Chapitre 3: Rêve
Laura regarda la grande maison en sortant de la voiture. D'une certaine façons, elle ne semblait pas aussi intimidante cette fois, et elle se demanda si c'était parce qu'elle savait à quoi s'attendre ou si son esprit avait surdimensionné les choses.
Quoi qu'il en soit, la maison semblait magnifique, raffinée et accueillante. Elle appuya sur la sonnette et attendit, frissonnant légèrement dans le froid. Il y avait de la neige sur le sol et elle n'était décidément pas habillée pour être à l'extérieur malgré son manteau d'hiver.
Rosie ouvrit la porte avec un sourire accueillant et la fit entrer.
« Manteau? Offrit-elle. Chaussures ?
-Merci. »
Laura tendit son manteau à la femme et mit ses chaussures dans le coin indiqué.
S'y était attendue cette fois, elle avait décidé de mettre de chaudes chaussettes en laine. Non pas que se soit véritablement nécessaire, nota-t-elle avec amusement. La maison était agréablement chaude et sentait la cannelle et l'anis.
Elle suivie Rosie dans le salon, où Naomi et Gabriel étaient assis devant une fenêtre, lisant ensemble.
Laura sourit chaleureusement à la scène.
La sœur aînée avait le petit garçon sur les genoux et l'encourageait doucement et lui murmurant à l'oreille. Le petit frère, semblait heureux dans ses bras et lisait –en grande partie- le livre avec facilité. Ils était tout deux habillés en blanc, avec des cols roulés assorties et avaient une couverture verte foncée enroulée autour d'eux.
« Bonjour, les salua-t-elle, brisant l'atmosphère avec un pincement de regret.
Ils levèrent les yeux vers elle et Gabriel sourit. Il avait grandit nota Laura avec plaisir, et avait atteint un poids sains pour un garçon de son âge. Ses cheveux étaient ramenés en arrière et il portait une petite paire de lunettes perchées sur son nez.
« Bonjour répondit-il en la saluant de la main mais en ne faisant rien pour quitter le confort des bras de sa sœur.
Naomi hocha légèrement la tête mais ne dit rien.
« Est-ce que tu te souviens de moi Gabriel?
-Vous êtes Laura » dit-il sérieusement, la regardant avec de curieux yeux verts. « Vous êtes ici pour être sûre que je suis heureux avec Mama et Ami.
-Oui, en effet ? » elle sourit franchement à la déclaration candide de l'enfant. « Et est-ce que tu es heureux? » demanda-t-elle en arquant un sourcils et l' encouragent à dire la vérité.
-Très, merci. Répondit-il.
-Que lis-tu? Demanda-t-elle en entrant dans la pièce et en se dirigeant vers les deux enfants.
-« La Belle et la Bête » Répondit-il avec excitation. « J'adore ce livre ! » (en français dans le texte).
-Tu apprends le français? Demanda-t-elle en riant et en levant la main pour le stopper.
Elle ne parlait pas un mot de cette langue, et était impressionnée du fait que le garçon l'apprenait. Evidemment, l'anglais et le français étaient parlés indifféremment dans ce foyer, alors elle ne devait probablement pas être trop surprise.
« Mama et Ami et Rosie me l'apprennent. Dit-il joyeusement.
Les bras de sa sœur se resserrèrent par reflex puis se relaxèrent.
« Laura, bonjour. »
Laura se tourna par surprise. Elle n'avait entendu personne venir derrière elle! Sarai lui fit un sourire entendu et la dépassa afin de rejoindre ses enfants à la fenêtre. Comme les enfants, elle était vêtue de blanc, quoique son sari était brodé d'or. Ils avaient l'air étonnant ensembles nota Laura.
« Merci beaucoup de m'accueillir. Souri Laura, se remettant rapidement. « J'avais hâte de revoir Gabriel. »
Sarai sourit et caressa la tête de son fils.
« Je ne vous blâme pas. Reuben est un bon garçon. » Le garçon fit un grand sourire au compliment, se blottissant dans l'étreinte affectueuse. « Je vous en prie, asseyez-vous. Le diner sera bientôt servi. »
Laura s'assit sur le canapé et fut rapidement rejointe par les autres. Elle discuta de tout et de rien, essayant de comprendre les détails de leur vie a partir de d'indices donnés. Tout ce qu'elle entendait montrait le bonheur domestique. Gabriel –ou Brie- comme l'appelait sa sœur n'avait que de bonnes choses à dire sur sa famille.
