Chapitre 25
Amérique du Nord, Etat Unis, Etat de Washington, petite ville nommée Forks.
_ Alice ? Qu'est ce qui se passe ?
La jeune femme avait les yeux voilés.
_ Et bien… Ouah ! Les Volturi ne sont pas au bout de leurs surprises…
_ Pourquoi dis-tu ça Edward ?
_ Vu ce qu'à vu Alice… En peu de temps ils vont accueillir dans leur rang trois nouvelles personnes… Ils vont s'amuser…
_ Mais Alice expliques nous !
_ Et bien… ça va être agité chez les Volturi… L'Italie va avoir trois nouveaux italiens dans se rangs…
_ Comment ça ?
_ Roo , si je dis tout, ça va péter le suspens…
_ Mais alleeeezzzzzz s'il te plaissssssssssssss !
_ Non Bella, de toutes façon, nous serons amenés à les voir très vite… pour justement ça…
_ QUOI ? ON VA DEVOIR ALLER VOIR LES SANG… enfin, les Draculos Italianos ?
_ Oui…
_ Pfff, mais non ! Pourquoi va falloir aller les voir ?
_ Tu n'es pas obligé de venir, tu peux garder la maison comme le bon toutou que tu es Jacob !
_ Rosalie, la Blondasse a quelque chose à redire ?
_ Clébard…
_ Poupée Barbie défraîchie !
_ Bon en tout cas, quand est-ce qu'on va y va ?
_ On a le temps, ce ne sera pas avant dix ans….
_ Oh, tranquille alors !
_ Tu as le temps de faire pipi autour de la maison pour marquer ton territoire…
_ Mais va te faire voir Blondasse !
Volterra.
Pov Lou.
Je dormais bien , j'avais bien chaud contre ma glace à la menthe.
…
Attendez… avoir chaud contre quelque chose de froid… C'est strictement… impossible… à moins qu'on ne soit plus froid que lui….
Ohoh…
Neurone chargé de la réflexion : Wuston ! , nous avons un problème !
Neurone chargé de la régulation de la chaleur appelé Wuston… : Mais non Ryan (XD Maty !), tout va bien ! On est opérationnel…
Neurone chargé de la réflexion (Ryan) : Hey ! Roger ? Roger ? ROGER ?
Neurone chargé de l'humanité alias Roger : Zzzzzz
Wuston et Ryan : Putain ! Il s'est foutu en veille !
Wuston : ça veut dire que…
Ryan : Oh noooon !
Wuston+Ryan en voyant débarquer un autre neurone : Pas Cucula !
Le dit Cucula, neurone habilité à s'occuper de la partie vampirique : Hey ! Moi c'est Dracul ! Pas Cucula !
Le neurone Cucula éjecte son pote Roger et pique sa place : Ah, je suis fin près après plus d'un mois d'attente…
Ignace, neurone s'occupant du calcul mental : Cela fait exactement vingt huit jours, six heures, trente trois minutes et quarante deux secondes que Roger a emprunté ta place…
Cucula : La ferme l'intello sinon je vais te faire la peau !
La production s'excuse de cette brève interruption…
Je sentis Caïus remuer contre moi, je ressentais son trouble… Normal, je le vivais… Une pointe me transperça le cœur et il cessa de battre, la brûlure dans ma gorge s'éveilla de façon terrible. Je me pris la gorge et serrais, comme si cela pouvait m'aider… Enfin… je sentis Caïus se frotter contre mon dos pour essayer de voir mon visage que je tentais de cacher…
_ Lou ? qu'est ce que tu as ? Tu… Ton cœur ? Que se passe-t-il ?
_ Je… Donnes moi ta main.
Il me la donna, je la posais sur mon cou et ensuite au niveau de mon cœur.
_ Ton… Ton cœur ?
_ Oui, je ne sais pas pourquoi il s'est arrêté… Je…. Qu'est ce que ?
