Coucou mes Lemoniaques favorites !

J'ai décidé de faire une sorte de "timing" pour cette fiction (et j'essaierais vraiment de m'y tenir) et je posterais dorénavant tous les mois, sauf cas exceptionnel, dont je vous préviendrais à l'avance !

Merci à : mel031, Dex-DaZzLinG, sexforlife, SAMYSTERE, SellyCullen, lia3011, vinie65, makeupgirl77, Ludivine28, fan-par-hasard21, caro30, ulkan13, anges0112 (pour la fiction Sa Demi-Soeur, je risque de la reprendre mais pas dans l'immédiat^^ ), erika shoval, Grazie, ousna, Galswinthe, aelita48, Pauline, chewbacca77 (tes propositions sont prises en compte. D'ailleurs, quelques unes des tes idées ne devraient pas tarder à paraître :D), Atchoum16, Lily-Rose-Bella, Brand0fHeroine, Nane2Bru, Habswifes et ma Popolove (merci pour le fou rire avec tes deux reviews ratées xD).

Un petit mot pour dire que, même si ça peut paraître "cucu", j'adore ce chapitre et j'espère que vous l'apprécierez également ;D

Action ? On tourne !

...

On The Road

Assise, enfin avachie serait le terme plus approprié pour ma position actuelle, sur le canapé, l'ordinateur posé sur les genoux, je cherchais le bon itinéraire pour notre virée, à Edward et moi, à Las Vegas. J'avais fini par céder à la lubie complètement folle de mon compagnon, à savoir d'y aller en voiture.

J'en étais heureuse ! Passer plusieurs heures avec mon homme, dans une voiture, à parler et à rire… C'était une excellente idée et je n'avais pas été longue à accepter sa demande. Bien au contraire.

Et en plus de passer de nombreuses heures avec Edward en voiture, à l'arrivée, j'allais retrouver Tanya, la meilleure amie que j'aurais pu avoir dans le monde de l'érotisme. C'était grâce à elle que j'avais continué dans le chemin que j'aimais. Si ça n'avait tenu qu'à moi, ma carrière se serait arrêté dès le premier film que j'avais tourné…

Flash-back - quelques jours plus tôt :

- Au fait, bébé, je voulais te demander quelque chose.

Arrêtant de me déhancher au rythme de la musique qui braillait dans la salle de bain, je crachais le dentifrice qui se trouvait dans ma bouche avant de m'essuyer du revers de la manche de la chemise d'Edward que j'avais enfilé juste au saut du lit.

- Ouais ?

- Tu sais, heureusement que je sais que tu peux être sexy et beaucoup plus féminine, sinon, ce que tu viens de faire aurait pu me faire fuir !

- « Aurait pu », donc, tu n'aurais pas fui puisque tu es fou de moi. Bref, passons… Qu'est-ce qu'il y a ?

- Emmett a parlé d'une fille aux AVN. Tanya ?

- Oui, Tanya. Et bien quoi ?

- Je me demandais qui elle était pour toi. Et puis, tu as l'air si enthousiaste à l'idée de la revoir que je me pose la question : pourquoi ne m'en as-tu jamais parlé ?

- Oh, eh bien… Tanya est une amie, que j'ai rencontré lors de mon premier tournage. On ne se voit pas très très souvent car elle vit en Alaska. Mais dès qu'elle fait un saut ici, qu'elle a le temps entre deux scènes à tourner, on s'appelle et on se voit. Elle a été là pour moi quand j'allais pas très bien, au début de ma carrière. J'étais une petite jeune, une novice… Le réalisateur a essayé d'abuser de sa condition de patron pour coucher avec moi.

Alors que je me retournais sur moi-même pour déposer ma brosse à dent sur le lavabo, Edward vint se positionner derrière moi, m'enlaçant tendrement la taille, et me fixer dans le miroir, son menton contre mon épaule. Ses pupilles étaient sombres et je caressais ses mains dans un signe d'apaisement.

- Ne t'inquiète pas. Tanya était mon ange gardien, ma bonne étoile. Quand il a essayé d'aller plus loin, alors que je lui hurlais qu'il était hors de question pour moi d'avoir une promotion canapé, elle est arrivé et lui a décollé le coup de poing du siècle. On jouait deux amies très proche, si tu vois ce que je veux dire, dans le film alors nous sommes devenues rapidement amies.