Ils n'avaient commencé à parler que depuis une quinzaine de minutes environ lorsqu'ils entendirent la porte d'entrée s'ouvrir. Sarai se leva avec grâce lorsqu'un homme très grand entra dans la pièce.
Très grand, nota Laura, et très beau.
Il entra dans la pièce avec une grande aisance et les deux enfants et hâtèrent de le saluer. Il souleva Gabriel dans ses bras et le posa contre sa hanche en utilisant son autre bras pour serrer Naomi contre lui. Il se pencha pour embrasser le front de la beaucoup plus petite femme aux cheveux blancs et tous parlèrent en français.
Laura se sentit très peu à sa place.
La sensation passa néanmoins rapidement alors que l'homme se détacha des enfants et suivit Sarai plus profondément dans le salon. Laura se leva et sourit, en espérant ne pas avoir l'air trop mal à l'aise.
L'homme la dévisagea froidement et soudain elle comprit d'où Naomi avait appris à être aussi indifférente.
« Voici Laura Cervantes. La présenta Sarai. « c'est… l'assistante sociale de Reuben… » L'homme sembla peu impressionné. « Laura, voici mon frère ainé Akshay. »
« C'est un plaisir. » Elle sourit et lui tendit la main.
Il la serra, la lâchant trop rapidement pour être poli. Il l'ignora vite pour parler aux enfants en français.
Le changement soudain surprit et intrigua Laura. Autour de cet homme, Naomi était tout à fait ouverte. Laura pouvait voir l'admiration due à un héro dans les yeux de la jeune fille et elle n'était pas certaine de se cela devait l'inquiéter. Gabriel semblait considérer cet homme comme quelque chose de trop beau pour être vrai et semblait tout faire pour maintenir un contact physique. L'homme laissait faire tout cela avec bonne humeur malgré son attitude inhospitalière envers Laura.
Cette famille étais bizarre décida Laura.
Visiblement Shay n'avait pas l'attention de s'attarder car il tendit deux petites boites aux enfants, dis quelque chose à sa sœur dans une langue que Laura ne reconnaissait pas, puis parti. Il ne fit même pas un signe de la tête dans sa direction générale, pensa Laura avec un léger étonnement.
Les enfants ouvrirent leurs cadeaux avec beaucoup plus de décorum que la plupart des enfants qu'elle avait rencontrés.
En découvrant que les cadeaux étaient des bonbons, ils les abandonnèrent à leur mère sans qu'un mot n'eu été prononcé. Laura était incroyablement impressionnée même si l'apparence de leur oncle la troublait toujours.
Rapidement Rosie les appela à table et Laura expérimenta pour la première fois le fait d'être servie dans une maison particulière. Le repas était très bon mais en même temps elle s'y attendait.
La conversation au cours du diner était facile alors que des interrogations curieuses étaient échangée jusqu'à ce qu'il soit temps pour Laura de partir.
Ce n'est que plus tard, couchée dans son lit et repensant à la soirée qu'elle venait de passer, qu'elle réalisa de quelle main de maître la conversation avait été orchestrée. Cela avait semblé si naturel sur le moment, mais à présent elle réalisait que chaque fois qu'elle avait posé une question vraiment personnelle, elle avait été expertement distraite. Aucuns des Mal Théa n'avait ouvertement refusé de répondre à ses questions mais plus elle y pensait plus elle se rendit compte de tout ce qu'elle n'avait pas découvert.
Sarai était professeur, mais Laura ne savait ni quoi ni où elle enseignait. Naomi avait 12 ans et était au pensionnat, mais comme Sarai, n'avait pas dit où. Quant on lui demanda quel était sa matière préférée à l'école, elle détourna avec talent la conversation sur son désir de devenir médecin.
Gabriel avait été tout aussi capable que les deux femmes, grimaça Laura, bien qu'il utilisa une autre approche. Un regard dans ces grands yeux verts pleins de chagrin et toutes questions était oubliées dans le but de le faire sourire.
Elle avait été dupée.
D'une main de Maître.
Et, pensa-t-elle en s'enfonçant dans le sommeil, elle n'arrivait pas à s'en soucier.
« Je ne peux comprendre ta préoccupation avec ces Moldus, Shri. Je pense que je t'ai permis un peu trop de choses. Je t'ai laissée aller dans un e école Moldu et avoir des amis Sang-de-Bourbe. Je t'ai laissée acheter une propriété Moldu et vivre dans une maison Moldu. Je t'ai même laissée Enseigner l'Etude des Moldus. Tout cela et quels sont mes remerciements? Tu invites des Moldus à dîner. »
Rai regarda son frère tambouriner son bureau de ses doigts. Sa joue avait de légers spasmes et ses yeux sombres brulaient. Lorsqu'il l'avait appelée dans son bureau, elle s'attendait à une sorte de réprimande pour avoir laissé une moldue aussi près des enfants….mais pas d'une énumération de ses soi-disant péchés.
