1912, Avril appartient à Haley Cullen
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CHAPITRE 9
Vampires
Je me réveille doucement. Je cligne des yeux plusieurs fois pour chasser le sommeil. Je me tourne dans le lit et mon souffle se coupe. Le visage d'Edward, ses traits parfaits sont tout proches. Il sourit et je lui souris à mon tour. J'inhale sa respiration douce et me blottis contre lui. Il embrasse le dessus de ma tête et me murmure, "Je t'aime," à l'oreille.
Je le regarde pendant un bon moment avant de lui dire, " Tu sais que j'ai un tas de questions." Il acquiesce. Son sourire se fane un peu mais il est beaucoup moins sur ses gardes. Je laisse échapper un soupir de soulagement intérieurement car les secrets vont être dévoilés.
"Tout ce que tu veux mon amour," répond-il doucement. Je souris et je regarde ses yeux timidement. Il rigole et me rapproche encore de lui.
Je ne vais pas le laisser m'éblouir et me faire perdre le cours de mes pensées. Je respire profondément. "La première est, comment es-tu… bon, devenu ce que tu es?" Il hésite légèrement mais je vais être persévérante avec chaque question que je vais poser.
"C'est mon père Carlisle qui m'a trouvé. J'étais mourant et il m'a transformé." C'est court. Apparemment il ne veut pas me parler de sa vie avant sa transformation. Je le regarde dans les yeux pour qu'il continue. Je peux dire qu'il espère que je vais laisser tomber parce qu'il parait frustré. "Carlisle m'a trouvé il n'y a pas très longtemps. Nous avons trouvé Esmée il y a quelques années seulement."
Je hoche la tête et lui demande : "Mais comment devient-on un, bien, vampire?"
"Nous mordons. Les vampires ont du venin, crois-le ou non, et si le venin a la chance de pouvoir poursuivre sa route alors tu te transforme en l'un d'eux."
Je décide de continuer. Je suis curieuse à propos de tout ce qu'il dit. Tout ce qu'il me dit m'amène à me poser de nouvelles questions, mais je tiens à savoir d'autres choses aussi. "Alors pourquoi as-tu l'air si…"
Il glousse à nouveau. "Sans défaut?" demande-t-il. J'acquiesce lentement, gênée. Il réfléchit un moment avent de dire : "Je suis le prédateur parfait, n'est-ce pas? Nous avons une force inimaginable, une vitesse incroyable, l'immortalité."
"Immortalité," je répète en écho. Il fait oui de la tête. Je me détourne dans l'incrédulité. Je comprends mieux maintenant, pourquoi il est si incroyablement parfait. Je suis comme le poisson mordant à l'hameçon. D'une certaine façon c'est logique. J'ai encore une question lancinante qui resurgit dans mon esprit, je lui demande timidement : "Alors qu'est-ce que vous mangez?"
Il rit doucement, "Ne t'inquiète pas petite humaine, je ne mange pas des gens. Ma famille et moi mangeons des animaux." Je grimace de confusion. "Nous nous appelons des végétariens un peu comme une blague mais ne t'inquiète pas … Nous pouvons rester quelques semaines sans nous nourrir. Tu n'es pas en danger," a-t-il ajouté par précaution.
"Je sais," dis-je. "Mais il y a tellement de choses que je ne sais pas. Est-ce que le soleil vous brûle?"
En riant, "Non."
"Vous dormez dans des cercueils?"
"Mythe."
Je le regarde toujours incrédule. Il fronce les sourcils maintenant, "Je ne dors pas." Mes yeux s'écarquillent. Il me regarde inquiet. Il doit s'attendre à ce que je parte en courant et en hurlant maintenant que j'en sais davantage. Je lui dis tranquillement, "Tu ne dors pas? Alors et à propos du soleil?" Il hausse les épaules avant de répondre : "Le soleil ne me blesse pas. Mais il y a une raison pour laquelle nous ne pouvons pas sortir lorsqu'il fait soleil."
