Et enfin je termine cet histoire ^^

Guest: A la base, RedJohn n'avait rien à voir avec le départ de Lisbon. Mais comme tu l'as dit, c'est aussi un personnage très important, et il aurait manqué quelque chose si je ne l'avais pas introduit. J'aurais aussi préféré vous laisser avec juste cet epilogue comme éclaircissement, le cliffhanger aurait été parfait... et cruel xD Enfin, tan pis maintenant ^^

Une dernière fois, merci à mes reviewers, et à votre patience surtout...


La sonnerie du téléphone brisa le calme relatif ambiant. Grace interrompit le pianotage de ses doigts sur son clavier d'ordinateur afin de décrocher le combiné de sa ligne fixe.

- Agent VanPelt, dit-elle en guise de salutation.

En reconnaissant la voix de son interlocuteur, le visage de la rousse s'illumina.

- Eh Jane ! Alors, comment ca [...] Oh...

Son sourire disparut et ses sourcils se froncèrent. A l'entente du nom du consultant, Rigsby et Cho avaient levés le regard vers elle.

- Et qu'est ce que tu vas [...] Quoi ?! Mais tu es sûr ? [...] Ah...

De nouveau, la jeune femme sourit.

- Oui, biensûr je leur dirais ! [...] D'accord, j'ai hâte, vous nous manquez déjà [...] Dis à Lisbon que je lui souhaite bonne chance ! rajouta-t-elle en riant.

Ses deux collègues ne purent entendre la réponse de son interlocuteur mais cela devait être amusant car le rire de Grace retentit de nouveau.

- A bientôt, j'espère que tout ira bien pour vous deux...

Elle resta encore quelques secondes en ligne, puis raccrocha, souriante et encore surprise de ce qu'elle venait d'entendre.

- Alors, il a réussit à convaincre Lisbon de rentrer ? demanda Rigsby qui s'était levé pour s'approcher du bureau de VanPelt.

- Euh non, pas exactement... répondit-elle, hésitante.

- Bah, tu viens pas de lui dire "A bientôt" ?

- Jane a décidé de rester à Washington, avec Lisbon, l'informa-t-elle. Mais comme ce n'était pas prévu, il doit revenir afin de prendre ses affaires et elle l'accompagne, pour nous voir. Je crois qu'elle s'en veut toujours d'être partit sans prévenir...

- Attends, quand tu dis qu'il reste à Washington avec Lisbon... Il reste avec Lisbon ou... AVEC Lisbon ? demanda le grand brun en insistant sur le second "avec".

- Il quitte la Californie pour la rejoindre, intervint Cho d'un ton neutre, à ton avis ?

- Wow... s'exclama Wayne.

- J'ai du mal à réaliser qu'on les perds tous les deux, dit tristement la rouquine.

Un silence pesant suivit ses mots, les trois agents prenant conscience de la perte des deux membres les plus importants de l'équipe.

- Eh ! Mais ca veut dire que tu vas rester notre patron ?! demanda finalement le grand brun à l'asiatique.

- Peut-être... répondit-il en ouvrant un des dossier posé sur son bureau, comme si cela lui était égal.

- Donc tu ne pourras plus venir à nos soirées poker... sourit Rigsby.

- T'auras peut être une chance de gagner quelque chose pour une fois, soupira-t-il.

Malgré son ton toujours monocorde, on discernait une lueur amusée dans son regard. D'ailleurs, Grace confirma sa remarque en ricanant.

- Ah ah ! Très drôle ! ironisa Wayne.

- C'est pas de sa faute si tu ne sais pas bluffer, dit malicieusement VanPelt.

- Pff... N'importe quoi ! s'offusqua-t-il. Je sais bluffer, c'est juste que...

- Même là, t'es pas convaincant, l'interrompit Kimball.

- Je vais peut être bien aller rejoindre Lisbon au FBI moi, dit froidement Wayne. Il y a une mauvaise ambiance ici depuis que le nouveau chef d'équipe a été promu...

Il lança un regard noir à ses deux coéquipiers et se retourna en marchant vers la cuisine.

- C'était mieux, mais c'est pas encore ça... lança Cho dans son dos.

Sans s'arrêter d'avancer, le grand brun leva un bras en l'air, adressant un signe peu amical en direction de l'asiatique. Ce dernier reporta son attention au dossier en soupirant.

- Aucun respect pour la hiérarchie...

...

5 semaines plus tard...

- Alors, que faisons-nous aujourd'hui ? demanda joyeusement Jane.

