Disclaimer : Les personnages de Mai Hime ne m'appartiennent pas.
Note de l'auteur : Toutes mes excuses, c'est impardonnable, châtiez moi T.T
Rappel et changement
Ça devait bien faire quatre heures qu'elle révisait sans relâche, le sommeil se faisait sentir, ses yeux se fermaient petit à petit...
« Natsuki ? »
Une fine silhouette, aux longs cheveux bleus, de dos, au milieu d'une plaine entourée de falaises, sans arbres, sans rien, juste elles.
« Natsuki ! »
Une jeune femme aux cheveux d'or, une main tendu vers le mirage bleuté, se tenait là, derrière le voile nuit. Les larmes ruisselaient, elle continuait d'appeler, encore et encore.
« tu n'as pensé qu'à toi quand tu es partie, Shizuru. »
Elle s'était à présent retournée, la princesse à la chevelure Saphir. Ses yeux absinthes reflétaient la trahison et la haine. La châtaigne se noyait dans ce regard souffrant, elle baissa le bras, s'approchant doucement.
« Je n'ai fait que penser à toi dans mon acte, Natsuki... »
A mesure qu'elle avançait, l'autre reculait. Tendant le bras dans l'espoir de la ramener, ses doigts ne faisaient qu'effleurer que l'effleurer.
«Et mes sentiments dans tout ça... »
Ces paroles ne furent qu'un murmure, ces paroles qu'elle avait entendu autrefois, lors de la remise des diplômes. Peu à peu, le paysage s'assombrit, ne laissant plus que le néant à la vue des mirettes cramoisies de Shizuru.
Une goutte de sueur perlait à la naissance de ses cheveux. Ses yeux s'entrouvrirent, doucement, douloureusement. Sa tête lançait,elle se dirigea vers la salle de bain, prit un cachet d'aspirine, jeta un regard à la glace... Elle était pale, suait, tremblait, affreux spectacle. Elle se passa un peu d'eau sur le visage. Ce rêve l'avait donc tant chamboulée ? Il devait forcément dire quelque chose...
« que voulais-tu me dire, Natsuki ? »
Après s'être séchée rapidement, elle enfila son kimono de nuit et se coucha. D'ailleurs, ces révisions n'avaient pas dû la laisser de marbre, son rêve ne devait être que le fruit de son extrême fatigue et non d'une quelconque prémonition. Le lendemain...
*sonnerie de portable*
« A...Allo ?
- Shizuru, ma fille ! J'ai une grande nouvelle. Ton frère Reito vient d'être papa d'une petite merveille, je te paye le billet d'avion, nous t'attendons samedi vers quatorze heure à l'aéroport d'Osaka ! Tu le récupère au guichet, bisouuuu ! »
Tut...Tut...Tut bip.
Elle venait d'être tata. Son père lui avait acheté un billet d'avion pour retourner au Japon. Japon... Natsuki... Retrouvailles chaleureuses avec de gros bisous. Non, non, elle ne reverra pas son cher louveteau. Elle devra souhaiter du bonheur pour Reito et voir sa nièce, et rien ne garantit que son amie voudrait la revoir et encore moins lui adresser la parole.
Le samedi, Shizuru était dans l'avion pour treize heures de vol direction Osaka, où sa famille devait l'attendre. Un Steward distribuait des boissons. L'ancienne kaichō demanda un thé. Le jeune homme la servit, avec un grand sourire et au moment où il plongeait ses ébènes dans les rubis de son interlocutrice, demanda presque aussitôt :
« Madame, vous me paraissez bien triste. Pensez-vous à quelqu'un ? »
Sur ces mots, il passa son chemin, lui souhaitant bon voyage. La châtaigne, troublée par sa phrase se retourna vers le hublot, se perdant ainsi dans les nuages. ' Pensez-vous à quelqu'un ? '. Oui, elle pensait à Natsuki, celle qu'elle ne reverrait pas, bien qu'elle soit dans le même pays. Après ces pensées, elle s'endormit.
« Ōsaka e Okaeri (Bienvenue à Osaka)
Ōsaka no kūkō »(Aéroport d'Osaka)
Un grand jeune homme, brun aux yeux d'or accompagné d'un grand homme brun aux yeux écarlates, s'approchèrent les bras ouverts. Shizuru, le sourire aux lèvres, se jeta dans une embrassade chaleureuse avec son frère et son père. Après les politesses, tous trois se dirigèrent vers la sortie et leur véhicule. Sur le chemin les menant chez eux à Kyoto, Reito décrivait à sa sœur, des étoiles pleins les mirettes, le physique de sa fille Mikoto, son père tout craché : les yeux dorés, la chevelure ébène. Elle tenait de sa mère la force et l'énergie. La demie heure séparant Ōsaka de Kyōto se passa assez rapidement. Faut dire qu'avec un Reito qui décrivait les moindres parties du corps de sa fille (même les doigts de pieds et les genoux...), ça passait assez vite. Deux petites femmes vêtues d'un kimono rouges, les accueillirent.
Shizuru, un après-midi, buvant une tasse de thé, assise sur la terrasse contemplait les érables rouges qui bordaient le jardin. La dernière gorgée finissait sa descente, qu'aussitôt, la jeune femme se leva, prenant l'initiative d'acheter de quoi manger le soir. À quelques minutes, elle atteignait déjà la supérette, du coin de rue et s'y engouffra. Elle se promenait dans les rayons, prenant des produits divers, une fois le tour terminé, elle alla payer. Enfin dehors, elle jeta un rapide coup d'œil à sa montre, épargnons-nous la description, la jalousie se ferait sentir... Elle releva la tête, mais tout ce qu'elle aperçut fut un sac et le noir complet.
Sa tête la lançait, les veines frappaient fort dans ses tempes endolories. Peu à peu, elle retrouva la vue, analysa les alentours, un hangar sombre, des voix, ses oreilles la faisait souffrir le martyre, ses ravisseurs l'avaient droguée. Alertant un homme, non loin, qu'elle était en vie, s'approcha puis s'accroupit à sa taille.
« Bonsoir, jolie demoiselle, je vais faire une petite photo de toi pour une amie à toi qui commence à nous ennuyer. Cheese »
Une amie... Qui les ennuie... personne n'oserait s'occuper d'eux, qui peut-être cette personne..
Pas... Natsuki !
L'angoisse lui prenait les tripes, elle avait peur, peur que sa Natsuki se jette dans la gueule du loup.