Une folle odeur de sang si fraiche et si appétissante monta à mes narines. Je me sentis frissonner, je voulais ma part du diner qui se déroulait en bas…
A moi la barbaque ! Caïus ne comprit pas tout de suite et c'était à présent trop tard pour me rattraper… mes yeux avaient déjà virés de couleur, je pouvais le sentir…
Je me levais et accourais vers la salle de garde. Là un festin avait commencé. Lorsque j'ouvris la porte suivie de Caïus, tout le monde me dévisagea, je n'étais jamais venu à une réunion de la sorte…, je vis une femme se ruer vers moi et me crier de me pousser en me remerciant de l'avoir sauvée de ce chaos…
Sa dernière erreur fut de m'approcher…. Je lui saisis la gorge et plantais mes crocs dedans… elle tressauta une fois puis plus rien, je me contentais de boire à son cou. Une fois ma nourriture achevée, je devais passer à une autre, et encore une autre…
Je sentais le regard de Caïus bienveillant sur moi. Quoique je fasse, il ne m'en voulais jamais… et puis on aurait dit qu'il éprouvait un certain plaisir à me voir ainsi…
Je captais un bref instant le regard d'Aro, celui-ci paraissait satisfait de me voir ici… et ainsi…
Attendez… Quoique je fasse ? Aro satisfait de moi ? Le salle de réunion… Cette envie… ce besoin, cette odeur… Ne me dites pas que j'ai cédé…
Je regardais mes mains…. Rouges écarlates, je trouvais un bout de tissus encore immaculé, je m'essuyais mes lèvres avec, rouge sang à nouveau… Non… NOon… NON !NOOOOOOOOONNNN !
Je me mis les mains sur la tête et agrippais mes cheveux… Prise de panique, la tête me tourna et même si je savais que c'était purement inconscient, je tombais rapidement au sol. Je me roulais en boule en me fustigeant pendant trois heures lorsqu'une voix des plus désagréable m'interpela….
_ Oh, on dirait que le monstre est sorti de son trou… Et bien, sa nature la dérange tant que ça ? Et c'est ça, notre sauveur avec les deux autres mi vampire ? Et bien… Nous sommes…
Elle était allé trop loin, beaucoup trop loin… personne n'eut le temps de réagir que dans un râle, que je ne me serais jamais cru capable de pousser d'ailleurs, que je fondis sur cette blondasse sans grande profondeur d'esprit ni grand sens de la famille. Je la saisis à la gorge et la fracassais contre le mur dans son dos. Le sol jonché de cadavres exsangues me semblait être un bon décor pour l'exécution immédiate de cette sa****. Je posais mon autre main sur le haut de son crâne et commençais à effectuer une pression contre le cou dans le sens opposé où je menais la tête de Jane.
Par réflexe elle déclencha son don… Celui-ci me statufia, puis mes genoux flanchèrent et mon regard se perdit dans le lointain… Je ne pus m'empêcher d'hurler à nouveau, mais de douleur cette fois.
Je sentis juste un souffle près de mon oreille, je n'entendis ni la voix ni ne perçu ce que celle-ci tentais de me dire… Je ne reconnus la personne qu'à sa fragrance si particulière….
Pov Kim.
J'étais dans ma chambre avec Alec. Celui-ci m'avait dit que les Volturi prenait leurs petits déj' alors, si je venais à entendre des cris, c'était tout à fait normal… Et en effet, des cris, y en avait eu…
Lou, Amélie et moi, nous avions fait le choix de nous approvisionner à la banque du sang… Alec avait suivi le mouvement comme Démétri. Caïus essayait mais il avait cédé plusieurs fois. Lou lui pardonnait assez facilement, elle nous disait tout le temps :
« 1500 ans à chasser les humains ne s'effaceront pas ainsi, et je ne veux pas qu'il se sente obligé de changer à cause de moi… »
On se foutait bien de sa tronche avec ses réflexions spirituelles dignes d'une amoureuse toute gnangnan… Et elle qui se disait anti gnangnan…
Les cris s'arrêtèrent. Ouf…
Soudain, j'eus un très mauvais pressentiment et c'est à cet instant que… le cri, non, le hurlement de Lou nous parvint. On comprit tout de suite que quelque chose de mauvais se passait…
Vite on se dirigea vers la salle de réunion. Je vis Amélie me rejoindre.
