Diclaimer : Les personnages sont à Oda-sama, honte à moi de les pervertir de la sorte. Mais c'est pour le bien de la communauté ! Le titre du chapitre, pareil, n'est pas à moi. Je ne m'appelle ni Mick Jagger, ni Keith Richards. Dommage.

BLABLATAGE : Voilà le deuxième chapitre de cette fanfiction que j'ai décidé de transformer en Three-shot ! Donc il y aura trois chapitres (pour ceux qui savent pas compter ou ceux qui parlent pas anglais) ! Ce chapitre, il m'est venu non pas en cours de SES mais pendant la messe de Noël ! Comme quoi tous les lieux sont prompts à l'inspiration, hein … Je tiens à m'excuser pour ma longue absence. J'ai vraiment du mal à écrire, ces temps-ci. Même si je n'en fous pas une ramée, ce salaud de lycée trouve quand même le moyen de me prendre la majorité de mon temps et quand je sens que le pawaaaaaaaa de la motivation arrive enfin, l'inspiration est aux abonnés absents. Trahison. Alors vraiment, excusez-moi pour ces énormes retards !

Je tiens seulement à souligner dans ce chapitre, que le bon dieu m'a aidé à consolider, la présence d'un lime, donc n'allez pas me jeter des légumes ensuite, je vous ai prévenues ! (Donnez-les moi plutôt, je ferais une ratatouille avec) ((J'ai vraiment un humour de merde ...))

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You can't always get what you want

Durant ces deux semaines, Sanji avait tout enduré, des regards en coin aux gestes outrageusement déplacés, en passant par les sous-entendus salaces et les propos graveleux. Zoro le poussait dans ses derniers retranchements depuis deux semaines et le cuisinier avait désormais atteint sa limite. Il en avait assez de ses avances, mais surtout, bien qu'il ne l'aurait jamais admis, il en avait assez d'y être sensible. Zoro, ses blagues idiotes et ses muscles le troublaient à un point que la déontologie des hétéros ne pouvait permettre, et il avait honte d'essayer de se convaincre que les réactions que le bretteur déclenchait chez lui n'étaient dues qu'au dégoût et à la fureur qu'elles lui inspiraient. Ces rougeurs sur ses joues n'étaient que le résultat de la colère que provoquait en lui la tendance de l'épéiste à exhiber son torse nu en faisant ses pompes sur une jambe, l'autre étant momentanément hors-service, et devoir l'aider à se relever alors que son dos luisait de sueur le mettait purement et simplement hors de lui… n'est-ce pas ?

Ce jour-là, Zoro l'attendait encore après le repas. Les autres étaient déjà partis vaquer à leurs occupations et l'épéiste était allongé sur la banquette, attendant que le cuisinier ait fini de faire la vaisselle. Sanji prenait tout son temps, mais ne se concentrait pas vraiment sur sa tâche, repoussant aussi loin que possible le moment où il s'approcherait de nouveau de ce corps si détestablement désirable. Tandis qu'il s'appliquait à ce qu'il ne reste aucun(e) goutte/résidu de liquide vaisselle sur la fourchette qu'il essuyait, Sanji jeta un coup d'œil dans le hublot au-dessus de l'évier. Le soleil se couchait sur Grand Line, nimbant les vagues de reflets orangés qui jouaient avec l'écume. Les yeux bleus du cuistot se perdirent dans l'immensité de l'océan. Lui qui était expert en romantisme, fut mis un peu plus mal à l'aise par cette vision; il savait qu'il n'était plus qu'à deux doigts de craquer, et que si Zoro s'était montré ne serait-ce qu'un peu plus tendre dans ses tentatives, il serait déjà tombé dans ses bras malgré lui. Sanji tenait tant bien que mal face aux avances de plus en plus pressantes de cette tête d'algues, et il n'avait même plus le cœur à draguer Nami ou Robin.

Zoro bailla bruyamment, interrompant les pensées de Sanji. Le blond se hâta d'essuyer le dernier verre et se tourna vers son camarade en soupirant. Peu importait quel jour de l'année on était, Zoro se montrait toujours aussi flemmard, aussi alcoolique et aussi irrésistiblement attirant avec ce sourire provocateur sur le visage. Peut-être même plus encore aujourd'hui ou alors n'était-ce qu'un effet de son imagination pernicieuse ? Toujours était-il que ce midi encore, il allait avoir du mal à le soutenir et peut-être était-il un poil maso, puisqu'il se dirigeait malgré tout vers la chaise de son camarade pour passer son bras musculeux autour de ses épaules. Il le leva, rangea la chaise d'un coup de pied, et s'apprêtait à partir quand il s'aperçut qu'il avait oublié de la vaisselle dans l'évier. Il jura. Pour rien au monde il ne l'aurait admis, mais cela le faisait royalement chier de quitter la proximité du corps de Zoro maintenant qu'il l'avait dans ses bras.

