Pardooon pour le retard ! J'avais complètement oublier que j'avais cette fiction en cour ! Je suis vraiment désolée, veuillez me pardonner. Bon, vu le peu de monde qui passe c'est pas très grave mais tout de même ^^

Donc voilà la suite. J'espère que ça va vous plaire.


POV Georges : La dernière invention des jumeaux Weasley

C'était pour Fred qu'il avait fait tout ça. Parce qu'il ne supportait pas l'idée que son jumeau pourrisse dans une boite. Parce qu'il n'avait pas eu l'occasion de lui dire au revoir. Parce qu'il voulait rire une dernière fois avec lui.

Ses parents avaient été d'accord pour l'incinération. Il ne leur avait pas fait part de la seconde partie de son plan. En premier lieu, c'était la dernière invention de Fred : La boule kejepense.

Le principe était simple, mais Georges avait dut faire quelques modifications et cela lui avait demandé 6 jours. Les 4 autres jours avaient été consacrés au deuxième lieu justement. Pas facile non plus à fabriquer.

Maintenant, tout irait bien. Fred aurait son au revoir et peut-être Georges parviendrait-il enfin à pleurer. Depuis que son jumeau était mort, le rouquin n'avait pas versé une seule larme. Pourtant, il en rêvait. La grosse boule qui grandissait dans son ventre menaçait d'exploser à tout moment mais restait là, bien en place, depuis deux semaines.

« Où allons-nous ? Demande soudain Ginny.

- Le cimetière n'est pas par-là, continue Ron.

- On ne va pas au cimetière. », Les coupe Georges.

Ils arrivent devant une grande haie quand Georges se retourne et leur fait face. Devant tous ces visages tristes, il sent la boule grossir encore un peu.

« Nous n'allons pas enterrer Fred, commence-t-il. Vous le voyez-vous ? Dans une boite ? Alors que, comme moi, il ne voulait qu'une chose, être libre ? »

Ça y est, Ginny pleure et Percy et Ron ont du mal à se retenir. Mais Georges n'y arrive toujours pas.

« Je refuse que Fred se laisse enfermer. Ce n'est pas ce qu'il aurait voulu. Et comme il ne peut plus protester, je le fais à sa place. Fred sera incinéré. Et on rependra ses cendres dans ce champ. »

Charlie est partit aussi et Bill a la mâchoire crispée de chagrin. Seule sa mère ne pleure pas. Georges lui sourit. Elle est courageuse.

« Maintenant je vais vous donner le nouveau produit des farces pour sorciers facétieux. Je vous expliquerais en quoi ça consiste plus tard. Inventé par Fred, fabriqué par moi. Profitez bien. C'est le dernier produit qui ne sera jamais créé par les jumeaux Weasley. »

Ah... Finalement il a réussi à faire pleurer sa mère aussi. Mes ses yeux, eux, sont toujours secs. Lentement, il fait passer les petites boules roses de mains en mains. Ensuite, il franchit la haie. Un à un, ses frères la passent aussi. Il aide une Ginny en larmes et une Molly sanglotant avant de se diriger vers son père. Hermione et Harry sont là, chacun dans les bras de leur copain et copine larmoyant respectifs. Quant à Lee, il sert longuement Georges dans ses bras avant de lancer un triste bonjour aux autres.

Le jumeau leur tend à eux aussi une boule rose et se retrouve incrédule avec une petite boule dans la main. Pourtant il avait bien calculé. Sans se compter lui, normalement, chacun en avait une. Ah oui... Il a compté Fred. Pour Georges, son jumeau est toujours là. Tant qu'il ne lui a pas dit au revoir, il est toujours là.

Il se retourne vers les autres et leur sourit tristement. Ses parents sont serrés l'un contre l'autre, Molly pleurant toujours en serrant l'invention contre sa poitrine. Ron regarde Georges, les yeux embués de larmes en tenant Hermione par la main. Harry tient Ginny contre lui et observe lui aussi le jumeau. Et Lee fixe le sol, sans doute pour cacher ses larmes. Les autres Weasley, eux, se soutiennent les uns les autres, essayant vainement de ne pas regarder le corps de Fred sur le bûcher.

