Chapitre3
Je me débattais bec et ongle contre cette douleur qui m'assaillait de toute par. J'avais mal, très mal. Comme si de la vapeur brulante sortait d'une cocotte minute sous pression et que j'étais juste au dessus, nue comme un ver à me faire rôtir. Je me sentais mal, très mal comme si du magma en fusion coulait dans chaque artère, chaque veine, chaque capillaire de mon corps. Le venin courait partout dans mon corps, le transforma sur son passage qui se faisait fort lentement. Mon cœur accéléra soudainement. Je me retenais de crier. Instant de soulagement, mes orteils et mes phalanges ne me brulaient plus, instant de dépression, ma poitrine me brulait avec plus d'intensité.
Mes mains étaient libres maintenant tout comme mes pieds. Je comprenais à cet instant que plus la douleur fuyait un endroit, plus elle se rassemblait autour de mon cœur. J'avais l'impression d'imploser et la pompe qui me servait de cœur s'emballa d'un seul coup. Je me décidais à me trouver une occupation mentale… Laquelle ? Qu'est ce que j'allais faire ? je ne le savais même pas… Je… Tiens ? Qu'est ce que c'est ? une respiration ? ça sentait la glace à la menthe et au chocolat (ma préférée). C'était frais, ça me faisait du bien. Quelque chose se posa au niveau de mon poignet, le contact me paru frais mais sans plus.
_ Que fais-tu ici mon ami ? demanda la voix la pire qui soit, celle d'Aro.
_ Rien de précis. Répondit une voix que je connaissais mais d'où ? je ne le savais pas.
_ Ne mens pas, tu ne sais pas bien me mentir… tu le sais…
_ Tais toi, je fais ce que je veux.
_ Qui sait ce qui se passera à son réveil…
_ Oui qui sait…
_ Et pour celle-ci ?
_ Rien à signaler… Démétri vient quelques fois la voir mais il ne s'attarde pas…
_ Ah, la curiosité sans doute… Dans tous les cas, nous sommes sûrs d'une chose… Elles seront magnifiques… Belles et puissantes.
_ Surement… Elles seront bientôt prêtes.
Une chaise racla le sol.
_ Tu ne restes pas auprès d'elle ?
_ …
Apparemment ils étaient partis tous les deux. Je voulais savoir qui était ce type…
Au bout de 186909 secondes je sentis que l'odeur de l'inconnu avait disparut totalement. Je ne savais pas qui il était et je voulais le savoir…
Tout à coup les battements de mon cœur se mirent à battre beaucoup plus fort. Je crus qu'il allait sortir de ma poitrine en traversant ma cage thoracique. Je souffrais puis mon cœur s'arrêta et repris tout doucement pour tressauter une fois et se stopper jusqu'à la fin des temps…
J'étais un monstre maintenant… Un monstre tout comme mes bourreaux qui se trouvaient tout proche… J'étais morte, mon cœur ne battait plus… Comment allais-je me présenter à ma famille maintenant ? Je commençais à déprimer, je voulais pleurer mais je ne le pouvais pas… Voilà, j'avais raison, les monstres ne pleurent pas… J'étais maintenant un monstre qui ne peut même pu pleurer… Je me mis à renifler. Tout un tas d'odeurs diverses et variées envahirent mes narines. Je respirais par le bouche, chaque odeur avait son propre goût. C'était étrange. J'étais allongée sur une table matelassée à en croire par la douceur de cette table. Je me sentais bien sauf… une gêne dans ma gorge… je portais ma main sur ma gorge. C'était quoi cette texture ? Depuis quand ma peau était-elle aussi douce et sans défauts ? Depuis quand ma peau était elle légèrement bronzée et pourtant pâle à la fois ? Depuis quand j'entendais le cœur d'Amélie battre à 100 à l'heure ? depuis quand je savais que c'était Amélie à mes côtés ? Je pris peur de moi. J'ouvris les yeux d'un seul coup et me redressais en une fraction de seconde. La vitesse me perturba j'eus un hoquet de peur. Je regardais autour de moi. Je n'étais plus dans ''ma'' chambre… Qu'est ce que je faisais ici ? et pourquoi j'étais habillée avec une robe moulante noire ? Pourquoi je voyais tous les fils qui composaient cette robe ? Je…. J'étais folle, je rêvais à nouveau, il n'y avait pas d'autres explications. Je me pinçais. Je ne sentais aucune douleur, c'était bien ça, je rêvais sinon j'aurais eu mal… un bruit de pas m'interpela. Je me levais dès que je l'avais pensé. Ma tête tourna légèrement. Je me rattrapais à la table qui n'était en vérité qu'une simple table de métal, dans le style des tables chirurgicales. Celle-ci grinça sous ma poigne. Lorsque je la lâchais, la table garda la forme de ma main. Je reculais, bondis en vérité, à l'autre bout de la pièce. A cet instant, face à moi se trouvait Aro.
