Chapitre Vingt-deux.

Pov Lou.

Bon calculons… Je vomis, j'ai dormi, mon cœur bat, là j'ai la dalle… et j'ai super mal à la tête…

Tout ça, je l'ai eu, je l'ai vécu… mais c'était il y a dix ans… Tout porte à croire que je suis… à nouveau humaine… MAIS C'EST PAS POSSIBLE ! COMMENT ? POURQUOI ? QUI ? ouille… ma tête… J'en ai ras le bol…

Je me levais et regardais dans la glace… Mes yeux, mon teint, ma peau…. Je… je n'étais plus vampire… Et pourquoi si je suis à nouveau humaine… pourquoi mes yeux sont bleus électriques et pas vert-marron ? Non mais c'est quoi ce délire ?

Je revenais m'asseoir, la tête me tournais… Caïus à mes côtés avait l'air de se faire du souci…

_ Lou ? Tu as besoin de quelque chose ?

_ Un Doliprane oui…

_ Qu'est ce ?

_ Un cachet pour les mal de tête…

_ Et bien… je vais voir si notre assistante en a, sinon j'irais t'en chercher…

_ Ouais, des ''1000'' effervescents s'il te plait…

_ Oui, j'y vais…

Il prit sa cape noire et sortit rapidement.

Je me mis la main devant les yeux, une désagréable sensation de nerfs qui se pincent… je me remis donc en position ''Moi momie de Ramsès 2'' et attendais. Soudain une idée me vint. Je tournais la tête vers la tablette et je vis le bras de la momie brune sur patte…

Je le pris, il allait enfin me servir à autre chose que me taper sur le système… je me le posais sur la tête. ah ! parfait !

« Souci ? Doliprane ? Humaine à nouveau ? Problème ? Clan ? Destruction ? Malheur ? »

Oh, mais non !

Je peux pas me reposer, il faut qu'un plus je lise dans ses pensées à travers son bras ! Même coupé du corps, je perçois ses pensées ! Pervers d'Aro ! Et en plus de ça il pensait à moi là !

Mais c'est quand qu'il allait comprendre que j'étais à Caïus et pas à lui ! et que Caïus était à moi par la même occasion !

Il n'allait qu'à aller voir Jane, elle elle rêvait d'être à lui alors pourquoi moi ! je le hais c'est viscéral !

Ouille, ma tête encore… Bon faut que je me calme…

Bon, il me faut aller voir Kim et Am'…

Je griffonnais un mot pour Caïus au cas où il arriverait et que je ne serrais toujours pas dans ma chambre… je sortis et me rendis compte que j'avais perdu de mes facultés sensorielles… pas de beaucoup, mais assez pour être agaçant…

Je les retrouvais dans la chambre de Kim et Alec.

_ Yo…

_ Salut, oula, tu fais peur à voir, t'as pas l'air dans ton assiette…

_ Merci… ça fait plaisir d'entendre ça… J'ai un de ses mal de crâne…

_ Oh, toi aussi alors…

_ Ca se voit pas ?

_ Si, maintenant oui…

_ Putain, ça me saoule ! Attends, la nature ne devrait pas changer ainsi, on est vampire ou pas…

_ Moi je m'en fous..

_ Idem..

_ C'est pas vous qui vous payez le mal de crâne du siècle, ça se voit… ON EST CE QU'ON EST MERDE ! Aïe…

_ Abrutie, tu vas te l'aggraver à t'énerver toute seule…

_ C'est pas le problème, comme vous le voyez ma nature humain à moi n'étais pas rose… elle ne me manquait pas du tout…

_ Bof, moi c'était pas si terrible alors je m'en fous…

_ Moi je suis bien comme je suis…

_ Ouais mais vous vous aviez pas des allergies à tire larigot et ni de l'asthme…

_ Ouais, pas faux…

_ Je te le fais pas dire !

_ Et vous avez oublié un truc les filles…

_ Quoi ?

_ Oh oh… je crois avoir trouvé…

_ Ouais… les règles !

