Coucou mes Lemoniaques Favorites !
Je suis choquée de moi même pour les deux postes successifs que j'effectue cette semaine (Comme son Père et Situations Érotiques). Bon, ne vous habituez pas, je pense pas refaire cette "chose incroyable" dans un futur proche ^^
Merci à : Petitegrs (bonne chance pour tes semaines sans internet ! XD), fan-par-hasard21, makeupgirl77, Ludivine28, veronika crepuscule (pour tout te dire, le rendez-vous que Bella avait n'avait pas d'importance... Désolée mais pas de gynéco... Pas Encore ! ;)), lia3011, Dex-DaZzLinG, ulkan13, Aubline, anges0112, SAMYSTERE, bellardtwilight, camille76260, Liki0da, ousna (je confirme pour les vacances, malheureusement, elles sont déjà finies :( ), Galswinthe, Lily-Rose-Bella, Atchoum16, Robangel, Grazie.
Allez ! C'est fini les vacances pour nos deux petits acteurs ! Il est grand temps de se remettre au travail, vous ne trouvez pas ?
Action ? On tourne !
...
Sexy Pictures
- « Mais pourquoi tu n'y vas pas, toi ? », demandai-je à la blonde qui me servait de meilleure amie depuis des années.
- « Il ne veut que des brunes ! Va savoir pourquoi, il est comme ça… C'est peut-être un fétichiste ou alors, il a eu une mauvaise expérience avec une blonde et depuis, nous en pâtissons toutes mais… Bella, tu es ma dernière chance ! », geignait-elle alors qu'elle me balançait ce qui devait être une robe mais qui ressemblait plus à un morceau de tissu déchiré.
- « Oh et, si j'accepte, tu crois que je vais porter ça ? », pouffai-je, lui renvoyant le vêtement aussi vite qu'il était apparu face à moi.
Ma colocataire soupira fortement, visiblement énervée par mon comportement.
Bien sûr, ce n'était pas mon genre. Enfin, ça ne l'était plus. Depuis que Tanya m'avait appris à m'ouvrir, au sens littéral comme au figuré, je ne jouais plus souvent les saintes-ni-touche. Au contraire, j'étais quelqu'un qui assumait pleinement sa sexualité débridée et ça ne me gênait en aucun cas de sortir avec des bouts de tissus, plaqué uniquement sur mes fesses et sur ma poitrine. Mais aujourd'hui, je ne le sentais pas.
- « Pourquoi tu lui as dit que tu avais quelqu'un sous la main, sans me demander l'autorisation avant ? », m'informai-je, alors que je reprenais la robe en pleine tête et évitais une chaussure à talon aiguille de justesse.
- « Ce gars… Masen… Tu me crois si je te dis que c'est un Dieu sur pattes ? Que dès que tu le vois, tu te mets à genoux et que tu ferais tout pour lui et lui donner un sourire qui dit à lui seul « Je vais te baiser toute la nuit et tu vas en demander encore et encore jusqu'à ce que je te fasse oublier ton propre nom ! » ? Tu me crois, hein ? », lança-t-elle, en même temps que la deuxième chaussure.
- « Bon, imaginons que je te crois pour Monsieur Je-te-baise-jusqu'à-ce-que-tu-oublies-ton-nom… Je vois pas pourquoi je devrais aller là-bas, moi ? Tu peux pas te faire une teinture ? », rageai-je, alors que je savais d'or et déjà qu'elle avait gagné, rien qu'à la maigre description qu'elle m'avait donné de ce type.
Bah quoi, j'avais bien le droit de voir à quoi il ressemblait, quand même, non ?
- « Pas le temps ! Alors, Bella, tu acceptes ? », me supplia-t-elle, venant prendre fermement mes épaules et me fixant d'un regard si désespérée que je ne pouvais décemment pas lui dire non.
Je soupirais pour la forme et marmonnais mon consentement. Improvisant une petite danse jusqu'à la porte de ma chambre, elle se retourna, faisant des mouvements peu orthodoxes avec un clin d'œil.
- « Tu verras Bella, tu me remercieras ! »
- « Je vois pas pourquoi ! Tu veux que je me fasse prendre en photo par un gars dont je ne connais que le nom… Un fétichiste des brunes et que sais-je encore ! Je te jure que s'il m'arrive un truc… », commençai-je avant qu'elle ne m'arrête dans ma lancée.
- « Le moindre malheur qu'il puisse t'arriver, c'est hurler de plaisir… Oh et au fait, ne met pas de sous-vêtement… Tu devras les enlever de toute façon ! », me dit-elle avant un dernier clin d'œil, en sortant de la chambre.
Poussant un énième soupire, je grimaçais devant le… truc qui devait me servir de vêtement. Je secouais la tête et ouvrais mon armoire, sortant un jupe en jean avec un débardeur blanc. J'enfilais tout de même un string avant de passer mes pieds dans les engins de la mort qu'étaient mes chaussures et prenais mon sac avant de passer la porte de notre appartement, direction le métro.
…
- « Il y a quelqu'un ? », criai-je dans le grand hangar où devait avoir lieu la séance photo avec ce Masen.
Ça n'avait pas été une si bonne idée que ça de prendre le métro, surtout à cette heure de pointe où tous les hommes essayaient de passer discrètement leurs mains baladeuses sous votre jupe. J'avais remercié ma soudaine pudeur pour ne pas avoir porté le tissu que Tanya avait prévu pour moi. Je me serais faite quasiment violé entre deux sièges ou sur l'une des barres, sans compter que j'aurais pu me faire plaquer furieusement contre la porte vitrée du wagon.
Je frissonnais de dégoût.
J'étais peut-être libérée mais jamais je ne ferais l'amour devant quiconque. J'étais pour les positions et les endroits les plus farfelus mais à une certaine limite !
- « Ouhou ! Est-ce qu'il y a quelqu'un, ici ? », demandai-je à nouveau, élevant un peu plus la voix.
Un bruit dans le fond de l'immense pièce se fit entendre et je suivais le chemin.