Elle haussa un sourcil.
Shay soupira et radossa, son visage scarifié tordu en une grimace.
« Ecoute Shri, tu es ma petite sœur et tu es folle. Je te tolère beaucoup de choses de ta part, et tu le sais. Mais j'ai mes limites et accueillir des Moldus chez toi les dépasses largement. »
Rai resta silencieuse quelques instants, réfléchissant à sa réponse. Ce n'était pas prudent de simplement dire au chef de famille de se la fermer…surtout quand le Lord était quelqu'un comme Shay. Ou pire était le Général « Maharadja » Akshay Lord Mal Théa. Comme il avait dit il tolérait beaucoup de ses bizarreries jusqu'à et incluant la découverte dans le château familiale d'un bébé sphinx qu'elle avait ramené en contrebande d'Egypte…. Et elle ne voulait pas qu'il lui retire ce privilège.
Oh, elle ne changerait pas, bien sûr mais c'était toujours mieux d'avoir la bénédiction du Lord.
« Je veux Ruben » déclara-t-elle doucement, regardant son frère de ses yeux sombrs et intelligents. « et je le veux incontestablement, comme ça lorsqu'ILS découvriront où il se trouve… » S'arrêta-t-elle, laissant le reste à l'imagination de son frère.
Sa grimace grandit puis disparue.
« Je ne vois pas ce que cette femme moldue à a voir avec ça. »
« Elle est assistante sociale, Shay. Elle doit venir pour s'assurer que Ruben est dans une bonne situation maintenant. »
« Pourquoi ne peux-tu pas simplement adopter le gamin de façon magique ? » dit-il en fronçant les sourcils de façon irritée.
Elle sourit intérieurement. La bataille était gagnée, et maintenant elle devait juste se débarrasser de survivants.
« Parce que ses gardiens étaient Moldus, Shay, et le Viel Homme est un salaud manipulateur. Si je ne couvre pas toutes les bases, je lui laisse certains droits sur le garçon. Et même sans le droit, nous courons le risque qu'il essaye de kidnapper Ruben lorsqu'il découvrira où il est. Je veux être complètement et incontestablement dans mon droit lorsque je le détruirait pour avoir volé mon fils. » Elle dit la dernière partie avec violence, son visage aristocratique se tordant dans celui que son frère portait en bataille.
Shay sourit involontairement. Si il y avait bien une chose qu'il comprenait sans équivoques c'était la politique, la légalité, et le meurtre. Il fit signe de la tête à sa sœur, sont visage retrouvant sa dignité.
« Très bien. Mais je ne veux pas que cela arrive à nouveau sans que tu me consulte d'abord. »
Rai se leva, s'inclina légèrement et partie. Elle attendit jusqu'à ce qu'elle soit hors du manoir pour laisser son sourire triomphant fleurir sur son visage.
Rai 26, Shay 3.
Brie sourit à Rosie lorsque celle-ci posa son petit-déjeuner devant lui. Il murmura un remerciement, auquel elle répondit en lui ébouriffant les cheveux affectueusement. Cette action aurait été punissable dans n'importe qu'elle autre famille- Rosette était seulement une servante après tout- mais elle était plus une amie qu'autre chose. Pour Brie en tout cas, qui comprenait parfaitement ce que c'était que de toujours travailler pour d'autres personnes.
Il ne pouvait toujours pas croire qu'il avait été secouru. Inconsciemment, l'enfant de 6 ans était toujours à demi-convaincu que ce n'était qu'un rêve et qu'il allait ce réveiller dans son placard après l'un de ses évanouissements. Ceci, plus que tout, était ce qui lui avait permit de s'adapter si facilement. Si il allait se réveiller avec le Gros Monsieur, il voulait profiter d'être aimer et chéri par une vrai famille.
Une vrai famille.
Tout comme il l'avait toujours souhaiter.
Bien sûr, il ne pensait pas avoir jamais, même dans ses rêves les plus fous, rêvé d'une famille comme celle qu'il avait obtenue. C'était dans ces moments de clarté qu'il se refondait dans le petit garçon effrayé, tremblant et refusant de se laisser toucher. Parce qu'à ces moments là il réalisait que ce n'était pas un rêve, et que si ce n'était pas un rêve alors c'était la réalité mais ça ne pouvait pas être vrai parce qu'il était heureux, comment pouvait-il être heureux, il n'était pas un « il » parce que le Gros Monsieur disait « ça » et le Gros Monsieur battait « ça » quand il essayait de poser des questions et qu'il méritait d'être battu parce que « ça » était un mauvais petit Monstre et…
Mais c'est un rêve se dit-il fermement, se sortant de sa spirale descendante. Alors il devait l'apprécier tant que ça durait.