_ Oh punaise !

_ Oui, punaise, qui dit règles, dit sang, qui dit sang, dit soif et qui dit soif…

_ Dit vampires affamés…

_ Caïus !

_ Oh Bonus ! Coucou ça va ?

_ Un peu moins bien maintenant que je te vois…

_ Moi aussi je t'aime….

_ Tiens Lieve (chérie)

Il me donna le cachet, j'essayais de former une sphère d'eau pure et potable, ça marchait. Je mis le cachet dedans et une fois fondu totalement je bus la substance…

_ Caïus, faut qu'on parle, les filles vous avez compris ce qui nous reste à faire…

_ Ouais, j'ai comprit…

_ Bon…

Je pris Caïus par la main et l'emmenais dans notre chambre…

_ De quoi tu veux me parler ?

_ Et bien, tu vois comme moi que je suis à nouveau humaine…

_ Oui…

_ Et ça ne me convient pas….

_ Je sais… on dirait que tu es un mélange de nos deux races…

_ Oui mais je ne veux pas être un mélange, je veux être comme toi !

_ Je veux ton bonheur.

_ Alors mords moi.

_ Quoi ? moi ? tu… maintenant, là tout de suite ?

_ Pourquoi pas ?

_ C'est délicat…

_ Tu ne veux pas me transformer ?

_ Non ! enfin si, je veux te transformer mais… il ya un détail qui me gêne…

_ Comment ça ? tu as peur de na pas pouvoir… te contrôler ?

_ Non, je suis tout à fait capable de me contrôler ! Tu te rappelles de notre conversation, il y a 5 ans ou 6 ?

_ Oh…

_ Oui oh ! Je n'aurais pas d'autre occasion de faire en sorte que tu ne sois plus embêtée par ce détail…

_ Désolée d'avoir un si léger détail qui te gêne…. Et bonjour le romantisme….

_ Je… Comment voulais-tu que je t'annonce ça ? Tu préfères peut-être que je te dise ''beh maintenant que t'es humaine, il faut que je te dépucèle si on veut pouvoir s'envoyer en l'air pendant toute notre éternité '' ?

_ Ouaouh, ça donne envie ça… Merci d'être aussi clair…

_ Désolé mais je ne suis pas doté de tact, ni d'un grand romantisme alors ne me demande pas de changer, c'est impossible, j'ai plus de 1600 ans !

_ Ca je le sais !

_ Stront ! (Merde !) Je suis un homme, j'ai des besoins, des envies et des pensées perverses ! Dix ans d'abstinence totale, c'est beaucoup, je crois que tu ne peux pas t'imaginer à quel point même ! crois moi, les moines n'en ont jamais fait autant !

_ Je ne vois pas le rapport avec les moines ! Et je ne te demande pas d'être ce que tu n'es pas !

_ Pourtant on dirait bien….

La colère me monta à la tête et me prit les tripes…

_ C'est bon, j'en ai ma claque là, je me tire !

Je me levais il essaya de me rattraper.

_ Attends, où tu vas ?

_ Voir ailleurs !

_ Mais où ?

Il me suivait.

_ Quelque part !

_ Mais attends, tu ne peux pas sortir seule, je comprendrais que tu ne veuilles pas que je sois celui qui t'accompagne mais vas-y avec quelqu'un !

_ Bien, tu progresses, tu comprends enfin une pensée féminine…

Là, je l'avais vexé… et énervé aussi… nous étions au niveau de la salle de réunion lorsque notre colère éclata au maximum….

_ C'est comme ça, très bien, toi et ton caractère de cochon vous avez cas aller vous faire voir chez les Grecs !

_ QUOI ? MOI ET MON CARACTERE DE COCHON ? C'EST L'HOPITAL QUI SE FOUT DE LA CHARITE ! TU TE CONNAIS PAS OU QUOI ? PARCE QUE NIVEAU CARACTERE DE MERDE C'EST TOI QUI A LA PALME D'OR !