- Attends, j'ai oublié de laver quelque chose, dit-il en lâchant subitement Zoro. Adosse-toi ici deux secondes.

Il attrapa le malheureux couteau qui avait eu la mauvaise idée de se rappeler à son bon souvenir à cet instant inopportun et allait le plonger dans l'eau quand il sentit un corps ardent s'affaisser dans son dos. Il vit deux mains se poser de part et d'autre des siennes. Il sentit alors un souffle chaud remonter sur son épaule et un nez froid fouiller ses cheveux.

- Qu-qu'est-ce que tu fais ? bégaya-il tandis que des lèvres caressaient sa jugulaire.

- Je fais comme tu dis, je m'adosse, répondit un murmure à son oreille.

Zoro sourit contre la peau parfumée du cuistot. Il avait agi sur un coup de tête, et avait parcouru les deux mètres qui le séparaient du blond dans le seul but de combler cette distance bien trop grande pour qu'il ne puisse la supporter. Il avait maintenant perdu toute rationalité, et ses rares neurones encore actifs semblaient s'être complètement déconnectés. Il n'y avait plus que Sanji, l'odeur de Sanji, le corps de Sanji, les cheveux de Sanji, tout ce qui constituait Sanji et uniquement lui. Zoro passa une de ses mains sous la chemise du blond pour apaiser ses tremblements. Le tablier du chef tomba à ses pieds. Il lui parsema le cou de baisers tendres, et approcha une main insidieuse de son entrejambe.

- A-Arrête ! protesta enfin faiblement Sanji.

Zoro se garda bien de répondre, et Sanji sentit son sourire s'étirer contre son cou. La main continua sa descente et entreprit de déboutonner le pantalon du cuistot, lequel était trop tétanisé pour avoir une réaction mesurée. Sa peau s'embrasait là où la bouche de Zoro passait. Il savait qu'il aurait dû fuir, et lui foutre une gifle avant, mais il en était incapable. Il lui était également impossible de résister après ces semaines d'abstinence. Voilà pourquoi il ne pouvait pas dégager la main de Zoro et se soustraire à son étreinte – et puis, de toute façon, le voulait-il vraiment ?

La langue de l'épéiste remonta le long de son cou, le faisant frissonner, et il entendit la respiration saccadée de son compagnon tout contre son oreille.

-Sanji …

Il chancela. Zoro ne l'appelait que très rarement par son prénom, et encore moins avec une voix sensuelle comme celle-là. De plus, la langue qui se promenait sur le contour de son oreille et les dents qui lui mordillaient le lobe ne l'aidaient en aucun cas à s'opposer à sa volonté.

- N-non … Arrête ça …, dit-il tout de même pour montrer qu'il n'était – en principe – pas vraiment d'accord.

- Allez …, l'exhorta la voix suave de Zoro. Juste une fois … Laisse-moi faire, tu vas voir...

Le cuistot tentait de rassembler toute sa concentration pour se sortir de l'état second dans lequel l'odeur entêtante de Zoro l'avait plongé, cependant quand la main insidieuse de ce dernier se glissa sournoisement dans son caleçon, Sanji ne put retenir un gémissement. Aussitôt, il rougit et se mordit la lèvre inférieure pour s'empêcher de se trahir une nouvelle fois. Il s'agrippa au plan de travail et serra si forts les poings que ses jointures blanchirent. Il se forçait à maintenir sa bouche hermétiquement close, ne laissant plus échapper aucun gémissement ni aucune protestation. Zoro, considérant sûrement ce silence comme encourageant, commença à caresser plus franchement le sexe de Sanji, qui commençait visiblement à apprécier.