J'écarquillais les yeux face à ce qui se présentait devant moi. Trois blocs, formant chacun l'intérieur d'une pièce, avaient été aménagé dans un coin. Sur le côté, je vis également une table avec plusieurs accessoires dessus, tel un appareil photo, plusieurs objectifs, un ordinateur portable et d'autres choses que je n'identifiais pas. Un trépied se dressait juste à côté de la table et trois autres, agrémentés d'une sorte de parapluie noir, faisaient face au différentes pièces improvisées.
Je fronçais les sourcils en avançant lentement, regardant à droite et à gauche, cherchant ce Masen des yeux ou bien un assistant. En fait, n'importe qui !
Reportant mon attention sur les « pièces », je me faisais une soudaine idée du genre de séance que j'allais avoir. Pas de fond fleuri avec un beau ciel bleu et un semblant de soleil. Pas de cadre romantique, avec un coucher de soleil, des vagues et des galets, faisant croire que la personne qui posait été à la plage.
Non, nous étions loin du compte… Très très loin !
La première était sans aucun doute la plus sobre. Un immense lit à baldaquin trônait en son milieu. Ses draps noirs ressortaient avec les montants dorés du lit et les coussins choisis de la même couleur. Au centre du matelas, qui semblait vraiment ferme mais moelleux, se trouvait une rose rouge parfaite. Ses pétales étaient telles que de loin, j'aurais presque cru que c'était une fausse. La tapisserie de la pièce était dans les même ton sombre et doré que le lit et faisait ressortir du décor, une sensualité sans pareille.
La seconde augmentait d'un cran. En fait, il s'agissait simplement d'une salle de bain avec une immense baignoire mais aussi une cabine de douche juste à côté, un lavabo et un petit meuble où deux rangées de serviettes, noires et blanches, étaient installés. Le sol était carrelé, comme les faux murs. Une simple mais parfaite rose rouge ornait, encore une fois, en décoration, dans un petit vase assez fin pour passer la longue tige, sur le petit meuble de rangement. Des produits de beauté étaient également installé autour de la grande baignoire à remous.
Et enfin, la dernière et non la moindre. Celle qui aurait fait jouir n'importe quelle obsédée…
Une pièce totalement rouge sang. Pleins d'accessoires que je n'identifiais pas étaient suspendu sur l'un des trois murs tandis qu'une sorte de banc était posé au centre de la pièce. Un énorme X en métal auquel le bout était agrémenté de liens ornait un des murs. Et le dernier murs était vide de tout objet, sauf là encore, une petite console avec un fin vase noir et un cœur de pétales de rose noir charbon, ressortant sur la couleur des murs chauds.
Je déglutissais difficilement en identifiant, tout de même, certains accessoires de la dernière pièce.
J'allais réellement tué ma colocataire qui ne m'avait pas informé quelle genre de séance de photo s'était ! Il aurait bien été évident que j'aurais jamais accepté ! Et même pour Monsieur Je-te-baise-machin-truc…
Secouant la tête, je regardais à nouveau partout autour de moi, pour voir si quelqu'un était là mais, ne voyant toujours pas signe de vie, j'inspirais avant de tourner les talons et de me ruer le plus rapidement possible vers la sortie du hangar.
- « Alors on prend peur devant un décor, mademoiselle ! », susurra une voix veloutée dans mon dos alors que j'atteignais presque les deux portes lourdes de la sortie.
Grimaçant légèrement, je me retournais, utilisant un grand sourire forcé.
- « Dois-je comprendre que je dois me trouver un nouveau modèle ? », me taquina-t-il, face à mon expression qui devait être hilarante pour lui et totalement gênante pour moi.
Bon Dieu, Tanya avait totalement menti ! Ce mec était… Il n'était pas canon… Non, je ne pouvais pas dire ça !
C'était une insulte !
Ce mec était un Dieu, doublé d'un Apollon, croisé avec un Adonis et tout ça mélangé à un sexe géant. Ajoutez à cela des foutus cheveux cuivrés coiffé à la Sortie-d'une-baise-mais-j'en-demande-encore, des yeux vertes intenses qui hurlaient Je-vais-te-bouffer-toute-crue, et une bouche Putain-il-me-la-faut.
Donc, non, ce mec n'était pas simplement canon. Il n'y avait pas assez de mot pour le décrire, là, tout de suite, maintenant. Superbement beau ? Délicieusement séduisant ? Magnifiquement canon ? Sublimement parfait ? Incroyablement sexy ? Foutrement hot ? Diablement orgasmique ?
Un putain de mâle quoi ! Une espèce en voie de disparition ! Ce gars avait survécu à son extinction et il était le seul spécimen à tremper votre string sans rien faire et à faire monter cette envie incroyable en restant debout, face à vous, juste en vous regardant.
Je me demandais un instant si j'étais aussi navrante que tout le monde pourrait penser en lisant mes pensées mais j'étais persuadé que chaque femme du monde (et même les hommes, certainement) réagirait comme je le fais.
Bon, peut-être que certaines arriveraient à bégayer quelques mots mais moi, je me contentais de le regarder, la bouche légèrement ouverte, à espérer qu'il fasse un pas et me prenne sauvagement contre la porte du hangar avant de se précipiter avec moi dans la salle de jeu improvisée pour poursuivre dans le lit et finir sous la douche avant de nous envelopper dans une eau bouillante dans le jacuzzi. J'espérais aussi que la bave ne coulerait pas le long de mon menton mais ça, je n'étais pas sûre que ça n'arriverait pas.
- « Mademoiselle ? », souriait la Divinité qui me faisait face.
Bordel, sa voix était plus onctueuse qu'une mousse au chocolat, agrémenté de chantilly maison, saupoudré de pépite de chocolat avec des amandes en morceaux.
Bon sang, Bella, active avant qu'il ne te jette dehors face à cette tête de cul que tu lui fais !
Je secouais la tête, fermais la bouche et clignais plusieurs fois des paupières. Qui sait, peut-être que j'étais en train de rêver ? Ou plus réaliste, je venais d'avoir une crise cardiaque et je me trouvais au paradis en compagnie de l'Ange de la Débauche !
- « Je… Je suis… Photo ! », bafouillais-je, lamentablement.
