Twilight appartient à S. Meyer
April, 1912 à Haley Cullen
CHAPITRE 2
Longue promenade et discussions.
J'inspire et expire doucement avant d'être capable de donner une réponse honnête mais fragile. "Oui, je vais bien."
Il me remet sur mes pieds facilement. Il est magnifique! Ses traits sont doux et parfaits. Ses cheveux couleur de bronze sont parfaitement ébouriffés. Sa peau est d'un blanc très pâle. Je peux presque sentir le froid émaner de lui mais il ne frissonne pas. Il a les yeux caramel. C'est ce que je préfère mais je remarque que si je le regarde dans les yeux je suis incapable de respirer.
Il tend ses mains vers moi comme pour me rattraper au cas où je tomberai à nouveau. Je lui fais signe que je vais bien et il laisse retomber ses mains doucement. Il sourit. "Et bien au moins vous êtes en un seul morceau."
Je ris sombrement. Pourquoi est-ce que j'ai fait ça? J'aurai pris ça pour une insulte venant de quelqu'un d'autre. C'est étrange mais je sens qu'il m'est impossible de me fâcher lorsque ses yeux sont posés sur moi. Je me redresse finalement. "Merci de m'avoir sauvée, je suppose, Mr…?" Je laisse la phrase en suspens pour qu'il y réponde.
Il me tend sa main de manière formelle, Edward Cullen, ma'am. Je suis heureux de vous avoir sauvée. Il rit d'un rire de velours doux. J'incline la tête timidement en tendant ma main. Je veux la lui serrer mais il la prend et y dépose un doux baiser.
Je halète, surprise. "Isabella Swan. Bien, merci encore Mr Cullen mais je dois y aller maintenant. Ma mère aurait une attaque si je ne rentrai pas bientôt."
"Ah," dit-il tout à coup, "Etes-vous de la même famille Swan avec laquelle nous devons dîner ce soir?" J'essaie désespérément de retrouver ce que m'ont dit Charlie et Renée concernant ce dîner avec le capitaine et la famille Cullen. Je hoche la tête doucement.
"Il sourit encore, ses dents brillent au soleil, " Puis-je vous accompagner jusqu'à votre cabine Miss Swan?"
Je hoche la tête de nouveau, trop intimidée et éblouie pour donner une réponse cohérente. Il prend mon bras et le dépose sur le sien et nous commençons à traverser le pont pour nos diriger vers les cabines.
Pendant que nous marchons il essaie de lancer une petite conversation, "Mais s'il vous plait Miss Swan, appelez-moi Edward. Je n'apprécie pas trop ce genre de formalités."
Je lui fais signe que je suis d'accord. "Moi non plus. Vous pouvez m'appeler Bella. Et je n'aime pas ces formalités non plus, ça me rend folle." Il rit de nouveau, " Et bien nous avons un point commun."
Nous nous arrêtons devant ma suite. Je me tourne vers lui, "Merci Edward. Pour avoir sauvé ma vie et m'avoir ramenée. "Je me sens idiote. Ça parait tellement évident.
Il me sourit comme seule réponse. "J'avais l'intention de faire une promenade autour du bateau plus tard, avant le dîner. Voudriez-vous vous joindre à moi?" J'acquiesce avec enthousiasme. Il parait content, "Alors je serai de retour vers quatre heures. Au revoir, Bella." Il part dans l'autre sens le long du couloir. Je le fixe pendant qu'il s'éloigne, il marche très vite.
Je reviens à la réalité et pénètre dans notre suite. Charlie et Esmée boivent le thé devant la cheminée. J'entre et me dirige directement vers ma chambre. "Je vais sortir pour faire le tour du paquebot plus tard. Je vais me changer," dis-je.
Renée donne son accord. "Tout à l'heure, j'ai préparé ta robe pour ce soir, elle est sur ton lit." Je grimace ; une autre soirée à se comporter et agir comme il faut. Je n'aime pas cette idée. J'entre dans ma chambre et je ferme la porte derrière moi. Mes brosses et mes bijoux sont posés sur la coiffeuse. Je cherche ma valise et l'ouvre. Je sors une robe fleurie rouge, simple mais parfaite pour marcher. Habituellement je n'aime pas le luxe, je le déteste, mais j'allais faire le tour du navire.
Je m'habille rapidement et mets des chaussures assorties à la robe.
Je m'installe devant la coiffeuse. Il n'est que 3 : 30. J'ai du temps pour m'arranger un peu. Je ne veux pas l'admettre mais je veux essayer de l'éblouir ou faire qu'il me remarque. Mais je ne veux pas faire dans le vulgaire non plus.