_ Toi aussi tu as eu un mauvais….
_ Ouais, un mauvais pressentiment… Mais qu'est ce que ? Oh mon Dieu… Ne regardes pas le sol !
_ Regardes là bas, y a… oh… merdouille ! Regardes elle a pété un câble et…
Je n'avais pas pu terminer que Caïus passa devant elle, lui dit quelque chose et.. se retrouva face à Jane.
Pov Caïus.
Je ne rêvais pas ? elle l'avait bien insultée là ?Elle l'a traitée de monstre ? Et là… Elle l'électrocutait ?
Je ne pouvais pas laisser passer ça, ma colère redoubla, voire même dépassa toutes les limites de l'imaginable…
Je me téléportais vers ma « femme », oui, nous ne sommes pas mariés mais ça n'empêche que pour moi elle est ma femme et lui murmurait tendrement à l'oreille.
_ Ne t'inquiète de rien, elle va vite cesser de t'importuner et de t'insulter…
Je me postais cette fois ci devant Jane et l'attrapais par le cou. Je serrais très fort et souriait comme un dément.
_ Toi, Jane, tu n'es rien, strictement rien, seul ton don peut te sauver. Physiquement, ici, tout le monde te dépasse et regardes, ici, personne ne cherches à te défendre contre moi…
_ C'est… parce que… vous êtes… un des… maitre…
_ Tu oses dire que ce n'est que mon statut qui me protège ? Aro et Marcus sont tout aussi capable de m'arrêter si ce n'est qu'à cause de mon statut… Allez mes frères, dites moi pourquoi vous ne m'arrêtez pas ! Allez y exprimez vous avant que je ne la fracasse au sol…
_ Caïus, ce n'est pas une solution… commença Marcus
_ De plus, la perte de Jane m'affecterai… même si ce serait moins pire que si nous une de nos trois amies si spéciales….
_ Ah ! Tu vois ! Qu'est ce que j'avais dit ! Personne ne t'apprécie ici hormis peut-être ton frère…
Je sentis une douce pression sur mon bras. Lou venait de se lever et avait posé sa main sur la mienne.
_ C'est bon, laisses la… je peux régler mes affaires toute seule… et je pense que même si cette fille est une sale peste, arrogante, sans valeur morale, elle ne mérite pas d'être mise en avant ainsi, elle ne mérite pas une humiliation de ce type…
Je compris tout de suite ce qu'elle venait de dire et le sous-entendu que cela supposait…
Je lâchais immédiatement Jane qui se laissa aller contre le mur.
Elle regardait ma femme sans comprendre…
_ Je te …
_ Ne me dis pas merci, parce que ça ne me sert à rien, n'espères pas non plus que je sois toujours aussi clémente, une fois pas deux. Je tiens juste à ne pas ressembler à un monstre comme tu me vois… Quoi que, ton opinion m'importe vraiment très peu… et puis de toutes façon, dis toi très bien que maintenant que tu es prévenue, fais gaffe à toi, je ne serais pas toujours là pour stopper Caïus… Et lui ne serait pas toujours là pour me stopper non plus…
Elle s'éloigna ainsi.
Fin pov Caïus.
Pov Lou
Ainsi je tournais les talons et partis vers ma chambre. Mon regard avait gardé sa couleur bleu, mais des larmes rouges de sang venaient troubler cette couleur… Je ne pouvais m'empêcher de pleurer en silence. Je vis à l'extérieur de la salle Kim et Amélie qui me regardaient. Je me rappelais alors de ce que je venais de faire. Je touchais mes lèvres… du sang… je baissais alors la tête et traçais sans m'arrêter face à elle. Une fois hors de leur vue je me mis à courir pour m'enfermer dans ma chambre à nouveau.
Une fois là haut, je me mis comme point d'honneur de détruire tout sur mon passage lorsqu'un débris de glace me passa devant le visage. J'étais affreuse, du sang me recouvrai la moitié du visage et des éclaboussures avaient atterries sur mes joues et vers mes yeux….. comment ais-je pu faire pour céder aussi vite ? Comment ? J'ai.. J'ai….