- Comme tu le dis toujours, les scènes de sexe rapprochent…

- Non, on n'a pas eu vraiment de scènes sexuelles. En fait, on s'embrassait, on aguichait les autres protagonistes mais nous n'étions seulement qu'amies, comme dans la vraie vie.

- Tu embrasses tes amies ? Pourquoi tu ne me l'a jamais dit, Bella !

Je pinçais gentiment sa peau avant de me retourner et de le regarder, faussement en colère.

- Si ton nouveau fantasme est de le faire avec deux filles, je te conseille de prendre ta queue sous le bras et d'aller voir ailleurs si j'y suis, Masen !

- Encore une fois, heureusement que je sais que tu peux être douce, charmante et docile, ma Bella…

Il me déposa un baiser léger sur les lèvres avant de me faire signe de continuer.

- J'ai voulu arrêter, pensant que tous les réalisateurs essaieraient de me passer la main au cul, voir plus. Comme je te dis, j'y connaissais rien, malgré mon envie de faire tout ça. Je m'étais dit que c'était un passage obligé, qu'en plus de simuler avec des partenaires désignés, j'allais devoir me farcir la moitié du métier. Mais Tanya m'a expliqué les règles, m'a aidé à m'imposer et m'a appris à me défendre.

- J'ai hâte de la rencontrer ! Elle a l'air chouette.

- Elle est différente de sa sœur !

- Sa sœur ?

- Kate. Tanya est une Denali. Mais leurs caractères sont diamétralement opposé. Kate n'a aucun talent pour la comédie, si on peut appeler ça comme ça. Tanya rêve d'autre chose. Elle s'est fait enrôlé dans le monde de la pornographie sans vraiment le vouloir. Elle voudrait tourner dans des vrais films, être connue pour son talent et non ses seins.

Edward hocha lentement la tête, comprenant tout à fait ce que pouvait ressentir mon amie. Lui non plus n'en pouvait plus. Je le savais. Il voulait tourner dans un film qui sortirait dans tous les cinémas et pas seulement les lieux clos. Pour ma part, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire. Malheureusement pour moi, la question revenait de plus en plus souvent dans notre couple et j'avais de plus en plus peur qu'Edward veuille arrêter tout ça.

- Enfin bref, j'ai hâte de la revoir. La dernière fois date d'il y a plusieurs mois.

- J'espère qu'Emmett aura fait le nécessaire pour que vous soyez à la même table et j'espère aussi qu'elle gagnera face à sa sœur ennemie.

- Crois-moi quand je te dis que je prie tous les soirs pour ça.

Je lui donnais un baiser sur le menton avant de me détacher lentement de son étreinte. Alors que j'entrais dans la chambre pour m'habiller, je l'entendis :

- Ah bon ? Tu pries pour ça ? Hier soir, je t'ai pourtant entendu prier pour autre chose…

Fin flash-back

Je souriais toute seule, dans le salon vraiment beaucoup trop grand lorsqu'Edward n'était pas là. Il était parti tourner de son côté, des scènes supplémentaires pour un vieux film qu'il avait fait il y a plusieurs semaines de cela. Je commençais seulement à dompter la vicieuse jalousie qui s'infiltrait en moi quand mon compagnon devait faire des films avec d'autres actrices que moi. C'était le métier, j'en avais bien conscience. Je ne pouvais pas me permettre de lui faire une crise, surtout que de mon côté, je n'aurais pas admis qu'il m'en fasse une pour les fois où je tournais sans lui. Nous avions conclu l'accord tacite de ne pas en parler et de ne pas voir les films de l'autre, lorsque nous n'étions pas en couple dans le tournage.

La seule chose qu'il ne voulait pas, c'est que je tourne avec Sam Uley. Et moi, je refusais qu'il soit le partenaire de Kate…

Imprimant la page de l'itinéraire, je me rendais ensuite sur mon site fétiche du moment. Sélectionnant plusieurs livres, je me penchais pour agripper mon sac et prendre ma carte bancaire pour effectuer l'achat lorsque mon homme ouvrit la porte, balança ses clés dans la coupelle de l'entrée et vint s'avachir dans le canapé, à côté de moi, posant une main possessive sur mon sein. Réprimant un sourire, je levais les yeux vers lui.

- Vous m'avez manqués.

- « Nous » ?

- Ton corps et toi… Qu'est-ce que tu fais ?

- Je suis en train de me commander des bouquins. J'en ai quasiment plus.

