Oui je le remets parce qu'il manquait une phrase à la fin...
Jasper
« Bonjour Jasper. Ca faisait longtemps. » me dit mon interlocutrice d'un air machiavélique.
« Rosalie. En effet ça faisait longtemps. Quoi de neuf depuis quatre ans sœurette ? » j'étais amer.
« Oh Jazzi ne fais pas ton ronchon. » elle me parlait comme si j'étais un enfant. « Tu n'es pas heureux de revoir ta sœur ? »
« Pas vraiment. En fait, je me demande où sont ton mari, tes deux gardes du corps et des dix milles enfants. » me moquais-je.
Elle grogna.
« Et toi, tu ne t'es toujours pas retrouvé une copine ? Apparemment la seule que tu as attiré c'était Alice, une petite traînée. »
Je la fusillais du regard, elle savait à quel point ça me faisait mal.
« Regarde la vérité en face frangin. » continua-t-elle. « Même si elles ont commencés de la même manière, nos vies sont très différentes. J'ai réussi, tu as échoué. » je fronçais des sourcils. « Je suis une des plus grandes mannequins de mon temps, mon mari est influent, riche, mes enfants son parfaits, ils ne pleurent pas, sont toujours calme, ne crient pas…Charlotte va dans une école privé… Et j'ai adopté un petit égyptien de cinq ans, il s'appelle Amun. » elle marqua une pause.
Je roulais des yeux en constatant que même avec les années, Rosalie était toujours aussi théâtrale.
« Et toi, Jasper. Qu'est-ce-que tu as ? Tu n'as rien, à part ton métier tu n'as rien. Ton fils te sera bientôt retiré et tu ne seras plus qu'un robot qui fait des dessins. »
Elle se moquait ouvertement de moi.
Je n'en pu plus.
« Rosalie, pourquoi es-tu là ? » demandais-je sur le point d'exploser. « Dis moi ce que tu as à me dire et pars. »
« Je viens pour te faire part de la décision du juge » lança-t-elle.
« La décision du juge ? » j'étais perplexe.
« Oui, tu ne te souviens pas ? Il y a quelques mois nous sommes allés au tribunal chacun notre tour pour savoir qui de nous deux aurait la garde de Gabriel. » me dit-elle, réveillant ma mémoire qui s'était mise en mode off spécialement pour ce jour.
« Ah oui ça… » grognais-je.
« Arrête de grogner Jazzi. » ria-t-elle.
« Bon alors, c'est quoi le verdict ? » marmonnais-je, anxieux à l'idée de perdre mon fils.
« Il ne sait pas encore. C'est pour ça que nous allons devoir cohabiter. Toi, Gabriel, moi et ma famille. » elle avait l'air contrarié par la décision.
« Et ensuite ? » demandais-je.
« Le juge décidera et prendra en compte les souhaits de Gabriel. » si elle était contrarié par le fait que nous allions devoir vivre sous le même toit, elle ne supportait pas l'idée que Gabriel choisisse.
« Très bien. » déclarais-je. « Bon, si tu veux bien me laisser travailler. »
« Je disais justement à ton charmant collègue que tu ne pourrais pas assurer tes fonctions aujourd'hui. » elle me regardait d'un air malicieux.
« Pourquoi ça ? » j'en avais ras le bol de ma sœur et souhaitais juste qu'elle me fiche la paix.
« Parce que tu dois déménager. » elle sourit du petit effet.
« Je…quoi ? Pourquoi ? » en plus de perdre un peu mon fils, je suis éjecté de chez moi.
« Ne t'inquiète pas, c'est juste pour quelques temps. Tu prends le nécessaire pour toi et pour Gabriel et vous venez dans l'appartement que le juge nous a attribué. » elle prit son sac et s'en alla, lorsqu'elle passa à côté de moi elle me chuchota. « On se voit ce soir, Jazzi. »
« Wow…ta sœur est, comment dire…explosive. » dit Garrett une fois qu'elle fut partie.
« Elle est surtout chiante et prends un malin plaisir à me rabaisser. » répondis-je.
« Bon aller, va faire tes affaires. Sinon tu vas encore être en retard. » chantonna-t-il.
« C'est un reproche ? » demandais-je.
« Peut-être bien que oui. »Il ria. « Aller oust, sort de mon bureau ! » il me poussait vers la porte de sortie et me conduit même jusqu'aux escaliers.
« Merci mec, à demain ! » lançais-je alors qu'il remontait.
« A demain ! Et sois à l'heure ! »
Je souris et repartis chez moi, partagé entre le bonheur et l'inquiétude de retrouver ma sœur.
Ma matinée se résuma à des cartons, des cartons, des cartons et… un petit plaisir solitaire.
