Salut~ Donc, voilà le chap' number two :D (non, non, je ne me vente pas de mes piètres compétences en Anglais)
Alors, il est aussi long que le précédent et ... Oh, et puis, vous verrez ! En tout cas, sachez que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre (tout en écoutant "Mahou no Te" de Len-Kun !). J'espère que ça vous plaira ... Bonne lecture :3
Chapitre Second : « En attendant que la pluie cesse. ».
Miku pousse la porte de son appartement et m'invite à y entrer. Arborant des tons pastels – du rose pâle un peu gamin, un bleu ciel magnifique et un doux vert apaisant –, l'intérieur est simplement meublé, ce qui me met à l'aise. Elle me propose d'accrocher ma veste et mon écharpe à la patère à l'entrée, j'accepte et lui tend mes vêtements mouillés.
« Ca te dit un chocolat chaud ? me propose-t-elle.
- Avec joie, je réponds. J'ai un peu froid d'ailleurs … ».
Son sourire s'évanouit pour laisser place à une mine inquiète.
« Tu as froid à l'intérieur ? me demande-t-elle, redoutant presque ma réponse. Je vais aller augmenter la température du chauffage, alors ... ».
Sans attendre une seconde de plus, elle file vers le salon. Miku se méprend : je voulais juste dire que j'avais froid dehors et que je n'étais pas encore complètement réchauffé – il faut dire que je suis trempé de la tête aux pieds. Je m'empresse de la suivre.
Dans le salon, agenouillée, Miku est prêt du chauffage, en train de se creuser la tête sur la façon dont il faut s'y prendre pour augmenter la température. Je m'avance vers elle et m'assoit par terre.
« Deux minutes, Mikuo-Kun, me dit-elle. J'essaye de comprendre …
- Miku, je la coupe. Je n'ai pas froid, tu sais ? ».
Elle se tourne vers moi.
« Je suis mouillé de la tête aux pieds, je lui explique. C'est un peu normal que j'ai froid ... Pour le moment. ».
Sa bouche forme un « o », comme si elle était impressionnée par une quelconque logique dont j'aurais fait preuve – ce qui n'est pas le cas. Elle se met alors debout.
« Alors, tu devrais aller prendre une douche ! », s'exclame-t-elle.
Je grimace face à une telle proposition. A la base, je suis juste venu ici pour attendre que la pluie cesse, rien de plus, mais là … Hum, quels seront les conséquences ? Voyons voir.
Imagination de Mikuo :
Une serviette autour de la taille, torse nu – sur lequel perlait de fines gouttes d'eau –, j'émerge de la salle de bain de l'appartement de Miku. A l'aide d'une seconde serviette, je m'essuie énergiquement les cheveux, puis me rend dans le salon.
Miku est assise sur le sofa, le regard rivé sur l'écran de la télévision. La voyant ainsi, ignorant totalement ma présence, je ne peux m'empêcher de sourire. Puis je m'approche de la jeune fille et me laisse tomber à côté d'elle, sur le canapé et entoure ses épaules d'un de mes bras virils.
Elle se tourne vers moi et me fixe un moment, surprise. Je lui adresse le sourire le plus craquant qu'elle n'ai jamais vu. Ses joues se colorent de rose, elle baisse les yeux, embarrassée par mon regard, mon sourire et bien évidemment – vu que c'était le but –, le fait que je sois torse nu, devant elle.
« M-Mikuo-Kun ... ».
Elle lève les yeux vers moi, toujours aussi rouge. Je vois dans son regard une étincelle. Je ne sais pas ce que c'est, je n'ai jamais vu ça auparavant, mais malgré moi, j'en comprends le sens. Je resserre mon bras autour d'elle, elle s'approche doucement vers moi et …
Mikuo reprend enfin ses esprits. L'auteur est rassurée.
Non, Mikuo ! Non, tu ne dois pas ! Ne commence pas à délirer ! Miku attend que tu lui répondes, alors grouille-toi. Je me gifle intérieurement, afin d'oublier les fantasmes qui hantaient mon esprit il y a quelques secondes. Je me mets debout, époussete mes vêtements, puis lève les yeux vers Miku, qui me regarde.
« Alors ? Tu peux refuser, tu sais … Mais je pense qu'il serait préférable que tu prennes au moins une douche et que tu te changes.
- Me changer ? Avec quoi ?
- Hum … Je ne sais pas trop. Peut-être avec de vieux vêtements à moi. ».
Mikuo Hatsune va se faire déshonorer dans peu. Non, je ne peux pas mettre les vêtements d'une femme. Il est hors de question, mais comment le lui faire comprendre sans la blesser ?