Bravo Bella, franchement, tu ne pouvais pas paraitre encore plus abrutie…
Ma conscience commençait à me taper sur le système. Bon, ok, je n'avas pas été des plus cohérente et loquace mais j'étais certaine qu'il avait l'habitude. Enfin, du moins, j'espérais, sinon je pouvais dire adieu à tous les scénarios qui tournaient dans mon cerveau depuis maintenant une éternité.
- « C'est Tanya qui t'envoie, n'est-ce pas ? », demanda-t-il, en s'approchant de moi, me jaugeant du regard.
- « Euh… Ouais… Elle a dit un truc du style que vous… Préfériez les brunes… Enfin, que vous dîtes non aux blondes… », lançai-je, avec énormément de mal, des tremolos dans la voix alors qu'il passait une main sur le bas de mon dos afin de me pousser vers les box aménagés, au fond du hangar.
Nous ne dîmes pas un mot avant qu'il ne m'amène dans une pièce où se trouvait un grand porte-vêtement. Une coiffeuse était allumé, avec un million de produit et maquillage dessus. Un miroir à pied se trouvait juste à côté de la porte et le sol était recouvert d'un immense tapis noir.
Rien que dans cette pièce, je pouvais avoir cinquante scénarios supplémentaires à ajouter pour ma liste de jeux avec le Sexy Photographe.
- « Bon, je te laisse te mettre à l'aise. Quand tu te sens prête, tu mets la première tenue… Tu verras, les numéros sont marqué sur les housses de vêtements. Maquille-toi un peu plus et lâche tes cheveux. Je t'attends. », me dit-il avant de m'envoyer un sourire Bordel-tu-n'as-aucune-idée-du-plaisir-que-je-peux-te-donner et de sortir de la pièce.
Je soupirais de soulager, pouvant enfin respirer comme je le voulais. Cet homme allait avoir ma mort sur la conscience, je vous le dis, je vous le répète et je le répéterais encore et encore… Jusqu'à mon trépas.
Lâchant mes cheveux, comme il me l'avait demandé, je passais mes mains dedans, leur donnant le plus de volume possible avant de déposer de la laque par-dessus. J'affirmais un peu plus mon regard avec du noir, rendant mes yeux plus charbonneux et empli de désir. Après tout, vu les pièces installés, je n'allais pas jouer le remake de La Petite Maison dans la Prairie ou alors, Laura Ingalls n'était plus la sage fillette avec ses nattes qui s'asseyait sur les genoux de son père pour lui apprendre comment elle était monter à cheval…
Là, elle enfourcherait plutôt un homme…
Complètement barrée !
J'eus un faible rire et approuvais les dire de ma conscience avant de prendre la housse du premier vêtement. Me mordant la lèvre, je me retenais de vérifier les autres tenues. Mieux valait garder la surprise.
Je me déshabillais entièrement et rapidement avant d'enfiler le soutien-gorge noir balconnet, le string qui allait avec et le pull noir en grosse laine qui m'arrivait à mi-cuisses. Je ne fis pas cas du fait qu'il n'y ait pas de bas…
Un dernier coup d'œil au miroir, une dernière touche de gloss et de eye-liner et j'ouvrais rapidement la porte.
Je restais un instant au pas de la porte, admirant l'adorable et sexy fessier de mon photographe alors qu'il était penché sur le lit, un genou sur le matelas. Son jean noir serré tombait sensuellement sur ses hanches, dévoilant la ceinture de son boxer de marque. Son T-shirt noir était remonté, probablement involontairement, sur son dos et laissait découvrir un bout de sa peau légèrement bronzé.
Dieu que son petit cul était appétissant !
Il dût sentir ma présence car il se redressa rapidement et se tourna vers moi.
Est-ce que c'était possible qu'il soit encore plus fantasmique que tout à l'heure ? Avec ce Masen, je n'avais pas de doute.
- « Tu es à l'aise avec la tenue ? », demanda-t-il alors que j'hochais la tête et avançais lentement vers lui, mes talons claquant sur le sol. « Bien, elle te va à merveille. Nous allons commencer la séance, si tu veux bien. »
Comme si j'allais dire non !
- « Où est-ce que tu me veux ? », minaudai-je, le regardant dans les yeux, espérant qu'il comprenne le sous-entendu.
- « Sur le lit. », lança-t-il d'un voix rauque alors qu'il se déplaçait, sans me lâcher du regard. « Je veux que tu te mettes assise sur le lit, pour le moment et je te dirais te changer de position au fur et à mesure que j'aurais ce que je veux. Ok ? »
- « Pas de soucis, je suis à tes ordres ! », répondis-je avant de prendre place sur le matelas, tout aussi accueillant que je l'avais pensé quelques minutes plutôt, en le voyant pour la première fois.
Masen régla quelques petites choses sur son appareil, zooma, prit quelques clichés, s'approchait et se reculait, réglait les lumières et venait même arranger mes cheveux ou descendre lentement la manche du long pull. Il me demandait de prendre des positions, des attitudes, des petites moues et me souriait à chaque fois, me répétant que je me débrouillais bien. Il me parlait naturellement, me demandant si c'était ma première fois et me félicitant de bien jouer avec son objectif.
- « Au fait, moi, c'est Bella. », me présentai-je avec presque une heure de retard alors qu'il me demandait de me lever et d'enrouler mes bras vers le haut, sur l'une de colonne du lit.
- « Et moi, Edward… Tu pourrais juste un tout petit peu écarter les jambes ? Voilà. Et ton visage, penche-le un peu vers l'avant et regarde-moi comme si tu voulais me faire passer un message. », m'orientait-il, prenant toujours des photos en rafale.
- « Quel genre de message veux-tu que je t'envoie ? », susurrai-je, un demi-sourire aux lèvres.
- « Plus besoin de message, ma belle. Cette lueur et ce petit sourire, c'est tout ce dont j'ai besoin ! », répondit-il, la voix encore plus enroué qu'avant.
Penche-toi ! Souris ! Ferme les yeux ! Embrase l'objectif ! Envoie un message ! Les ordres s'enchaînaient et Edward avait déjà pris plus d'une centaine de photos avant de s'approcher de moi pour les plans plus serrés. Il ajusta la lumière, déplaça une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, me souriant et m'encourageant, encore et toujours.