La cuisine était silencieuse. Le bateau était silencieux. L'océan entier était silencieux. Le calme de la pièce n'était perturbé que par la respiration erratique de l'épéiste et par les gémissements de moins en moins étouffés du cuistot. Zoro se collait au dos de Sanji, à un tel point qu'il n'y avait plus un centimètre carré espace qui ne soit comblé entre eux. Il se serait fondu en lui, s'il avait pu. Il l'aimait, il le désirait, il le voulait et tout son corps semblait empli de cette obsession. Zoro perdait ses moyens en sa présence, et ne pouvait qu'être idiot, maladroit et gauche avec lui. Il se maudissait, lui et ses avances insistantes et peu subtiles; il aurait voulu montrer une image autre que celle de l'épéiste sans cervelle et souhaitait que Sanji le regarde comme l'homme amoureux qu'il était. Oui, mais voilà. Il avait beau faire des efforts et doubler son nombre de pompes matinales, le résultat était toujours le même. Alors il avait craqué. Peu importait les conséquences. Pendant quelques minutes, il possédait ce corps qu'il désirait tant, et rien ne comptait d'autre à ses yeux.

Sanji eut un petit cri en se libérant dans la main de Zoro, les joues rouges. L'épéiste embrassa son cou. Le cuistot se remettait tant bien que mal de ses émotions et peu à peu, la réalité du moment s'imposa à lui. Il s'était adonné à ce à quoi il avait résisté depuis des semaines. Il avait donné à Zoro ce qu'il voulait. Il avait tordu le cou de ses principes à 420 degrés pour lui, et cela avait semé le doute dans son cœur jusque là hétéro à cent pour cent. Jamais au grand jamais il n'avait remis en cause cette part là de lui-même jusqu'à l'arrivée de Zoro dans sa vie. Tout ça, c'était la faute de ce crétin d'épéiste à la noix, cette tête de gazon sans cervelle. Sanji se redressa, se retourna et administra alors à Zoro un coup de poing petit sourire satisfait du sabreur s'effaça brusquement. Il baissa les yeux sur le blond, soudainement revenu à lui. Sanji inclinait la tête et ne le regardait pas. Il n'osait rien dire.

Après ce qui leur sembla des heures entières, un grand bruit se fit entendre au-dessus de leurs têtes. Luffy avait fini sa sieste post-prandiale et s'adonnait à son activité préférée après manger : faire le plus de bruit possible. Cela fit l'effet d'un électrochoc à Sanji, qui bouscula Zoro et sortit de la cuisine avant que l'autre n'ait le temps de le retenir, mais de toute façon, l'aurait-il écouté ?

-Euh … Zoro ?

Le susnommé releva la tête. Il était toujours adossé au plan de travail, les yeux perdus dans les derniers vestiges de mousse qui flottaient paresseusement dans l'évier. Il se composa un sourire crispé, peu convaincant, et se retourna. Chopper se tenait dans l'encadrement de la porte, et le regardait, l'air inquiet.

- Où … Où est Sanji ?

Zoro cilla.

- Tu es sûr que ça va ? insista le médecin, presque anxieux.

- Ah … Chopper, je crois que … Je crois que je vais rester à l'infirmerie, maintenant.

Le renne sembla surpris.

- Pourquoi ? Il s'est passé quelque chose avec Sanji ? Il ne veut plus t'aider ? Tu veux que j'aille…

- Non, non. De toute façon, ma cheville est presque guérie et … c'est mieux comme ça. Enfin je crois.

Chopper resta un moment silencieux, puis opina du chef.

- Je vais demander à Robin de prendre sa place.

- Ouais, fait-donc ça. Merci.

Chopper fit un mouvement vers la porte, incertain de pouvoir laisser Zoro dans cet état. Mais l'épéiste était déjà en train de se composer un visage plus affable, et esquissa quelque chose qui ressemblait à un sourire. Un peu rasséréné, le médecin quitta la cuisine. Dès qu'il fut parti, Zoro laissa échapper un très long soupir puis alla s'affaler contre une chaise.

Et merde !


- Sanji ! Tu peux nous faire deux cocktails s'il te plait?

- Tout de suite Nami-chérie !

La rousse sourit et se tourna vers Robin, allongée dans son transat. Les deux jeunes femmes s'étaient installées sur le pont pour profiter des derniers rayons de soleil de septembre, et, profitant du calme momentané, s'étaient octroyé une petite pause.

- Alors, Robin, comment ça se passe avec Zoro ? Je n'aurais jamais pensé que tu accepterais de l'aider !

- Oh, tu sais, il n'est pas si lourd que ça quand on a un millier de mains ! répondit Robin.

Elle se tut un instant, et fit mine de réfléchir. Sur ces entrefaites, Sanji arriva avec les cocktails.