- Tu rigoles ? T'en as une dizaine dans la table de chevet, j'en ai vu un trainer dans la cuisine ce matin, un sur la baignoire et deux autres coincés dans le canapé !

- Ceux du canapé sont finis. Celui de la cuisine vient de rendre l'âme et ceux de ma table de nuit seront finis d'ici un jour ou deux.

- Et moi, là-dedans ?

- Jaloux de livres ! On aura tout vu et entendu…

Edward se renfrogna, attrapant la télécommande et alluma l'écran plat, mettant un match de base-ball qu'il ne suivrait certainement pas, avant de se diriger vers la cuisine. Alors que j'entrais mon code pour le paiement, un bouquin vola à travers la pièce. Je soupirais, enregistrant le tout avant de fermer l'ordinateur.

Je me retournais lentement vers mon homme, qui se laissait tomber sans aucune grâce sur le canapé, une bière à la main.

- Tu sais qu'à quelques centimètres près, tu me le balançais en pleine tête ?

- J'ai visé la porte d'entrée, pas toi.

- Tu sais pas visé, Edward… Il a atterri dans la chambre. Qui, je te le rappelle est à l'oppos…

- Bon, ça va, c'est bon…

Je soupirais. Je détestais lorsqu'on se disputait. Surtout pour des broutilles pareilles. Oui, ces derniers temps, j'étais à fond sur mes bouquins à l'eau de rose, avec de belles histoires d'amour, comme on en voit seulement au cinéma tout public.

- J'ai l'impression que nous ne faisons plus rien ensemble, Bella !

Je me figeais. Sa voix était à la fois dure et peinée. Je tendis la main pour lui prendre la sienne mais il se leva, me laissant de plus en plus perplexe face à son attitude. Encore ce matin, tout allait bien. Et là…

- Edward…

- C'est vrai ! Quand nous ne sommes pas en train de tourner un film ou au lit en train de faire l'amour, tu es avec ces satanés livres ! Comme tu dis, on aura tout entendu mais j'ai vraiment l'impression que tu les préfères à moi, ces bouquins à la noix !

- Mais arrête de dire n'importe quoi ! Tu t'entends ?

- Et toi, tu te vois ? Toutes les semaines, tu t'achètes une cinquantaine de livres, que tu lis. Y'a pas un problème ?

- T'es en train de me faire une crise de jalousie pour des livres ?

Poussant un soupir las, il secoua la tête et revint s'asseoir près de moi.

- Je t'aime, tu le sais mais ça peut plus continuer comme ça.

- Tu… T'es… La ferme !

Il éclata de rire !

Je secouais la tête, énervée qu'il se soit payer ma tête comme ça. Je me levais rageusement, me dirigeant vers la chambre à coucher. Ramassant le livre qu'il avait balancé un instant plus tôt, je lui balançais en plein sur la cuisse. Avant de claquer la porte et de me jeter dans le lit.

- T'as mal visé…

- Non, rassure-toi Masen, j'ai très bien visé ! Si j'avais voulu te faire énormément de mal, je l'aurais fait mais même si je te considère comme un crétin, à l'heure qu'il est, ce que tu as entre les jambes me sert énormément !

- Tu me laisses entrer ? Je suis désolée, bébé…

- Tu sais bien que y'a pas de verrou.

Il ouvrit doucement la porte, s'attendant certainement à une nouvelle attaque de livre volant. Je fixais le plafond alors que je sentais le matelas s'affaisser près de ma taille.

- Bébé…

- T'es un imbécile, doublé d'un crétin. Et je dis ça pour rester polie !

- Je sais, c'était nul de ma part…

- Nul ? C'était complètement con, Edward ! Tu te rends compte que tu… J'ai cru que tu étais en train de…

- Jamais ça ne sera le cas.

- Ouais bah me refais plus des trucs pareils !

- Je suis désolé.

Il prit ma main dans la sienne afin de me redresser sur le lit et de plonger ses yeux dans les miens. Je vis tout de suite toute sa culpabilité dans ses yeux. Il était vraiment désolé de m'avoir fait une peur pareille.

- Ce n'était pas drôle, je le sais mais… Même si je ne veux pas me séparer de toi, ce que je te dis est vrai. Tu passes énormément de temps à lire et…

- Nous sommes allés au restaurant pas plus tard qu'hier soir !