J'attrape ma brosse favorite et brosse mes longs cheveux châtains pour faire disparaitre tous les nœuds. Je les relève en un chignon qui suffira pour cette fois. Je pulvérise du parfum et mets peu de maquillage. Je regarde l'heure 3 : 50. Je n'ai pas réalisé que le temps était passé si vite. Plus que cinq minutes avant de partir.
Je me gronde moi-même. J'essaye de lisser ma robe. Je déteste les robes. A la maison je porte parfois des jupes que je préfère aux robes.
Je jette un dernier coup d'œil dans le miroir avant d'entre un toc-toc à la porte extérieure. J'entends Charlie répondre et vérifie rapidement que je n'ai rien oublié d'important. J'attends une minute avant de trouver assez de courage pour sortir de la chambre. Bonté divine, je pense qu'il est plus beau que tout à l'heure!
Il porte une chemise simple, blanche avec rien de moins que des pantalons habillés. Il incline la tête en me voyant quand j'entre dans la pièce. Je vais vers lui et m'arrête devant mes parents.
"Ravie de vous avoir rencontré, Edward," dit Renée, "Nous sommes impatients de vous revoir ce soir."
"Merci Mme Swan," répond-il. Il se tourne," Puis-je?" Je hoche la tête avec gratitude et nous sortons côte à côte.
Une fois que la porte se referme derrière nous, il passe devant dans le couloir. Je remarque qu'il est toujours froid comme de la glace. Et il y a quelque chose d'autre, il est très dur. C'est comme être suspendue à une statue.
Nous traversons la salle de réception et montons sur le pont. Il sourit et commence la conversation simplement. "Vos parents sont adorables, Bella."
Je roule des yeux," C'est vous qui le dites. Je ne suis pas du même avis." Il parait surpris par ma réponse et me regarde curieusement. Je peux presque sentir son regard sur moi. "Pourquoi dites-vous ça?" demande-t-il.
Je hausse les épaules," Mes parents m'emmènent à New-York contre ma volonté. Je voulais rester à Londres. C'est là-bas chez moi. Même si techniquement je suis américaine, je suis née là-bas avant de déménager en Angleterre lorsque j'étais petite."
Il semble très intéressé, son regard se fixe plus intensément sur moi. Finalement il se remet à parler aussi simplement qu'avant mais son regard ne faiblit pas, "Vous êtes différente de toutes les autres que j'ai rencontrées, Bella."
Je le regarde, "Pourquoi?" je lui demande. Ne m'apprécie-t-il pas à cause de ma façon de voir les choses? Ai-je touché un point sensible ou l'ai-je insulté? " Je fronce les sourcils pendant qu'il semble s'enfoncer plus loin dans ses pensées et il ne répond pas immédiatement, enfin "La plupart des gens sont facile à décrypter. Comme un livre ouvert. Je peux les voir assez bien. Mais vous … vous êtes difficile à déchiffrer, très difficile."
Il s'interrompt comme s'il se parlait à lui-même. Je pense qu'il y a plus dans ce qu'il a dit que ce que j'ai pu en comprendre. Nous sommes plus loin dans le navire à présent, nous passons dans la salle à manger de la deuxième classe.
Je décide de laisser le sujet de côté car je deviens de plus en plus mal à l'aise. "Qu'en est-il de vos parents, Edward. Carlisle et Esmée, c'est ça?" demandai-je.
Il semble trop pris par ses pensées mais il sourit de nouveau quand il voit que je suis celle qui parle. "Oui mais je ne les appelle pas mon père ou ma mère. C'est plus facile pour nous de nous appeler par nos prénoms."
Je souris," "Pareil pour moi! J'appelle toujours mes parents par leur prénom. Mais je dois les appeler père et mère lorsque nous sommes en société." Il rit de nouveau et je ris avec lui. Il a quelque chose dans sa voix qui est tellement tentant que je ne le regarde pas en parlant. Je veux éviter à mon cerveau de s'embrouiller de nouveau à cause de l'effet que me font ses yeux.
"Pourquoi voyagez-vous à New-York, vous et votre famille?" je lui demande.
"Nous y allons en vacances. Cela fait un long moment que nous n'avons pas pris de vacances. Le Titanic nous a semblé parfait pour faire cela. Je dois admettre que leur bibliothèque possède une très bonne collection, " ajoute-t-il avec un sourire. Je hoche la tête alors que nous passons dans la moitié inférieure du navire.
Nous dépassons des bancs près de la poupe du navire. Edward me fait signe et nous nous asseyons. Il sourit gentiment. "Alors, quel âge avez-vous?" demande-t-il. Mes yeux s'écarquillent de surprise, "Et bien … j'ai dix-sept ans," ai-je bégayé "Et vous quel âge avez-vous?"
