Twilight est à S. Meyer

1912, avril appartient à Haley Cullen


CHAPITRE 13

Le dessin

Nous avons marché jusqu'à la suite d'Edward. Je regarde les murs peints en bleu. Les meubles sont de couleur crème et des peintures sont accrochées aux murs. J'avance pendant qu'Edward ferme la porte derrière lui. J'observe une peinture, je reconnais "Picasso,". Edward vient près de moi en prenant ma main," Tu connais son travail?" Il parait impressionné.

Je hoche la tête, "J'aime son travail. Les différentes peintures qu'il utilise. C'est comme un rêve ou autre chose." Il acquiesce. Je recommence à faire le tour de la pièce. J'étudie tout ce que je vois. Je lui demande : "Tes parents vont rentrer à quel moment?"

Il sourit, "Ils ne viendront pas. C'est ma suite. Je ne la partage pas avec Esmée et Carlisle. La leur est de l'autre côté du couloir." Je tourne la tête pour voir son visage. Je rougis à la pensée d'être seule avec lui, sans aucun souci d'être surprise, pendant toute une nuit. Au lieu de ça je me dirige vers la petite table au centre de la pièce. Un petit porte-document y est posé, je fronce les sourcils de curiosité.

Edward suspend sa veste au porte-manteau et j'ouvre tranquillement le carton. Je soulève le rabat et ai le souffle coupé. Il y a des dessins et des croquis. Je les regarde ne sachant pas ce que je vais y trouver. Il y a des scènes de la vie, quelques-uns annotés d'autres pas. Il y a une femme allaitant son bébé. Un autre montre un homme qui tient sa fille sur la rambarde. Je tourne et je rougis de nouveau. Il y a des dessins de femmes nues qui ont des poses différentes.

Je mords ma lèvre en feuilletant d'autres dessins. Je sens soudain une présence et je referme rapidement le porte-document en me retournant. Edward se tient derrière moi, les bras croisés et les sourcils levés. Je rougis furieusement. Il sourit et se dirige vers moi.

Je lui tends le carton. "C'est très bon," dis-je en riant. Ses yeux se plissent et deviennent joueurs alors qu'il prend le carton à dessin. Il le regarde un moment avant de se tourner vers moi," Tu les as vu n'est-ce pas?" demande-t-il nonchalamment. Je hoche la tête me sentant un peu coupable et il se met à rire. Il l'ouvre à nouveau et commence à feuilleter les pages. Je me rapproche et regarde par-dessus son épaule.

Il regarde les différents dessins. Je lui demande : "Qui sont ces femmes?" Ma question sort sans qu'il y ait de la curiosité. Il grimace, "Celles-là étaient à Paris, juste des modèles." Je peux dire que s'il avait été humain il aurait pu rougir.

Je lui demande "Paris? Elles sont modèles pour gagner leur vie?" Il opine. J'admire tous les détails des esquisses. Une pensée me vient et je rougis. Il le remarque et me regarde en coin, "Dois-je les mettre de côté?" demande-t-il en me montrant les dessins. Je baisse la tête et il me fixe confus.

J'essaie de m'éloigner mais il me prend la main. Je me retourne pour le regarder et il m'observe avec attention, cherchant la réponse dans ma pensée. Finalement il repose le carton à dessin et m'enlace avant que je puisse même respirer. Il me regarde dans les yeux avec sérieux, "Ai-je blessé tes sentiments?" demande-t-il. Eh bien, je suppose que pour une femme normale voir de tels dessins pourrait être choquant ou exacerber la jalousie. Mais moi je ne vois ça que comme de l'art. Mais ce n'est pas pourquoi je rougis.

"Non," dis-je honnêtement.

"Tu peux me le dire."

Je soupire et je lui demande doucement : "Tu penses que tu pourrais me dessiner?"

Son sourcil se relève et il me regarde incrédule. Je rougis de nouveau et il rit. Je le regarde d'un air menaçant comme s'il fallait que je lui dise d'être sérieux au moins. Il me sourit, "Si tu le souhaites," murmure-t-il. Et il m'embrasse pendant un petit moment.

Je souris et me dirige vers mon sac. Edward s'approche d'un petit bureau et ouvre le tiroir. Il en sort un sac plié qu'il ouvre sur la table et je vois des couteaux à affuter et des charbons de bois numérotés.

J'ouvre mon sac et en sort la robe que j'y aie mise. J'enlève ma veste et l'accroche au porte-manteau. Je mets mon sac sur mon épaule. Je vais quelque part avant de me souvenir de quelque chose. Je fouille dans la poche de ma veste et j'en sors le collier. Je le prends dans ma main et marche vers Edward qui m'attend près de la table. J'ouvre ma main pour qu'il voie ce que je tiens et ses yeux s'agrandissent en voyant le collier.

Il me regarde un moment ne sachant pas s'il doit le prendre, puis je tends ma main plus près de lui. Il le prend délicatement et l'admire, "Wow, c'est beau. Qu'est-ce que c'est, un saphir?"

Je le regarde aussi, "Un diamant : un diamant très rare." Il l'observe attentivement et je me mords la lèvre. "Edward je veux que tu me dessines comme l'une de ses françaises. Portant ceci."

Il hoche la tête en continuant d'admirer le diamant. "D'accord," dit-il tranquillement.