- Oui, et c'était super. Mais je me suis aussi rendu compte, pendant la soirée, que ça me manquait parce qu'on le faisait de moins en moins.

- Je préfère pas mes livres à toi, Edward.

- Je sais. Tu me l'as prouvé hier soir, en rentrant et en balançant celui qui se trouvait sur le lit pour qu'on puisse faire l'amour. Mais, c'est juste que je voudrais que tu arrêtes un peu de te ruiner pour ces histoires bidons et…

- De belles histoires. Un peu nunuche, je te l'accorde, mais des belles d'histoires. Avec deux personnes qui se rencontrent normalement, qui se disputent un peu mais qui finissent par s'aimer, se marier et avoir beaucoup d'enfants.

- Nous ne vivons pas une belle histoire, selon toi ?

Edward fronça les sourcils, légèrement perdu et anxieux. Je raffermis mon étreinte autour de ses doigts, le rassurant.

- Non, j'ai pas dit que nous n'en vivions pas une. J'adore notre vie. Je suis heureuse, je pense que tu le saurais si ce n'était pas le cas… C'est juste que… Leur rencontre est si différente de la nôtre. Eux, ça se passe dans un bar ou un hôtel ou encore pendant le mariage d'un cousin du frère de l'ami en commun qu'ils ont sans le savoir.

- Tu crois que c'est une rencontre normal ça ?

- Nous nous sommes rencontrés lors d'un tournage de film érotique ! Par rapport à ça, oui, le mariage du frère du cousin…

- Tu avais dit du cousin du frère d'un ami, non ?

- Edward !

- Ok, j'arrête…

Je ne pus retenir le sourire qui se frayait un chemin sur mon visage. Il était exaspérant mais je l'aimais tel quel. Il me faisait sourire et l'aimer encore plus alors que j'étais sensé être en pétard contre lui.

- Donc, tu n'aimes pas notre rencontre ?

- Si ! Je ne reproche rien à notre rencontre. Si nous ne tournions pas dans ce genre de film, nous ne nous serions jamais rencontré et je ne serais pas aussi heureuse, aussi comblée et aussi amoureuse aujourd'hui. C'est juste que…

- Quoi ?

Edward se rapprocha un peu plus de moi, gardant ma main dans la sienne et posant celle libre sur ma joue. Je me mordis la lèvre, prenant soudain peur face à ce que je m'apprêtais à dire.

- Bébé ?

- Quand… Je t'aime Edward et je pense pas que je serais capable de te quitter un jour…

- Et tu vas devoir me supporter un très long moment parce que j'ai pas non plus l'intention de te perdre.

- Alors… Un jour… Lointain… On aura certainement envie de… Merde Edward, essaie de lire entre les lignes ! Je suis en train de patauger dans la soupe là !

- Je vois ça mais je veux que tu le dises.

- On va vouloir faire plus que s'amuser… Se ranger et… Euh… Quand je verrais que mon horloge biologique avance et avance, je voudrais certainement avoir… des… J'aurais certainement un jour envie de pouponner…

- Est-ce une manière bizarre de me dire qu'un jour, tu voudras avoir un enfant avec moi ?

- C'est dans la logique d'un couple, non ?

Je triturais ses longs doigts des miens, de plus en plus mal à l'aise. Je n'aimais pas vraiment parler de projets futurs mais avec Edward, je savais que je devrais passer par là. Un sourire s'étendit sur le beau visage de mon compagnon alors qu'une douce chaleur envahit ses pupilles. Je déglutis difficilement et serrais sa paume dans la mienne.

- Enfin bref, je me vois pas raconter à mes enfants que j'ai succombé au charme de leur père pendant un film érotique, quand il me prenait par-derrière…

- Tu es tombée sous mon charme à cette scène ?

- Je ne me souviens plus !

- Moi, je me souviens parfaitement. C'est à la première seconde où je t'ai vu arriver. J'ai su que je devais t'avoir. C'était pas seulement un besoin primitif de t'avoir dans mon lit… Enfin, je mentirais si je te disais que je pensais pas à toi dans mon lit mais… C'était pas uniquement animal, pas uniquement pour le sexe… J'ai tout de suite su.

- Ouais, eh bien… Je suis un peu plus longue pour ce genre de truc. Tu lances des déclarations à tout va, qui pourrait faire pleurer un sans cœur… Moi, je me cache souvent derrière mon cynisme et…

- Tu sais aussi faire de très belle déclaration, tu sais ?