- « Ok, c'est très bon, Bella ! Tu fais ça comme une pro. On va retourner au plan moins serré et je viens de penser… Mets une de tes jambes sur le matelas, penche-toi légèrement et agrippe le bas de ton pull pour le faire descendre un maximum. Les manches tombent presque complètement de tes épaules… Voilà, comme ça, c'est parfait ! Ne bouge plus. »
Je fis exactement ce qu'il me demandait avant de monter complètement sur le lit, prenant poses suggestives sur poses aguicheuses. Je ne posais plus que pour lui. Je le séduisais lui, à travers son objectif. Je suivais ses directives, je lui obéissais complètement. Il aurait très bien pu me demander d'enlever mon pull et mes sous-vêtements, ne gardant que mes escarpins, je l'aurais fait. Il n'avait qu'un mot à dire pour que je sois à lui et que je ne me penche sur le lit, dans la même position qu'il était à mon retour dans le hangar.
Je le voulais tellement !
Pour ma plus grande frustration, il finit sur les clichés de moi, sur le ventre, les jambes croisées en l'air, la rose devant moi. Me tendant sa main, il m'aida à me relever, repassa une de mes mèches derrière mon oreille et me fit un clin d'œil avant de me demander de mettre la seconde tenue et de poser un rouge à lèvre rouge sur mes lèvres.
Je faillis m'étrangler en voyant la deuxième tenue. Alors que mon côté censé et prude (qui ressortait de temps en temps pour mon plus grand malheur) m'ordonnait de fuir le lieu, mon côté plus libre et ouvert sautillait de joie et me dictait d'enfiler la tenue et d'aller jouer avec Edward Sexe-sur-pattes Masen !
J'écoutais, bien entendu, la seconde voix !
J'enfilais donc le second déguisement. Un bustier en cuir, s'ouvrant d'une fermeture éclair sur le devant. À porter sans soutien-gorge, bien évidement. Un string, en cuir noir accompagné le haut très court. J'enfilais à nouveau mes talons noirs, déposant une touche exagérée de rouge sur mes lèvres, reformais mon regard charbonneux en rajoutant du noir sur mes yeux et arrangeais une dernière fois mes cheveux, fixant mon reflet dans le miroir avant d'avant d'ouvrir la porte et de poser une fesse sur la chambranle, attendant les ordres de mon Seigneur et Maitre !
- « Foutu bordel, elle va avoir ma mort… », l'entendis-je marmonner alors qu'il se tournait rapidement vers moi, les yeux obscurcis par le désir, sa pomme d'Adam montant et descendant au rythme intense de ses déglutitions.
Il bafouilla…
Je crus sauter en l'air en frappant des mains sous le plaisir que me procurait le fait que j'ai pu le déstabiliser, comme lui à mon arrivée.
… me disant d'aller me placer dans la pièce rouge sombre. Je m'y installais, un immense sourire aux lèvres.
- « Bon alors… Tu vas commencer par prendre une paire de menottes qui est accroché là-bas. Ouais, voilà… Enferme un anneau autour de ton poignet et mets-toi à califourchon sur le banc. Voilà, c'est ça. Maintenant, joue encore avec l'objectif. », m'indiqua-t-il au fur et à mesure que j'obéissais à ses instructions.
Je me mis alors à jouer, à séduire… L'objectif… Son appareil… Photo, bien entendu !
Bougeant de temps en temps sur le banc, croisant et décroisant les jambes, jouant avec les menottes, écartant les jambes, posant un pied sur le banc, m'allongeant sur le dos puis le ventre, me cambrant exagérément et zyeutant, aguichant mon objectif…
Passant une énième fois la langue sur mes lèvres et déglutissant, cherchant un peu à m'hydrater, je me levais et me promenais dans la pièce.
- « Tu n'aurais pas un peu d'eau, s'il te plait ? Je meurs de chaud et de soif… », demandai-je, tandis que je touchais un des fouets exposés.
- « Ouais, c'est vrai ! J'y ai pas pensé. Une seconde. »
Prenant un dernier cliché, il déposa son appareil sur la table, regarda un instant l'écran de son ordinateur avant d'ouvrir un mini frigo qui se trouvait sous la table, me laissant à nouveau en train de baver devant cette bande de peau découverte.
Je reportais mon attention sur la pièce qui m'entourait, essayant de paraître nonchalante, passant deux doigts lascifs sur l'immense croix en fer et regardais de plus près alors qu'il me rejoignait et me tendait la bouteille d'eau. Il examina la croix, lui aussi, comme s'il la voyait pour la première fois… Ou peut-être comme si c'était la première fois qu'il voulait l'utiliser… Avec moi…
- « C'est certainement vachement inconfortable, ce machin… », marmonnai-je en buvant une première gorgée de la boisson fraiche. Je soupirais de bien être.
- « Je peux pas te dire, je n'ai jamais été attaché… », susurra-t-il alors qu'il revenait vers moi avec son appareil photo. « Tu voudrais tenter l'expérience ? », proposa-t-il en prenant de nouvelles photos pendant que je buvais ou le regardais, choquée et excitée à la fois.
L'idée qu'il m'ait à sa merci, qu'il puisse me faire des choses et autres… Faire monter la pression, la température, encore plus haute qu'elle ne l'était.
Edward me sourit avant de prendre un trépied et d'y installer son appareil. J'entendais toujours le clic qui indiquait qu'il prenait des photos en rafale. Subtilisant ma bouteille d'eau, qu'il plaça par terre, à mes pieds, il agrippa mes épaules de ses grandes mains. Il fixa mon regard un instant avant de descendre ses doigts le long de mes bras et de violer mon corps de ses yeux. Non, je plaisante pas et je n'ai pas d'hallucinations… Ce Dieu était simplement en train de me faire l'amour avec ses yeux Je-te-procure-un-orgasme-sans-te-toucher.
- « Tu me fais confiance ? », me murmura-t-il alors qu'il se penchait vers moi et me faisait reculer.
Je déglutis en sentant le fer froid sur mes omoplates et hochais difficilement la tête. « Je vois pas pourquoi mais oui… », haletai-je, le faisant sourire comme un arrogant.
