Bon, voilà, les choupi !
C'est ici que je publie la suite, hein. Ce chapitre est surtout un mélange d'original et de copier coller avec le chapitre 17 de The First, mais j'en ai besoins pour la suite. Je sais que j'y ai mis le temps, mais voyez vous, pour une dizaine de raisons toutes très bonnes mais que je ne vous exposerait pas maintenant, je n'ai pas pu écrire pendant deux semaines. Du moins, pas ça.
Je vous promet la suite vite.
Bonne lecture à vous !
Anexe, chapitre Deux :
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Le samedi fut hard pour Sarah aussi. Quand elle se réveilla, le lendemain matin, Sherlock était déjà réveillé, mais comme il avait les yeux clos, elle ne s'en aperçut pas tout de suite. Elle manqua d'ailleurs de faire une crise cardiaque lorsqu'alors qu'elle se penchait sur lui pour vérifier, il ouvrit brusquement ses yeux clairs et lui dit « Bonjours » de sa voix grave.
Elle se retrouva à genoux, prise d'un rire à moitié hystérique, les mains devant la bouche fixant le détective, surprit que les gens normaux soient si émotifs.
-Je vous ai juste dit bonjours, constata t-il doucement. Calmez-vous. Je suis si effrayant que ça ?
-… NoOn… Vous… Vous m'avez juste fait p… Surprise. Vous avez bien dormis ?
-Je n'ai pas dormis.
-Que… Quoi ? Mais comment ?
-En ne dormant pas. Vous n'avez jamais passé une nuit blanche ?
-Si, bien sur, comme tout le monde, mais…
-Qui y a-t-il ? Je ne dors que rarement, je suis habitué.
Sarah se releva, ébahie par tant de détachement, et fit demi tour avec une grimace d'incompréhension et d'ahurissement. Comment pouvait-on parler d'une nuit blanche comme ça ? Elle, elle en ressortait à chaque fois dans un état effroyable, dans une humeur à faire reculer la peste elle-même, et avec des cernes sous les yeux qui feraient fuir n'importe quel homme ayant les yeux en face des trous. Mais Sherlock Holmes n'avait pas changé depuis la veille. Il était toujours beau, toujours aussi froid, et ne montrait pas le moindre signe de fatigue.
Alors qu'elle se faisait du café, elle entendit la voix du tonnerre de dieu lui réclamer un thé. Et des toasts. Et des œufs, tant qu'elle y était. Et elle comprit enfin ce que pouvait être la vie quotidienne de John et à quel point elle était passé à côté de quelqu'un de bien. Elle fit néanmoins ce qu'il voulait. Elle l'appela pour qu'il vienne manger, mais un silence glacé lui répondit. Il ne dormait toujours pas, les mains jointes, comme s'il priait, les yeux de nouveau clos, il devait réfléchir.
-Sher…lock ?
Il ne daigna pas répondre et elle lui apporta silencieusement une tasse de café et une assiette pleine de toast et d'œufs, sur un plateau propre, avec couvert et serviettes. Ce ne fut que quand ça fut posé devant lui qu'il daigna se redresser et dévorer le tout. Et Sarah, sans s'empêcher de pensé qu'elle s'était faite avoir se dit aussi que si elle n'avait plus fait attention à lui, il n'aurait pas réclamé, il ne se serait pas levé. Il avait un besoin maladif de reconnaissance, de s'affirmer, de hurler au monde « J'existe, je suis là ! » au point de ne plus pouvoir vivre que de cette reconnaissance. Si on ne s'occupait pas de lui, on ne le reconnaissait pas, et si personne n'admettait son existence, personne n'en avait besoin, donc peut importait qu'il bouge, vive ou meure. Il n'avait donc jamais envie de faire des efforts pour aller vers les autres, lui ? Ah, si, pendant, les affaires, John lui avait parlé des soudaine montée d'activité Sherlockienne. Est-ce qu'il devenait actif à tous les niveaux ? Bah, il était un peu trop tard pour se demander ça. Ils étaient ensembles depuis trois ans, ils devaient bien coucher ensemble. Elle essaya de se représenter John nu… Elle l'avait déjà vu, bien sur, mais touchant le corps d'un homme… Et Sherlock nu ? Sherlock et John n… ? Elle prit soudain un coup de flush et retourna vite dans sa chambre pour mettre de l'ordre dans ses affaires et dans ses pensées.
Lorsqu'elle revint, une question lui brûlait les lèvres : Pourquoi était-il parti de chez John ? John comprenait ce qu'il voulait réellement, ce dont il avait besoin pour vivre, et il suppléait parfaitement à ce besoin… Et il devait même prendre les devants. Il devait être bien avec lui, alors pourquoi ?
-Parce que je l'aime. J'ai mit énormément de temps à l'atteindre, mon pire ennemi rapplique et aussi tôt, c'est comme si je n'existais plus. John s'occupe de moi, mais il n'est jamais vraiment tendre, … Je suppose qu'il ne sait pas quoi faire, il n'est pas Gay, je suis une exception.
-Tendre… ?