Je lève la main : "Attends, alors pourquoi vous ai-je vu dans la journée. Il faisait soleil alors. Chaque jour tu te promènes comme n'importe qui d'autre."
Il sourit, " Si tu avais été très attentive, Bella, tu aurais pu voir que les derniers jours ont été très nuageux. Il n'y avait pas de soleil direct et nous pouvions sortir sans problème." Je regarde par terre, gênée, de nouveau et je murmure : "Eh bien, tu n'as pas dit 'pas de lumière du soleil directe'."
Il fait courir son doigt dans mes cheveux. Il se tend pendant un moment, "Je dois y aller."
Je le regarde avec horreur, "Non!" je hurle pratiquement.
Il sourit, "Ta servante va arriver dans quelques minutes pour te réveiller. Je doute qu'elle trouve ça normal de te voir dans ton lit avec un parfait inconnu. Je te retrouverai dans l'escalier principal après que tu auras petit-déjeuner. " Il embrasse ma tête et puis il disparait. Je regarde autour de moi, effarée, mais bon ça expliquait ce qu'il entendait par super vitesse. Comment a-t-il su que la servante allait venir me réveiller?
Je m'assis dans mon lit juste avant d'entendre quelqu'un frapper à ma porte. La petite bonne passa sa tête, "Mlle Swan? Voulez-vous que je vous prépare votre bain?" Je rougis et donne mon accord sans pouvoir dire un mot. Elle semble perdue devant ma réaction mais se dirige vers la salle de bain. Je me déshabille vite et me glisse dans mon peignoir. Je me précipite dans la salle de bain, la baignoire est déjà remplie.
Elle ajoute un peu de parfum à l'eau et ferme la porte derrière elle. Je me rue dans mon bain. Je ne veux pas perdre de temps. Je me lave vite et m'habille dans une robe de printemps bleu marine que je n'ai pas encore eu la chance de porter.
Je vais, quelque peu anxieuse, rejoindre Renée et Charlie dans le salon où ils sont en train de commencer leur petit déjeuner. Je m'assieds et mange quelques morceaux de toast sans rien dire. Renée me regarde curieusement, "Pourquoi es-tu si pressée Bella?"
Je hausse les épaules, "J'ai rendez-vous avec quelqu'un dans l'escalier principal."
"Avec Edward Cullen?" demande Charlie. Je deviens rouge et mes parents échangent un regard espiègle. Je bondis de ma chaise et je cours vers la porte. "Je ne serai pas longue," dis-je par-dessus mon épaule, comme ça ils ne peuvent pas répondre. Je marche dans le couloir, trébuchant ici et là jusqu'à ce que j'atteigne l'escalier.
Je regarde autour de moi pendant une seconde. J'appelle incertaine, "Edward?" Puis deux bras enlacent ma taille par derrière. Edward me tire contre lui et je me retourne pour lui faire face. "Oui, mon amour?" demande-t-il innocemment. Je souris et reste sur la pointe des pieds pour lui donner un rapide baiser. Peu importe que certains couples plus âgés nous observent avec un regard désapprobateur en passant devant nous.
Je ne peux pas retenir un frisson. Edward se penche et embrasse le creux au-dessous de mon oreille. Je frissonne de nouveau. Mais cette fois c'est d'excitation et de plaisir alors que je sens ses lèvres effleurer ma peau. Je cherche de l'air pour que mon cerveau puisse continuer à fonctionner mais j'éprouve des difficultés à rester debout.
Finalement il s'éloigne et sourit brillamment. "J'ai une question," dis-je.
Il rit, "Je m'en doute."
Je mords ma lèvre," Comment as-tu su que quelqu'un allait venir dans ma chambre."
Il fait un signe de tête. "En dehors du fait que je ne sois pas humain, j'ai aussi des capacités spéciales." Je hoche la tête pour qu'il continue. "Et bien je peux voir ce que les gens pensent. Non pas que j'y puisse quelque chose, ils sont partout." Je halète, il n'a pas fallu longtemps pour que cette information me déstabilise. J'enfouis mon visage dans mes mains, embarrassée. Avait-il lu mes pensées pendant tout ce temps?