Je secouais la tête. Il m'arrivait bien entendu d'être romantique mais j'avais plus facilité à m'exprimer avec mon corps, je le savais. Edward l'acceptait et j'en étais comblée. Et lui aussi, par la même occasion…

- Donc, tu lis ces bouquins pour… quoi ?

- Pour rêver. Pour rêver à la rencontre normal que nous n'avons pas eu. Comme je te dis, je ne regrette pas une seule seconde la manière dont nous nous sommes connus mais tout serait peut-être plus simple sans les films…

- Tu trouves notre vie compliquée ?

- Ce serait plus simple si tu étais avocat et moi, simple vendeuse.

- Oui mais notre vie serait beaucoup moins excitante ! Beaucoup moins folle. On ajouterait notre folie mais avoue que les films nous comblent plutôt deux fois qu'une…

Je ris à la lueur sauvage qui alluma soudain son regard. Notre dispute, les tracas, les futilités étaient à présent derrière nous, pour le moment. Nous en reparlerons certainement très bientôt. Après tout, l'avenir était un sujet des plus importants avec l'homme de sa vie.

Posant ses lèvres sur les miennes, sa langue s'insinuant dans ma bouche pour caresser la mienne, il m'allongea lentement.

- Que dirais-tu de faire l'amour comme un simple avocat et une simple vendeuse ?

- Je ne dis pas non… (baiser) Mais… (baiser) Un avocat et une vendeuse… (baiser) Peu conventionnels… (baiser)

- Bébé, bouge tes sublimes petites fesses ! Je te rappelle qu'on a plus de huit heures de route !

- Mais t'es pas bien ! Edward, je t'ai dit que y'avait maximum, cinq heures de route…

- Ce n'est pas ce que m'a indiqué l'ordinateur hier soir.

- Je t'ai sorti le plan détaillé que m'a donné Google. Je sais que des fois, il raconte des conneries… Comme cette fois où ils m'ont prêté une relation avec Léonardo DiCaprio. Je le connais même pas personnellement !

- Et si on reparlait de ce foutu itinéraire ?

Je soufflais, agacée qu'encore une fois, Edward ne me fasse pas confiance sur la route à prendre. Avant d'aller nous coucher, nous nous étions disputé quand je lui avais dit qu'il n'y avait que cinq heures de route pour rejoindre Las Vegas. Plus macho que jamais, il avait effectué ses recherches lui-même et était arrivé à plus de huit heures de voyage. Bien entendu que l'horaire n'était pas pareil ! Il avait choisi le plus long…

- Je t'ai imprimé le plan exact que j'ai trouvé. Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?

- Alors explique-moi comment j'ai trouvé plus de trois heures en plus sur le même trajet ?

- Tu t'es trompé, tout simplement. Maintenant, arrête de stresser et de me stresser par la même occasion. T'as balancé ma valise dans le coffre alors que j'ai même pas terminer de me préparer et donc, que je n'ai pas fini mes bagages ! Alors, s'il te plait, mon amour, sors-moi cette valise, va dans la cuisine, fais-toi un café et fais confiance en ta petite chérie qui a passé des heures à chercher le plus court itinéraire.

Je l'entendis marmonner avant de sortir récupérer ma valise dans la voiture. J'inspirais profondément avant de regarder dans la penderie…

Bien sûr, une nouvelle mini-querelle éclata lorsqu'il me vit, poing sur les hanches, pieds légèrement écartés l'un de l'autre, les yeux en l'air, habillée uniquement de dessous en dentelle. Je ne savais pas quoi me mettre et c'eut le don de mettre Edward en rogne. J'éclatais de rire lorsque, mordant mon épaule, il me frappa les fesses, m'étant fin à notre dispute et me disant de magner.

Je finis par porter mon choix sur une mini-jupe noire volante et légère, qui n'atteignait pas le début de mes genoux, avec un débardeur blanc. Une fois mes cheveux rassemblés en une queue de cheval haute et mes yeux maquillés, je passais par la cuisine, prenant mon café ainsi qu'un fruit.

- Tu me cherches, bébé. Et je te jure qu'avant d'avoir mis les pieds dans la voiture, tu m'auras trouvé.

- T'es parano, Edward…

- Tu sais bien que je n'aime pas attendre.

- Des fois, t'y es contraint et tu ne râles pas… Enfin, si tu râles un peu mais tu sais que plus c'est long, plus c'est bon.

