Coucou mes Lemoniaques Favorites !
Je pense qu'hier, j'allais péter un câble toute seule devant mon ordinateur, moi qui voulait enfin vous poster ce dernier chapitre ! J'ai déjà du retard, mais si les sites bug, on va pas aller loin -_-'
Bref, je vais pas vous prendre cent ans dans cette en-tête. Juste le temps de dire merci et je vous laisse :D
Merci à : SAMYSTERE, SellyCullen, Liki0da, camille76260, Sophia, veronika crepuscule, SweetyMarie, ulkan13, ousna, anges0112, Galswinthe, Gracie, Lily-Rose-Bella, Habswifes et Atchoum16.
On se retrouve en bas ;)
Action ? On tourne !
...
Sensual Letters
« Isabella ? », me héla le professeur alors que la cloche venait de retentir.
« Oui, monsieur ? », répondis-je, réprimant le sourire qui menaçait de s'étaler sur mes lèvres, en relevant la tête de mon sac où je rangeais mon livre de littérature.
« Tu peux attendre une minute ? J'ai à te parler du devoir que tu m'as remis la semaine dernière… », répliqua-t-il en passant sa main derrière sa nuque, preuve qu'il était gêné.
Qu'est-ce que je le trouvais attirant quand il avait ce petit air embarrassé. Je le croquerais volontiers !
J'hochais la tête en souriant et continuais à ranger mes affaires, le plus lentement possible alors que mes amies me faisaient la grimace et me souhaitaient bonne chance.
Intérieurement, je riais. Les filles pensaient certainement que j'allais me faire passer un savon parce que j'avais mal fait mon boulot ou bien que j'étais parti dans un hors-sujet complet, comme d'habitude. Et elles auraient raison. En parti. Je savais pertinemment que j'avais fait un hors-sujet mais entendons-nous bien : pour une adolescente aux hormones complètement en ébullition ne pouvait pas se concentrer sur un auteur du XIXème siècle ! Alors, à la place de parler œuvres et autres citations de texte, j'avais plutôt écris les citations que je voulais dire à mon professeur. Les choses que nous pourrions faire… Si seulement l'un de nous deux avait le courage de faire un pas en avant.
J'avais eu ce courage.
En fait, je l'avais eu trois mois plutôt, lorsque je lui avais remis mon premier « hors-sujet ». Il m'avait donné un avertissement et j'avais acquiescé, lui demandant de pardon… « Ce n'était pas pour vous, à vrai dire. J'ai dû me tromper dans les papiers », m'étais-je excusé. En réalité, la lettre que je lui avais remise était bel et bien pour lui…
« Je rêve de toi chaque nuit… J'imagine tes mains sur mon corps… Tes lèvres parcourent ma peau frissonnante de désir pour toi…
Je gémis alors que ta bouche se presse férocement contre la mienne. Tu me murmures que nous ne pouvons pas faire ça. Pas ici. Et je te réponds que tu as entièrement raison mais je ne peux pas m'empêcher de déboutonner ta chemise pour frôler ton torse qui me donne tant envie.
Je te dis que ces longues heures à passer à te regarder sans pouvoir te toucher, t'approcher ou même te murmurer que je souffre de ne pas pouvoir faire ces mille et une choses que j'ai envie de te faire est une horreur. Je te susurre tout ce que je te fais dans mes rêves. Ce que tu me fais, sans te retenir. Je gémis fortement alors que tu mords ma lèvre. Comme dans mes rêves…
Tu es exactement comme je me l'imagine, seule dans mon lit le soir, te dis-je. Fougueux. Affreusement sexy. Un Dieu Vivant, en réalité. Tu es mon Dieu et je te chuchote que je me prosterne devant toi. Tu peux tout me demander… Me faire… Je suis tout simplement à toi. À toi seul. »
Un petit-ami imaginaire. Voilà ce que j'avais inventé sur le moment, pas réellement prête à lui dire que je le désirais depuis que je l'avais remarqué dans un couloir du lycée, alors qu'il parlait avec Tanya Denali, notre prof de Maths. Je n'avais pas envie de paraître trop entreprenante. Ni de me griller complètement auprès de lui. Et encore moins de me retrouver dans le bureau du principal, mes parents convoqués qui n'auraient pas hésité à me faire quitter le bahut pour une institution catholique. « T'Façon, tu es irrécupérable, Belly ! », avait ri mon meilleur ami, Seth. Lui seul connaissait mon vilain petit secret. Même mes amies n'étaient pas au courant de mon fort béguin pour le prof de Littérature.