_ QUOI ? je ne suis pas susceptible moi au moins !

_ PARDON ? tu te fous de ma gueule là, c'est pas possible !

Beaucoup de vampires avaient commencé à arriver et à nous observer… ils étaient tous dans la grande salle. Je gelais l'entrée et bloquais donc le son.

_ Non ! je suis tout ce qu'il y a de plus réaliste et de plus cartésien !

_ Es pas possible d'eisser tanben con ! (C'est pas possible d'être aussi con ! en patois ariégeois)

_Het is niet mogelijk om zo waarschijnlijk! (C'est pas possible d'être aussi susceptible !)

_ Me fas cagat !(Tu me fais chier !)

_ Je maakt me zwellen!(tu me gonfles)

N'en pouvant plus, je partis rapidement vers la sortie sans oublier de laisser un petit cadeau à mon cher et tendre… Lorsqu'il arriva devant sa chambre et qu'il ouvrit la porte pour rentrer, une jolie vitrine de glace de plus de trente centimètres d'épaisseur l'accueilli…

« Bong »

_ Teeeeeeeeeeeeef !(garce !)

Pendant ce temps moi j'étais dehors. Ma peau ne brillait pas, ma faim face aux odeurs ne me taraudait pas autant, et était supportable.

Soudain, un regard se posa sur moi, un regard insistant. Je me tournais et vit un homme aux yeux bien verts et à la peau matte, bien brun et musclé se diriger vers moi avec un sourire à tomber par terre.

Il portait un sachet avec deux bières dedans.

_ salut.

_ Bonjours.

Une odeur beaucoup trop musquée se dégagea de lui, je n'appréciais guère… Lui aussi fronça le nez.

_ Tu m'as l'air perdue et seule… Un peu de compagnie ?

_ Pourquoi pas ? Mais je ne suis pas perdue…

_ Seule ?

_ Pas tout à fait ?

_ Amis imaginaires alors ?

_ Non, haha, pas de ça chez moi…

_ Oh, alors célibataire ?

_ Tu es direct toi…

_ Oui, on me le dit souvent, on pourrait continuer cette discussion ailleurs ? Si tu connais un coin sympa ?

_ Ouais, je connais en plus tu as l'air d'avoir de quoi boire dans ton sac…

_ Oui, mais je doute que ça te plaise…

_ Les filles n'ont pas droit à boire une bière ?

_ Si, mais je pensais que le goût ne te plairait pas…

_ Blonde ?

_ Oui.

_ Parfait, j'aime, ça fait tellement longtemps que je n'en ai pas bu en plus…

_ Je tombe bien alors…

_ C'est ça.

Je l'emmenais dans un coin reculé de la ville, une ruelle donnant sur un jardin. Le jardin, Kim, Am' et moi l'avions souvent exploré et avions joués plus d'une fois à faire pousser les plantes grâce à nos dons ou à entretenir les plantes.

Il s'allongea dans l'herbe, j'en fis de même, et me donna la bière.

Je buvais enfin autre chose que de la sanquette…

_ Au fait c'est quoi ton nom ?

_ Lou, Lou Volturi , et toi ?

Il sembla avoir un temps d'arrêt, son regard se voila, puis il repris.

_ Moi c'est Max, Maximilen pour être précis… Max Smilodon…

_ Et bien, à croire que nous avons tous les deux des noms étranges…

_ Ouais… et t'as quel âge ?

_ Physiquement Dix sept.

_ Oh je t'en aurais donné vingt…

_ et toi. ?

_ vingt trois physiquement.

_ Ah

_ Tu crois aux légendes ?

_ Lesquelles ?

_ Ben… Vampire et métamorphes par exemple…

_ Ouais, pourquoi pas ?

_ Toute façon j'ai de bonnes raisons d'y croire…

_ Ah ouais et lesquelles ?

_ Les mêmes que les tiennes je présume…

Son regard avait changé…

_ Je ne vois pas de quoi tu parles…

_ Tu pues la buveuse de sang, t'en es une !