- Oui mais, même si j'aime ça, j'aime aussi quand c'est vite fait, bien fait ! Alors encore une fois, magne tes fesses Bella sinon…

- Sinon quoi ?

Je le regardais fixement, provocante, en plaçant ma tasse de café vide dans l'évier et en croquant dans ma pomme. Je le vis secouer la tête et avancer lentement vers moi. N'étant pas très loin de moi, de toute façon, nous fûmes rapidement l'un en face de l'autre.

Je ne pus empêcher la chaleur monter en moi quand il me sortit son sourire en coin que j'affectionnais tant. Mais, sous ce charme, je voyais la menace. Et, comme à chaque fois que je me trouvais sous le regard de braise de mon homme, je sentis mon cœur battre à vive allure, ma respiration s'accélérer, mon sang pulser plus rapidement dans mes veines et mon intimité s'humidifier. Je ne comptais plus le nombre de sous-vêtement qu'il m'avait fait user avec ce regard-là.

Alors que je m'attendais à devoir repoussé notre départ pour une étreinte « vite faite, bien faite », je poussais un cri de surprise lorsqu'Edward passa un bras derrière mes cuisses et me balança sur son épaule avant de prendre la direction de la porte d'entrée.

- Masen, fais gaffe à ton cul ! Repose-moi.

- Je te retourne la phrase, mon ange…

Il claqua sa main à nouveau sur mes fesses avant de fermer la porte à clé et aller me déposer dans la voiture.

Sa superbe Volvo avait été remplacé, pour l'évènement, par le Cabriolet noir de Rosalie, la compagne d'Emmett. La capote était rangé et nous allions pouvoir profité du soleil et de la brise de la journée. Voyager, les cheveux au vent. J'adorais ça !

- La dernière fois que j'ai pris la route pour faire un long voyage comme ça, avais-je dit à Edward, la veille, allongée sur son torse devant la télé, c'était avec Alice. Un peu avant qu'on se rencontre, d'ailleurs.

- Vous aviez été où ? Et pourquoi ?

- Nous étions allés rejoindre des amis à Tijuana, pour faire la fête à la fin d'un de mes tournages. Je me souviens du trajet de l'allée mais nettement moins celui du retour…, avais-je ri en lui expliquant tout ce que je me souvenais de ce séjour.

J'attendis que mon compagnon s'installe sur le siège du conducteur pour croquer à nouveau un bout de pomme et le coincer entre mes dents. Avançant mon visage du sien, il mordit dans le morceau et finit par m'embrasser langoureusement.

- Rejoue les hommes des Cavernes quand tu veux, mon amour !

- Accroche ta ceinture, bébé ! On part pour Vegas…

...

Quelques heures plus tard

« I am no angel I like it when you do that stuff to me I am no angel I like it when you talk, dirty when you talk

Kitten Heels, Lingerie,

Pantyhose, Foreplay,

Legs up, on the bar,

in the back of your car,

latex, champagne,

bubble bath, whipped cream,

cherry pop tag team,

can you make me scream

I wanna do some dirty things to you tonight,

I wanna fight, all through the night, night, night »

Connaissant par cœur les paroles, je chantais à tue-tête, bougeant la tête dans tous les sens. J'aimais énormément cette musique. Elle nous convenait exactement, à notre couple. Et le premier couplet que je venais de hurler à qui voulait bien l'entendre m'avait donné une grande idée pour la suite de notre voyage…

« I am no angel

I like it when you do that stuff to me

I am no angel

I like it when you talk, [talk] dirty when you talk [talk]

Blindfold, feather bed,

tickle me, slippery,

G spot,nasty pose,

in a video,

love machine, by myself,

climax,hot wax

S&M on the floor, i like it hardcore

I wanna do some dirty things to you tonight,

I wanna fight, all through the night, night, night »

Les doigts de mon homme se serraient de plus en plus autour du volant. Je ne pus voir la couleur de ses pupilles à travers ses Ray-Ban mais j'étais persuadé que je ne le rendais pas indifférent. Sa pomme d'Adam qui montait et descendait me donnait un vague aperçu de son envie.

Pour ma part, je savais qu'à regarder son sublime profil, je ne pourrais rester longtemps en place. D'ailleurs, je détachais discrètement ma ceinture avant de poser une de mes mains sur sa cuisse, près de son genou. Je crus entendre un grognement mais quand je reportais mon attention sur Edward, il était simplement concentré sur la route, essayant de ne pas broyer le volant entre ses doigts.

