Hello ! Voici donc la suite, j'espère qu'elle vous plaira :) Bonne lecture !

Un grand merci à Arienlys et Leikkona pour la bêta lecture !


Réponse aux reviews

fannymangahits : Comme tu peux voir j'ai pris mon temps :p Je suis contente que le chapitre t'ait plu ! Oui il faut bien quelques passages mignon dans cet univers de fous ;) J'espère que les révélations seront à la hauteur de tes attentes :)

Zororonoa-kun : j'espère que ta rentrée s'est bien passée ! Oui Shiro est un peu maladroit quand il s'agit de ses sentiments :p Je vois bien Byakuya avoir des dicsussions tant qu'elles sont sérieuses ! j'espère que ce chapitre te plaira ;)

lulu : Je suis contente de voir que le chapitre 4 t'a plu. Je suis désolée si je t'ai donné de faux espoirs pour la date de sortie du chapitre, je pensais avoir justement prévenu qu'à cause de la rentrée je ne savais quand il serait publié et non que je le publierai à la rentrée :s
J'espère que tu l'appréciera tout de même :)


Chapitre 5: Mon histoire

Shirosaki s'avança vers le coin d'herbe et s'installa en silence à côté d' Ichigo. Le jeune homme était allongé, un bras sur les yeux pour se protéger de la luminosité. Ou peut-être était-ce autre chose, vu les larmes qui coulaient le long de son visage.

L'albinos savait bien que les séances de psychothérapies étaient le meilleur moyen de vous mettre le cœur sans dessus ni dessous. Lui-même n'avait jamais pleuré, même après avoir raconté ses pires souvenirs à Shinji, par contre il lui arrivait souvent, comme aujourd'hui, de sortir de son bureau très énervé. Il se demandait parfois s'il ne fallait pas être un peu sadomasochiste pour faire ce métier.

Shirosaki observait le dernier venu dans la petite famille qu'ils constituaient tous au sein du service de psychiatrie. Aucun d'eux n'aimait lorsqu'un inconnu faisait son apparition car, en plus de ne pas être friand de nouveauté cela leur rappelait à tous qu'il y avait un monde dehors auquel ils n'appartenaient plus tout à fait. Ils ne se levaient pas le matin pour aller travailler, ils ne sortaient pas après le bureau avec des amis pour décompresser. Ils ne payaient pas d'impôts, mais étaient au contraire des poids pour l'État qui les entretenait. Ce regard que la société portait sur les patients faisait naître en eux une colère sourde car ils n'avaient pas demandé à avoir ces problèmes. De plus tous n'étaient pas des cas désespérés et beaucoup sortaient de l'hôpital au bout de quelques mois, mais aux yeux du reste de la population, cela ne semblait pas compter.

Shirosaki était tout à fait conscient du paradoxe auquel chacun d'eux faisait face : d'un côté tous ne demandaient qu'à sortir pour enfin retrouver une vie normale, mais d'un autre ici ils étaient à l'abri des regards et des jugements. Lorsqu'un nouveau patient arrivé tout cela revenait leur éclater au visage. Il ne fallait pas y voir de discrimination, tous étaient passés par là. Puis une fois que le bizut s'était fondu dans le décor il était traité comme tous les autres, un simple patient d'unité psychiatrique.

Le jeune homme s'allongea aux côtés d' Ichigo, ce qui attira son attention. Après un court instant de réflexion celui-ci posa la question qui lui tournait dans la tête depuis qu'il avait quitté le bureau d' Urahara.

« On s'y habitue ? »

« A cette avalanche d'émotions à la sortie d'un rendez-vous ? J' sais pas trop j' suppose que c'est quelque chose de propre à chacun. J' sais qu'au bout d'un an, Shinji arrive encore à m' mettre dans des colères noires avec ses questions à la con. Donc j' dirais que non on s'y habitue pas... Et quelque part tant mieux, ça veut dire qu' la thérapie fait son effet et qu'on réfléchit sur nous-même... ou alors qu' t'es complètement instable émotionnellement ! » répondit Shirosaki avec un grand sourire pour détendre un peu l'atmosphère, sans grand succès.