_ Pardon ?

_ T'es une vampire ! Et une des pires de toutes, une Volturi !

Il se mit à trembler.

_ Ok, tu m'as percée à jour, mais je n'en suis plus une… Mon cœur bat…

_ Foutaise et tricheries, ruses !

_ Non, mon cœur bat… toi aussi le matou tu pourrais t'en rendre compte si tu n'étais pas aussi borné…

_ Tu pues comme eux !

_ Et oh la ferme, je ne t'ai pas fait de reproche alors que tu sens aussi mauvais qu' une litière pas changée depuis six mois !

_ Tu vas voir si je pue la litière !

Max trembla encore plus et dans un craquement de vêtements et d'os, il se transforma en un Smilodon de la taille d'un cheval… Autant dire que moi et mes pauvres pouvoirs… on était mal barrés…

Fin de Pov Lou

Au château, dans la chambre de Caïus.

Caïus était dans sa chambre à ruminer sur l'engueulade avec sa jeune femme. Il trouvait qu'il avait été un peu trop loin et comprenait son point de vue mais il voulait aussi qu'elle le comprenne…

Il comptait se faire pardonner dès son retour.

Il était tellement plongé dans ses réflexions qu'il n'entendit pas ses congénères débarquer devant sa chambre.

_ Maitre Caïus !

_ Qu'y a-t-il Démétri ?

_ Bonus ! Bouges ton cul Lou est en danger !

_ Kim, qu'est ce que tu dis ?

Il venait d'ouvrir la porte en grand et tomba sur Kim, Alec Amélie et Démétri devant sa chambre.

_ Elle est en danger !

_ Mais comment ça ?

_ Maitre, j'ai repéré l'odeur d'un métamorphe !

_ Oh non !

Caïus partit en courant et en suivant les traces de sa belle. Les quatre autres le suivaient tant bien que mal. Une fois à l'extérieur, les vampires ne prirent pas la peine de chercher à se cacher et ils se dépêchèrent de rejoindre le jardin. Une fois arrivés là bas, il virent le Smilodon juste au dessus de Lou. Celle-ci avait formé une couche gigantesque de glace qui pourrait lui servir à se protéger mais elle faiblissait…

Caïus vit rouge de suite, tout comme ses amis… la batailles allait faire du bruit… beaucoup de bruit… mais qu'importe…

POV Lou.

J'étais sous ma couche protectrice mais là, je faiblissais… mes attaques mentales ne menaient à rien… je n'arrivais à rien… il ne faiblissait pas… et continuait à s'acharner sur mon bouclier qui commençait à craquer… c'est alors que je vis une flèche blanche se jeter sur le tigre à dent de sabre…

Caïus était juste sur son dos et mordit en plein dans la chair du métamorphe.

Il hurla et se jeta sur son dos… Et merde ! Caïus allait y passer…

Une boule de feu, une flèche noire et une rafale de vent se ruèrent sur Max. Amélie, Alec et Kim étaient passés à l'attaque… Démétri calculait je le voyais puis il se tendit et passa à l'attaque, juste sous la gorge de la bête. Je regardais l'attaque de loin, la dernière image que je vis, se fut Caïus sur le dos de la bête, se cramponner à lui et serrer son cou pour le tourner d'un seul coup dans un Crac terriblement sadique….

Fin de Pov Lou.

Caïus, recouvert de sang se dirigea vers le cercueil de verre et vit sa belle totalement inanimée.

_ Amélie, fais moi fondre ça s'il te plais.

_ Bien sûr.

Amélie le fit fondre, il prit Lou dans ses bras et la ramena au château.

Une fois dans la chambre, il la recouvra d'un drap en polaire et la déposa délicatement dans leur lit. Il alla chercher des couvertures et s'assit dans le fauteuil. Il entendait son cœur battre doucement mais sûrement. Cela le rassura. Il attendit alors patiemment le réveil de son ange déchu si spécial…