Il fallait vraiment que je me trouve une petite-amie…
Je jetais un coup d'œil à la pendule, j'étais en retard, comme à mon habitude.
Je donnais des cours d'histoire, de maths et de dessin tous les lundis, jeudis et vendredis après-midi.
Ca me changeait les idées et le salaire me permettait d'être totalement sécurisé au cas où les affaires iraient mal.
Je me rendis à pieds au lycée dans lequel j'enseignais, bien sûr pas en tant que professeur titulaire car je n'avais pas les diplômes mais j'aidais les élèves en difficulté scolaire et animait l'atelier dessin.
Les élèves étaient très intéressants, gentils, enthousiastes, il y avait tout de même des durs à cuire mais je pense que je les impressionnais un peu avec ma taille.
Aujourd'hui j'enseignais l'histoire aux terminales. J'allais leur faire une séance un peu particulière sur la guerre de sécession.
Tous se mirent à leur place lorsque j'arrivais dans la salle de cours.
« Bonjour à tous ! Aujourd'hui nous allons voir qui pourrait à peu près s'en sortir vivant sur un champ de bataille ! » annonçais-je joyeusement.
J'entendis les filles souffler, se plaindre et marmonner tandis que les garçons criaient littéralement de joie.
« Aller, bougez vos fesses ! » les pressais-je pour qu'ils aillent au gymnase.
Je vis que Kate restait un peu en arrière, Benjamin était malade aujourd'hui et était tout de même venu mais du coup, toutes les filles voulaient prendre soin de lui.
Ces deux là me faisaient pensés à Rosalie et moi au même âge.
Jumeaux, toujours ensemble comme s'ils étaient collés. Elle était jolie, il était beau et toutes les filles lui tournaient autour. Ils s'adoraient et pensaient que jamais ils ne pourraient se séparés.
La seule différence était que Rosalie était populaire, exubérante et avait tout ce qu'elle souhaitait alors que Kate était très discrète, venait au cours spécialisés seulement pour accompagner son frère et était un petit rat de bibliothèque.
Elle se tourna vers moi, les autres continuaient à avancer.
Je vis qu'elle hésitait à me parler, je l'encourageais donc.
« Tu veux me dire quelque chose Kate ? » lui demandais-je en l'incitant à se confier à moi.
«Oui, j'aimerais vous demandez quelque chose . » elle rougit fortement. « Je…comment faîtes-vous pour élever un enfant alors que vous êtes célibataire ? » m'interrogea-t-elle.
« Eh bien, au départ je trouvais les sacrifices lourds mais dorénavant je ne regrette en rien le fait d'avoir mon fils à mes côtés, je ne sais pas ce que je ferais s'il n'était pas là. »
Au fond, je savais pourquoi elle me disait ça mais je pense que je ne voulais pas me l'avouer.
Sa lèvre inférieure tremblota, ses yeux étaient pleins de larmes.
« Monsieur…Est-ce-que vous pensez que…que je serais capable d'élever un enfant ? » me demanda-t-elle finalement, les larmes coulaient sur ses joues.
« Je…je ne sais pas quoi te dire Kate. C'est…je ne peux pas te dire que c'est bien ou mal, j'aimerais te rassuré mais je ne…je ne peux pas….ce serait cautionner le fait d'avoir un enfant trop jeune. » j'avais la gorge serrée et le ventre noué, j'aurais tellement aimé la consoler mais dans l'enceinte de l'établissement je représentais l'autorité.
Ses larmes redoublèrent.
Ca me fit tellement mal…
Je craquais et la pris dans mes bras et commençais à la bercer doucement.
« Ca va aller Kate. Mais déjà… » je me détachais d'elle. « On va aller rejoindre les autres et se défouler ! » je la motivais, sachant que ce qu'il lui fallait, c'était un but. Je lui dis de réfléchir à ce qu'elle voulait pour elle, et éventuellement pour son enfant.
Nous rejoignions les autres qui nous regardaient avec des yeux suspicieux.
« Aller gros flemmards ! Il est temps de bouger vos grosses fesses ! » leur criais-je.
La séance d'aïkido se passa mieux que ce que je ne l'aurais pensé.
Mais toutes les jeunes filles étaient vraiment très impressionnées, ou plutôt intéressées, par ma capacité plus que gigantesque à maitriser aussi bien l'aïkido et à remettre en place tous ces idiots, ce qui m'affligeait particulièrement.
Et comme à mon habitude, j'étais en retard pour aller chercher Gabriel à l'école.
Je courus à toute vitesse pour ne pas arriver trop en retard.
Heureusement que Tanya, sa maîtresse était compréhensive.