Depuis quand je pouvais le voir aussi bien. Depuis quand je me sentais inférieure face à lui ? Non, rectification, je m'étais toujours sentie toute petite face à lui…
_ Oh bonjour ! Déjà réveillée ?
_ …
Je me mis à grogner. Ça m'a tellement choquée que je m'arrêtais de suite. Comment pouvais-je faire comme si j'étais un monstre… J'allais pas devenir un monstre pour ses beaux yeux. Beaux yeux ? oui, c'est vrai, il a de beaux yeux, mais je les préférais avant, bleus marines. Pourquoi avait-il les yeux rouges maintenant ? En tout cas, je n'aime pas cette couleur, le rouge…
Il avait un air amusé placardé sur son visage. Cela me m'était hors de moi. Je fléchis les genoux et les coudes et me postais en position de défense.
_ Paix, je ne suis pas là pour me battre contre toi Impulsiva…
Je me relevais rapidement. Impulsiva ? c'est quoi ce surnom pourri ? Attendez, il vient de me traiter d'impulsive ?
_ Alors ? Comment te sens-tu ? L'immortalité te réussis dans tous les cas.
_ …
Un mouvement de l'autre côté du paravent nous détourna de notre conversation.
Il s'avança. Je compris que c'était Amélie derrière, je me mis à courir vers là où elle était et écartais les bras pour cacher mon maie à ce vamp… Bon, à mon créateur… je grognais. Il recula en me souriant et levant les mains en signe d'abandon. Je reniflais bruyamment et me tournais vers mon amie. Son cœur tressauta une dernière fois puis sans fut fini. Je m'approchais d'elle et me penchais sur son visage changé. Elle avait un visage plus fin, une peau nacrée, ses cheveux étaient ondulés et méchés naturellement passant d'un blond clair à un châtain clair, longs jusqu'au milieu du dos à peu près. Elle aussi était affublée d'une robe mais rouge pour elle… Qu'est ce qu'ils avaient avec les robes ceux là ?
Elle respira et sa gorge siffla. Elle ouvrit les yeux. Le choc. Ses yeux étaient d'un rouge incandescent. Mon dieu… Mais qu'est ce qui nous arrivait ?
Elle fronça le nez et grogna avant de sauter en arrière et atterrir de l'autre côté de la salle.
_ Qui es-tu ?
Alors là ! Si je m'attendais à ça… Sa voix, ses postures, elle était, elle aussi, comme eux… Bon d'accord comme nous… mais… la colère prit le dessus.
_ Ah ouais : Tu ne me reconnais pas ?
Ma voix ? c'était quoi cette voix qui partait plus dans les graves qu'avant ? Mon Dieu… Oui, je ne t'ai jamais autant appelé qu'aujourd'hui… Enfin bref. Elle ne m'avait pas reconnu ! Avais-je autant changé que cela ?
_ Tu… Non, c'est pas possible, tu n'es pas Lou, t'y ressembles pas…
_ Et pourtant c'est moi Am'…
_ T'as même pas sa voix !
_ Et toi ? tu trouve que t'as ta voix habituelle ?
_ …
_ Toc toc… je peux entrer avant que vous n'en veniez au main ?
_ C'est déjà fait alors…
_Haha, toujours autant de répartie…
_ Faut croire que ça ne nous a pas tout enlevé de nous…
_ Vous restez vous-même, la beauté, la force et l'immortalité en plus.
_ Dites qu'on était des laiderons avant…
_ Non, je n'ai jamais dit cela… mais avouez que… de toutes façon, maintenant que c'est fait, vous ne le regrettez pas.
_ …
_ …
_ Alors ?
_ Il y a une chose oui, mais je ne verrais pas pourquoi je le dirais ici… Bon, maintenant qu'on est comme nous sommes, on peut partir et rejoindre nos familles non ?
_ Hélas, il faut d'abord que vous puissiez vous contrôler… N'avez-vous pas soif ? Votre gorge ne vous brûle pas ?
A cet instant, un brasier s'alluma dans ma gorge. Je souffrais. Je touchais ma gorge avec mes doigts, devenus tout fins eux aussi…
_ Suivez moi si vous avez faim, nous allons vous expliquer.
On se regardait. Au moins nous n'avions pas perdu ce réflexe… Je suivais Aro et Am' me suivis. On arriva dans une grande salle. Là, deux personnes, deux humains attendaient terrorisés. C'étaient deux hommes de trente ans à peu près.
_ Voilà vous pouvez vous servir. Je vous attend dehors ou…
_ On… ne peut pas avoir autre chose ?
_ C'est dans notre nature de nous nourrir à la source et si ça peut vous soulager d'un poids, sachez que ces gens sont des criminels recherchés…
_ Pardon ? Des criminels ?
_ Criminels de quoi ?