Il prouva son contentement en hochant la tête et en prenant mes mains dans les siennes et les lever en l'air, les plaçant sur les bandes de métal froid. Je réprimais un frisson et je n'aurais su dire si c'était dû à la température de la croix ou dû au plaisir que je ressentais au fond de moi. La boule de plaisir grandissait dans mon bas-ventre lorsqu'il attachait la première sangle. Il se déplaça sur le côté, faisant glisser un doigt le long de ma clavicule, pendant que je fermais les yeux et entendais le cliquetis de l'objectif me mitrailler. Nous mitrailler. Lui et moi…
Masen joua encore une seconde avant de sangler la deuxième attache sur mon second poignet. Je sursautais lors que son nez se mit à faire un chemin dans mon cou, remontant jusqu'à mon oreille pour me la sucer et la mordiller.
String foutu ! J'annonce, string complément mort… Victime de noyade, j'en ai bien peur !
- « Tu sais que ce n'est pas très prudent de me faire confiance ? », chuchota-t-il au creux de mon oreille avant d'agripper ma cuisse d'une poigne sec et possessive. « C'est vrai, quoi… Tu ne connais rien de moi… Nous sommes seuls… Il y a ici beaucoup de chose dont je pourrais me servir pour te faire du mal… Et toi, tu te laisses attacher… Par un pur inconnu ? »
Je secouais la tête alors qu'il reprenait la succion du lobe de mon oreille avant de se reculer subitement de moi. Je fronçais les sourcils, attentive à tout ce que je pouvais entendre. Je voulais ouvrir les yeux mais ils étaient si lourd de désir que ça me paraissait impossible. L'appareil photo fonctionnait toujours lorsque je sursautais, encore une fois, en sentant un bandeau se glisser sur mes yeux.
Que je le veuille ou non, maintenant, je n'aurais pas le droit de voir ce qu'il se passe.
Frottant mes cuisses entre elles, je tentais de me calmer, de trouver une légère friction qui ferait qui je puisse me soulager un minimum, en attendant les bons soins de mon Sexy Photographe qui ne perdait rien pour attendre !
Je lâchais un petit cri quand il prit à nouveau ma cuisse d'une poigne forte. Je déglutis en sentant ma bouche chaude et humide se poser sur mon décolleté alors qu'il ceinturait ma cuisse sur la croix. Puis la seconde. Ses longs, fins et orgasmiques doigts glissèrent lentement à l'intérieures d'elles et je poussais sur mes liens, lâchant un faible soupire.
Alors qu'il se collait à moi, je fus à bout de souffle en sentant la peau nu de son torse contre moi. Je voulais le voir, je voulais le toucher, l'embrasser, le lécher… Goûter sa peau entièrement. J'étais en train de barrer folle. Folle de désir. Devenir une immense flaque… J'étais persuadé qu'à présent, Edward pouvait voir, sentir et goûter l'étendu de mon désir. Je voulais qu'il me touche ! Beaucoup plus que ce qu'il était en train de faire, à présent, en suçotant mon cou et ses doigts caressant lentement mes bras.
- « Oh non… Décidemment, ce n'était pas une bonne idée de me faire confiance, Bella… », murmura-t-il alors qu'il se collait un peu plus à moi, me montrer tout l'étendu…
Et bordel quelle étendue !
… de son désir. Son érection était plaqué douloureusement contre mon bas-ventre et je grognais en avançant le visage en avant, essayant de briser mes liens et bougeant autant que possible mes jambes. Je réussis, par miracle, à entourer un de ses mollets du mien et j'aurais aimé me frotter contre lui, comme une chatte en chaleur.
Il poussa un gémissement… Érotique n'était même pas assez pour décrire ce son… Ses lèvres continuaient leur exploration tandis que ses doigts se déplaçaient tortueusement vers mes cuisses écartées. Je laissais échapper un soupire de frustration quand il se déplaça, ôtant sa virilité de mon ventre mais un cri perça le silence de la pièce lorsque ses doigts recueillirent le jus de mon désir, sur l'intérieur de mes cuisses.
- « Mais on dirait qu'on est très très désireuse, Miss Bella… », me taquina-t-il en passant ses doigts sur le cuir de mon string.
God, il va nous tuer !
Un soupire tremblant plus tard, je poussais un nouveau cri lorsqu'il remplaça ses doigts par sa langue. La boule de plaisir au fin fond de mon ventre m'envoyait des alarmes, des signaux, me disant que nous n'allions pas pouvoir survivre encore très longtemps. Que la fin était proche. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine, menaçant de s'échapper du bustier en cuir. Un bourdonnement constant au niveau de mes oreilles mais bizarrement, je n'entendais que lui. J'avais conscience de ses déplacements, je pouvais sentir et voir ses yeux sur moi, je pouvais sentir et apprécier sa langue sur moi et ses doigts me taquiner.
Il faisait de plus en plus chaud et un gémissement sortit de ma bouche quand je perdis tout contact.
- « Je te repose la question… Tu as confiance en moi ? », chuchota-t-il à mon oreille, d'une voix rauque chargée de plaisir et de danger.
Je ne pouvais qu'hocher la tête, le suppliant par la pensée de me faire du bien ou du mal qui se transformerait, j'en étais persuadé, en plaisir intense.
- « Je n'avais pas prévu ça mais… Tu… Es… Beaucoup… Trop… Bandante… Attachée comme ça… », susurra-t-il entre deux coups de langue.
Il se sépara à nouveau de moi et je tentais de me calmer. Décidément, il avait beaucoup trop de contrôle sur moi, alors que je ne connaissais que son nom et son physique de Fucker. Il pouvait tout me faire, je lui faisais confiance. Je savais qu'il ne me ferait pas de mal, malgré les menaces sous-entendus dans chacune de ses paroles.
Étant pieds nus, je ne pouvais dire où il était, quand il revenait ou passait devant moi. J'avais juste envie d'un contact avec lui, son corps, ses mains, ses doigts, sa bouche, sa langue… Il m'envoûtait…
Dans un sursaut, je sentis mon bustier me quitter alors que objet pointu mais pas inconfortable passait sur mes clavicules, mon décolleté, le creux de mes seins, mon abdomen et mes cuisses.