« I am no angel

I like it when you do that stuff to me

I am no angel

I like it when you talk, dirty when you talk »

Je me penchais pour murmurer ses paroles au creux de l'oreille de mon compagnon et cette fois, je fus sûre de son sifflement. Mordillant son lobe tendrement, je commençais à remonter ma main lentement vers son entrejambes.

La voiture fit un léger écart lorsque mes doigts effleurèrent la bosse à travers le jean de mon partenaire. Je lui chuchotais de faire attention à la route et que je m'occupais du reste, recevant un gémissement de fureur mais aussi de désir.

Je continuais à l'embrasser, à le lécher et à le mordiller. Lui susurrant les dernières paroles de la musique.

Can you go down,

are you up for it, baby

can you turn me out, are you up for it

Je sentis à nouveau que nous faisions un écart sur la route mais ne m'en préoccupais pas plus que ça et continuais ma succulente torture alors qu'une nouvelle musique se faisait entendre. Beaucoup moins sensuelle, beaucoup moins chaude mais qui ne réussit pas à faire passer mon envie de son corps. Ce corps parfait qui l'était encore plus lorsque nous étions liés… Enlacés, entrelacés… Surtout entrelacés…

Une main fourrageant dans le fouillis de ses cheveux, une autre prête à faire sauter le bouton de son jean, je fus surprise quand la voiture s'arrêta dans un crissement de pneus. Je me redressais légèrement mais ne pus rien voir car Edward agrippa ma queue de cheval dans son poing et pinça mon menton entre les doigts de sa main libre, écrasant fougueusement sa bouche contre la mienne.

Je gémis de victoire mais aussi de plaisir. Nos langues bataillèrent trop vite et nos lèvres se séparèrent trop tôt.

- Tu te rends compte qu'on aurait pu avoir un accident, Bella ?

- Je sais que tu es un As du volant, mon amour… Je ne craignais rien.

- Eh bien, tu aurais dû ! Tu sais que je ne contrôle plus rien lorsque tu me touches… Et encore moins quand tu me dis des choses pareilles à l'oreille.

- Mais… (baiser) Heureusement… (baiser) Nous sommes arrêtés maintenant… (baiser)

Sa main agrippa fortement ma cuisse afin de me faire passer sur lui, à califourchon. La place manquait mais nous avions eu pire comme endroit… Beaucoup moins confortable aussi. Ce n'était ni le premier, ni le dernier.

Ses doigts étaient partout. Sur ma nuque, mon dos, mon ventre, mes seins. Les miens étaient enroulés autour de ses mèches folles alors que mon bassin roulait contre le sien. Sa virilité était très éveillée et poussait contre le tissu de son jean. Sa légère grimace m'indiquait qu'il souffrait de plus en plus de cette entrave. Et moi aussi. Je le voulais. Je voulais le toucher. Je le voulais en moi. Je le voulais entièrement… Tout à moi !

Une de mes mains partit déboucler son jean et, encore plus aventureuse, se glissa à l'intérieur de son boxer. Mes doigts trouvèrent très rapidement leur chair adorée. Edward siffla à nouveau en mordant un peu plus durement ma lèvre inférieure. Ses paumes vinrent se plaquer contre ma poitrine, à travers le tissu de mon débardeur. J'avais envie de plus. Je voulais sentir ses doigts sur ma peau nue, aussi bougeai-je pour l'inciter à faire ce que j'avais le plus besoin.

Car oui, ce n'était plus seulement une envie mais un besoin viscéral. Il était devenu ma drogue. Edward était ma drogue et je ne pouvais plus m'en passer.

- Bébé… On est en… J'ai…

- Tais-toi, Edward !

Je le bâillonnais d'un baiser ardent, baissant un peu son jean avant de passer mes mains sous sa chemise. Il grogna et laissa tomber toutes résistances alors qu'il empoignait un sein dans une de ses mains et que la deuxième se perdit sous ma jupe. Un gémissement aigu sortit de ma bouche alors que ses doigts entraient en contact avec le cœur bouillonnant de mon désir. Je poussais mes hanches pour un plus profond contact lorsqu'enfin, il me libéra en arrachant le fin tissu de mon dessous et pénétrant mon index et son majeur dans mon antre désireux. Ma main ne resta pas inactive et je m'efforçais de lui donner le plus de bien que possible. Notre position n'aidait pas les contacts plus aisés.

