Attention : PWP (et je précise que cette nouvelle micro fic n'a AUCUN rapport avec la première ! Ce n'est pas la suite !)

J'ai toujours eu envie d'écrire cette scène qui n'existe pas dans le manga...


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Concours de chasse

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Leurs souffles rauques se confondent avec les bruissements de la forêt hostile. De gros lézards aux cornes et aux dents acérées rôdent aux alentours, posent leur pupille fixe sur les deux hommes qui copulent sauvagement dans leur jungle, puis s'éloignent en faisant trembler la terre de leurs lourdes pattes.

Le dos de Sanji est cruellement éraflé par le tronc rugueux de l'arbre contre lequel Zoro le malmène. Entre deux gémissements, il essaie de protester contre la brutalité du spadassin, mais celui-ci n'en a cure et ne freine pas la cadence endiablée de ses poussées avides. Seulement quand il veut l'empêcher de crier, même si le blond n'est pas assez stupide pour appeler à l'aide, le sabreur s'empare de sa bouche pour lui donner un baiser furtif et râpeux.

Leurs fronts moites collés l'un à l'autre empêchent le cuisinier de se soustraire au joug du regard quasi hypnotique qui le surplombe légèrement. À quoi cet enfoiré de bretteur peut-il bien penser en le violentant de la sorte ? Et pourquoi maintenant, pourquoi aussi soudainement ? Ils se sont rencontrés par hasard en vagabondant à la recherche de gibier sur cette île nommée Little Garden, et avant que Sanji n'ait pu se mettre en garde, l'épéiste a fondu sur lui comme un prédateur sur sa proie. Un prédateur qui n'hésite pas à planter ses crocs dans la chair dévoilée et appétissante de sa victime.

Zoro pousse un râle en exultant. Quelques coups de reins plus saccadés achèvent de drainer sa semence à l'intérieur de son partenaire. Presque dans le même temps, une mimique crispe le visage du blond qui ferme les yeux et jouit à son tour sur les abdominaux de son partenaire.

– Ah.

Rompu par l'effort, l'escrimeur se laisse glisser genoux à terre, toujours niché entre les cuisses souillées du maître-coq. Celui-ci grogne de mécontentement, ses omoplates meurtries. Les deux pirates se dévisagent en reprenant leur souffle, les joues encore enflammées.

– Qu'est-ce que t'as fait, stupide marimo ?, siffle Sanji, ses yeux jetant des éclairs.

– Ce que tu m'as suggéré de faire, imbécile d'Ero Cook, répond le sabreur d'un ton mordant.

– Pousse-toi de là maintenant, ou tu vas ramasser tes dents !

Le bretteur des Mugiwara émet un ricanement sec et s'écarte en remontant son pantalon. Le blond en fait de même, chancelant, son postérieur le lancinant déjà. Malgré la chaleur poisseuse de l'île, il referme sa chemise jusqu'au dernier bouton pour cacher les morsures qui parsèment sa poitrine.

Quand il relève les yeux, l'épéiste a déjà commencé à s'éloigner dans les arbustes touffus de la jungle, ses cheveux s'amalgamant avec la verdure de la végétation envahissante.

– Bon, à plus.

– Comment ça « à plus » ? s'écrie le pirate au sourcil enroulé, piqué par sa désinvolture. J'espère que t'as pas oublié notre concours de chasse !

– Pas du tout. On n'en est qu'aux préliminaires, non ?, dit Zoro avec un sourire carnassier. Un conseil, essaye de ne plus croiser ma route. Si je t'attrape encore, tu ne pourras plus marcher.

Sanji a trop le vertige pour répliquer. Ramassant sa veste qui a été arrachée comme le reste de ses vêtements, il préfère prendre la fuite dans les buissons.