J'étais torse nu devant lui et je n'éprouvais aucune honte. J'avais une belle poitrine, ronde et généreuse. Mon ventre était plat et je ne souffrais d'aucun complexe. J'étais persuadé qu'il nous prenait toujours en photo mais je m'en fichais royalement. Il pouvait faire ce qu'il voulait. À l'heure actuelle, je lui appartenais, corps et âme.
Il claqua ma cuisse avec ce que j'identifiais être une cravache. C'était bien trop rigide pour être le fouet que j'avais touché plus tôt.
Des gémissements emplissaient la pièce à mesure qu'il frappait ma peau surchauffée. Ses doigts partirent un instant sous mon dernier vêtement et j'haletais, approchant un peu plus ma féminité en feu contre sa main mais je reculais lorsque la cravache fendait l'air et claquait ma cuisse une énième fois.
Pour ma plus grande surprise et ma plus grand déception, je devais bien l'avouer, Edward me détacha, laissant tout de même le bandeau sur mes yeux. Il m'installa sur le banc, assise, dos droit. Il me murmura qu'il en avait pour une seconde et revint, me faisant m'allonger délicatement sur le ventre. Le bout de la cravache longea ma colonne vertébrale, m'envoyant une centaine de frisson dans tout le corps, pour finir sa course sur mes fesses, qu'il claqua gentiment lorsque je les trémoussais sous ses yeux, que je savais très gourmands.
Il fouetta une dernière fois mes fesses avant de me demander, d'une voix emplie de luxure, de me retourner, lentement, sur le dos.
Il ne me le répéta pas deux fois !
J'étais brûlante, bouillonnante, au bord de la combustion lorsqu'enfin… Enfin ! Il accéda à mes demandes muettes et retira lentement mon dernier sous-vêtement. Ses doigts frôlaient sensuellement ma peau mais pas assez, me faisant me tortiller sur le banc, face à lui, pour lui. Rien que pour avoir ses mains sur ma peau, sa bouche et sa langue. Je vendrais père et mère pour l'avoir au dessus de moi, nu, en sueur et allant et venant à l'intérieur de moi dans un va-et-vient tantôt furieux, tantôt tendre. Brusquement sensuel… Des mouvements envoûtants… Lui en moi… Moi me nourrissant de la puissance qu'il me donne… Lui se perdant au fin fond de mon ventre…
J'en avais besoin !
Sa bouche commença à me taquiner au niveau de l'épaule, avant de passer à la seconde, suivant un chemin de sa langue sur mes clavicules. Ses lèvres et ses dents vinrent s'occuper, très lentement, de mes seins. Tirant légèrement… Trop légèrement, peut-être… Sur mes tétons durcis. Ses doigts agacèrent mon second mamelon avant qu'il ne change de position et se mette à suçoter l'autre en titillant le premier… Son ménage me faisait pousser des gémissements, grognements ou autres petits cris de souris.
Je soupirais de bien être quand sa bouche se déplaça à nouveau, longeant délicatement mon ventre, suçant ma peau, léchant mon nombril. J'écartais instinctivement les cuisses lorsque je sentis la chaleur de son souffle sur mon sexe luisant. Sa langue lapa une fois ma fente… Puis une seconde… Une troisième… Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il me pénètre furieusement avec…
- « Oh mon Dieu ! », jurai-je en agrippant sa tignasse dans mes mains et lui ordonnant silencieusement de rester là, pour l'éternité.
Mon dos se cambra, je jetais ma tête en arrière et ouvrais la bouche, cherchant désespérément de l'air. Mon cœur menaçait encore une fois d'exploser et la boule de désir n'allait pas tarder à éclater sous ses attentions. Ses coups de langue divins… La pénétration lente et tortueuse de ses doigts… Le léger pincement de ses dents sur mon clitoris… Sa respiration brûlante sur cette partie si sensible de mon corps…
Je n'allais pas tarder à venir, j'en était certaine et Edward aussi. Il redoubla d'intensité, m'envoyant plus haut que les étoiles… Je fis un petit coucou au septième ciel avant de monter quelques étages supplémentaires. Mon corps frissonna, je tremblais des pieds à la tête. Mes orteils étaient recroquevillés. Mes doigts serraient fortement la chevelure du Dieu du Sexe qui se trouvait encore entre mes cuisses, lapant le moindre fruit, la moindre goutte de mon désir. Ma tête tournait, mon cerveau était à l'envers et hors d'état de marche. J'étais pire que de la gelée…
Je voulais lui rendre la pareille. Le voir, le toucher, l'embrasser… Le goûter encore et encore… Qu'il me supplie silencieusement comme je l'avais fait, qu'il m'ordonne de lui donner autant de plaisir qu'il m'avait procuré… Je voulais qu'il ait envie de moi autant que je me consumais de désir pour lui, encore, même après cet orgasme fulgurant… Ma féminité palpitait encore alors que sa bouche remontait lentement sur mon ventre… Ses dents mordillant, joueuses, mes mamelons toujours durcis… Son souffle balaya mon visage moite de sueur et il souffla à mon oreille après l'avoir embrasser.
- « Encore plus savoureuse que ce à quoi je m'attendais… Tu es une fille pleine de surprise, Bella », gémit-il contre ma peau avant de se redresser et de prendre ma main.
Je m'accrochais à ses épaules nus tandis qu'il lâchait un petit rire hautement érotique et enlevait le bandeau de mes yeux.
Mes paupières clignèrent sous la lumière et, au bout de quelques secondes, je pus enfin regarder son visage parfait, enjolivé par ce sourire Ce-n'est-que-le-début.
- « Quand tu tiendras debout, tu iras dans la loge et tu mettras la dernière tenue. S'il te plait… », dit-il d'un air détaché avant de me faire asseoir sur le banc et de bouger le trépied, enlevant l'appareil qui prenait toujours des photos.
J'avais hâte de voir les derniers clichés, à défaut d'avoir pu admirer la scène de mes yeux…
Edward joua un instant avec son objectif, regarda attentivement son ordinateur, lançant de temps en temps quelques regards brûlants vers moi.