Bref, j'avais continué de temps à autre, à lui faire parvenir une lettre, un petit mot, des messages par-ci par-là. Il m'avait rappelé à l'ordre une seule fois… Cette fois où je lui avais avoué qu'effectivement, rien n'était dû au hasard. Que je le désirais bel et bien. Que c'était lui qui hantait mes pensées, jours et nuits. Que c'était ses mains à lui que je mourrais d'envie de sentir partout sur mon corps. Que je fantasmais sur son corps encore et encore. Que je rêvais de ses lèvres se plaquant sur les miennes et ailleurs sur ma peau. Que je voulais murmurer, crier, gémir ou hurler son prénom alors qu'un orgasme puissant me traversait…
Il en était resté bouche bée avant de me sommer de sortir de sa classe. « Je ne veux plus de ça, Isabella, compris ? », avait-il balbutié avant que je n'ouvre la porte. Je m'étais alors retourné, un immense sourire angélique sur le visage. « Cela va de soi, Professeur… ».
Il avait été, bien entendu, hors de question que j'arrête en si bon chemin. J'avais vu. Oui, j'avais vu, ressenti que je ne lui étais pas indifférente. Son regard avait parlé pour lui. Sa voix, légèrement plus rauque également m'avait mis la puce à l'oreille. Alors j'avais continué. Encore et encore. Mes messages étaient de plus en plus osés. Je lui montrais réellement mes fantasmes. Et je faisais tout pour lui montrer que je le voulais. Lui et personne d'autre.
Il me rendait folle. Son physique parfait : cheveux bruns cuivrés toujours en bataille, ses yeux d'un vert hypnotisant, son petit sourire en coin si appétissant. Je connaissais la moindre de ses mimiques par cœur : il passait sa main sur sa nuque lorsqu'il était gêné, il fourrageait dans ses cheveux quand on lui posait une colle et il souriait légèrement, le regard rieur, quand il questionnait un élève qui n'écoutait rien en cours.
Il était tout simplement superbe.
C'était tout simplement, Edward Cullen.
« Ferme derrière toi, Jessica. Merci. », demanda-t-il à la dernière élève qui passait la porte de la classe.
Je ne pus empêcher cette fois mon sourire de s'étaler sur mon visage mais je restais penché sur mon bureau, rangeant mon dernier bloc-notes. Je repensais au « devoir » dont il voulait me parler. Je devais avouer que j'avais fait très fort. Pas aussi fort que la petite lettre où je lui avais avoué que j'aurais aimé qu'il m'attache à mon lit mais, celui-ci n'était pas mal non plus…
« Vous me demandez de vous rejoindre à la fin des cours. Vous avez une question à me demander sur la nature de mes recherches, à propos de mon dernier devoir. Je vous dis que je me dépêcherais, après mon cours de sport. Et c'est ce que je fais, car j'ai vraiment hâte de vous retrouver. Le cours durant, je n'ai pas pu m'arrêter de vous fixer, sachant que je devrais patienter plusieurs jours avant de vous voir. Avant de pouvoir vous admirer à nouveau. Foutu week-end !
Je suis donc revenu immédiatement après mon dernier cours. Je n'avais pas pris le temps de me doucher, mourant d'impatience de vous rejoindre. Vous m'attendez, assis à votre bureau, le nez plongé dans un devoir. Je vois ce petit sourire sur votre visage et j'en suis toute retourné.
- Vous vouliez me voir, Professeur ?
- Ah Isabella ! Oui, tu veux bien fermer la porte, s'il te plait.
Je fais ce que vous me dîtes, déjà excitée à l'idée de me retrouver seule avec vous dans cette pièce close. Avez-vous le même désir que moi ? La flamme dans votre regard me fait penser que oui mais je ne peux pas être sûre tandis que je vous vois vous mettre debout et détourner votre bureau pour vous asseoir légèrement sur ce dernier. Vous me faîtes signe de m'asseoir également à une place. Ce que je fais en silence.
- Isabella, je voudrais te parler de ton dernier devoir… Il était très… Détaillé, je dirais.
- J'aime bien me faire comprendre, professeur. Je voulais une transparence totale…
- Eh bien, je dois avouer que tu as trouvé la transparence que tu recherchais. C'est pour ça que je voudrais en parler avec toi.
- Je vous écoute.
Vous vous retournez légèrement, une fesse toujours collée sur le bureau, et attrapez une feuille. Certainement mon devoir. Allez-vous le lire ? J'en frémis d'impatience !
- Tu écris, je cite : « Tes doigts sont partout sur ma peau brûlante. Tes lèvres dévorent les miennes délicieusement. Je te demande de continuer tellement c'est bon de te sentir si proche, après toutes ses longues semaines d'abstinence. Tu me murmures que je t'ai manqué… Je te murmure que je n'ai fait que penser à toi. Que le soir, je m'imaginais avec toi, dans mon grand lit vide et froid. Que tu me réchauffais, encore et encore. Que je rêvais de ta bouche, voyageant sur mon corps avec appétit. Que tu me dévorais. Seul toi peux me rendre ainsi. Aussi excitée. Aussi prête. »
Je déglutis alors que vous vous passez la langue sur les lèvres, me regardant, ouvertement provoquant. Vous me tuez. Littéralement. J'halète, cherchant mon souffle.