Accoudé à la table de la cuisine, il regardait Teresa se servir une tasse de café. Il adorait particulièrement ces matins de fin de semaine, quand ils pouvaient se lever tard et prendre le temps de savourer leur petit déjeuner. Les cheveux encore en bataille et son tee-shirt trop grand cachant à peine la moitié de ses cuisses, la brunette releva les yeux vers lui en souriant.

- On pourrait aller au Smithonian ? suggéra-t-elle.

Le mentaliste glissa un bref regard vers la fenêtre et fit une grimace en signe de désaccord.

- Il fait trop beau dehors pour s'enfermer dans un musée...

- Mais ce n'est pas n'importe quel musée ! s'exclama-t-elle.

- Puis-je savoir depuis quand date cet intérêt pour les musées ? demanda-t-il, suspicieux.

Piquée au vif, la jeune femme baissa les yeux en rougissant.

- J'y ai toujours prêtée de l'intérêt, c'est juste que... je n'aime pas aller les visiter toute seule, avoua-t-elle.

- Tu aurais dû me le dire avant, j'aurais adoré t'y accompagner plus tôt !

- Mouais, c'est ça, dit-elle sceptiquement. Tu te serais moqué de moi oui !

- Peut-être, lui accorda-t-il, mais je t'aurais accompagné quand même...

Alors qu'elle déposait un baiser sur son front en passant devant lui pour mettre le grill pain en marche, le blondinet se dit qu'il y aurait autre chose qu'il aurait pu faire plus tôt.

- Le Smithonian, reprit-il, ce n'est pas là où tu m'a dis que la femme de ton partenaire travaillait ?

- Ah non, répondit-elle en brandissant une tartine, elle travaille au Jefferson. Et si tu osais la désigner comme "sa" femme devant elle, elle te ferait sûrement un exposé approfondie sur "l'archaïsme d'une institution telle que le mariage" ! dit-elle en mimant les guillemets.

Il rit devant sa mise en garde. Pour que le terme l'ai ainsi marqué, elle-même avait dû faire cette terrible erreur.

- Cette femme a l'air intéressante, il faudra que tu me la présente, sourit-il.

- J'aimerais bien voir ça, rit-elle en s'imaginant la scène. Ca pourrait même être dangereux, si elle a un scalpel sous la main...

- Il y a l'adresse du Jefferson dans l'annuaire ? demanda-t-il en riant.

- Au moins, tu as une chance de pouvoir lui parler, il n'ont pas encore fiché ta tête à la sécurité du musée... dit-elle malicieusement.

Jane grommela.

Il avait fait une demande auprès du FBI afin d'être engagé en tant que consultant, mais étant donné ses "antécédents" bien connus des services grâce à l'agent Darcy, elle avait été rapidement refusée. Cela n'empêchait pas le mentaliste de continuer d'aider Lisbon sur ses affaires lorsqu'elle rentrait à la maison et un jour, alors qu'il venait d'avoir une révélation sur l'enquête en cours, il s'était précipité au Building Hoover et fait irruption en plein milieu d'un débriefing. Il avait cru tenir là l'occasion de convaincre les agents présents de son efficacité, qu'ils insisteraient ensuite auprès du Directeur afin de l'engager, mais malheureusement, c'est l'effet contraire qu'il obtenu. L'ancien medium avait joué son grand numéro à la Patrick Jane, et la procureur générale n'avait pas du tout apprécié.

Caroline Julian avait de nombreuses années de carrière derrière elle, et elle n'était pas arrivée à la place qu'elle occupait aujourd'hui grâce à sa douceur et à son amabilité. C'était une procureur respectée, juste et efficace qui aimait les preuves solides et concrètes. Pour elle, Patrick Jane représentait un danger pour le FBI, une véritable source d'ennuis pour le métier qui représentait sa vie.

- Ecoutes mon chou,lui avait-elle dit,je suis au courant de tes "exploits" là-bas, dans l'Etat Doré. Ici nous avons nos fouines qui nous trouvent de vrais preuves et, même si je ne comprend rien à leur charabia scientifique, ils me permettent de coincer les criminels pour de bon et, en plus, d'être apprécié de la hiérarchie. Toi, mon chou, toi et tes tours de passe-passe hasardeux n'allez faire que remplir mon bureau de paperasses supplémentaires et sûrement finir par me faire virer. Je vais donc te demander, à toi et ton joli costume, de bien vouloir quitter cet honorable bâtiment. Et si jamais je revois ta tignasse blonde dans les parages, je collerais ce sourire de surfer australien sur un avis de signalement que je distribuerais à chaque agent du Bureau afin que tu ne puisses définitivement plus mettre les pieds ici. C'est clair ?