Ichigo détacha ses yeux du rosier qu'il observait depuis une dizaine de minutes pour poser son regard sur son voisin, il n'aurait pas pensé que celui-ci lui répondrait sérieusement. Les réactions de Shirosaki étaient vraiment déconcertantes pour le jeune homme qui ne comprenait pas ses sautes d'humeur, mais d'un autre côté il ne pouvait s'empêcher de se sentir intrigué par ce personnage au regard unique. Chaque fois qu'il croisait ses iris dorés il ne pouvait réprimer des frissons. Voulant percer un peu le mystère « Shirosaki », Ichigo posa la question qui lui brûlait les lèvres, non sans hésitation. Il y avait une chance sur deux pour que sa curiosité se retourne contre lui un peu plus tard. Néanmoins après quelques minutes supplémentaires de réflexion il se lança.

« T'es pas obligé de me répondre, mais... qu'est-ce qui t'a amené à être interné ici? »

L'albinos ne pût s'empêcher de rire jaune au souvenir de sa première crise maniaque, il faut dire qu'il n'avait pas fait les choses à moitié. Un matin il s'était réveillé persuadé qu'il devait prendre le contrôle de la ville pour en devenir le roi. Il s'était maquillé le visage en blanc, avait enfilé un large pantalon de la même couleur assorti à son t-shirt. Le jeune homme s'était ensuite procuré un vieux sabre qui appartenait à son grand-père adoptif avant de sortir dans la rue. Son plan était bien préparé, pour dominer la ville il devait d'abord s'attaquer à l'autorité en place. C'est donc tout naturellement qu'il s'était dirigé vers les bureaux de la police municipale. Arrivé dans l'office il s'était hissé sur le comptoir de l'accueil et s'était exclamé de tout son saoul : « Je ne compte pas me laisser monter par un Roi plus faible que moi. Je dois donc vaincre pour devenir le Roi. »

Les policiers présents avaient tous fixé l'énergumène qui se tenait devant eux avec de grands yeux. Ils n'eurent cependant pas le temps de se poser des questions. Shirosaki sauta de son perchoir et commença à attaques les hommes en uniforme les uns après les autres. Il avait été maîtrisé au bout d'une trentaine de minutes. Heureusement la lame du katana qu'il avait utilisée n'était absolument pas aiguisé et n'avait fait que des blessures superficielles à certains policiers inexpérimentés. Le plus dur avait été de stopper l'albinos sans le blesser.

Une fois sous contrôle, il avait été conduit en cellule et le sergent de garde, un homme grand à l'allure militaire, nommé Kensei Mugurama avait contacté un vieil ami psychologue pour faire une évaluation du captif. C'est dans ces circonstance que Shirosaki avait rencontré Shinji. Le thérapeute, après un long entretient avait persuadé le jeune homme de se faire interner dans l'hôpital où il travaillait. Hirako réussit à convaincre, sans trop de difficulté, Kensei que la place du jeune homme était à l'hôpital et non en cellule.

En sortant du commissariat, le psychologue réalisa qu'il s'était peut-être un peu avancé car ce n'était pas lui qui décidait des admissions mais le psychiatre de l'établissement et, en de rares occasions, le directeur. Arrivé à l'hôpital de Karakura il s'était rendu immédiatement dans le bureau de Jūshirō pour lui parler de l'albinos, qui selon lui souffrait de trouble bipolaire et qui venait de vivre sa première crise maniaque avec idées délirantes. Il n'en fallut pas vraiment plus à Ukitake pour donner son accord. Shinji avait alors appelé Kensei pour lui dire qu'il pourrait, une fois toute la paperasserie faite de son côté, conduire Shirosaki à l'hôpital central de Karakura où il serait pris en charge.

Ichigo avait écouté l'histoire de son voisin avec beaucoup d'attention. Il ne l'avouerait pas, mais le récit de Shirosaki l'avait quelque peu rassuré. Même si son cas était un peu plus extrême, savoir qu'il n'était pas le seul à avoir, un beau matin, « péter un câble » sans aucune raison apparente lui apporta un peu de réconfort. Surtout que le jeune homme n'avait eu aucun problème à raconter son histoire, alors que lui avait encore très honte de la sienne. Et justement, vint la question qu'il redoutait d'entendre.

« Et toi Ichigo, qu'es-ce qui t'es arrivé ? »

Le jeune roux était en plein dilemme. Il avait ses raisons de ne pas vouloir aborder la cause de son hospitalisation, notamment le fait que les autres pourraient le voir différemment, peut-être même avoir peur de lui.