Séparant nos deux bouches, je laissais une trace de baisers le long de sa mâchoire, retournant mordiller son oreille.

- Lève tes fesses, beau gosse… J'en peux vraiment plus…

- Ah… Tu n'aimes pas ?

Le sourire que j'entendis dans sa voix me fit frissonner alors que ses doigts allaient de plus en plus vite et profondément en moi.

- Tu veux que j'arrête, bébé ?

- N… Non…

- Pourtant, tu m'as dit que tu n'en pouvais plus, non ?

- Je veux… je… Edward !

- Tu veux quoi ?

- Tu sais très… Bien ce que je… Veux !

Je pleurnichais dans son cou, balançant mes hanches de plus en plus rapidement.

- « In the back of your car… »

- Je te déteste…

- Et tu oses me poser la question ? Petite impertinente !

- Quelle… Quelle question ?

- « Can you make me scream ? »

Un dernier gémissement sortit de ma gorge alors qu'il chassait ma main de son sexe et la sienne du mien pour s'enfoncer durement en moi.

Je rejetais la tête en arrière, faisant retentir brièvement le klaxon lorsque je déplaçais mon bras vers l'arrière. Alors que je bougeais sur lui, il plaqua une main sur ma hanche, aidant mes coup de reins de plus en plus fougueux, rapprochés, erratiques. L'autre se fraya un chemin sous mon débardeur et vint titiller mon mamelon érigé de ses doigts.

À entendre ses grognements, ses gémissements étouffés contre la peau de mon cou, je savais que nous n'en avions plus pour longtemps. La boule de chaleur qui m'emplissait depuis qu'il m'avait lancé ce regard dans la cuisine, quelques heures plus tôt, menaçait d'éclater en quelques secondes.

- Bébé, faut que tu viennes… Tout de suite, j'en peux plus…

- Hum… Edward…

Il souleva brusquement son bassin alors que j'allais rencontrer le sien avec ferveur. Nos cris résonnèrent dans le silence de la route. Je m'effondrais, une seconde plus tard, sur le torse de mon homme. Nos respirations haletantes nous empêchèrent de parler pendant un long moment alors qu'Edward caressait doucement et tendrement mes cheveux qui s'étaient détachés, je ne savais comment.

- Ne rechante plus jamais cette chanson devant moi, compris ?

- Je peux pas te promettre…

- Je suis prêt à faire réaliser toutes les choses qu'elle énonce mais…

- Alors on devra à nouveau le faire dans ta voiture !

Me redressant, j'arrangeais mon soutien-gorge et mon débardeur, ignorant le regard interrogateur de mon compagnon.

- Tu plaisantes ? On vient de faire quoi ? Et je t'ai fait hurler !

- Tut tut tut ! Elle dit bien « In the back of your car… » Là, on a plutôt fait « In front of Rosalie's car… »

- T'es diabolique…

- … Et tu adores ça, chéri !

Je l'embrassais avant de reprendre ma place sur le côté passager. Je regardais le shorty qui gisait sur le sol en poussant un soupir navré. Je jetais un regard à Edward qui sourit en reboutonnant son jean.

- … Et tu adores quand j'arrache tes sous-vêtements…

Il m'embrassa à son tour avant de reprendre la longue route qui nous attendait.

- On a bien fait de partir un peu en avance…

- Oui, c'est vrai que ce petit passage n'était pas, aussi délicieux soit-il, prévu au programme.

- Oh, non ! C'était totalement prévu. Avoue que tu l'avais en tête toi aussi. Non, je disais ça parce que tu as loupé la sortie 41 pour rejoindre la direction de Barstow…

Edward me regarda, fronçant les sourcils alors que je lui lançais la feuille des indications, allongeais mes jambes par-dessus la portière et augmentais le volume de la radio, me remettant à chantonner, les lunettes sur le nez.

...

Et voilà !

Je vous ai déjà pris assez de temps mais si vous pouviez donner votre avis sur le chapitre, une review ne sera pas refusée ! :)

J'espère pouvoir tenir mes résolutions et vous offrir un chapitre le mois prochain mais avec mes vacances, ça va me paraître jute...

Propositions toujours acceptées ;)

A très bientôt.

Lemonesquement, Edwardienne100

Message perso : Ma Siamoise - J-14 *-*