Voici la suite, courte je sais mais je viens juste d'y mettre un point final. Je voulais absolument la poster avant le finale. Donc désolée si y'a des fautes, si c'est bancal mais pour le coup c'est vraiment vraiment sur le fil là !
J'aurais voulu plus développer certains aspects notamment la dernière scène mais bon.. On verra ce soir !
Bon épisode à vous tous!
On va tous être fous devant nos écrans ce soir, cette nuit, demain .. C'est beau ;-)
Et merci beaucoup aux quelques personnes qui m'ont laissé des commentaires. I appreciate :-)
Elle était là, seule, ses larmes se mêlant à la pluie, toute l'atmosphère dehors, déchaînée, se reflétant à son propre mal-être. Le vent, le froid, le tonnerre qui grondait trouva en elle un écho : Mélange de tristesse, de peur, de colère. Quand la pluie cessa, elle sembla enfin prendre conscience du monde qui l'entourait. Personne, pas un bruit dans ce parc. Juste elle, le vide et le silence. Elle avait épuisé ses larmes, elle avait épuisé ses forces. Elle était si lasse, si fatiguée de lutter.
Comment est-on censé laisser partir la personne qu'on aime le plus au monde? Comment peut-on arrêter de se battre quand on est flic et qu'on a prêté serment pour faire régner la justice ? Comment abandonner alors qu'on a juré punir ceux qui ont brisé sa vie ?
« It's never too late to be who you might have been. »
Elle ne sut pas très bien pourquoi cette phrase fit soudain surface dans son esprit. Sa mère adorait George Eliot.. Elle conservait précieusement tous ses livres dans la grande bibliothèque du elle répétait souvent cette phrase.
C'était sa conception du monde. En tant qu'avocate elle était persuadée que les gens pouvaient changer, que si on leur donnait l'opportunité de changer alors ils pourraient être meilleurs. Devenir qui ils voulaient être, qui il pourraient être.
Kate Beckett aurait pu devenir quelqu'un d'autre.
Et aujourd'hui, elle en avait l'opportunité. IL était cette chance. Elle voulait devenir cette femme là. Elle voulait tellement plus.. En était-elle seulement capable ?
Elle eut un léger sourire en repensant à ce qu'aurait dit son psy. « Pourquoi vous demandez-vous l'absolu Kate ?, parfois il suffit juste de tenter sa chance. ».
Elle ne voulait pas faire de faux pas, elle avait fait trop d'erreurs par le passé, lui avait fait tant de mal. Et il était resté..
Pourrait-elle lui donner autant que tout ce qu'il lui avait apporté ? Serait-elle à la hauteur ?
Il devait être si inquiet pour elle à cet instant.
Elle avait failli mourir aujourd'hui. Encore. Elle y avait échappé de justesse. Jusqu'à la prochaine fois.
Kate se leva brusquement comme terrifiée à nouveau. Elle voulait juste d'être près d'elle, trouver refuge auprès d'elle. Elle avait tout simplement besoin de sa mère.
Ensuite se dit-elle pour elle même, en serrant la bague en or entre ses doigts. « Ensuite, elle ferait un choix. »
…...
Il ouvrit la porte. Elle était là, sur le seuil, les cheveux humides, le regard flamboyant. Plus belle que jamais.
Il planta ses yeux dans les siens. Le bleu rencontra le vert et tout explosa.
Ils en étaient là.
L'un devant l'autre, en vie. Il n'y avait plus de fuite, il n'y avait pas d'autre issue que celle-ci. Parce qu'ils s'aimaient, là ... maintenant ... tout de suite.
D'un simple mouvement Kate s'avança vers lui et saisit son visage entre ses mains. Ses lèvres se posèrent sur les siennes avec urgence, avec cette même envie qu'ils retenaient depuis trop longtemps. La passion que la jeune femme transmit dans leur échange le fit chavirer. Il y répondit avec une même ferveur. Leurs corps se rapprochèrent jusqu'à se coller, leurs bouches se découvraient avec volupté, les langues pressées d'en découvrir le goût. Leurs mains partirent à la conquête de ce corps si longtemps désiré, si souvent à portée de main sans jamais pouvoir y toucher.
Il avait tellement besoin de la serrer contre lui, de sentir ce corps sous ses doigts de le caresser de l'embrasser. Tellement. Le dos de Kate entra brusquement en contact avec la porte ce qui ne fit que l'exciter davantage. Elle répondit sauvagement à son baiser.
La température augmenta de quelques degrés. Une veste humide jetée à l'aveugle, des boutons de chemise qui s'envolent, les frôlements de tissu qu'on enlève et qui tombe à terre.
Puis les lèvres avides qui se retrouvent encore et encore jusqu'à ce qu'ils s'éloignent à bout de souffle.
Kate avait fermé les paupières. Sous la force de l'émotion, de la passion, de l'amour. Elle se sentait si femme si libre, si elle. C'en était grisant.
Elle redevenait elle-même avec lui, toujours avec lui. Elle rouvrit les yeux, voulant rétablir le contact avec lui. Encore.
Il la regardait. Ses yeux qui la scrutaient avaient viré au noir, reflet du même désir qui l'habitait. Un désir urgent, enflammé, puissant. Elle resserra son étreinte autour de sa nuque et se pencha mais il la retint en posant son doigt sur ses lèvres.
« Kate souffla-t-il
-Chut » répondit elle en plantant son regard dans le sien. « J'ai choisi Rick... Et c'est toi, c'est nous. »
Il ne sut pas quoi répondre. Après ça il n'y avait plus rien à dire. Il n'y avait plus qu'à s'aimer. Tout simplement.