- Je me demande juste une seule chose, Isabella.
- O-Oui, professeur ?
- Comment peux-tu être certaine que je te laisserais une seule seconde pour parler ? »
La suite de l'histoire n'est pas plus prude. Et je souris encore plus grandement en me rendant compte que ça se passait exactement comme dans ma « dissertation ». Peut-être bien qu'aujourd'hui…
Je soupirais, souhaitant pour la énième fois que ce soit vrai et non pas comme toutes ces nuits à me réveiller seule et frustrée !
« Donc, un problème de Hors-Sujet, Professeur ? », demandai-je en m'approchant du devant de la salle. Edward Cullen était toujours en train de fourrer ses dossiers dans sa sacoche noire. Je décidais donc d'attendre qu'il réponde.
« Effectivement, il y a encore un problème, Isabella. », soupira-t-il en secouant la tête et en faisant le tour du bureau.
Ok, là, ça devient presque la copie de mon dernier devoir. J'étais à la fois inquiète et excitée. Inquiète parce que s'il ne se passait pas ce que je voulais, j'allais être extrêmement déçue. Excitée parce que cela va sans dire que voir mon professeur à quelques pas de moi, les bras croisés sur son torse que je devinais parfait, une moue réprobatrice sur les lèvres, c'était foutrement sexy.
« Je t'avais demandé d'arrêter, il y a quelques temps, me semble-t-il, non ? », me dit-il en me fixant droit dans les yeux.
« Arrêter quoi ? », demandai-je d'un air innocent. J'avais envie qu'il me dise exactement ce qu'il en était. Ce qu'il voulait que j'arrête. Ce qu'il voulait que j'arrête d'écrire pour lui.
Il soupira, légèrement agacé. « Tu sais très bien de quoi je parle. Tes rédactions, tes dissertes, tes petits mots ou encore les lettres que je trouve dans mon casier, dans la salle des professeurs. Tu te rends compte des problèmes que nous aurions, si ces feuilles arrivaient entre les mains de quelqu'un d'autre que moi ? », répliqua-t-il d'une traite avant de s'arrêter pour reprendre sa respiration.
« Je ne les signe pas. Jamais. »
« Et tu crois que ça te met à l'abri ? N'es-tu qu'une adolescente inconsciente, qui n'a que faire du mal qu'elle peut faire autour d'elle ? », me questionna-t-il en s'approchant encore plus près de moi. « Te rends-tu compte des problèmes que j'aurais si on apprend que je reçois des lettres d'une mineure ? Des soucis que ça peut provoquer à ma carrière ? ».
« Ils ne sauront rien. Et si effectivement, on découvre que c'est moi l'auteur des lettres, j'affirmerais que vous n'y êtes pour rien et que vous n'avez pas répondu à mes avances. Voilà tout ! », répondis-je, légèrement mal à l'aise.
Je savais qu'il avait raison. Que je jouais un jeu dangereux. Je l'avais su dès que j'avais décidé de lui remettre la première lettre. Mais j'avais toujours pensé que celle qui aurait des problèmes, c'était moi. Non lui. Je ne voulais pas qu'il se fasse virer du lycée. Je ne voulais lui apporter aucun désagrément. Ce que je voulais, c'est qu'il sache ce que je ressentais pour lui. Espérant aussi, secrètement, qu'il désire la même chose. Qu'il me réponde qu'il avait aussi envie de moi, comme j'avais envie de lui. Qu'il me montre le désir que je lui inspire, moi et mes fantasmes. J'aurais voulu l'entendre me dire qu'il partageait les mêmes et bien plus encore, au lieu qu'il ne m'incendie et ne me dise tous les problèmes qu'il pourrait avoir par ma faute.
« Et tu penses que c'est aussi simple que ça, Isabella ? », cria-t-il presque, toujours en s'approchant légèrement de moi.
Je pouvais sentir la chaleur qui se dégageait de lui. Son odeur si envoûtante. Sa présence, tout simplement me faisait tourner la tête. Je fermais quelques secondes les paupières pour pouvoir apprécier sa douce fragrance.
« COUPEZ ! »
Je sursautais et ouvris les paupières, souriant à Edward avant de me tourner vers le réalisateur qui secouait lentement la tête.
- Qu'est-ce qu'il ne va pas ?