Personne, en dehors de sa famille n'était au courant de ce qui s'était passé. Tout révéler à un inconnu... c'était un risque à prendre. Car oui même si cela faisait plus d'un mois que les deux hommes se côtoyaient, au vu de leurs premiers échanges, Ichigo pouvait difficilement considérer Shirosaki comme un ami. Il reconnaissait, même s'il ne l'avouerait à personne, que le jeune homme ne le laissait pas indifférent, mais était-ce vraiment assez pour dévoiler quelque chose de si personnelle ?

Son regard rencontra une nouvelle fois celui de l'albinos et sa décision fut prise. C'était un pari insensé que de se confier à cet homme qui lui semblait s'être affranchi de toutes ses chaînes... alors que les siennes pesaient encore lourdement à ses poignets.

Sa tête lui criait qu'il faisait la plus grosse bêtise de sa vie en se confiant à celui qui l'avait humilié à de si nombreuses reprises, à coup sûr il se servirait de ces révélations pour l'envoyer plus bas que terre. Son instinct cependant lui intimait de tout raconter à Shirosaki, comme si sa sérénité se trouvait entre les mains de l'albinos.

En vingt-deux ans Ichigo n'avait jamais écouté la voix de la raison, préférant toujours se fiait à ses intuitions et il ne comptait pas changer maintenant.

Il arracha quelques brins d'herbe devant lui et tout en jouant avec, commença son récit.

Cela faisait une semaine que son père et lui travaillaient d'arrache-pied pour organiser la meilleure fête d'anniversaire possible à Karin et Yuzu. Pour leur seize ans, Isshin et son fils avaient invité, derrière leur dos, tous leurs proches. Ichigo s'était d'ailleurs bien amusé à faire la liste des invités : la totalité des garçons présents étaient des amis de la jeune brune tandis que toutes les filles étaient des amies de Yuzu.

Cela reflétait bien la personnalité des deux jeunes sœurs , le garçon manqué de la famille s'était fait la majorité de ses copains sur les terrains de football, sport qu'elle continuait à pratiquer. La fée du logis avait fait la majorité de ses rencontres amicales dans les clubs scolaires qu'elle fréquentait après les cours.

Quand le jour J était enfin arrivé, Ichigo avait été très content du résultat. La surprise avait été totale et l'expression sur le visage de ses sœurs avait été son cadeau à lui. La soirée avait suivi son cours normalement, les jeunes entre eux avaient formé deux groupes : un de fille et l'autre de garçon. On pouvait parfois intercepter des regards gênés entre une demoiselle et un jeune homme qui avaient l'air de s'apprécier, mais n'osaient pas s'approcher. Ichigo quant à lui faisait de son mieux pour contenir son père et ses excès d'affection. Les deux hommes avaient trouvé refuge dans la cuisine et lorsque le « repas », majoritairement constitué de chips, pizzas et bonbons en tous genres fut fini ils apportèrent le gâteau tout en chantant « joyeux anniversaire ».

Ichigo fit une pause dans son récit. Devant ses yeux défilèrent des images de violence qu'il aimerait vraiment pouvoir oublier. Après une profonde inspiration il reprit là où il s'était arrêté.

Alors qu'il était en train de couper le gâteau et sans trop savoir comment ni pourquoi il s'était mis à percevoir une voix. Une voix de fille qu'il n'avait jamais entendue auparavant, elle disait s'appelait Rukia et lui demandait son aide pour protéger les pauvres âmes présentes. Selon elle un monstre appelé Hollow s'était glissé parmi les invités et allait s'en prendre à tout le monde. Ichigo devait absolument protéger ses sœurs et leurs amis, la voix lui indiqua qui était l'intrus et armé du couteau à gâteau, il se dirigea vers le monstre qui avait pris l'apparence d'un jeune homme prénommé Jinta.

Personne ne vit le coup venir ni compris ce qui s'était passé. Lorsqu'une jeune fille s'était finalement mise à crier, la panique s'était emparée de tous les autres invités qui se mirent à courir vers la sortie. Ichigo voulait leur dire de ne pas paniquer, que maintenant qu'il s'était occupé du Hollow plus personne n'était en danger. En baissant les yeux il pouvait voir l'ami de Karin étendu par terre, la plaie qu'il lui avait fait sur le torse était assez impressionnante, cependant il ne sembla pas remarquer le regard paniqué de Jinta. Pour la seconde fois de la soirée il entendit Rukia lui intimer un nouvel ordre : « Ichigo il faut l'achever avant qu'il ne se serve d'un autre corps. Tue le Ichigo. »

Pour protéger ses sœurs il était prêt à tout. C'est pour cela qu'il prit une nouvelle fois pour cible le jeune homme à ses pieds, mais avant que le coup fatale ne soit donné il sentit quelqu'un s'agripper à son bras. En se retournant il reconnut Karin mais ne comprenait pas pourquoi elle tentait de le stopper. Peut-être était-il trop tard ? Peut-être le monstre avait-il déjà pris le contrôle de son corps ?