Parce qu'il ne pourrait plus jamais rêver d'une famille pareille.
Jamais.
Il se souvenait de la première fois qu'il avait vu Mama. Elle avait semblé faire 3 mètres de plus que tout le monde autour d'elle, une déesse vengeresse enveloppée dans un tissu coloré. Elle avait été en colère contre le Gros Monsieur et dit des choses qui l'avait fait paraître très petit. Puis elle s'était tournée vers lui. Elle lui avait sourit et dit « Viens à moi, mon enfant. ». Et il était allée, parce qu'elle était un ange, venue pour répondre à ses prières et même si elle avait dit des choses coléreuses au Gros Monsieur, elle avait prit sa main avec gentillesse et s'était tenue entre lui et son tourmenteur.
La Femme qui vivait avec le Gros Monsieur, celle qui de temps en temps le nourrissait et de temps en temps ne le faisait pas, avait l'habitude de parler de Dieu, les rares fois où elle lui parlait. Elle disait que Dieu viendrait délivrer ses enfants des mains du vilain et vaincrai le diable. Elle disait que Monstre était un diable à vaincre, et qu'elle le frappait en Son nom.
Mais Mama était venue, son ange à lui tout seul. Sa propre déesse. Et elle a vaincu le diable et l'avait ramené à la maison dans ses bras, même si il était dégoutant et que ses pieds ne semblaient même pas fouler la poussière.
Plus tard il se demanda pourquoi un ange ressemblait à elle et lorsqu'il le lui demanda, elle rit.
Elle laissa ses doigts curieux explorer son visage doré si expressif et tripoter le magnifique vêtement bleu et vert qui tombait autour d'elle comme les vagues de l'océan. Non pas que Brie est jamais vu l'océan, même si Mama avait promis de l'emmener lorsqu'il ferrait plus chaud. Néanmoins, il avait vu des photos.
Elle était la femme la plus magnifique que Brie avait jamais vue. Elle irradiait du pouvoir de Dieu et de ses anges. Ses sourcils étaient blancs comme ses drôles de cheveux coiffés en piques, et elle admis qu'elle les teignaient à l'aide d'une potion. Entre ses sourcils elle avait un petit point rouge que Brie avait peur de toucher. Elle appelait ça un Bindi, et elle lui dit que c'était peint mais que cela que se barbouillerai pas si il le touchait. Son menton était pointu, son nez droit, et elle portait une petite pierre rouge sur l'un des côtés de son nez. Il lui demanda ce que c'était et elle lui dit que c'était le signe qu'elle avait été mariée mais qu'elle ne l'était plus. Elle portait également des grands cercles dorés aux oreilles et il lui demanda si ils volaient dire quelque chose eux aussi. Elle répondit non, pas vraiment. Il lui demanda pourquoi il manquait la moitié de son oreille gauche et elle lui fit un sourire de complot.
« Un dragon l'a mangé » lui dit-elle.
Il n'était sûr de pouvoir la croire et la regarda avec scepticisme. Elle rit et lui promit de lui raconter l'histoire un jour.
Elle avait un joli rire et il voulut la faire rire plus. Elle avait aussi un joli sourire. Il lui dit qu'elle avait toujours l'air surprise quand elle souriait, et cela l'avait faite sourire…et ses yeux eurent l'air surpris. Ceci l'avait fait sourire à son tour. Elle avait des grands yeux noirs et il les fixa longtemps. Il n'avait jamais rencontré quelqu'un avec des yeux noirs avant. Elle le fixa aussi et lui dit qu'elle n'avait jamais rencontrer quelqu'un avec des yeux verts comme les siens non plus.
Il lui dit qu'il aurait préféré avoir des yeux noirs. Comme sa Mama. Elle l'avait serré dans ses bras, et c'était le premier vrai câlin dont il pouvait se rappeler et il fut vraiment très prêt de pleurer. Mais il avait 5 ans, et était un grand garçon, et si il pleurait le Gros Monsieur viendrai le chercher.
Il rencontra Ami trois jours plus tard après avoir été mis dans un lit d'hôpital.