Une fois sûre de la stabilité de mes jambes, je me levais et me dirigeais vers la loge pour enfiler la dernière tenue.
- « Oh, Bella, tu peux reprendre les sous-vêtements et les ranger ? Merci. », lança-t-il alors que son attention était uniquement portée sur son ordinateur.
J'hochais la tête dans le vide et me baissais pour les ramasser avant de m'enfermer dans la loge, m'appuyant contre la porte. Soupirant lourdement, j'analysais tout ce qu'il venait de se passer, en à peine deux heures de temps.
J'étais tombée sous le charme d'un inconnu, qui prenait des photos plus chaudes les unes des autres. Je ne connaissais que son nom et sa profession. Je savais qu'il se servait merveilleusement bien de sa bouche, sa langue, ses dents et ses doigts. Il semblait apprécier donner des coups de cravache et attacher les filles à des énormes X en métal. Il avait une voix à ruiner tous les sous-vêtements. Il n'était certainement pas gay, comme tous les photographes que j'avais rencontré grâce à Tanya.
En gros, ça semblait l'homme parfait…
Cependant, une question me trottait dans la tête : est-ce qu'il aurait fait pareil si ça avait été une autre femme que moi ou bien, l'avais-je complètement envoûté, comme il l'avait fait avec moi, et n'avait pas pu se retenir ?
La question à un million, dont je n'aurais certainement jamais la réponse.
Je soupirais à nouveau et déposais les sous-vêtements sur la petite table avant de me regarder dans le miroir. Mes pupilles étaient toujours dilatées, mes cheveux étaient un fouillis fou et le noir sur mes yeux s'étaient un peu effacés. Ma poitrine s'élevaient toujours sous les respiration brutales que je prenais, cherchant toujours désespérément de l'air. Mon corps étaient en sueur et je ne rêvais qu'à une douche… Une douche à deux…
Est-ce que la dernière pièce, qui se trouvait être la salle de bain, fonctionnait réellement ?
J'avais l'impression qu'Edward ne faisait jamais les choses à moitié alors j'imaginais que oui mais je n'étais pas certaine.
Un coup à la porte me fit sursauter et je me retournais rapidement, toujours nue.
- « Oui ? »
- « Retire ton maquillage… Tu n'en auras pas besoin pour la dernière scène. », m'informa-t-il à travers la porte.
- « Ok ! », criai-je, avant de me retourner vers le miroir et commencer à me démaquiller.
J'arrangeais une dernière fois mes cheveux, posais tout de même une touche de gloss et retirais le dernière cintre du portique. Je fronçais les sourcils en voyant ce déshabillé de soie et l'enfilais, sans sous-vêtements. J'enfilais une paire de talons qui se trouvait dans la pièce et inspirant profondément, ouvris la porte.
Edward avait arrangé les lumière vers la salle de bain improvisée. Le trépied pour l'appareil était de nouveau en place et il se trouvait juste devant, manipulant son objectif et prenant des photos dans le vide.
Je me raclais la gorge pour faire signe de ma présence alors que je m'avançais vers lui, mes chaussures claquant au sol. Il me jeta un bref coup d'œil avant de me faire signe d'entrer dans le décor.
Après multiples manipulations et ordres, je me faisais prendre à nouveau en photo. La baignoire avait été rempli et la cabine de douche était ouverte. Edward me demanda d'ôter chaussures et peignoir avant de me dire de m'asseoir au bord du jacuzzi, prenant des poses suggestives, jouant encore avec l'appareil, me mettant à l'aise et de ne pas avoir honte de mon corps, comme j'avais été libéré un peu plus tôt, le bandeau sur les yeux.
Je suivais, à nouveau toutes ses directives avant qu'il ne place son objectif sur le trépied, m'informant que je pouvais entrer dans le bain.
La température de l'eau était excellente et je m'amusais avec, devant Edward qui prenait toujours des photos. Il n'avait pas pris la peine de remettre son T-shirt et se trouvait seulement en jean. Jean qui descendait très bas sur ses hanches, me laissant admirer son V parfait à foison. Ses cheveux étaient encore plus emmêlés et ébouriffés depuis que j'y avais mis mes doigts dedans, quelques minutes plus tôt. Son sourire en coin laissait présager encore mille et un plaisir. Il sentait le sexe, voilà tout.
Ce gars était du sexe à l'état pur.
Un simple regard sur cet homme et une boule de désir vous emplissait. Et il n'y avait qu'une seule manière de régler tout ça…
- « C'est bon ? Je fais bien ce que tu me demandes ? », minaudai-je en jetant une gerbe d'eau en l'air, passant lentement ma main dans les cheveux et fixant l'objectif.
- « Tu es parfaite Bella… On dirait que tu as fait ça toute ta vie, vraiment ! », me rassura-t-il alors qu'il déplaçait le trépied, un parapluie noir et se décalait pour me regarder, lubriquement. « Est-ce que je peux me joindre à toi ? Tu as l'air de bien t'amuser… », susurra-t-il en me fixant, passant ses doigts sur le premier bouton de sa braguette.
- « C'est toi qui décide de tout depuis le début… Et je me laisse faire… A toi de voir, Masen. », répondis-je, lentement, en m'allongeant un peu plus dans l'énorme baignoire dont les bulles cachaient ma poitrine et mon corps nu.
Il me lança un regard noir de désir avant de retirer jean et boxer d'un seul mouvement. Je gémis en voyant son érection, fièrement dressée dans ma direction. Lâchant un petit rire sensuel, il passa une main dans ses cheveux, regardant lui aussi son sexe tendu avant de me fixer à nouveau.
- « Eh ouais… Voilà ce que tu produis depuis près de deux heures, Bella… Va falloir réparer ça ! »
Je me retins de répondre alors qu'il entrait, gracieusement, dans la baignoire et m'amenait sur ses cuisses en une seconde. Je fixais ses lèvres, rêvant d'y goûter. Ses mains étaient sur mes fesses alors que son gland s'était positionné directement contre mon entrée, toujours aussi désireuse. Nos deux corps étaient collé au maximum, ma poitrine écrasait son buste, nos bassins faisaient connaissance dans une danse langoureuse. Je passais mes mains sur ses joues et agrippais ses mèches de cheveux entre mes doigts.
