-Grâce ! Grâce réveille-toi ! Grouille !

Grâce ouvrit les yeux brusquement et dévisagea Julius.

-Qu'est-ce que… ?

-Pas de questions ! Dépêche-toi on s'est fait repérer ! Il faut fuir !

Grâce se leva d'un bond. Elle enfila sa robe précipitamment.

Elle entendait des bruits de courses dans le couloir. Elle agrippa fermement sa baguette et se tourna vers Julius.

-On abandonne la maison ?

-On l'abandonne.

Ils regroupèrent leurs maigres affaires et se ruèrent dehors avec tous les autres.

Julius attrapa brutalement Lerry qui passait à toute vitesse devant eux.

-Il reste des gens à l'intérieur ? demanda-t-il violemment.

- Non personne ! J'étais le dernier !

Lerry se dégagea de la poigne de Julius.

-Qu'est-ce qu'on fait ? On les attend ou on transplane ?

-Transplanez répondit Julius d'une voix blanche. Grâce, aide-moi à détruire la maison.

-Deprimo ! cria Grâce.

Elle se mit à courir autour de la maison avec Julius en lançant ce sort. La maison s'effondrait péniblement. Elle vit Julius se mettre à lancer des Incendios et fit de même.

Les gens autour se pressaient de transplaner.

-Mais qu'est-ce qu'il passe ? interrogea Grâce.

-Les aurors… Ils sembleraient qu'ils nous aient découvert. Ils ne sont pas encore arrivés mais ça ne devrait pas tarder ! Il faut qu'on se dépêche de transplaner ! »

Au moment où il prononçait ces mots, quelqu'un s'écria :

« Transplanez ! Ils sont là ! »

Julius et Grâce échangèrent un regard.

« Merde ! Transplane Grâce ! s'écria Julius.

Autour d'eux, des silhouettes apparaissaient.

-C'est impossible ! Paniqua la jeune femme. Ils ont dû jeter un sort !

-Courons ! »

Grâce s'élança. Les aurors s'étaient mis à lancer des sorts. Elle entendit crier autour d'elle.

« Je me suis faite repérée ! Paniqua-t-elle.

Elle sentit des aurors se mettre à sa poursuite.

-Il faut que j'atteigne une zone où je puisse transplaner ! »

Des sorts passaient au-dessus de sa tête faisant vibrer l'air. Grâce se pencha pour éviter de se faire toucher. Elle aperçut les contours des arbres de la forêt. Un sort effleura sa joue et elle se mit à détaler de plus belle.

Elle réussit à entrer dans la forêt et entendit les pas derrière elle s'estomper légèrement avant de reprendre. Les aurors la suivaient toujours.

Elle s'enfonça dans la forêt. Les branches lui fouettaient le visage et les buissons la ralentissaient. Elle sauta par-dessus un petit ruisseau et reprit sa course. Les pas la suivaient toujours.

Elle tourna à droite, espérant semer son poursuiveur.

Elle se retourna, n'entendant plus les bruits de pas.

-Boclang !

Un auror se précipita sur sa gauche.

Un autre arriva derrière elle.

Deux autres se placèrent devant elle.

Elle était encerclée et ne pouvait même pas lancer de sorts à voix haute.

« Une chance que j'ai toujours été forte en sortilèges informulés se dit-elle. »

Elle lança un Avada Kedavra sur l'auror derrière qui l'évita de justesse. Ce n'était pas le moment d'épargner des vies.

Elle n'attendit pas de voir le résultat et stupéfixia l'auror à sa gauche. Il tomba à ses pieds tandis qu'elle se baissait pour éviter un sort. Elle se rua dans l'ouverture qu'elle avait créée tout en lançant des sorts au hasard derrière elle. Un sort l'atteignit, lui ouvrant une large entaille sur le bras. Elle se mit à courir. Elle savait que, plus loin, se trouvait une maison de moldus inoccupée. Si elle semait les aurors elle pourrait s'y reposer cinq minutes et faire le point sur sa situation.

Elle serra les dents. Un autre sort venait de l'atteindre à la cuisse.

Elle se retourna et fit face aux trois aurors restant.

Avant qu'ils aient le temps de ralentir, elle désarma un auror et lança un maléfice sur un autre qui s'effondra, inconscient. Elle évita un Incarcerem et ligota le troisième auror. Elle récupéra la baguette des 3 aurors et reprit sa course.

Elle tenu encore une petit quart d'heure avant de sentir son corps se mettre à trembler. Elle s'arrêta quelques instants puis reprit en marchant le plus vite qu'elle pouvait.

Elle atteignit enfin la vieille maison et entra.

Elle bénéficiait d'une grosse heure avant qu'on ne se mette à sa recherche.

Elle regarda autour d'elle. Qu'est-ce qu'elle venait d'entendre ?

Elle tendit l'oreille. Des bruits de voix. En haut.

Elle monta lentement les marches, brandissant sa baguette. Elle se colla contre la porte et l'ouvrit d'un coup bref.

-Ne bougez pas ! hurla-t-elle.

Des têtes se tournèrent vers elle.

Une dizaine de jeunes aux visages percés la dévisagèrent.

-C'est quoi ça ? demanda nonchalamment un jeune. Une keuf ?

« Merde. Se dit Grâce. Un squat. » Puis elle s'évanouit.