Elle était entrée pendant que Mama était dehors en train de parler aux docteurs. Il l'avait regardée fixement et lui avait demandé si elle était aussi un ange. Elle dit non, qu'elle ne l'était pas, et l'avait regardé avec ses froids yeux bruns. Son visage ressemblait à celui d'une statue d'un des anges dans l'église de la Femme, l'ange de la mort. Il le luit dit, et elle sembla curieuse, alors il lui parla de la Femme et de son Dieu. Ami était entrée et s'était assise sur son lit et l'avait écouté comme si cela l'intéressait. Et cela avait Brie se sentir vraiment spécial, parce que Mama était la seule qui avait jamais agit comme si elle était intéressée par ce qu'il disait.
Ami fut celle qui lui expliqua qu'elle et Mama ne croyaient pas en le dieu chrétien. Elle dit qu'elles suivaient une religion appelée Hindouisme, et elle lui dit de magnifiques histoires sur les dieux et les déesses jusqu'à ce qu'il s'endorme.
Lorsqu'il se réveilla le lendemain matin, Ami était assise en lisant sur une chaise à côté de son lit. Elle remarqua qu'il le regardait et lui sourit, et se fut comme si la statue de l'ange de la mort vint à la vie.
Elle lui caressa les cheveux et lui parla un peu plus, et après ça, même si elle ne souriait pas souvent, ses yeux étaient toujours heureux de le voir, et c'était tout ce qui importait.
Il était là depuis une semaine lorsqu'il rencontra Oncle.
Oncle était immense, mais pas comme le Gros Monsieur. Il ne semblait pas être très content avec Brie d'abord, mais plus tard, après que Mama l'ait ramené à la maison, Oncle était venu lui rendre visite.
Il s'était agenouillé à côté de Brie, mis ses grandes et fortes mains sur ses minuscules épaules et l'avait regardé dans les yeux.
Il dit : « Gabriel, tu es le fils de ma sœur. Tu es le fils de ma famille, et je protège les miens. »
Ce fut la deuxième fois depuis le début du rêve que Brie pleura presque.
Rosie fut sa première amie. Elle l'avait aidée et lui apprit tout sur la maison, même si, au début, ils ne parlaient pas la même langue. Elle commença à lui apprendre le français.
Quand Mama et Ami partirent à l'école il resta avec Rosie, qui lui appris tout ce dont il avait besoin de savoir. Il lui dit une fois, un jour de semaine, alors que Mama et Ami était parties, que lorsqu'il serait grand, il l'épouserai. Elle rit et lui tapota le dos et lui dit qu'elle était sûre qu'il pouvait trouver quelqu'un de mieux qu'elle. Il lui dit qu'il n'y avait personne dans le monde entier de meilleur qu'elle et elle l'embrassa sur le front et dit qu'il était un très gentil petit garçon, et qu'elle attendrait qu'il grandisse si c'est ce qu'il voulait.
C'était à présent les vacances de Noël et Mama et Ami étaient rentrées pour trois semaines. Il y avait de la neige partout, et lorsque Ami l'emmena dehors pour jouer, il faisait si froid qu'il ne sentait plus son nez. Mama avait rit et sortit un bout de bois, dit un mot rigolo, et tapa son nez. Soudain il put à nouveau sentir son nez et il fut stupéfait. Elle lui expliqua que c'était de la magie, et il acquiesça avec acceptance.
Après tout, tout ce que Mama disais était vrai, parce qu'elle ne mentait jamais.
Elle lui avait ébouriffé les cheveux et dit que non, elle ne lui mentirait jamais. Elle lui dit aussi que si il voulait, après Noël elle l'emmènerai vivre avec elle à l'école où elle travaillait. Il dit oui, merci, et qu'il aimerait beaucoup ça. Elle lui dit que petite fille, Ami avait aussi vécue là-bas avec elle et qu'il devait lui demander de lui en parler avant qu'ils ne partent.
Ami lui dit tout au sujet du grand manoir appelé Salem Academy et au sujet des passages secrets et des cachettes. Elle lui parla aussi des professeurs auxquels il fallait faire attention, et des élèves qui jouerais gentiment avec lui. Elle lui parla aussi de son ami spécial, Audric, qui parlait français comme eux. Il était en quatrième année, et que si Brie lui disait que Ami l'envoyait, lui aussi jouerait avec lui.
Et ainsi Noël approcha, prenant la famille avec l'esprit de la fête. Cela allait être le premier vrai Noël de Brie, et les filles étaient déterminées d'en faire le meilleur de tous. Il avait fait des cadeaux pour tout le monde, et Rosie l'avait emmené faire les magasins pour qu'il choisisse des choses spéciales.
Il était impatient.