Ses lèvres s'approchèrent des miennes et bien que je mourrais d'envie de l'embrasser, je penchais sa tête en arrière, allant goûter la peau de son cou. Mes dents grignotèrent sa peau, mon bassin roulait contre le sien, mes seins s'alourdissaient contre son buste. Ses grognements sourds chatouillaient mon oreille alors que ses mains montaient et descendaient dans mon dos, allant caresser de temps en temps mes fesses avant de s'enfouir dans mes cheveux mouillés.
Son gland butait contre mon bouton de plaisir, me faisant gémir dans son cou pendant que je l'embrassais et le léchais. Un énième gémissement et une dernière succion plus tard, Edward grogna et prit fermement mon visage en coupe, ramenant ma bouche à la sienne. Nos langues se rencontrèrent au même instant qu'il donnait une impulsion à son bassin et entrait en moi lorsque je changeais d'angle. Je lâchais ses lèvres un instant pour crier mon plaisir et fondis à nouveau sur sa bouche, le pénétrant de ma langue alors que j'allais et venais furieusement sur sa verge. Ses coups de reins faisaient rencontrer nos bassins encore plus intensément.
Enfouissant nos visages dans le cou de l'autre, nous continuâmes cette danse érotique.
- Bordel bébé, j'ai jamais été aussi excité lors d'un tournage.
Je souris et continuais notre jeu, qui n'en était plus un sous la surface de l'eau. J'embrassais son cou et ronronnais à son oreille.
- Faudra s'acheter un trépied pour prendre des photos, mon amour…
Je m'amusais à le rendre fou de ma langue alors qu'il grognait plus fortement, se remettant dans le rôle, à mon image…
Mon Sexy Photographe me rendait complètement folle et je criais à présent sans aucune retenue. J'entendais toujours le clic des photos se prenant en rafale. J'étais plus qu'heureuse de ce petit élément numérique moderne qui faisait qu'Edward n'avait pas à changer de pellicule toutes les cinq minutes.
Nos langues toujours en action, nos corps bougeant l'un contre l'autre de plus en plus frénétiquement, nous n'allions pas être long à venir. D'ailleurs, pour ma part, je sentais l'orgasme arrivait à grand pas, palpitant au fond de ma féminité, n'attendant qu'un signe de mon amant pour exploser, se déchirer, éclater. Je le chevauchais toujours avec plus de ferveur.
Les doigts d'Edward partirent à la conquête de mon clitoris et s'en fut fini de moi. Je me resserrais autour de son membre et éclatais en hurlant à qui bien voulait l'entendre le prénom de mon Dieu. De son côté, un dernier coup de butoir l'envoya me rejoindre dans les étoiles…
« COUPEZ ! »
- C'était génial ! Apportez-leur des peignoirs… Reposez-vous une minute, on va reprendre pour certains angles mais c'était parfait. Bravo à vous !
Emmett était en train de rire avec Alice quand nous les rejoignions, Edward et moi, enroulés dans nos peignoirs, nos doigts entrelacés. Je n'étais pas encore descendu du fabuleux faux/vrai orgasme que je venais d'avoir et je devais m'accrocher à mon homme, sous peine de sentir mes jambes s'évaporer sous moi.
- Pourquoi vous vous marrez ?
- Je me disais que ça doit être très compliqué, voir horrible pour vous ce genre de truc… Edward, je comprends mieux pourquoi tu veux arrêter… Y'a absolument rien de plaisant de prendre du plaisir au boulot !
- La ferme.
Edward grogna et m'embarqua dans notre loge, qui se trouvait derrière le décor de la scène. Nous fermâmes la porte derrière nous et il me plaqua délicatement contre, m'embrassant tendrement. J'entourais mes bras autour de son cou et lui rendis son baiser avec plaisir.
- Tu sais, je suis d'accord avec Emmett…
- Bella…
- Je plaisante… Je sais que tu veux vivre autre chose que ça et je te soutiens, tu le sais. Je t'aime et même si demain, tu voulais changer complètement de carrière et finir vendeur de légumes, je serais avec toi.
- Vendeur de légumes ?
Je ris et l'embrassais une dernier fois avant de retirer mon peignoir et d'enfilais la robe qu'était prévu pour la suite de la scène.
- Attend, pourquoi vendeur de légumes exactement ?
- Pour rien…
- Tu ne lances jamais des trucs pour rien, bébé.
- Si j'avais dit que je voulais que tu deviennes plombier, tu m'aurais accusé d'avoir des arrières pensées… Alors que pour vendeur de légumes… Qu'est-ce que tu veux que j'ai derrière la tête avec des tomates, des artichauts ou des choux-fleurs !
Je lui embrassais la joue avant de sortir de la cabine, le laissant dubitatif.
Pour une fois que je ne faisais pas d'allusion !
...
Voici un chapitre dont je suis assez fière. Ça faisait longtemps que je n'avais pas fait de tournage et je dois bien avouer que ça me manquait de pas faire changer les personnalités d'Edward et Bella. Maintenant, plus qu'à espérer que ce nouvel acte vous aura plu ^^
Pour celles qui lisent et ne l'auraient pas remarqué, j'ai posté hier, un chapitre sur mon autre fiction "Comme son Père" alors j'attends vos avis :D
Je ne vais pas vous prendre plus de temps mais je voulais juste vous prévenir qu'on se retrouve sur cette fiction entre le 20 et le 1er Novembre ! Je vais certainement déménager dans le courant du mois (ce n'est pas encore sûr) alors je préfère prévenir que guérir :)
J'en profite aussi (désolée pour celles qui lisent tout...) pour vous informer, comme sur mon autre fiction, qu'après la fin de cette dernière et de Situations Érotiques, je ferais une petite pause dans mes écrits. Je vais me concentrer sur un nouveau projet que je posterais une fois que j'aurais énormément d'avance et dont je vous présenterais le résumé prochainement !
Faites exploser la bu-bulle !
A très bientôt.
Lemonesquement, Edwardienne100