Merde ! Je ne pouvais même pas dire ce que j'avais fait à ces pauvres gens…. Je ne pouvais même pas l'imaginer… Pourtant… Pourtant, je l'avais fait… Je les avais massa…
« Boum Boum »
Sur les nerfs depuis tout à l'heure et ce son me mis sur la défensive.
Je grognais en avertissement…
_ Euh, c'est juste nous… me dit Kimi.
Et voilà, voilà, maintenant je grogne sur mes amies… Des fois il vaut mieux mourir que de vivre toutes ses saloperies de mésaventures…
_ Désolée…
« Niiiiiiiiiiic »
La porte s'ouvrit sur un monde de désolation et de perdition, c'est-à-dire ma chambre…
_ Ouah, j'adore ta dé…
_ Hoy, où qu'elle est ?
_ LOUUUU ? Et merde regardes, la fenêtre !
Et ouais, fenêtre= bon vent !
Adios las amigas et bonjour air pur et vivifiant qui me permettra de réfléchir…
J'étais sortie de la ville alors que le soleil déclinait. Heureusement pour moi, j'avais pris ma cape . Seuls mes cheveux dépassaient de dessous le capuchon. Les gens me regardaient. Je me demandais ce qu'ils pensaient… En fait, je n'avais même pas pris le temps de me débarbouiller le visage, le sang commençait à sécher…
Soudain, je sentis quelque chose me tamponner le tibia. Je regardais ce que c'était…
Un enfant… un petit garçon… Il s'était mis à pleurer… Ma nature vampirique me donnait une peau aussi dure que du marbre et il avait foncé de façon très motivée sur mon tibia alors le pauvre, je me doutais qu'il n'ai pas apprécié… je m'accroupis à son hauteur.
_ Qu'est ce qui se passe mon petit ? lui demandais-je.
_ Mooo, Moooo, !
Il se remit à pleurer à nouveau, le nez lui coulait. J'avais un mouchoir sur moi, je le sortis de ma poche et lui essuyais sa frimousse. Il était brun, les yeux bien verts, habillé d'une salopette en jean, d'un tricot de peau vert amande et de petits baskets noirs.
_ Tu as perdu ta Maman c'est ça ?
Il me fit signe oui de la tête.
_ Allez, viens avec moi, je vais t'aider à la retrouver ta Maman…
Je lui tendais la main, il me la prit. Je pus lire en lui et voir le visage de sa mère. Une belle femme aux yeux bien verts comme lui et aux cheveux bruns… Je sentis l'odeur dans son esprit de sa mère. Je me laissais porter par celle-ci. Je sentis sa petite main glisser dans la mienne.
Il s'était attrapé le lacet sous son autre basket et s'apprêtait à faire un bisou au bitume. Rapidement je l'attrapait au vol. il était maintenant dans mes bras.
_ Bon je crois que je vais te porter, nous irons plus vite ainsi…
Il me regarda droit dans les yeux. J'étais pourtant sure qu'il ne me voyait pas derrière mon capuchon.
Il passa ses mains sous celui-ci et vint toucher ma joue. Je reculais vite le visage en lui retirant sa main.
_ Non, ne touches pas ça…
Il me regarda bizarrement et lorsque sa main quitta ma joue pour aller à l'extérieur du capuchon, je vis le sang sur celle-ci. Prise de panique, je ne voulais pas qu'il voit le sang sur sa main, je mouillais un mouchoir grâce à mon don et lui essuyais la main. Il ne fallait pas qu'il voit ça et qu'il prenne peur… de l'abomination que j'étais… Il était le premier humain normal à me parler depuis dix ans… enfin, parler… baragouiner serait plus approprié pour un enfant de deux ans et des poussières…
Il me regarda faire. Je frottais mon visage avec de l'eau que je contrôlais entre temps.
_ A fini ?
_ Oui, j'ai fini de te débarbouiller… bon si on finissait nos recherches maintenant ?
_ Ouiiiii !
Je gardais l'enfant dans mes bras durant tout ce temps. Il s'appuya contre moi et commença à s'assoupir. Le pauvre, le fait de perdre sa mère l'avait épuisé…
L'odeur de celle-ci remonta à mes narines à cet instant. Elle n'était pas loin…
_ Arèèèèèèèèssss !