« Vous n'avez rien à lui dire ? »

La question sonne dans l'air. Personne ne bouge. Sauf Ginny. À petit pas, elle s'approche du bûcher et pose sa main contre la joue de Fred.

« Fred tu... Ça ne sera plus pareil sans toi... Plus jamais. Mais où que tu sois je voudrais que tu sache... être mort ne te donne pas le droit de maudire Harry tu m'entends ? Je me débrouille très bien toute seule. Continue tout de même de t'occuper un peu de moi là-haut... Je t'aime. »

La dernière phrase de sa jeune sœur fait sourire Georges. Ginny est bien la seule, avec lui, à être capable de blaguer au-dessus du corps de Fred. Lentement, Ginny revient vers le groupe, respirant par saccade. C'est alors au tour de Charlie de s'avancer. Il ne touche pas Fred. Il se contente de le fixer d'un air malheureux, un triste sourire flottant sur son visage.

« T'es vraiment pas doué Fred... Tu ne pouvais pas faire un peu attention non ? Tu n'avais pas le droit de mourir espèce de... Martyre de guerre... Laisse-moi rire. Tu n'aurais pas dû mourir... C'est pas juste... »

Quand il revient vers eux, Charlie pleure à chaudes larmes. Ginny s'approche de lui et le serre dans ses bras pour le réconforter. Il a toujours été très sensible. Percy fait alors un pas hésitant vers le corps. Mais il n'ose pas aller plus loin et Bill doit le pousser doucement dans le dos pour le faire avancer. Il reste un long moment silencieux avant de parvenir à prendre la parole.

« On a jamais beaucoup parlé tous les deux hein ? J'étais ton testeur d'expériences préféré pourtant... Fred je... Je suis désolé. C'est de ma faute si tu es mort. Je t'ai fait rire, ça t'as déconcentré, et tu es mort. Je suis désolé... »

Percy ne pleure pas quand il revient, mais Georges ne peut pas s'empêcher de lui reprocher ses paroles.

« Tu aurais peut-être préféré qu'il meurt en pleurant ? Il est mort en rigolant, c'est déjà une consolation. De plus, tu n'y es absolument pour rien. C'est une pierre qui l'a tué. Pas la nullité de ta blague. Quoique ça aurait peut-être eut le même effet. »

Son frère aîné reste un instant interloqué avant que des larmes de soulagement ne coulent à leurs tours sur son visage. Il adresse un sourire vacillant à Georges. Il a réussi à le rassurer. Molly s'avance maintenant. Tendrement, elle passe une main dans les cheveux de Fred et lui caresse le visage.

« Tes blagues ont toujours été douteuses... On ne savait pas si on devait avoir confiance. Pourtant, quand tu m'as dit ''ne t'en fait pas maman tout ira bien'' dans la salle-sur-demande, je t'ai crus. Mais s'était encore une de tes blagues. Tout n'est pas allé bien, puisque tu es partit... Tu t'es bien battu mon fils, je suis fière de toi. Va retrouver tes oncles Gidéon et Fabian, ils vous ressemblent beaucoup à vous, les jumeaux. Moi de mon côté je prendrais soin de tout le monde. En contrepartie, je te demande juste de prendre bien soin de toi. »

Pendant le discourt de sa mère, la boule dans le ventre de Georges a triplé de volume. C'est exactement ce qu'il ressent. De la désillusion. Fred leur a mentit. Il leur a prétendu que tout irait bien, ce n'était pas vrai.

C'est au tour de Bill de s'avancer maintenant. Il prend la main de Fred, mais ne le regarde pas. Il regarde le ciel, un sourire sans joie sur le visage.

« Tu te souviens Fred ? Quand tu étais petit et que vous aviez cassé le vase de tante Muriel avec Georges ? Maman vous avait donné une bonne raclée. Elle avait hurlé et pleurnicher dessus pendant toute une soirée. Et bien en fait, elle le détestait ce vase. Elle espérait juste vous faire comprend qu'il ne faut pas jouer au Quidditch dans le salon. Ça n'avait pas bien marché puisque vous aviez recommencé la semaine suivante. »

Bill sourit avant de baisser la tête pour regarder Fred.