- Je ne sais pas… Vous pouvez reprendre juste au moment où Edward parle des soucis qu'il aurait dans sa carrière ? Et Bella, au lieu de lui répondre ce qui est marqué dans le script, provoque-le. Après tout, tu le désires. Tu veux le pousser à bout et tu veux qu'il te montre qu'il te désire également. Improvise.
- Mais ça va changer tout le reste de la scène. Je pensais que tu la voulais soft, avec le départ d'Edward. À moins qu'il prenne peur et qu'il s'en aille, je ne vois pas ce…
- On va tourner cette scène en deux fois. Je veux d'abord voir ce que ça fait avec mon idée et on tournera la scène originale ensuite, vous voulez bien ?
Je souris en hochant la tête et en me tournant vers mon compagnon.
- Je ne vois pas ce que j'aurais à redire alors que la scène où je vais pouvoir te toucher est avancée.
Je me levais rapidement de ma place, déposant un léger baiser sur les lèvres de mon mari.
- Reste concentré, tu veux ? Tu sais que je ne peux rarement me contenter d'un seul et unique baiser.
Je lui fis un clin d'œil, avant qu'on ne retouche mon maquillage et qu'on ne passe un peigne dans mes cheveux. Edward fourragea dans ses cheveux et on demanda le silence dans la pièce. J'inspirais profondément avant de rentrer à nouveau dans mon personnage.
« SILENCE ! ET ACTION ! »
« Te rends-tu compte des problèmes que j'aurais si on apprend que je reçois des lettres d'une mineure ? Des soucis que ça peut provoquer à ma carrière ? », lança mon professeur d'un air presque désespéré.
« Ne me dîtes surtout pas que mes lettres ne vous plaisent pas. », répliquai-je en levant légèrement le menton, avec une assurance que j'étais loin de ressentir.
« Pardon ? », demanda-t-il, abasourdi.
« Si mes lettres vous dérangeaient autant que ça… Si vous craigniez réellement pour votre carrière, pourquoi ne pas avoir été voir le principal ? Pourquoi ne pas m'avoir dénoncé dès la seconde fois ? Je veux bien croire que vous ayez cru mon excuse la première fois mais les fois suivantes ? Qu'est-ce qui vous a empêché de me dénoncer ? », demandai-je en me levant, avant de reprendre mon souffle.
Il ouvrit et referma un nombre incalculable de fois la bouche, comme s'il cherchait une réponse. Comme s'il voulait répondre quelque chose, pour ensuite se rétracter, et ainsi de suite.
Je venais de l'avoir.
Et l'espoir qui naissait en moi depuis le début de notre conversation grandit encore un peu plus.
« Je ne… Je n'ai rien dit pour ne pas t'attirer d'ennuis. Voilà pourquoi. », balbutia-t-il avant de se reculer, mettant à nouveau une distance sécuritaire entre nous. Mais je décidais de ne pas me laisser faire et avancer d'un pas alors que je lui répondais.
« Et maintenant, vous voilà bien avancé. Vous pouvez être pris et nous serons tous les deux sanctionné pour quelque chose que nous n'avons pas fait… ». Je m'approchais encore un peu plus de lui, restant à un pas de son corps. Je mourrais d'envie de me coller contre lui et de lui murmurer mon envie. « Qu'allons-nous faire alors ? », demandai-je à mi-voix, le regard à travers mes cils.
Je me voulais séductrice mais à vrai dire, avant Edward Cullen, je n'avais jamais eu le courage de « draguer » quelqu'un.
Priant pour que mon manège marche, je glissais un peu plus vers lui et je le vis déglutir.
« Tu… Tu vas tout… Tout simplement arrêter ce que tu as en tête et… Isabella, recule, s'il te plait. »
Je fronçais des sourcils. Était-ce une demande ou une supplication ? Sa voix rauque sonnait étrangement. Il avait l'air torturé. Se pouvait-il que…
Je réprimais un sourire et m'avançais un peu plus près de lui, au point que je sentis pour la première fois son souffle sur mon visage. Mon Dieu que c'était agréable. Je voulais sentir cette douce haleine balayer tout mon corps. Là. Maintenant. Tout de suite. J'en avais envie. J'en avais besoin.
Je me rapprochais encore, au point que ma poitrine frôla son torse. Edward ferma rapidement les yeux avant de les rouvrir pour me fixer et secouer la tête de gauche à droite, essayant vainement de me remettre dans le « droit chemin ».
« Tu t'approches de moi, me fixant du regard. Tes pupilles dilatés prouvent tout le désir que tu ressens pour moi. Ta main se glisse sur ma nuque… », commençais-je à réciter de mémoire mon dernier devoir.
« Isabella, stop… », contra faiblement mon professeur, dont la respiration se fit plus hachée.