Je pris le petit contre moi et sentis ses pensées, son nom était bien Arès. Je l'emmenais illico vers sa mère.
En dix ans j'avais eu le temps d'apprendre l'italien et de le maitriser à la perfection.
_ Madame ! Madame ! Ce ne serait pas ce petit ange que vous cherchez ?
_ Oh ! Arès ! Merci ! Merci infiniment ! Mais où l'avez-vous trouvé ?
_ Haha, près du château, mais c'est plutôt lui qui m'a trouvé.
_ Près du château ? Ce château maudit ?
_ Oui.
De ses pores ressortait l'odeur caractéristique et si enivrante de la peur. Le château avait la belle réputation d'attirer les gens et de ne plus les laisser sortir… chose vrai d'ailleurs…
_ Puis je voir le visage du sauveur de mon petit ?
_ Oh, ce n'est pas nécessaire...Je ne tiens pas à ce qu'on sache qui je suis…
_ Bien…Comment puis-je vous remercier alors ?
_ Laissez tomber les remerciements, voir votre enfant heureux et une mère soulagée d'avoir retrouvé son fils est la chose la plus gratifiante pour moi… Bonne journée madame…
Je passais dans son dos pour partir rapidement.
_ Bonne journée. Hey ! Attendez Je ne connais même pas votre …
Je n'étais déjà plus là…
_ Nom… finit-elle.
Pendant ce temps au château.
Pov Caïus.
J'entendais le doux bruit de la colère de ma bien aimée… Lorsqu'elle se met à tout détruire, elle est d'une grâce que je n'ose qu'imaginer… Si Chaos le dieu du chaos et de la destruction avait un homologue féminin, se serait elle… Tiens, les filles vont la voir… Ce n'est pas une très bonne idée… Quand elle est comme ça… mieux vaut être un vampire pour pouvoir encaisser les coups…
Ça me rappelle la fois où nous avons abordé le sujet délicat du sex…
_ AAAAAAAAAAHHHHHHHHH !
_
On ne peut même plus penser tranquillement ici…
_ QUOI ? beuglais-je excédé…
_ Ta chérie à disparue !
_ Pardon !
Je partis en trombe vers la chambre, repérais son odeur, et partis sans cape ni rien en suivant sa piste. Je croisais une femme avec un enfant.
_ Excusez moi, vous n'auriez pas vu une femme avec les même yeux que moi ?
_ Euh non monsieur…
_ Avait-elle une cape. ?
_ Blanche ?
_ Oui.
_ Et bien oui, elle m'a aidée à retrouver mon fils…
_ Merci madame.
Je partis en courant à nouveau. Je ne m'étais donc pas trompé de piste… Cette direction… Elle est allée là bas…
POv Lou
J'étais maintenant sous un cerisier près d'une rivière… Mon endroit favoris. J'aimais la quiétude que m'apportait ce lieu ici, je pouvais réfléchir…
Je m'allongeais au sol en repensant à Arès et sa mère. Puis mes pensées divaguèrent vers Caïus. Automatiquement je me touchais le ventre et mes larmes de sang coulèrent à nouveau… Cet enfant avait réussi à éveiller une partie de mes instincts endormis depuis longtemps au fond de mon cœur. Je ne pourrais pas donner vie. Je n'en étais pas capable… Et même si je le voulais de toutes mes forces… Cela me serait impossible… Un monstre qui craque face à sa nature et qui a besoin de la vie des autres pour garder la sienne en état ne peut donner la vie à un être… C'est impossible…
_ Cet enfant te donne du souci n'est ce pas ?
Je sursautais. Caïus était assis à mes côtés. Je ne l'avais pas entendu arriver… Je tournais la tête vers lui et allais m'assoir quand sa main se posa sur ma gorge.
_ Restes allongée.
Je lui obéis. Je le vis se pencher vers moi. Il ferma les yeux et s'approcha pour lécher mes larmes. Une fois cela fait il m'embrassa. Je lui rendis son baiser avec toute la force du désespoir.