Ichigo laissa tomber le couteau qu'il tenait en main et poussa sa sœur, assez violemment contre le mur. Face à elle, il enserra son petit cou d'une main puissante et commença à serrer.

La jeune fille, sous le choc, ne se débattit pas. Après tout cela ne pouvait être qu'une mauvaise blague, un canular monté par son père pour qu'elle n'oublie jamais son seizième anniversaire, parce qu'il était tout bonnement impossible que son frère lève la main sur elle. Mais alors pourquoi avait-elle de plus en plus de mal à respirer ? Elle essaya de crier à son frère d'arrêter, que cela n'était pas drôle mais aucun son ne sortit de sa bouche. Quand elle vit le regard qu' Ichigo posait sur elle, le cœur de Karin se contracta, jamais elle n'avait vu tant de haine dans les yeux de son frère. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer pour que sa fête d'anniversaire tourne au cauchemar ?

Alors qu'elle se sentait partir, elle fut enfin libérée de la prise puissante de son frère. Quand Karin ouvrit une nouvelle fois les yeux elle découvrit Isshin surplombant le corps inconscient de son frère. Comprenant que son père venait probablement de lui sauver la vie elle se précipita dans ses bras, bientôt rejoint par Yuzu qui avait n'avait pu qu'observer la scène, horrifiée.

Le câlin ne dura pas longtemps, même si Isshin avait déjà appelé les secours pour qu'ils amènent Jinta à l'hôpital, en tant que médecin il se devait de lui portait les premiers soins. Il désinfecta la plaie et y fit pression avec un linge propre pour que le garçon ne perde pas plus de sang.

Peu de temps après le père de famille vit débarquer chez lui les secours mais aussi la police. Il s'y était attendu puisqu'il avait dû expliquer les circonstances de l'accident à l'opératrice des urgences. Alors que les ambulanciers emmenèrent l'ami de Karin, les policiers s'approchèrent du corps d' Ichigo et lui passèrent les menottes avant de le porter jusqu'à leur véhicule sous le regard vide de ses sœurs, et celui inquiet d' Isshin.

L'homme était tellement en colère contre lui-même de voir le destin de son fils se briser devant ses yeux qu'il ne put refréner un coup de poing dans le mur le plus proche. Même à vingt-deux ans Ichigo était encore son enfant et était donc sous sa responsabilité. On aurait beau lui dire que ce qui venait de se passer n'était pas de sa faute, que ce n'était pas lui qui avait tenu le couteau, Isshin se sentirait toujours coupable de ne pas avoir pu empêcher l'accident. Face au mur, les mains tremblantes de rages, il ferma les yeux et inspira profondément. Il fallait qu'il s'occupe de ses filles qui étaient sûrement plus traumatisées que lui et il fallait qu'il trouve un bon avocat à son fils...

Quelques heures plus tard il avait envoyé Karin et Yuzu dormir chez leurs grand-parents et avait engagé une avocate à la réputation explosive, une certaine Yoruichi Shihouin, qui avait le mérite d'avoir toujours pu éviter la prison à ses clients. Tous deux avaient retrouvé Ichigo au commissariat. Une fois sur place ils furent accueillis par Mugurama Kensei et le procureur Ginrei Kuchiki. Une fois dans le bureau du commissaire Isshin apprit avec surprise que la famille de Jinta avait décidé de ne pas porter plainte.

Les jours de leur fils n'étant pas en danger, notamment grâce à son intervention, ils avaient préféré mettre tout ça dernière eux, mais demanderait quand même une ordonnance restrictive, interdisant à Ichigo de s'approcher de Jinta. Le garçon et Karin étaient amis depuis de nombreuses années ainsi les parents du jeune homme étaient au courant des circonstances de la mort de Masaki et du fait qu' Ichigo avait dès lors été un peu différent des autres garçons. Peut-être avaient-ils eu pitié de lui ? Qu''importe sa fierté, si cette pitié pouvait éviter à son fils de passer les trente prochaines années de sa vie en prison il l'acceptait les bras ouverts.