Je m'éclaircis la voix un petit peu, "Ne portant que cela."

Cela attire son attention et il me regarde dans les yeux. Il parait paniqué et je me demande si j'ai bien fait de lui demander. Finalement il hoche la tête, "Tu es bien sûre?" demande-t-il sérieusement. J'acquiesce avec un léger sourire sur le visage. Il soupire et hoche la tête de nouveau. "Très bien," dit-il, "Tu peux aller dans ma chambre si tu veux."

Je me dirige vers sa chambre. Je ferme la porte derrière moi. Je dépose mon sac et en sort ma brosse. Je démêle mes cheveux. Je prends une respiration avant d'enlever ma robe et ma combinaison.

J'enfile la robe, c'est une robe transparente bordée de dentelle noire. Mes seins et la région entre mes jambes sont cachés par des fleurs bleues cousues dans la robe. La taille est soulignée par un ruban de satin noir avec une fleur rose. La robe tombe légèrement comme un éventail sur mes cuisses. Je me regarde dans le miroir pendant quelques minutes. Je suis morte d'anxiété et en vérité si j'y pense je vais laisser tomber. Finalement je reprends le collier et le passe autour de mon cou.

Je ferme les yeux et prends une profonde respiration. Je me dirige vers la porte doucement et je tourne la poignée les mains tremblantes. J'ouvre la porte et la première chose que je vois c'est Edward. Il est occupé à aiguiser un morceau de charbon de bois assis sur une petite chaise. Sa tête se relève dans ma direction au bruit de la porte. J'entends lorsqu'il inspire et je sors doucement.

Je me sens un peu plus confiante maintenant. Je souris un peu. Il me fait un sourire tordu en retour. Pas celui que j'aime, celui-là est juste un sourire nerveux. Je me demande si je parais plus courageuse que lui. Je souris un peu plus, "La dernière chose dont j'ai besoin, c'est d'un autre dessin de moi ressemblant à une poupée de porcelaine. J'espère que je mets ma confiance dans le bon artiste?" Il me sourit.

Je souris. "Puis-je m'attendre à avoir ce que je veux?" Je me recule un peu et je dénoue le ruban autour de ma taille. J'enlève ma robe en hésitant et la laisse tomber autour de mes pieds. Edward s'agite, mal à l'aise sur son siège. Tout ce qu'il fait pendant un moment c'est me regarder. Je suis inquiète tout à coup est-il horrifié par ce qu'il voit?

Je mords ma lèvre. Il prend finalement une profonde inspiration et me désigne un petit divan qu'il a préparé. "D'accord," dit-il nerveusement, "Couche-toi sur le lit, euh, le divan."

J'avale difficilement ma salive avant de me diriger vers le divan. Je me couche doucement et je pose ma tête contre les oreillers. Le diamant est très lourd et me donne l'impression de me tirer en avant. Il est froid sur ma poitrine. J'essaie de trouver une position pour arranger mes bras, "Dis-moi quand "

"Attends," il me coupe, "Remets ton bras comme il était. Mets ton bras gauche derrière ta tête." Je fais ce qu'il me dit et je mors ma lèvre pour la millionième fois. Il m'observe pendant un moment, "Ça va, mets ton autre main sur ton visage." J'approche ma main et la pose là où il m'a dit.

"Maintenant," dit-il, "Baisse la tête." Je le fais et il soupire de satisfaction. "Parfait, regarde-moi. Ne me quitte pas du regard. Et essaie de rester comme ça. " Je souris un peu.

Edward prend une autre goulée d'air et me fixe. Il m'observe un long moment avant de commencer à dessiner. Je l'observe moi aussi, je vois sa main faire de légers mouvements sur le papier. Il est très concentré et me jette un coup d'œil toutes les quelques secondes. "Si sérieux," je me moque de lui en essayant d'imiter sa voix. Il me sourit pendant une seconde avant de continuer à dessiner.

Je passe un bon moment à le regarder dessiner. Il regarde souvent mon visage ou la position de mes bras. Mais après un certain temps ses yeux commencent à dévier vers le bas de mon corps et je sais qu'il commence à esquisser mes seins rien qu'à la façon dont ses yeux ne veulent pas me regarder. Je souris d'amusement. "Il ne serait pas difficile de croire que tu rougis, Monsieur le grand artiste," dis-je. Je fronce les sourcils et je ris, "Je ne peux pas imaginer Monsieur Monet rougir."

Il continue de dessiner et je me concentre sur ses yeux topaze. Ma confiance est revenue et je recommence à respirer normalement, les battements de mon cœur ralentissent. Après un moment il me regarde et expire, semblant content. Il me sourit, "C'et bon tu peux bouger."

Je lui souris, un peu embarrassée et je reprends rapidement ma robe pour me couvrir. Edward ajoute encore quelques détails de dernière minute sur le dessin pendant que je m'éloigne. Il inscrit finalement la date, 24 avril 1912 et il signe EC. Il ferme le carton à dessin et me le tend. "Merci," dis-je.

Il sourit et se penche. Il m'embrasse avec une passion exagérée. J'essaie de poser le carton plus loin mais il me tient étroitement refusant d'arrêter de m'embrasser. Je ris contre ses lèvres.


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