_ Allons, ne te mines pas pour ça.
Il s'allongea lui aussi et posa sa tête sur mon ventre.
_ Tu es un homme, tu ne peux comprendre…
_ Je suis peut-être un homme mais j'avais aussi envie d'avoir un héritier de mon vivant…
_ Qu'est ce qui t'empêche alors d'aller en faire un à une humaine ?
_ Ta question est stupide… Toi bien sur.
_ Moi ? Je ne t'en voudrais pas si tu réalisais ce rêve, nous pourrions élever ensemble cet enfant…
_ Non, ce n'est pas ta colère ou ta rancœur qui me freine… C'est juste que je veux un enfant de toi.
_ …
_ …
_ … Tu te sacrifies pour rien… Je ne suis et ne serais jamais capable d'avoir d'enfant, autant réaliser ses rêves quand on le peux…
_ Pas sans toi… Et je ne me sacrifie pas.
_ Si tu le dis.
Je lui caressais les cheveux. Un geste tendre et maternel encore une fois… Je l'entendis ronronner comme un chat. Il était bien. Moi aussi…
Il est le seul à pouvoir m'apaiser et me calmer, le seul aussi de qui j'accepterai presque tout sauf la trahison… et le seul pour qui je serais prête à tout, même à massacrer le monde entier…
Son ronronnement changea de ton et se fit plus rauque, plus profond…
Lorsque je contractais mes abdos pour me redresser, je vis son regard tourner au noir…
Je compris tout de suite…
_ Euh, Caïus, on est dehors là…
Il se leva et se mit à quatre pattes au dessus de moi, j'étais prise au piège.
_ Et alors, il n'y a personne… il fait nuit…
_ C'est pas une raison…
Je commençais à me fâcher, il n'y avait nul endroit ici pour nous cacher…
_ Il fait nuit, personne ne viendra nous déranger et si c'est le cas, malheur à lui de m'arrêter dans si doux moment…
_ Mais on n'est pas des bêtes ! On ne va pas faire ça dehors comme ça !
_ On n'est pas des bêtes, mais mes instincts primaires commencent à se faire pressant là…
Non mais c'est quoi cette phrase tordue ! Et c'est pas une justification satisfaisante pour moi ! C'est pas parce que Monsieur Caïus a des envies de faire l'amour dans les bois comme de vulgaires bestioles que je dois…
Oh oh… ne me dites pas que… ce truc tout…
Bon, Lou, prends sur toi… Prends sur toi…. Et pousses un bon coup…
Fin pov Lou
Vlam. Un bon coup de pied dans les valseuses de notre cher Caïus le fit se pousser, Lou en profita pour s'échapper.
Caïus ne broncha pas, la douleur chez un vampire, connais pas…
_ Tu sais que tu es encore plus désirable quand tu te mets en colère…
Voici la tête de notre chère Lou : O.O
Caïus se releva et essaya de l'attraper.
Lou partit en direction du château. Une fois là bas, elle hurla à l'attention de tous pour voir si un courageux pourrait l'aider…
_ A L'AIDE ! ANIMAL EN RUT A MES TROUSSES !
Les seules qui tentèrent de répondre à son appel furent ses amies de toujours mais elles échouèrent lamentablement… Leur technique du croche patte fonctionnait à la perfection sur les humains, mais un vampire… Laissez moi rire…
En tout cas la course poursuite se termina dans une salle que Lou connaissait par cœur : sa chambre. Là, elle barricada l'entrée avec tous les débris… mais comme dans le conte des trois petits cochons, la porte s'envola et le loup entra pour débusquer sa proie…
La fin de cette journée fut… mouvementée dans la dite chambre… Kim et Amélie allèrent chercher une nouvelle porte et barricadèrent les lieux avec les panneaux affichant en caractères gras :
NE PAS DERANGER SOUS PEINE DE RECEVOIR LA PEINE CAPITALE DANS LE CAS CONTRAIRE…
Aussi étrange que cela puisse paraitre, personne n'enfreignit la consigne, les vampires étaient courageux, sans peur, sans cœur pour certains, mais pas suicidaires…