-Oui, faire des gestes comme me prendre dans ses bras, spontanément, ou dire des choses romantiques, ou même formidablement clichées… Il fait beaucoup de choses mais il manque toujours ce bout d'acceptation. Je dois me faire à l'idée qu'il ne sera pas à moi pour toujours, qu'il peut s'intéresser à d'autre gens, d'autres personnes, … Je ne veux pas. Je ne peux pas ! Et si je n'étais pas parti, c'est lui qui serait là maintenant. On se serait disputé avant… Et je ne veux pas qu'il retombe dans vos bras en plus. De toutes ses ex petites amies, vous êtes la mieux, la seule que je considère vraiment comme une rivale, n'y voyez aucun encouragement, cependant, vous ne pouvez pas gagner contre moi.
-Oh mais je m'en doute bien ! Le passé l'a suffisamment prouvé ! Mais je prends note du compliment… Pourquoi je suis la seule ?
-Vous êtes belle, intelligente, du moins un peu plus que les autres, discrète, un bon sens des responsabilités, pas trop coquette, patiente, mais juste suffisamment peu pour que je puisse le garder… Vous êtes un peu moins ennuyante que les autres.
Sarah pencha la tête sur le côté, pas vraiment sure de la réaction à avoir, puis elle retourna dans sa chambre pour se préparer à partir travailler.
Ce ne fut qu'en rentrant qu'elle finit par comprendre pourquoi John était devenu un maniaque du rangement. Sur sa table de cuisine, une vingtaine de petites assiettes étaient remplies par des échantillons de toutes les sortes de champoings mélangée avec du vinaigre, ou du fluor, ou dieu sait quoi d'autre, Sherlock inspectant le tout avec une rigueur scientifique.
Inutile de dire que le lendemain, elle n'en pouvait plus, elle le mit à la porte.
Il marcha un moment puis, ressentant le besoin subit d'exprimer ses sentiments, il ouvrit son étui à violon et joua pendant deux bonnes heures avant que la police ne l'embarque.
Une fois au poste, Il réclama l'inspecteur Lestrade et fut infernal jusqu'à ce qu'on l'envoie dans les bureaux du Yard ou Sally l'accueillit avec une sorte de jouissance presque Physique. Dimock était circonspect, mais bon…
Quand Lestrade arriva, il avait l'air mélancolique. Il fit signe à Dimock de lui retirer ses menottes tout en ôtant son manteau. En contournant son bureau pour s'asseoir, il remarqua l'étui à violon, aux pieds du détective. Il interrogea :
-Alors, où étiez vous passé ? Le docteur m'a dit que vous n'étiez pas rentré du Week-end.
Le sergent Donovan répondit à la place du brun :
-On l'a trouvé dans la rue, en train de jouer des airs lugubres aux passant, chef. Il vous a réclamé à corps et à cri alors le service de la circulation l'a monté ici.
Lestrade écoutait en jouant machinalement avec son stylo, il leva ses yeux noirs vers ceux, clairs, de Sherlock.
-Vous pouvez me jouer du Tchaïkovski ?
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Le deux adjoints de l'inspecteur ouvraient des yeux comme des boules de billard et commencèrent à se demander s'il allait bien, pendant que le consultant, une fois n'est pas coutume, eut l'air surprit quelques secondes. Avec une candeur à toute épreuve, le policier demanda :
-Vous n'aimez pas Tchaïkovski ? C'est très beau, pourtant…
Devant la mine ahurie des deux subordonnés, Sherlock sourit et sorti son violon. Quelques secondes plus tard, les notes résonnaient dans les bureaux de l'étage.
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On ne peut pas dire qu'il y mit toute son âme, bien sur, mais une bonne partie quand même. Tous ses sentiments pour John dans la musique du compositeur russe. C'était simplement beau.
Quand le silence revint, tout le personnel du Yard était massé autour du bureau de l'inspecteur, qui poussa un soupir, après quelques secondes :
-Sherlock… Vous êtes un chimiste hors pair, un Hacker de génie, un très bon acteur, un musicien plus qu'excellent… Il faudra que vous me disiez un jour pourquoi vous avez choisit notre univers sordide pour vous épanouir plutôt que d'aller éblouir le reste du monde. Vraiment. Enfin…Tout le monde au travail !
Sherlock était surprit.
-Vous dites de jolies choses, Lestrade.
- Ah… ? Merci. Bon, Sally ? J'ai perdu jeudi et vendredi, puisqu'il est là, il va m'aider à rattraper ? N'est ce pas ?
Il fixait le brun d'un regard appuyé, celui-ci grimaça, dédaigneux, mais soupira qu'okay. Tant qu'à faire. Ça le distrairait au moins un temps !
La journée passa vite, et à la fin, le policier avait même prit de l'avance.