_ Lou, touches les et tu le sauras….
_ Nan mais vous croyez encore à ses supers pouvoirs ?
_ Je n'y crois pas, ils sont réels… Tu as pris une grande partie de mon pouvoirs.
_ Bon… on peut faire un essai, ça coûte rien…
Je m'approchais d'eux. Le type cracha à mes pieds. Le geste ne me plu que très moyennement… ma faim n'arrangeant rien, je l'attrapais à la gorge et serrait un minimum. Il devint rouge instantanément. Je relâchais la pression. Une image me vint, lui plus jeune avec une fille. Il l'aimait mais pas elle alors il l'avait prise de force… Je le regardais dans les yeux et lui sourit.
_ Alors comme ça quad on n'a pas ce qu'on veut on le prend de force…
_ Fuck off Bitch !
_ Bitch ? Il vient de me traiter de salope le petit anglais de mes deux ?
Je grognais et plongeais vers son cou. Dans un crack, je lui perçais la peau et l'artère. Je bus tout son sang. Il hurlait comme un sale porc qu'il était. L'autre type attaché me regardait faire et posa son regard vitreux sur celui rougeoyant d'Amélie. Je voyais à ses yeux quelle le regardait avec envie. Une fois mon repas terminait, je n'avais plus très faim. Je pris la main du type.
_ Je ne vous ferais rien ne vous inquiétez pas…
Une foule de souvenir m'assaillirent de toutes part. Je triais avec attention ses données. Ce mec n'avait pas eu une vie simple et il avait du se droguer pour oublier. Seulement, les drogues lui avait bouffé la cervelle, il était en manque actuellement et donc son sang était clean.
_ Celui là est un junki. Il n'a pas eu une vie facile, je ne te le cache pas mais sinon son sang est clean…
_ J'y ai gouté, aucune trace de quoique se soit dans son sang.
_ Et bien, je ne sais pas, j'ai faim… mais ce type n'a rien fait de mal non ?
_ Non, pas sur le principe, mis à part de foutre sa vie en l'air…
_ Avez-vous un couteau, une aiguille un cathéter quelque chose ?
_ Crois moi, si tu commences tu ne t'arrêteras pas avant de le vider de son sang…
_ Oui mais…
_ C'est toi qui voit…
_ Je…
_ Faites ce que vous voulez mais faites vite ! Je veux ma dose !
_ Est-ce que vous pouvez sortir de la salle ?
_ Euh ouais…
_ Bien.
Aro et moi sortions quand on entendit crier un magnifique ''Putin de merde ça fait mal !'' et puis plus rien.
Aro s'approcha de moi et ouvrit la bouche.
_ N'essayez pas de faire ami-ami… Je ne vous fait pas confiance…
_ Bien, je l'avais compris de toutes façons… Mais je suis intrigué… tu as réussi à capter mon don…
_ Je ne sais pas comment j'ai fait alors, ça ne sert à rien de me le demander.
_ Bien bien… mais il y a autre chose qui me turlupine… C'est que, comment dire, Jane et Alec ont beaucoup de respect pour moi qui suis leur créateur, et toi… je n'en vois pas la moindre trace…
_ Si vous voulez savoir ce que je pense de vous tenez, prenez ma main…
Je lui donnais la main. Il la prit comme si elle était le cadeau le plus précieux qu'il ai reçu depuis des siècles…
Il lut dans mes pensées en même temps que je lisais dans les siennes. Ce que je pus voir me fit comprendre que… Je ne pourrais pas sortir d'ici aussi facilement… En plus, je ne me contrôlais pas spécialement bien… Je n'arrivais pas à résister à l'appel du sang… le fait que ce type ait violé cette fille n'était qu'un prétexte, je le sentais bien… et l'autre n'avait eu sa survie que grâce à mon coco bien rempli…
_ Tu as parfaitement cerné la situation…. Et je vois que tu ne me portes pas dans ton cœur…
_ C'est peu dire…
La porte s'ouvrit. Am' sorti, du sang au coin de ses lèvres, montrait qu'elle s'était nourrie.
_ Merveilleux, vous en avez eu assez ?
_ Il est encore vivant…. Portez le à un hôpital ou une clinique quelque chose…
_ Nous ne devons pas faire cela, il doit mourir maintenant qu'il connait notre identité, le tuer toi-même aurait était lui rendre service…
Dans un coup de vent un type gaillard passa et on entendit un Crack ! puis plus rien. Le type ressorti avec les deux cadavres sur le dos.
_ Bien, maintenant, nous allons vous présenter aux autres…
...
Et voilà le chapitre 3 en espérant qu'il vous ai plu. je vous dit à bientôt!
Bises Jyuune-chan
Ps: Le bouton review n'est pas là pour la déco, j'aimerai connaitre votre avis sur cette fiction. Aussi je vous demande de bien vouloir me laisser une review. Merci^^