Il regarde vers moi, choqué, "Bella qu'est-ce qui ne va pas?" demande-t-il anxieux.
"C'est tellement embrassant," je chuchote, "Tu as vu mes pensées pendant tout ce temps? Et comment ne peux-tu pas arrêter de faire ça?" Il rit.
"Non Bella," dit-il, "Je peux lire les pensées de tout le monde. Mais pour une raison que j'ignore, je ne peux pas lire ou entendre les tiennes. Je ne sais pas pourquoi, par contre. Quant à la manière dont je peux le faire : certains d'entre nous ont des capacités différentes une fois transformés. C'est difficile à expliquer." Sa mâchoire se contracte. Il essaie de me faire comprendre mais c'est difficile pour moi.
Je pousse un soupir de soulagement et lui demande incrédule, "Et tu ne sais pas pourquoi tu ne peux pas lire mes pensées?" Il secoue la tête en faisant non et je fronce les sourcils. J'ouvre la bouche pour le bombarder encore de questions mais il pose son doigt sur mes lèvres. "Plus de questions maintenant. Que penserais-tu de faire une petite promenade?" Mes épaules s'abaissent pour lui signifier mon accord et il m'enlace par la taille.
Il nous conduit gentiment vers les portes. Nous marchons à l'extérieur et je réalise que je n'ai pas pris ma veste. Le froid me fait frissonner et une seconde plus tard une veste recouvre mes épaules. Je regarde et m'aperçois que c'est celle d'Edward. Je souris. "Merci."
Il me reprend dans son étreinte et nous marchons. Je le regarde malicieusement, "Puis-je mettre ta 'capacité' à l'épreuve?" Il hausse les épaules avec amusement et mes yeux errent sur le pont. Je lui signale une enfant en train de jouer avec sa poupée sur le pont. Je lui demande doucement : "A quoi pense-t-elle?"
Il s'arrête et ne bouge plus comme s'il écoutait, il rigole, "Elle pense combien elles sont excitées, sa poupée et elle, d'aller retrouver leur papa à New-York. Il est rentré un mois avant elle."
Je hoche la tête. "Et eux?" Je lui montre un couple tout proche qui est assis sur l'un des bancs avec un tout petit bébé dans les bras.
Edward écoute à nouveau. "L'homme pense qu'ils sont heureux lui et sa femme d'avoir eu ce petit garçon. La femme se demande comment elle pourrait être plus heureuse dans la vie. Et bon, le bébé lui n'a pas encore de pensées cohérentes. Il prend juste connaissance de son environnement." Nous reprenons notre promenade et je regarde les visages de ces gens. En regardant les expressions sur leurs visages les explications d'Edward semblent correspondre.
Edward regarde vers moi et étudie mon expression alors que tous ces gens disparaissent à notre vue, "Et toi Bella? A quoi tu penses?"
Je hausse les épaules et regarde vers le sol, "Je suis juste en train d'essayer de croire que tout cela est vrai. Depuis la première fois où tu m'as sauvée, quand j'ai failli passer par-dessus le bastingage j'ai toujours pensé que j'allais me réveiller pour découvrir que tout cela n'était qu'un rêve. Mais ça ne l'est pas. Et je ne sais vraiment pas si je te mérite," ai-je fini tristement.
Edward s'arrête et me fait pivoter vers lui, "Isabella Swan, je ne veux plus entendre que tu penses ce genre de choses, une fois de plus tu ne te vois pas clairement. Tu es une jeune femme magnifique avec des choses intéressantes à dire. Je t'aime parce que tu es Bella, personne d'autre."
Je souris et il sourit. Ensuite il se penche vers moi et me donne un baiser doux, sensuel, un baiser rempli d'amour.
Merci d'avoir lu !