En faites, la seule chose à laquelle il avait pensé à cet instant était qu'il ne savait pas surfer. Jane n'avait pas pris la menace au sérieux, et voilà qu'après s'être glissé une première fois parmi les touristes afin de pouvoir déjeuner avec Teresa, son visage s'était retrouvé placardé à tout les étage du siège du FBI. Se faire plaquer au sol par deux gorilles armés lui avait fait passer l'envie de plaisanter, en particulier après avoir pensé a ce que cela pouvait causer à Lisbon.

Un soir où elle lui avait ramenée l'affiche placardée à son étage, il lui avait lancé : "Au moins, tu penseras à moi au boulot. Les cadres exposés sur le bureau, c'est démodé...". Elle avait rit, mais au fond, le mentaliste se doutait bien que l'agent devait se sentir mal à l'aise auprès de ses collègues.

Puis il avait finalement trouvé une place au Washington Post, le journal de la ville. Il s'avérait que le principe de l'interview soit semblable à celui de l'interrogatoire, et les talents de Jane ont su intéresser les bonnes personnes au sein du quotidien. Ce n'était pas aussi gratifiant que de travailler pour les forces de l'ordre, mais cela lui convenait pour l'instant.

- Tu verras, dit-il, un jour, les trucs scientifiques ne suffiront plus et là, cette Madame Julian regrettera de m'avoir chassé comme un mal propre...

Il but une gorgée de son thé et rajouta :

- Je pourrais aussi l'interviewer lors d'une conférence de presse et lui faire dire des...

- Non, Jane ! le gronda Lisbon.

Ah. Quand elle l'appelait par son nom, c'était qu'elle était branchée en mode professionnel. Ou qu'elle était vraiment très en colère.

- Bon d'accord, peut être pas la conférence de presse... soupira-t-il.

La brunette le remercia du regard et il sourit intérieurement. Après tout, il avait seulement dit "peut être".

- Tu sais que le Smithonian possède également des jardins accessibles au publique ? glissa-t-il, revenant au sujet principal de la conversation.

La jeune femme esquissa un sourire devant le compromis parfait que lui proposait l'ancien medium. Elle n'eût cependant pas le loisir de répondre car on sonna à la porte. Le couple fronça les sourcils en même temps. Qui pouvait venir les déranger un dimanche matin ?

- Ne bouges pas, dit-elle au blondinet, je vais voir...

Il la suivit du regard tandis qu'elle croquait un morceau de biscotte et quittait nonchalamment la cuisine. L'agent traversa le salon et se hissa sur la pointe des pieds afin de positionner son oeil en face du judas et identifier leur visiteur. Il n'y avait personne. Prudemment, elle entrebâilla la porte et scruta les alentours. Ne voyant rien de suspect, elle s'apprêtait à refermer la porte, croyant à une erreur d'adresse, lorsque ses yeux furent attirés par un objet blanc à ses pieds.

Une petite enveloppe reposait sur le paillasson. Lisbon s'en saisit et la fit tourner entre ses mains. Le fait qu'elle soit vierge finit de l'inquiéter, quelqu'un l'avait bel et bien déposé là à son attention. Les doigts tremblants, elle l'ouvrit et sortit la carte, pas plus grande qu'une carte de visite, qu'elle contenait. La première chose qu'elle vit fut le petit smiley rouge vif en guise de signature, et, pendant un instant qui lui parut durer une éternité, elle fut incapable d'en décrocher son regard. Puis elle redressa vivement la tête et scruta de nouveau la rue, plus attentivement cette fois, recherchant une silhouette suspecte parmi les autres.

Il devait être là. Il voulait sûrement se délecter de sa réaction, admirer la peur qui se peignait sur son visage à l'instant même. John le Rouge devait être là, quelque part. Etait-ce ce joggeur là ? Ou peut être ce grand-père boiteux en face, était-il vraiment ce qu'il paraissait être ?

Finalement, elle se rendit compte que cela ne servait rien à part la rendre plus folle encore qu'elle ne l'était déjà, et elle referma lentement la porte, s'y appuyant comme une bouée de sauvetage.

" Bienvenue dans la partie, Teresa... "

Ces mots tournaient encore dans son esprit, la hantant tellement qu'elle n'entendit même pas Jane la rejoindre à l'autre bout du salon. Lorsque la brunette leva enfin les yeux vers lui, elle le vit qui la dévisageait en silence, le visage fermé.

Il savait. Le mentaliste avait du voir l'enveloppe, puis son air décomposé. Il savait ce qui venait de se produire.

- Ca y'est, c'est arrivé... souffla-t-elle.

La période d'insouciance qu'ils s'étaient accordée jusque-là était terminée.

Fin.


Pour ceux/celles d'entre vous qui aurait reconnu, oui, j'ai bien fais un mini cross-over ^^ L'occasion était trop tentante...