« Hum … Je veux bien prendre une douche, mais j-je pense que mes vêtements feront l'affaire, dis-je, un peu mal à l'aise.
- Mais voyons, Mikuo-Kun ! Tes habits sont trempés ! rétorque-t-elle, les mains sur les hanches.
- Oui, mais … Les tiens sont ... ».
Aaaah ! C'est pas vrai, mais qu'est-ce que je peux bien lui dire ? Et là, parce que Mikuo Hatsune est le plus idiot de tous les êtres humains de ce bas-monde, j'utilise comme prétexte :
« Miku, tu vois bien que tes vêtements ne m'iront pas, vu que tu es plus mince que moi ! ».
Bien sûr, Mikuo Hatsune souhaite par dessus tout plonger dans une nouvelle dépression et joignant le geste à la parole, je pose mes mains sur ses hanches. Bravo, Mikuo-Kun ! Tu es vraiment la personne la plus censée de Tokyo, non, pardon du monde entier. Je n'ai jamais rien vu d'aussi délicat, d'aussi mature, d'aussi galant que d'oser poser ses mains sur le corps d'une femme.
En gros, je compte me suicider ce soir-même.
Je rougis violemment, elle aussi. Elle me regarde fixement, les yeux écarquillés. Elle ne semble pas songer à me gifler, à m'expulser de son appartement, à me crier dessus, à m'insulter de tous les noms. Et moi, je suis hypnotisé par son regard bien trop semblable au mien, n'arrivant pas à bouger d'un millimètre.
Miku est mignonne, vraiment mignonne. Elle a un visage d'ange auquel on a arraché ses ailes. Elle a un regard pur, beau, agréable, apaisant, rieur, doux, joyeux, généreux. Ses cheveux humides encadrent son visage. Et ils ont la même couleur que les miens. J'ai toujours cru que le bleu de mes cheveux est immonde et je le pense encore, mais elle … Elle, ses cheveux sont tout simplement magnifiques. Uniques. Magiques, peut-être ?
Miku est … Vraiment jolie. A tel point que je rougis davantage. Je baisse les yeux, maintenant bien trop embarrassé. Je n'ose plus croiser son regard, je suis vraiment gêné, mais en même temps, je ne veux pas mettre fin à cet instant, je veux rester comme ça, avec elle.
Elle esquisse un rire.
« Mikuo. ».
Malgré mon embarras et mon visage rouge, je lève les yeux vers elle. Elle me regarde avec tendresse, un sourire sur le visage. Elle ne se dégage pas de mes mains posées sur ses hanches, toujours pas. Quelque part, ça me rassure. Non, elle lève une main, sa main droite, et la pose sur ma tête, sur ma chevelure. Je redouble d'embarras. Elle me caresse doucement les cheveux.
Je plonge mon regard dans le sien. Ses yeux n'exprime pas la naïveté et l'innocence qu'elle a eu toute cette journée, ses yeux sont doux, rassurants. Je ne sais pas comment décrire le visage de tendresse qu'elle m'adresse tellement sa beauté me dépasse. J'ouvre la bouche, mais reste muet.
« Mikuo. Tu t'appelles Mikuo, n'est-ce pas ? ».
Hum … Oui, je crois bien, mais je n'arrive à puiser aucune force pour lui répondre. Je l'écoute, immobile, les mains sur ses hanches. Ma bouche est entre-ouverte, mais aucun son n'en sort. Elle sourit alors, un sourire gêné et amusé à la fois.
« Je ne devrais pas t'appeler Mikuo-Kun, mais Mikuo, dit-elle. Tu ne crois pas ?
- Heu ... ».
Incroyable. J'arrive à gémir. Allez, Mikuo, parle, réponds-lui ! Je te signale que si tu es dans cette galère, c'est entièrement de ta faute, alors essaye de rétablir la situation. Mais … Comment ? J'ai l'impression que Mikuo Hatsune pousse intérieurement un cri désespéré.
Miku enlève finalement sa main, conservant toujours son doux sourire, puis place ses deux paumes douces sur les miennes, toujours sur ses hanches – dont la finesse m'a quelque peu surpris.
« Je vais nous préparer deux chocolats chauds. », dit-elle.
Puis elle serre mes mains et les déplace. Je me laisse faire. Miku me sourit, puis se dirige vers la cuisine sans que je ne dise quoi que ce soit. Je reste immobile, encore bien trop troublé par mes actes et par le comportement de Miku. J'aurais cru qu'elle aurait hurlé en rougissant, mais non … Elle a géré la situation d'une manière qui … Pff, je remercie les cieux d'avoir fait en sorte que ça soit elle et pas une autre, comme Lily ou Neru. Merci.