Il serre sa mâchoire et détourne le regard," J'ai dix-sept ans aussi." Il le dit avec un peu de difficulté et j'ai l'impression de rater quelque chose. Il est tellement énigmatique dans les réponses qu'il me donne à son sujet. On dirait qu'il soupèse chacune de ses réponses.
Je regarde au loin et reste concentrée sur la mer. Le soleil commence à descendre et il envoie un million d'étincelles sur l'eau. Je n'avais pas remarqué qu'Edward suivait mon regard. "C'est magnifique."
Je rougis et regarde mes genoux. Je lève mes yeux vers lui à travers le rideau que forment mes cheveux et je vois qu'il m'observe. Ses yeux ont cette couleur topaze. Je me retrouve immédiatement à bout de souffle et presque hypnotisée. Il ne me regarde pas comme il le faisait avant, curieux et pensif. Il me regarde maintenant de façon étrange. Personne ne m'avait jamais regardée ainsi auparavant et je rougis violemment. Il sourit de nouveau, avec amusement.
Il finit par se lever et me propose sa main. "Je dois vous rendre à vos parents, Miss Swan. Nous devons encore nous préparer pour le dîner de ce soir. " Je souris aussi et prends sa main. Elle est plus froide que la normale et ce contact m'envoie une petite secousse dans le bras, comme si j'avais été électrocutée. Il me conduit à travers le navire. Pendant tout ce temps il pose des questions étranges : ma couleur préférée, ma fleur préférée, est-ce que j'avais déjà eu une relation - cette question me provoque des bégaiements et des rougissements, mais non, je n'avais eu aucune relation.
Il est presque six heures lorsque nous revenons à la suite B57. Nous approchons de la porte. Edward embrasse ma main encore et je souris timidement. "Je vous verrai très bientôt Bella. Au revoir." Et il part de la même façon que tout à l'heure, très vite. Je le regarde partir.
Je sens mon cœur accélérer à la fois d'excitation et de déception : excitation parce que je vais le voir au dîner mais déception parce qu'il faut que j'attende jusque là pour être avec lui de nouveau. Je désapprouve mes propres pensées. C'est étrange. Je n'ai jamais été aussi séduite par un garçon avant. Certains ont bien essayé mais je les ai toujours découragés. Edward est différent. Il ne flirte pas continuellement avec moi mais il me parle avec désinvolture laissant entendre qu'il m'apprécie et qu'il se soucie de ce que je lui raconte. Je suis surprise que tout ce que je lui dis l'intéresse.
Il n'a pas dit grand-chose au sujet de sa famille alors qu'il m'a posé beaucoup de questions sur la mienne. Je ne sais pas quoi faire de cela et j'en suis frustrée. Je marmonne quelque chose et je décide qu'il est temps de rentrer.
Charlie sourit en me voyant. Il est déjà prêt dans son costume et Renée porte une magnifique robe verte bouffante. Charlie rit, l'expression sur mon visage doit être comique, et "Alors comment c'était?" me demande-t-il.
Je hausse les épaules pour tenter de cacher ce que je ressens. "Il est très gentil mais réservé. J'ai passé un agréable moment. " Renée sourit avec amusement.
"Bien," dit-elle," s'il est intéressé nous devons faire en sorte que tu sois à ton avantage."
"Renée!" ai-je hurlé gênée. Ella juste sourit, "Oh, j'avais oublié. Ton père et moi t'avons acheté quelque chose avant d'embarquer. C'est dans ta chambre." Elle passe la porte de ma chambre. Charlie me fait signe de la suivre, ce que je fais avec irritation.
Je halète alors que Renée me tend une magnifique robe de lavandière style Edwardien (une simple coïncidence). Elle est parfaite : très moulante et mettant en valeur mes courbes féminines. Sa chemise du dessous est d'un beau blanc avec de la broderie et des manches mi-longues.
La robe elle-même a une belle couleur lavande, elle descend et traine sur le sol. Le haut est brodé avec de la soie blanche merveilleuse, la broderie descend jusqu'en bas. Elle a une ceinture froissée en dessous de la poitrine et est décorée de feuilles et de fleurs rouges et violettes.
"Est-ce qu'elle te plait," demande Renée avec un sourire. Je la lui ai prise, je suis émerveillée par cette robe. "Elle est magnifique, elle est parfaite. Oh merci Renée, Charlie."
Charlie acquiesce depuis la porte, en souriant. Renée fait un sourire étincelant. "Et bien dépêche-toi de la mettre pour voir à quoi tu ressembles. " Mes parents quittent la chambre et je reste seule. Je prends un autre moment pour regarder la robe. Ce soir vat être une soirée intéressante.
Si vous voulez avoir une idée de la robe c'est ici :
http : / / www . antiquedress . com / item4597 . htm (enlevez les espaces)
Merci d'avoir lu et à vos reviews…!
