Et un nouveau chapitre un ! Désolée pour le léger retard :) et bonne lecture !
PS : C'est toujours aussi court mais je vous assure que c'est une question numérique. Voilà, ne m'en voulez pas, par pitié -'
POV Percy : Violet
Comment ont-ils fait ? Comment est-ce possible ? Comment, les jumeaux ont-ils put inventer un sortilège aussi puissant ? Comment ont-ils fait ?
Percy observe Georges sans comprendre. Comment ces deux gamins qui n'arrêtaient pas de faire des farces tout le temps peuvent-ils être devenus aussi... aussi... comment ont-ils put devenir en si peu de temps de tels génies ? Parce c'est ce qu'ils sont. Des génies.
« Percy... À toi... murmure Georges.
- Et toi ?
- Je passerais en dernier... S'il te plaît, c'est à toi... »
Le jumeau n'a pas l'air bien du tout. Percy avait été étonné qu'il n'ait pas pleuré alors que s'est lui qui aurait été le plus légitime. Pourtant maintenant il comprend. C'est justement parce qu'il est le plus légitime que Georges ne pleure pas. Pour Fred. Sans quitter son petit frère des yeux, le rouquin à lunette s'avance et lance sa boule dans le feu. Pour lui, les flammes deviennent joyeusement violettes. Et pour lui, la voix met un peu plus de temps à venir.
« Juste avant que je ne meurs, je t'ai entendu dire une blague. Et le pire, c'est que c'était une bonne blague. Tu as intérêt à affiner ton humour Perce, parce que je suis sûr que tu peux être très drôle. Et retire-toi cette idée de la tête : Ce n'est pas de ta faute si je suis mort. Ce n'est de la faute de personne. C'est un coup du sort. Si je lui tombais dessus à celui-là... Bref. Mine de rien, moi aussi je trouve ça dommage qu'on ait jamais parlé. Peut-être qu'on aurait pu faire des blagues ensemble... enfin... Tu as toujours l'occasion d'en faire toi, alors profites-en ! »
Au fil de la tirade de Fred, un beau sourire s'est étalé sur le visage de Percy. Il ne lui en veut pas ! Un grand poids s'envole de la poitrine du jeune homme. En une phrase, son petit frère a réussi à lui ôter ses remords. Alors même qu'il ne l'entend plus, Percy lui parle de nouveau.
« Pendant les deux ans où j'étais un traître, Georges et toi êtes devenus des génies. Et moi, je n'en suis pas un. Par contre, je suis votre frère. Alors je vais travailler dur pour devenir drôle. Je ne veux pas moisir dans mon rôle d'éternel Préfet-en-chef. Si Georges le veut bien, je vais venir travailler à la boutique. Et je ne fixerais aucunes règles. Je te le promets. »
Percy se recule et se dirige vers son cadet. Celui-ci le regarde avec de grands yeux ronds, comme s'il ne pouvait croire un seul instant que de telles paroles soit sortis de la bouche de son frère. Le rouquin à lunette lui prend gentiment l'épaule et lui sourit franchement à l'instant même où les larmes débordent de nouveau de ses yeux.
POV Bill : Or
Incroyable... La mort de Fred a changé Percy du tout au tout. Il a fallu que leur frère meure pour que la fratrie Weasley soit à nouveau soudée. Et pourtant, elle ne sera plus jamais comme avant. Il y aura toujours une place vide. Cette place vide. Que personne ne pourra combler.
Bill jette un regard à Charlie, mais son cadet ne semble pas encore trouver assez de courage pour affronter la voix de Fred. L'aîné Weasley lui serre alors doucement l'épaule, s'avance à sa place, et lance à son tour l'invention des jumeaux dans le feu.
Tout de suite, les flammes virent au jaune or. Avec le soleil, la lumière semble irréelle et Bill se sent étouffé par l'émotion. Il a presque l'impression que son jeune frère, Fred, est là. À côté de lui. Avec lui.
« Hey frère grand ! Commence la voix, rieuse. Pour tout te dire, nous savions, Georges et moi, que maman détestait ce vase et nous avons fait exprès de le casser. Pour la survie de nos yeux. Faut dire qu'il était vraiment très laid ! Enfin bref. Je peux te demander quelque chose ? Si jamais tu as des enfants, ce dont je ne doute pas, continua-t-elle en toussotant ironiquement. Apprend leur des blagues dès leur plus jeunes âges. C'est toi qui m'as l'air le mieux partit pour nous faire des neveux. Tu veux bien dit ? Soit gentil avec ton piti frère ! Merci frère grand !... À la vérité, il était vraiment immonde ce vase... Et tu sais, moi aussi je vous aimais. »
Même si la voix s'est tût et que le feu a repris sa couleur habituelle, Bill ne bouge pas. Impossible. Il sait que s'il fait un pas, il s'effondre. L'épisode sur le vase l'a fait sourire. Mais la demande de son frère l'a fait pleurer. Et l'emploie du passé dans sa dernière phrase l'a achevé. Fred est mort. Il ne reviendra pas.
Bill sent alors une main se poser doucement sur son épaule et voit une petite balle rose voler devant ses yeux noyés de larmes pour finir dans le feu.