- Et puis … On ne va pas se plaindre, quand on a le droit de profiter d'une musculature aussi parfaite, ajouta la brune en adressant un sourire sournois à Sanji.

Celui-ci se figea et déglutit. Ne pas relever. Ne surtout pas relever. Pourquoi relèverait-il de toute façon ? Il était indéniable que Robin avait raison. Il avait lui aussi eu le droit de profiter de ce corps ô combien désirable, il ne pouvait donc pas ne serait-ce que daigner réfuter les dires de la brune, et … Stop. Stop, stop, stop ! Qu'avait-il pensé ? « Un corps ô combien désirable » ? Celui de Robin, naturellement ! … Ou de Zoro, peut-être. Un peu. Il n'en n'était plus sûr, à présent.

- Sanji ?

L'interpellé cligna des yeux.

- Euh … Oui ? répondit-il à la jeune femme qui l'avait tiré de ses pérégrinations mentales.

- Tu es sûr que ça va ? Tu avais l'air…

- Jaloux ? suggéra Robin de façon à ce que seul le blond puisse l'entendre.

Sanji se redressa vivement, rouge de gêne, et bégaya une réponse inintelligible. Nami fronça les sourcils.

- Yohohoh ! ~ Sanji, tu es là ?

- Euh … Brook ? Je suis là !

- Magnifique ! s'écria le squelette qui se rapprochait en tournoyant. Notre éminent capitaine te fait savoir qu'il veut manger ! Et j'ai moi-même tellement faim que je pourrais me ronger les os ! Yohohoho ! ~

Sanji acquiesça et grommela qu'il s'en chargeait, quittant le pont du bateau. Malheureusement il aperçut dans le couloir, boitillant à sa rencontre, les muscles saillants sous l'effort, la dernière personne qu'il aurait voulu voir en cet instant. Les yeux du blond effleurèrent les bras athlétiques de Zoro dont il avait un jour eu la chance de profiter et les paroles de Robin lui revinrent en mémoire : « Jaloux ? ». Non. Non, non, non. Il n'était pas jaloux du tout. Pas le moins du monde. Il ne pouvait décemment pas l'être.

- Oï, tu sais où es Robin ? l'interpela l'objet de ses pensées quand il fut arrivé à sa hauteur.

- Sur le pont, marmotta Sanji en continuant son chemin.

Il y eut un silence.

- Tu vas où comme ça ? fit Zoro, en voulant le retenir un peu plus.

- Dans la cuisine. Le capitaine a faim, répondit le blond de mauvaise grâce.

- Hein ? Quoi ?

- Okay, je te fais un résumé, lança Sanji qui commençait vraiment à s'échauffer. « Luffy »… « Faim »… « Moi »… « cuisiner ». Ça y est t'as pigé ?

- T'es pas obligé de me parler en Petit-nègre ! Explique-moi avec une phrase normale ! s'énerva l'autre.

- Moi qui voulais juste t'éviter un claquage de cerveau.

- Ok, je te découpe en rondelles tout à l'heure, crétin de cuistot à la manque !

- Et pourquoi pas maintenant, connard ? Ton entorse t'empêche même de manier tes sabres ? répliqua Sanji qui commençait à se sentir passablement irrité.

- Non, pour l'instant, Robin va s'occuper de moi, répondit Zoro avec un sourire mauvais. A la revoyure, Ero-cook !

Sanji ne répondit même pas. Il voulait juste partir au plus vite, s'en aller loin, très loin de lui et oublier ces sentiments inavouables. Il s'enferma dans la cuisine et s'adossa sur le même plan de travail où, quelques jours auparavant, il avait flanché devant Zoro et avait admis, le temps d'une seconde, qu'il ne le considérait plus seulement comme un camarade d'équipage. Jaloux ? Évidemment qu'il l'était : malade de jalousie !


A PROPOS DE ... ce scénario qui a ma foi grandement changé. J'avais prévu un scénario parfaitement mièvre, banal et sans-saveur, mais après réflexion, je n'étais pas du tout contente de moi. Mais j'ai eu beau me triturer les méninges, impossible de trouver quelque chose qui tienne la route. C'est la que j'ai fait appel à ma SUPER-BETA, l'unique, la seule, j'ai nommé La-Mamarazzi, qui m'a conseillée, épaulée, et proposé un scénario que j'ai tout de suite adopté, et voilà, vous l'avez sous les yeux !

Merci d'avoir lu, pensez à laisser un review, ça aide au consolidement des os !

See Ya ~