« … et je me laisse faire. Je te regarde également avec tout le désir que tu provoques en moi. Je te veux tellement, Edward, tu ne peux même pas t'imaginer à quel point c'est dur de rester loin de toi, durant ces longues heures à t'observer. Et pour toi ? Est-ce aussi dur ? Rêves-tu de moi la nuit ? Te réveilles-tu excité et frustré, tout comme moi, lorsque tu t'aperçois que tu es seul dans ton lit ? Voudrais-tu de moi en ces instants ? », récitai-je jusqu'à ce qu'il m'interrompe en empoignant fermement mes épaules.
« Arrête, Isabella ! », dit-il durement et avant que je ne puisse continuer de le provoquer, il m'arrêta de la plus délicieuse des façons.
Ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes en un murmure de plaisir.
« COUPEZ ! »
Je soufflais brusquement, légèrement énervée contre le réalisateur que mon moment favori de cette scène soit coupée en pleine action.
- Ça ne te plait pas finalement ?
- Si… Si, mais je veux juste faire une autre vue. On reprend au même moment…
Je soupirais, lasse, avant de regarder Edward qui me sourit en me faisant un clin d'œil.
- C'est mon dernier tournage, il fallait bien qu'il ne se passe pas en douceur, bébé.
- Arrête de me déprimer. Dire qu'à partir de maintenant, je devrais faire semblant de coucher avec quelqu'un d'autre… L'horreur !
Edward grogna, refusant que je lui rappelle la dure vérité. Car oui, Edward était en train de tourner son dernier film érotique, pour ma plus grande peine. J'avoue que je m'étais habitué, depuis ces longues années, à ne tourner nue qu'avec lui. À ne faire qu'un à l'écran comme derrière la caméra.
- Tu sais, je soutiens toujours le fait que tu pourrais t'arrêter, toi aussi…
Je secouais la tête et lui donnais un petit coup de poing dans l'estomac. Je savais qu'il plaisantait mais derrière ça, il était on ne peut plus sérieux et sortirait volontiers la bouteille de champagne si j'annonçais que je me retirais de ce genre de tournage. Il voulait que je fasse comme lui. Selon lui, si j'aimais la comédie, je pouvais chercher à me faire engager sur un film tout public, comme lui. Il tournait son premier vrai film à la fin de l'année et était excité comme un gosse le matin de Noel.
Pour ma part, je savais qu'il avait raison. Que je pourrais essayer de tourner dans un « vrai » film. Mais pour tout dire, j'avais peur. J'avais peur de me lancer et d'aller dans une autre voie que dans celle où je suis ancrée depuis plus de six ans. Je savais également que je ne pourrais pas éternellement jouer dans des films érotiques. Pour dire vrai, je commençais à m'en lasser tout doucement alors quand je ne jouerais plus avec Edward, ce serait mille fois pire. En fait, je ne savais pas quoi faire. Avancer ? Oui, mais vers où, vers quoi ?
- Eh, je plaisante. Quoi que tu fasses, je suis avec toi, hein ?
- Même vendeuse de légumes ?
Je ris lorsqu'il roula des yeux.
Le brouhaha dans la pièce commença à se taire alors que tout le monde se remettait en place.
- Bon, Bella, Edward, on va reprendre exactement là où on s'est arrêté, ok ? La scène arrive avant mais vous faîtes exactement la même chose que dans le script…
Nous hochâmes la tête et reprîmes notre position. Passant les bras autour du cou d'Edward, je lui envoyais un baiser avant que la voix du réalisateur ne résonne.
« ET ACTION ! »
« Arrête, Isabella ! », répliqua-t-il durement avant de forcer la barrière de mes lèvres, écrasant les miennes avec sa bouche de façon conquérante.
Il prit rapidement les commandes, fourrageant ses mains dans mes cheveux, rapportant mon visage encore plus près du sien, son corps plus étroitement lié au mien. Je pouvais sentir le moindre centimètre de sa perfection contre moi, je goûtais au délice de sa bouche tandis que son souffle erratique balayait ma figure. En sentant le début de son excitation contre mon ventre, je ne pus retenir le gémissement qui s'écrasa contre ses lèvres. C'était si bon. J'avais tellement attendu de le sentir aussi proche, comme ça, contre moi, que le bonheur qui enflait mon cœur était insoutenable. J'avais l'impression de suffoquer tellement j'étais remplie de bonheur, d'attente et de désir.
J'enlaçais fermement son cou, me collant encore un peu plus à Edward alors qu'il passait ses mains dans mon dos, frôlant tout le long de ma colonne avant de presser légèrement sur mes reins et d'empaumer mes fesses pour me lever et m'asseoir sur la premier table que nous rencontrions.
