends ça pour un oui »
J'aurais voulu parler mais ma respiration haletante ne me faisait que bafouiller des mots incompréhensible. Ce qui devait arriva, le Maitre me laissa seule et pantelante de désir. J'avais envie de crier, d'hurler… De lui ordonner de revenir et de finir ce qu'il avait commencé mais qui étais-je pour ça ? Personne. Seulement une pauvre petit femme qui était excitée et qui n'attendait que ça délivrance.
Soudain, je sentis un souffle sur ma joue et retenais ma respiration. « Tu aimes être attachée comme ça, Isabella ? » Des doigts partirent de mes lèvres pour glisser sur ma gorge et venir titiller mes pointes encore durcis. « Est-ce que ça t'excite d'être ainsi ? À ma merci ? » Sa voix rauque enivrait mes sens et je n'arrivais plus à bouger…
Sauf que tu pouvais déjà pas bouger, idiote !
… ni à parler. « Alors, on a perdu sa langue, Miss Isabella ? », me taquina-t-il, jouant de sa langue sur le lobe de mon oreille. J'haletais encore, essayant de parler, en vain. « Je pense que tu as besoin de souffler correctement… De reprendre tes esprits après tout ce qu'il s'est passé jusqu'à présent… N'est-ce pas, Isabella ? »
NON !
Je voulais lui hurler que je pouvais très bien continuer mais avant que je retrouve mon souffle, il s'était déjà éloigner. Je ne le sentais plus à côté de moi. J'entendais qu'il s'affairait dans la pièce et j'aurais voulu savoir ce qu'il préparait. J'étais rassurée de le savoir toujours dans la pièce.
Au bout d'un long moment, un cri s'échappa de ma gorge, qui jusque là était complètement serrée, lorsqu'un jet d'eau froide aspergea mon aine. Je me tortillais pour échapper à l'eau glaciale mais une main ferme et chaude se plaqua sur mon ventre et la voix de mon dominant s'éleva dans les airs : « Cesse de t'agiter comme ça, tu veux ? ».
- « Oui, maitre », répondis-je, tremblant de tout mes membres alors qu'il déplaçait le jet puissant sur son sexe bouillonnant. Les doigts du Maitre écartèrent mes lèvres intimes et il déplaça l'eau froide contre mon clitoris gonflé. Je n'en pouvais plus. La chaleur que je ressentais au fond de moi contrastée complètement avec le jet glacée qui jouait sur la partie la plus intime et la plus sensible de mon corps. Ma respiration se fit de plus en plus heurtée à mesure qu'il jouait avec moi. Il remplaçait régulièrement l'eau par sa langue ou ses doigts avant de me refaire tressaillir de froid et de plaisir.
Après de longues minutes à jouer du jet sur tout mon corps en fusion, il s'amusa avec un glaçon et je le sentis monter avec moi sur la table. Jambes entre les miennes, je frissonnais quand j'eus enfin le poids de son corps sur le mien. Il était nu. Depuis combien de temps l'était-il ? Était-ce depuis le début de sa douce torture ? Venait-il se de dévêtir en urgence ? Une urgence qu'il aurait ressenti à force de me voir nue, à sa merci et complètement abandonnée…
Sa bouche se retrouva bien vite sur mon sein alors que j'entendais le bruit d'un papier que l'on déchire. « Nous n'avons pas beaucoup parlé jusqu'à présent, Isabella alors je suis obligé d'utiliser un préservatif mais sache que je déteste ça », me dit-il, soufflant contre ma joue. « D'habitude, je prends mon temps pour connaître les femmes qui entrent dans cette maison. Je me renseigne et ensuite, j'agis. Mais avec toi… » Il gémit alors que son gland frottait légèrement contre ma fente humide. « Avec toi, je ne sais pas ce qui est arrivé mais j'ai tout de suite eu envie de t'avoir à moi. Rien qu'à moi, Isabella. Tu comprends ? » Un gémissement répondit à sa question alors que je me concentrais plutôt sur ce qu'il se passe entre nos deux corps…
- « Tu ne m'écoutes pas Isabella… Je le sens mais comme je te comprends… J'ai vraiment hâte de te sentir réellement… Depuis que je t'ai vu, Isabella… Tellement envie… »
Il continua de murmurer des choses que je n'entendis pas tandis qu'il s'enfonçait lentement mais profondément en moi. La sensation de son sexe emplissant Lemieux était encore plus grisant que ce à quoi je pouvais m'attendre. Il était tendre mais passionné. Lent mais ferme. C'était un pur délice. Je n'en pouvais plus. Je tentais de bouger mon bassin pour rencontrer le sien avec plus de fougue mais il me retint un instant avant de détacher lentement les liens qui entouraient mes cuisses. Il agrippa mes fesses de ses mains puissantes et autoritaires et leva mes hanches bien hautes avant de s'enfoncer encore plus profondément en moi. Ses coups de reins devinrent de plus en plus violents et je criais maintenant sans retenue.
- « C'est bien Isabella… Laisse-toi aller complètement ! », ordonna-t-il alors que ses intrusions en moi se faisaient de plus en plus fortes et rapides. « Je veux que tu viennes… Je veux que tu jouisses pour moi et rien que pour moi… Ton orgasme m'appartient, Isabella… Depuis le début… Depuis que je t'ai fait entrer dans cette maison… Tout de toi m'appartient… Tu m'appartiens… » Il se déchainait en moi à présent et la boule de mon bas-ventre grossissait encore et encore. Elle n'était pas loin d'éclater. Ses mouvements en plus de ses paroles m'emmenaient loin… Très loin, là où seul le désir existait.