J'arrivais en catastrophe devant la porte de la classe.
Tanya me sourit et appela Gabriel, ce dernier arriva en sautillant.
Il adorait sa maîtresse et je sais qu'elle l'aimait également beaucoup.
Et je ne peux pas dire qu'elle me laisse insensible.
Comment dire…contre toutes mes attentes, Tanya Denali est totalement mon type de femme.
Calme, posée, douce, gentille…
Tout ce qu'il me fallait et tout ce qu'il fallait à Gabriel.
Mon petit bout demanda à monter dans mes bras.
« Alors comment c'était l'école ? » lui demandais-je alors que je le prenais.
« C'était ennuyeux… » me répondit-il totalement exténué.
« Hey ! Je te signale, jeune homme, que mes classes ne sont pas ennuyeuses ! » protesta Tanya.
Je ris à sa remarque.
« Gab, va chercher tes affaires le temps que je parle avec la maîtresse. » suggérais-je à mon fils.
« D'acc' chef ! » me dit-il en tournant les talons. « Madame. » fit-il en faisant la courbette à la belle blonde.
Elle rit, ses yeux couleur or étaient joyeux, ce qui n'était pas le cas tous les jours.
« Alors Jasper. » commença-t-elle. « Que voulais-tu me dire ? »
« Eh bien, déjà que j'adore le fait que tu sois la maîtresse de mon fils et que j'aimerais t'invité à sortir. » Je dis tout d'un trait pour ne pas me dégonfler.
Elle parut surprise mais pas dégoûtée par le fait de sortir avec moi.
« Je pense que c'est une proposition intéressante. Mais je vais tout de même vérifier mon agenda… » me taquina-t-elle.
« Oh eh bien si tu es prise… » dis-je, feignant la nonchalance.
« J'en serais ravi, Jasper. » souffla-t-elle finalement en se rapprochant de moi.
Je sentis son souffle chaud dans mon cou, ce qui eut le don de m'exciter quelques peu.
« Vendredi soir, je passerais te prendre à 19h00 et nous irons dîner. » soufflais-je à mon tour.
« Et qui va garder Gabriel ? » s'inquiéta-t-elle.
« Je m'en occupe. » la rassurais-je.
« Eh bien…j'ai vraiment hâte d'y être. » elle rougi après avoir remarqué que nos respirations étaient haletantes.
« Papa on y va ? » râla mon fils en arrivant vers nous.
« Oui oui, j'arrive. A demain Tanya. » j'étais légèrement frustré, cette crapule avait un don pour casser tous les moments forts que je vivais.
« A demain Jasper, a demain Gabriel. » elle fit au revoir de la main avant de retourner dans sa classe.
Je vérifiais l'heure, les déménageurs avaient du passer prendre les cartons.
« Dis papa, où on va là ? » me demanda Gabriel.
« On va à une nouvelle maison, mais ne t'inquiète pas ce n'est pas pour très longtemps. En plus on va fêter ton anniversaire ! Papi, mamie, Bella et Edward vont venir à notre nouveau chez nous et on va voir qu'elle déco on pourra faire dans ta chambre. » répondis-je.
Il baissa les yeux et continua de marcher en silence.
Quand à moi je pensais à vendredi soir…
Avant d'être ramener au moment présent par mon téléphone qui sonnait.
« Allo ? »
« Jasper ? Où es-tu ? »
« Rosalie, ne t'en fais pas, j'arrive. »
« J'ai préparé à manger. Tout ce que tu aimes. »
"Il y aura aussi Carlise, Esmé, Edward et Bella."
« Oui je suis déjà au courant, c'est tout de même ma belle-famille ! Aller je te laisse. »
« Ok, j'arrive bientôt. Je raccroche. »
« Jasper ! »
« Oui ? »
« Je ne pensais pas ce que je t'ai dis ce matin. Je suis désolé. Je t'aime.»
Elle raccrocha.
Je sentais que les prochaines semaines allaient me permettre de retrouver un peu ma sœur.
Je regardais mon fils qui shootait dans des cailloux.
J'allais avoir ma sœur et mon fils en même temps, la première fois depuis longtemps.
J'espérais, même si je ne l'avouerais jamais, que j'allais retrouver Rosalie, celle que j'aimais.
Ma Rosalie.
Moi je l'aime bien Rosalie, et vous?
Répondez moi par review! :)
Tanya et Jasper... hum hum... intéressant non?
Je mets encore l'histoire en place donc si je ne développe pas trop l'histoire avec Kate pour le moment, c'est normal.
Aller, bonne soirée.
Bisous.
Loulette.
(Et vive l'été! Il fait très chaud chez moi!)