Il l'emmena chez lui et lui promit de ne rien dire à John. Son portable… Non, le portable que Moriarty lui avait donné émit un {BIP !} sonore, mais il prit quand même le temps de lui donner des rechanges pour qu'il prenne sa douche et ait des vêtements propre avant d'aller répondre. Sherlock se lava doucement, mélancolique. Des fois, il prenait son bain avec John… Il lui manquait… Mais il ne devait pas rentrer. Il avait besoins que John comprenne qu'il avait besoins de lui et qu'il lui montre de la vraie tendresse. Il finit de se savonner, se rinça et se sécha. Les vêtements de l'inspecteur étaient un peu grands pour lui mais ils tenaient quand même.
Par curiosité, il alla jeter un œil à la conversation électronique de Lestrade et Moriarty.
[L : Non. Pas exactement.
M : En tout cas, je vous interdis de faire quoique ce soit avec Sherlock !
L : Je me demande pourquoi vous vous inquiétez. Je n'ai touché personne depuis mon divorce, ce n'est pas maintenant que je vais m'y remettre. Et si je voulais quoique soit à Sherlock, ce serait fait depuis longtemps.]
Derrière le fauteuil, Sherlock mit du temps à réaliser ce qu'il venait de lire, comme Moriarty l'avait sûrement fait. Quand Lestrade revint de la cuisine, il le dévisagea sans arriver à s'y faire. Il plissa les yeux :
-Pas une fois depuis huit ans ?
-Pas depuis douze ans, plutôt, fit Lestrade après avoir réfléchit trente secondes. Depuis la nuit de noces, en fait. Pourquoi ? Vous ne l'aviez pas déduit ?
-Non, vous avez l'air normal, je ne vous ai jamais vu en manque de sexe…
-Sûrement parce que ça ne m'a jamais manqué. … C'est si surprenant ?
Le brun écarquillait les yeux et Moriarty devait avoir la même réaction derrière ses écrans.
-Jamais… Jamais ? Vous n'avez jamais eu envie de quelqu'un pendant douze ans ?
-Non… Ou du moins, pas comme ça. Pourquoi ?
-Rien du tout pendant 144 mois ?
L'inspecteur fit rapidement le calcul…
-Oui.
-Vous n'avez jamais eut envie depuis 4383 jours ?
-C'est l'équivalent pour douze ans, oui. Et, je vous en pris, Sherlock, passez moi les heures et les secondes. Si je le dis, c'est que c'est vrai. Après tout, vous êtes le premier à me croire incapable de mentir, non ?
-Et… Ce…
Non, ce ne pouvait pas être un problème biologique, l'inspecteur allait très bien, sur tous les tableaux. Ce ne pouvait être dû qu'à deux choses : Le manque de volonté flagrant de Lestrade où alors…
-Mais… Vous êtes bon, au lit ?
Gêné, Lestrade se gratta la nuque :
-… Il parait… Mais je produis un effet bizarre, il n'y a jamais de seconde fois. Alors tant qu'à faire, autant s'en passer complètement, non ?
Sherlock ne voyait même plus que répondre. Il essaya de penser à une relation avec John sans ça. … Ils ne leurs resterait plus rien…
Dans son état actuel, il était absolument convaincu que le seul point sur lequel il s'entendait encore avec John, c'était tout le domaine du physique. Encore plus désespéré qu'il ne l'avait jamais été, ses épaules s'affaissèrent et il se roula en boule dans le fauteuil d'en face.
Lestrade vint s'installer à sa place habituelle, reprenant son ordinateur.
Il déprima un moment, jusqu'à ce que l'inspecteur lâcha Moriarty pour lui demander de lui jouer quelque chose. Il passa la soirée à l'écouter et lui permit de dormir à côté de lui cette nuit là.
Le lendemain, ils furent réveillés par la livraison d'un piano noir de la meilleure qualité qui soit, luisant, massif… Le policier n'en revenait pas. Il y avait une note de Moriarty. Il se pencha par-dessus l'épaule de son hôte pour la lire :
Pour quand je reviendrais.
En attendant, virez Sherlock.
Quand il aura finit de se demander pourquoi il n'y a pas de deuxième fois et qu'il n'aura pas trouvé il voudra voir par lui-même et je ne vous ai pas encore interdit de coucher avec quelqu'un d'autre.
J.M
En terminant de lire, Lestrade penchait la tête, dubitatif. Ça, ça voulait sans aucun doute dire que Moriarty voulait coucher avec lui. Non ?
-Si, fit Sherlock, répondant à ses pensées et penché par-dessus son épaule.
-Et… Il a raison quand il dit que vous cherchiez ?
-Oui.
-Et vous seriez vraiment passé à l'acte, s'il ne vous avait pas dit de partir ?
-Mais je ne suis pas encore parti…
Et cette question l'intriguait vraiment.
Le DI secoua la tête, et se gratta la nuque.
-Enfin bon. Vous petit déjeunez ?
Le consultant haussa les épaules. Pourquoi pas.
Il parti en milieu de journée et se demanda vaguement où aller. Pas un hôtel, trop cher. Il élimina une à une toutes ses connaissances jusqu'à trouver une personne chez qui il pourrait loger.
Anderson.
Pour tout un tas de raisons, il était le seul chez qui il pouvait aller en ce moment.
Il se mit donc en route.
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Je sais que c'est court, mais… Review ?