J'avais l'impression que ses doigts étaient partout. Mon intimité palpitait comme jamais d'anticipation. J'aimais l'Edward Cullen qui me faisait face. Celui qui exprimait ses désirs ouvertement. Qui me montrait ce qu'il éprouvait sans réserve. Si j'avais eu peur qu'il ne me désire pas, la bosse qui déformait son jean et qui se collait à mon centre me prouvait exactement le contraire… Et de façon extrêmement agréable !
« Edward… », murmurai-je alors qu'il décollait ses lèvres des miennes. Je le voulais. Encore. Je voulais sentir sa bouche parcourir tout mon corps. Ce dernier brûlait pour lui.
« On ne… », haleta-t-il avant que je ne l'arrête, prenant son visage en coupe et déposant délicatement mes lèvres sur les siennes. Je les frôlais quelques secondes avant de me reculer et d'ouvrir lentement les yeux pour plonger dans ses pupilles vertes hypnotiques.
« Ne me dis surtout pas que nous ne pouvons pas… Tu le désires… Je le désire… Ne pense plus à rien d'autre que ça… Qu'à toi et moi… Ici et maintenant… Ne pense pas Edward… », soufflai-je avant de l'embrasser à nouveau délicatement tandis qu'il empaumait mon visage, me reculant et me faisant soupirer de frustration et d'agacement.
Pourquoi ne voulait-il pas avouer qu'il en avait aussi envie ? Besoin ?
« Isabella… », gémit-il contre mes lèvres. « Tu… On ne devrait pas faire ça, tu le sais n'est-ce pas ? », continua-t-il, l'air torturé. Ses paupières étaient fermement fermés. Mon cœur se noua dans ma poitrine. « Je ne peux pas te désirer… Je ne peux pas t'embrasser comme je viens de le faire… Ce n'est pas bien… »
Je voulais lui hurler qu'il avait tord. Que ce que nous faisions n'était peut-être pas bien d'un certain point de vue mais que de l'autre, c'était juste. C'était ce que nous désirions l'un et l'autre. Ce qui serait mal, c'est de rester loin. De réprimer nos envies, à cause du simple fait qu'il soit mon professeur et que je sois son élève.
« Je… Tu sais que nous ne pouvons pas continuer… Que tu dois arrêter de me faire passer ces mots, ces lettres… », soupira-t-il contre mon visage, mes joues toujours prises en coupe par ses mains.
« Mais pourquoi ? Nous en avons envie, Edward… », dis-je ne poussant à mon avantage en pressant mon aine contre son sexe encore gonflé et emprisonné dans son pantalon.
« Je n'ai pas le droit, Isabella ! Tu peux le comprendre non ? Je ne peux pas attendre cette chose de toi… Je ne peux pas… Nous ne pouvons pas faire ça… », répondit-il en secouant la tête lentement. « Je ne peux pas attendre chaque matin de voir si tu m'as encore écrit… Car c'est ce que je fais, Isabella… J'espère… A chaque fois que je mets un pied dans la salle des profs, je me jette sur mon casier, espérant que tu y as glissé un mot, une lettre, quoi que ce soit… ». J'halète, le bonheur s'insinuant encore plus profondément en moi. Il veut de moi. « Soirs après soirs, je relis tes lettres… Nuits après nuits, je fantasme, comme tu le fais… », susurra-t-il à mon oreille alors que je sentais son membre bouger contre moi…
Je gémis sans véritablement le vouloir. L'imaginer dans un lit, en train de lire mes lettres… En train de fantasmer mes fantasmes… Peut-être même y prenait-il du plaisir solitaire ? Il restait avec mes lettres alors qu'il aurait pu avoir…
« Ne te retiens pas… Tu… Je sais que c'est fou, que nous n'avons pas le droit mais nous sommes assez mûrs pour décider de ce que nous pouvons faire ou non… Ce qu'on veut… Et je suis peut-être plus jeune que toi mais ça ne veut pas dire que je te désire moins. Crois-moi… », lançais-je en croisant mes doigts derrière sa nuque, approchant un peu plus ses lèvres aux miennes.
Juste un baiser. Je voulais sentir encore une fois, par un simple baiser, combien il me désirait. Combien nous étions sur la même longueur d'onde. S'il me montrait encore une fois combien il voulait de moi, j'aurais sans doute la force d'attendre… Un peu…
Je le sentis faiblir, secouant toujours lentement la tête alors qu'il semblait en conflit avec lui-même.
« Embrasse-moi… », soufflai-je contre sa bouche, fermant délicatement les yeux.
« Je ne peux pas… », me répondit-il, la voix enraillée.
« Si tu peux… Tu en as envie et moi aussi… Alors je te le demande une dernière fois. Embrasse-moi, Edward. », dis-je un peu plus fermement, nouant mes doigts dans ses cheveux et poussant son visage vers le mien.