« Ça, vous étiez des terreurs. Mais des terreurs qu'on aimait. Tu n'aurais pas dû mourir. Tu peux être sûr qu'on ne t'oubliera pas. »

Il revient lentement vers le groupe pendant que Ron s'avance à son tour. Comme Charlie, il se contente de regarder Fred sans le toucher avant de parler.

« Tu n'es qu'un crétin. Qu'est-ce qu'il t'a pris de mourir hein ? Tu ne trouves pas qu'on avait assez de problème comme ça ? Tsss... Et puis tu n'aurais pas dû laisser Georges en plan. Tu te rends compte que vous avez réussi à me faire pleurer six fois dans la même journée ? Et puis je sens que ce n'est pas finit... Tu vas me manquer Fred. T'es blagues foireuses surtout. »

Il se penche rapidement et lui plaque un baiser sur le front. Georges n'a jamais vu Ron aussi démonstratif avec un de ses frères. Il sourit un peu et regarde son père. Celui-ci lui rend son regard et s'avance aussi.

« Moi je n'ai qu'une chose à dire. Un parent ne devrait jamais avoir à faire le deuil de son enfant. L'ordre naturel des choses c'est que les enfants enterrent leurs parents. Mais toi tu es un petit malin. Tu as réussi à échapper à toutes les réunions familiales qui te pompaient temps qu'entraînent immanquablement les enterrements. Enfin... Je trouve que le prix est un peu cher payé quand même pour ne pas voir tante Muriel... Je t'aime fils. Je suis fier de toi moi aussi. »

Le père de Georges se recule ensuite et retourne auprès de sa femme qui ne peut se retenir de nouveau. À petits pas, c'est à Lee de s'avancer.

Mais le jeune noir se contente de serrer la main de Fred en silence. Il reste bien cinq minutes au-dessus du cadavre avant de secouer violemment la tête.

« Non... Non je ne peux pas. Je suis désolé Fred... Je ne peux pas te dire au revoir... »

Il revient alors, tenant à peine sur ses jambes. Georges le comprend. C'est bien trop dur de dire au revoir à un ami. C'est donc au tour de du jumeau de s'avancer.

Il regarde le visage si identique au sien, si serein et si pâle. Apparemment, Fred était mort en souriant. Tant mieux. Georges passe doucement sa main dans les cheveux de son double, souriant tristement.

« Depuis que tu es mort, je n'ai pas ris. Tu te rends compte ? Deux semaines que je n'ai pas fait de blagues. Il n'y a que toi pour me mettre dans des états pareils. Je n'ai pas pleuré non plus. Je n'ai pas l'impression d'en avoir le droit tant que je ne t'ai pas dit au revoir dans les règles... Maintenant que c'est fait, je voudrais tout de même te dire quelque chose. J'espère que tu es content que je t'aie sorti de cette boite. Je ne te raconte pas ton état si je n'étais pas intervenu. Maintenant, nous allons tester notre dernière invention. Je n'aurais jamais imaginé que ce serait toi le cobaye... J'aurais préféré que ce ne soit pas le cas... Je t'aime mon frère. Au revoir. »

Georges se recule. Il ne pleure toujours pas. Y arrivera-t-il un jour ? Il jette un coup d'œil à Harry et Hermione mais ceux-ci secouent la tête en signe de négations. Ils ne se sentent sans doute pas à leurs places au milieu des adieux de la famille Weasley. Alors, le jumeau pointe sa baguette et marmonne à voix basse "The red fiat fraxineam". Il se tourne ensuite complètement et reprend la parole.

« Maintenant, chacun votre tour, vous allez jeter votre boule kejepense dans le feu. Elles ont été fabriqué à partir du sortilège "mortui estis, dicite mihi". Je les ai un peu modifiés, mais normalement Fred va pouvoir nous parler une dernière fois à chacun. J'espère que ça va marcher... Ginny, c'est toi qui commence. »

Il se tourne derechef et pointe à nouveau sa baguette sur le bûcher en criant "incendio". Une demi-seconde, il a l'impression de voir Fred sourire avant que le feu ne lui bouche la vue. Son jumeau brûle.


Voilààà, la suite dans deux jours :)