- « Tu… (coup de rein) es… (coup de rein) à… (coup de rein) moi… »
Comme s'il venait de me donner la permission, le top départ, mon orgasme éclata et j'hurlais ma jouissance à qui voulait bien l'entendre. Je le sentis s'enfoncer une dernière fois avant qu'un râle rauque ne parvienne à mon oreille et que son corps entre en collision avec le mien.
- « Alors, Isabella, tu as aimé ? », me demanda-t-il, après quelques minutes de silence où nous essayions de récupérer notre souffle. J'hochais la tête, légèrement remise de mes émotions mais pas encore complètement. « J'aimerais que tu me répondes quand je te pose une question, Isabella ! » Il bougea à l'intérieur de moi, m'envoyant une nouvelle onde de plaisir avant de se retirer et d'enlever mon bandeau.
Je mis un certain moment à m'habituer à la lumière qui était allumé juste au dessus de ma tête. En regardant à droite et à gauche, je me rendis compte que je me trouvais dans une sorte de garage, sur une table de travail en verre. Dans quoi étais-je tomber ? Est-ce que ça me plaisait ?
Je portais mon regard sur le Maitre, qui enfilait son pantalon et me regardait, une lueur intense dans les yeux.
- « Tu vas me répondre, Isabella ? », demanda-t-il, continuant de me fixer intensément.
- « Oui… », répondis-je, tout à coup timide sous son regard alors qu'il était entièrement vêtue et moi, complètement nue et les poignets toujours attachés à la table.
- « Oui à quoi ? », me lança-t-il, s'approchant lentement de moi.
- « Oui à tout… J'ai aimé… », dis-je, baissant le regard, mes joues se colorant de rouge.
- « Tu sais quoi, Isabella ? Je sens que tu vas énormément me plaire… », m'informa-t-il, un sourire au coin des lèvres. Il s'approcha et caressa mes bras avant de détacher une à une les menottes. « Tu vas énormément me plaire et il faut absolument qu'on parle. Immédiatement. Tu vas remettre tes vêtements et nous allons passer aux choses sérieuses… »
Il pensait qu'on venait de vivre quoi ? La récréation ?
« COUPEZ »
- Un peignoir pour Isabella !
- Bella…
Je me recouvrais rapidement alors que Charles avançait vers nous, un grand sourire aux lèvres. Edward passa un bras possessif autour de ma taille alors que le producteur nous informait ce qu'il avait aimé et moins aimé dans la scène que nous venions de tourner. Je n'étais pas totalement à l'aise avec lui, ses regards étaient trop intenses mais bon, je savais que je n'avais rien à craindre. La réputation de Charles Hawkins n'était plus à refaire. Il avait séduit Kate lors de son premier tournage avec elle et il l'avait eu. Chose qui n'arriverait jamais avec moi.
- Bon, on retournera la fin de la scène demain matin, à la première heure. Allez vous reposer. Isabella, je ne regrette pas d'avoir du changer le script pour toi. Tu es géniale !
- Merci, Charles. Bonne fin de soirée et à demain.
Edward et moi nous dirigeâmes vers notre loge personnelle. Je retirais mon peignoir pour passer rapidement sous la douche. Mon compagnon me rejoignit sous le jet d'eau bouillant.
- Bon, eh bien, soulagée que Kate ne soit plus de la partie ?
- Après ce que nous venons de faire ? Non, je préfère ! Je crois que je lui aurais arrachée les yeux si elle avait du faire cette scène avec toi.
- Et moi, ai-je le droit d'être jaloux ?
- Pourquoi tu serais jaloux, toi ?
- Hawkins…
J'éclatais de rire avant d'entourer mes bras autour de son cou lorsque je m'aperçus qu'il était sérieux.
- Mon amour, regarde-moi… Je t'aime, tu le sais. Et ce Hawkins aura beau me faire les yeux doux, du rentre-dedans ou quoi que ce soit dans le même genre, je le repousserais et je te rejoindrais pour te prouver à quel point il n'y a que toi qui compte.
- Depuis quand tu reprends mes répliques exactes ? Tu ne peux pas être comme toutes les femmes et me dire simplement que tu m'aimes, que j'ai un joli petit cul que tu ne trouveras nulle part ailleurs et que je suis le meilleur coup de la planète ?
Le regardant et lui souriant amoureusement, je l'embrassais tendrement avant de lui prouver qu'il n'y avait que lui et que j'étais, moi aussi, le meilleur coup de la planète…
...
Et voilà !
Je dois vous avouer que ce chapitre de Soumission/Domination me fait vraiment peur parce que c'est la première fois pour moi. Je me suis légèrement inspiré d'histoires et de fictions, sans toute fois tout recopier mot-à-mot...
Le prochain chapitre ne mettra, malheureusement, pas moins de temps à venir, j'en ai bien peur. Je suis pas mal occupée ces derniers temps mais j'essaierais d'être le plus rapide possible.
Pour les lecteurs de "Comme son Père", le chapitre est toujours en cours d'écriture et ne devrait pas tarder à faire son apparition ! Mais là encore, je ne promets rien, ni ne donne de date...
En espérant encore une fois que vous ne m'en tiendrez pas trop rigueur pour l'attente, je vous dis à la prochaine fois ! J'accepte toujours les idées et les critiques ^^
A très bientôt.
Lemonesquement, Edwardienne100