Il soupira avant de déposer les armes. J'avais gagné. Nous allons avoir ce que nous mourrions d'envie d'avoir depuis des mois. Je pensais pouvoir me contenter d'un seul baiser mais en sentant sa langue rejoindre la mienne, la caresser, la sucer, je ne pus m'empêcher d'en vouloir encore plus. De vouloir vivre ce moment d'extase que j'imagine et fantasme depuis des mois. J'allais enfin connaître le véritable plaisir de le recevoir en moi. Car c'est ce qu'Edward voulait aussi. Son sexe butant contre mon ventre prouvait qu'il voulait autant être en moi que j'avais envie qu'il me fasse l'amour, ici et maintenant. Ses mains passèrent la barrière de mon débardeur pour aller directement empaumer mes seins, dont les pointes se dressèrent immédiatement.
Nos langues se battaient, s'adoraient. Nos mains exploraient la peau de l'autre avec avidité. Ses doigts avaient dépassé la couture de mon soutien-gorge tandis que mes ongles grattaient la douce peau de ses abdos. Je me retenais de lui faire passer son T-shirt par-dessus la tête. Je voulais tellement le sentir nu, près de moi. C'était un besoin plus qu'une envie.
« T'es sûre ? », me murmura Edward alors qu'il s'écartait légèrement de moi.
Je soufflais et le regardais dans les yeux.
« Edward, je te désire depuis que je t'ai vu dans ce fichu couloir, en début d'année. tu crois vraiment que je vais douter aujourd'hui ? Maintenant alors que tu m'ouvres tes bras, que tu m'embrasses comme j'en meurs d'envie depuis des mois ? Crois-tu que je vais te repousser maintenant que je peux poser mes lèvres sur les tiennes, que je peux te caresser comme je le désire chaque jours ? Ces lettres… Ces mots que je t'écris… Ce n'est rien… Rien comparé à ce que je veux vraiment faire. Et là, tout de suite, je vais te le prouver. », lançai-je d'une traite, sans même m'arrêter pour reprendre ma respiration.
Je m'écartais de lui, me levant sous ses yeux écarquillés et dilatés. Je fermais la porte à clé et revins à pas courant vers lui. J'entourais rapidement son cou et le regardais dans les yeux.
« Je suis vraiment prête. Edward, ne me repousse pas, je t'en prie… »
Il hocha légèrement la tête avant de s'écarter à nouveau de moi et de retirer son T-shirt avant d'attaquer le mien.
Je retins un sourire de triomphe et le contemplais sans m'en lasser.
Dieu qu'il était beau et parfait…
Nous nous retrouvâmes nus en moins de temps qu'il ne faut pour le dire et il me fit me rasseoir sur son bureau. Ses mains caressèrent chaque zone de ma peau. Partant de ma gorge, avant de venir masser délicatement ma nuque, puis mes épaules avant de passer légèrement sur mes flancs et de remonter sur mon ventre pour s'occuper correctement de ma poitrine. Ses doigts jouaient sur moi avec délice et ils furent bientôt rejoins par une bouche, une langue et des dents expertes.
De longues minutes plus tard, après un nombre incalculable de succions, de mordillages et de baisers, ses lèvres et ses doigts bougèrent vers la partie sud de mon anatomie, me faisant gémir de plaisir, encore et encore. Je n'étais plus qu'une boule de plaisir depuis qu'il avait posé ses lèvres sur les miennes. Mon cœur battait à tout rompre, ma féminité suintait et ma respiration était haletante comme jamais. Ma peau étincelait de sueur et j'en aurais dû être gênée mais au même instant, l'index de mon compagnon se posa à l'orée de mon sexe. Toute honte ou gêne s'envola et je basculais en arrière. Edward me rattrapa et décala ce qui aurait pu m'être inconfortable.
Je souris alors qu'il écartait un peu plus mes cuisses, caressant, formant des signes avec ses doigts sur la peau surchauffée de mes aines. Sa langue chatouilla mon entrée avant de se balader en haut de mes jambes pour venir embrasser mon genou et mordre ma cheville. Je fronçais les sourcils un instant, me demandant brièvement quand Edward m'avait débarrassé de mon jean, mon sous-vêtement et de mes chaussures mais je repoussais cette pensée, ne savourant que ses lèvres et ses mains sur moi.
« Si tu savais depuis combien de temps j'attends ça aussi… », gémit Edward sur ma peau avant de jouer avec sa langue entre les plis de ma féminité.