Cependant même si les parents de Jinta avaient décidé de ne rien tenter, le procureur lui ne pouvait pas en rester là. Après une longue conversation entre les deux juristes où Yoruichi expliqua les antécédents d' Ichigo , un compromis fut trouvé : le jeune homme ne purgerait pas de peine de prison mais devrait être interné pour soigner ses problèmes mentaux et seul un psychiatre désigné par le juge serait habilité à le déclarer guéri. Yoruichi apprit à Isshin qu'ils avaient eu de la chance de tomber sur le procureur Kuchiki car la rumeur courrait que lui-même avait un membre de sa famille interné. Une fois l'arrangement trouvé encore fallait-il qu'il soit accepté par le juge. Un peu plus tard l'avocate l'informa aussi qu'elle avait un très bon ami psychologue, Urahara Kisuke, qui travaillait à l'hôpital général et qui était connu pour ses bons résultats avec les patients les plus difficiles.

Loin de toutes les conversations c'est dans sa petite cellule qu' Ichigo se réveilla. Quand les images de l'anniversaire lui revinrent en tête il crut d'abord à un mauvais rêve, mais très vite - trop vite – la réalité le rattrapa. Le jeune homme se leva et se précipita vers la cuve des toilettes mais n'arriva pas à temps. Il vomit tout le contenu de son estomac sur le sol froid de sa cellule, rattrapé par la vivacité des émotions qui l'envahirent. Même vide son estomac continua à se contracter. Son visage était recouvert de sueur et l'on pouvait également voir des larmes couler le long de ses joues, résultat de pleurs silencieux. Et alors que les images défilaient devant ses yeux, Ichigo incapable d'assumer ses actes, laissa échapper un long cri qui aurait facilement pu contenir toute la misère du monde. Il commença à se faire du mal en se tapant la tête contre les barreaux. Son psychologue Szayel Apporo Gantz, qui avait été convoqué par Yoruichi pour témoigner de l'état du patient, fut appeler en urgence et lui donna un puissant calmant.

Quelques heures après, apaisé, Ichigo demanda des nouvelles de Jinta et de sa sœur. Il apprit ainsi que le garçon était l'hospitalisé mais que ses jours n'étaient pas en danger. Quant à sa sœur, bien que très chamboulée émotionnellement, elle allait physiquement très bien.

La réponse, positive, du juge arriva le lendemain. Après une nuit au poste, le jeune homme fut libéré sous condition d'intégrer une section psychiatrique le soir même, ce qui vu les connections d' Isshin, fut chose facile.

Shirosaki avait écouté attentivement l'histoire d' Ichigo, comprenant au fil du récit pourquoi le jeune homme avait été si réticent à aborder le sujet. Il ne fallait pas être très intelligent pour comprendre que la chose la plus importante dans la vie du rouquin était sa famille.

L'albinos, toujours assis aux côtés du jeune homme, remarqua que ce dernier évitait son regard, gêné, mais aussi par crainte d'être jugé. En regardant un peu plus bas il nota que la peau près de l'ongle de son pouce avait été grattée presque jusqu'au sang.

Shirosaki se mit à sourire, tout en secouant la tête.

« Franchement y' a pas d' quoi s' mettre dans un état comme ça... » pensa l'albinos

Shirosaki se redressa et alla se placer devant Ichigo ce qui obligea ce dernier à relever la tête.

« Debout c'est l'heure d' manger. » Le patient tendit la mais vers Ichigo pour l'aider à se relever et fut content de constater que le rouquin accepta son invitation.

Une fois les deux hommes debout, Shirosaki ne relâcha pas la main d'Ichigo pour autant, commençant même à le traîner à sa suite vers la salle à manger. L'albinos n'avait jamais était doué avec les mots mais cette étreinte c'était sa façon de montrer à Ichigo qui lui en fallait bien plus pour être effrayé.


Voilà donc le pourquoi du comment de l'internement d'Ichi mais aussi de Shiro... J'espère que cela vous a plu... N'hésitez pas à me dire ce que vous en avais pensé ! Je vous remercie aussi pour les nombreuses reviews du chapitre précédent, moi qui n'en étais pas fière tous vos commentaires m'ont beaucoup touchés.

J'ai commencé l'écriture du chapitre 6, à l'heure actuelle j'en suis un peu près au tiers... Pas de date précise de sortie mais tous mes neurones sont focalisés sur l'écriture de ce chapitre :p

Merci de m'avoir lu et à très vite pour la suite.