Je répondis à son gémissement en enfouissant mes doigts dans sa tignasse et en bougeant du bassin, l'encourageant à continuer ce qu'il venait de commencer. Sa langue en moi provoquait des merveilles, me faisant trembler de tout mon corps. La boule de désir dans mon bas-ventre enflait encore et encore et menaça d'exploser alors qu'il se mettait à titiller mon clitoris de son pouce. Serrant les dents pour faire taire mon cri, je bougeais plus frénétiquement contre sa bouche, lui murmurant de ne jamais s'arrêter tellement ce qu'il me faisait été bon.
Un sourire s'épanouit sur mon visage tandis que je savourais ses mille délices. Aspirant mon bouton de plaisir, pénétrant mon intimité de ses doigts, léchant mon entrée, pinçant mon bout de chair, mordant le haut de mon aine, baisant mes lèvres intimes… Il me faisait tourner la tête et je ne pus retenir mon cri d'extase alors que j'explosais de plaisir. Les spasmes me faisaient trembler sans arrêt et je mis de longues minutes à me remettre de cet orgasme surnaturel.
Edward cajola la moindre parcelle de mon corps alors que ses lèvres remontaient vers ma bouche pour m'embrasser langoureusement.
« Alors ? C'était comme tu te l'imaginais ? », demanda-t-il, la voix rauque.
J'hochais la tête en silence, incapable de parler pour le moment. Cherchant mon souffle, déglutissant difficilement, je lui rendis son sourire avant d'attraper son visage pour l'embrasser de nouveau, caressant ma langue contre la sienne et me goûtant par la même occasion. « C'était encore mieux que dans mes rêves… Merci », soufflais-je.
« Tu es encore meilleure que je ne pouvais espérer. », dit-il tout simplement en m'embrassant et en manœuvrant pour positionner son sexe dans la lignée du mien.
Il déglutit et baissa les yeux pour voir son gland toucher et goûter mon entrée encore prête à le recevoir.
Il resta ainsi durant une éternité et mon cœur continuait à battre fortement dans ma poitrine, dans l'attente qu'il me prenne. J'en avais envie, lui aussi, alors pourquoi attendait-il autant avant de nous délivrer du désir que nous éprouvions ?
« Edward ? », haletais-je contre sa bouche.
Il secoua la tête avant de relever le regard vers moi. « Laisse-moi savourer ce moment… », murmura-t-il. « Une seconde… ».
Il déglutit à nouveau et déposa ses lèvres sur les miennes tandis que son sexe pénétrait le mien avec lenteur. Un gémissement étouffé m'échappa et j'enlaçais le cou de mon amant en levant le bassin pour l'accueillir un peu plus rapidement mais il bloqua mes hanches de ses larges mains.
« Une seconde, Isabella ! », répéta-t-il de sa voix enraillée.
Il m'embrassa à nouveau avant de s'enfoncer en moi jusqu'à la garde, laissant échapper à son tour à un grognement rauque.
Enfin, j'avais ce que je voulais.
Enfin, je me sentais entière.
Je n'avais plus qu'à espérer que ça dure encore et encore…
« COUPEZ ! »
Je soupirais, et me séparais à regret de mon mari. À l'image de mon personnage, j'aurais voulu que ça dure encore et encore mais je savais que c'était la fin.
Il y a six ans, je rencontrais un homme séduisant et terriblement sexy sur un tournage. Je n'aurais jamais pu imaginer qu'il allait devenir l'homme de ma vie, celui que j'aimerais jusqu'à mon dernier souffle. Et j'étais encore plus loin de me dire que des années après, je le rejoindrais devant l'autel, vêtue d'une robe blanche légère et pas du tout traditionnelle.
Aujourd'hui, trois ans et demi après ce jour merveilleux où j'avais lié ma vie à la sienne, je tournais mon dernier film avec lui.
Je ne savais pas ce que l'avenir nous réservait mais une chose était certaine :
Nous l'affronterons ensemble et pour toujours…
...
Eh voilà *essuie rapidement la petite larme qui coule sur la joue*
C'est fini !
Il reste néanmoins l'épilogue, que je me dépêche de vous écrire pour vous le poster le plus rapidement possible et après ça, plus de poste (à part les bonus si vous êtes sages et que vous voulez toujours suivre les aventures d'Edward et Bella).
Je suis assez triste de me séparer de ces personnages. De toutes les fictions que j'ai pu écrire, ce sont eux et leur personnalité que j'ai préféré décrire. Bien sûr, je suis une fille à Lemon et j'assume alors c'est peut-être un peu pour ça ^_^
Bref, je vous prends pas plus de temps. On se retrouve rapidement pour l'épilogue que j'ai en tête depuis des mois et des mois et qu'il me tarde de vous faire partager... En espérant qu'il vous plaira *croise les doigts*
A très bientôt.
Lemonesquement, Edwardienne100