Je me tourne enfin vers la cuisine qui donne directement sur le salon. Miku fait chauffer du lait dans une casserole. Je ne préfère pas aller la voir, je … Je me sens mal à l'aise, en ce moment. Si je ne fais ne serait-ce que m'approcher, qu'est-ce que je lui dirais ? Qu'est-ce que je ferais ?
Je n'en peux plus … Je n'aurais jamais dû accepter de venir ici. Je me dirige vers le sofa, mais je préfère finalement ne pas m'y asseoir. Je suis toujours mouillé. Je soupire : peut-être que j'aurais dû accepter de mettre les vêtements de Miku.
« Voilà pour toi. ».
Je sors de mes pensées. Miku me tend une tasse fumante – du chocolat chaud. Je la prend en la remerciant, puis elle m'invite à m'asseoir sur le sofa.
« Je suis désolé, Miku, mais mes vêtements sont trempés …, dis-je.
- Tu as raison, les miens aussi. », répondit-elle.
Elle pose sa tasse sur la table basse en verre du salon, puis file, en me disant de m'attendre. Une ou deux minutes plus tard, elle revient avec une couette qui me semble bien moelleuse. Elle la balance sur le canapé, puis se tourne vers moi.
« Enlève tes chaussures et tes chaussettes, me dit-elle.
- Mais pourquoi ? », je demande en fronçant les sourcils.
C'est avec un grand sourire qu'elle me répond :
« On va s'enrouler dans cette couverture pour se sécher, si tu ne veux pas prendre de douche. On regardera même un film, si tu veux ! ».
Je ne sais pas trop quoi répondre. Miku enlève ses chaussures et ses chaussettes, elle ôte aussi sa veste. Elle se retrouve en chemise et en jupe. Elle m'encourage du regard et je décide de me résoudre à faire ce qu'elle me dit.
« Mikuo, reprend-elle après. Tu devrais aussi enlever ta chemise, elle est toute trempée ! ».
Je rêve ou elle veut m'agresser sexuellement ? Non, c'est impossible. Je ne connais Miku que depuis ce matin – et étrangement, je me retrouve chez elle le jour même –, mais je ne peux pas croire qu'elle puise être de ces filles perverses qui sautent sur les beaux mecs qu'elles croisent dans la rue. Je rappelle qu'on me trouve beau contre mon gré.
Je secoue négativement la tête.
« H-Hors de question ! », je rétorque en faisant un pas en arrière.
J'ai l'étrange impression que Mikuo Hatsune a peur d'une jeune fille. Elle paraît surprise, en tout cas, face à … L'empressement de ma réponse. Elle me sourit, amusée.
« Ne t'en fais pas, Mikuo, me répondit-elle. C'est pour toi que je dis ça.
- Heu … O-Oui, c'est vrai, dis-je en baissant les yeux. Désolé.
- Si tu préfères, tu peux juste ouvrir ta chemise, continue-t-elle. Elle est vraiment trempée, tu sais ... ».
Ouais, elle a comme même raison. Sentir ce tissu mouillé contre ma peau est vraiment désagréable. Et je suppose que l'ouvrir ne posera pas de problème. Je hoche la tête, puis déboutonne ma chemise. Miku me sourit, sûrement en me voyant aussi gêné. Je n'ose pas la regarder en face, je préfère garder les yeux baissés.
« En attendant que la pluie cesse …, me dit-elle ensuite. Ca te dit un film ? ».
Je lève les yeux vers elle et regarde la boîte contenant un DVD qu'elle tient dans sa main. Elle me le tend sans que je ne lui demande rien. C'est Les Rêves d'un Samouraï. Acteur principal : Gakupo Kamui. J'ai déjà vu ce film il n'y a pas longtemps, mais ça ne me dérange pas de le revoir. J'ai beaucoup aimé, même si ça me stresse de rester seul avec cette fille.
Je n'ai pas peur d'elle, seulement … Non ! Ne pense pas à ce genre de choses, Mikuo.
« Alors ? ».
Je sors de ma rêverie. Miku m'interroge du regard, un grand sourire sur le visage.
« Eh bien … Oui, pourquoi pas, je lui réponds.
- Génial ! Ca faisait un moment que je voulais le voir, en plus ... ».
Je lui rend le DVD et elle file l'insérer dans le lecteur, puis se tourne vers moi :
« Allez, installe-toi. », me dit-elle.
Je me tourne vers le sofa, sur lequel a été jeté la couverture. Ah oui, j'avais oublié ça. Je me tourne vers elle, un sourire forcé sur le visage :
« N-Non, installe-toi en première, je réponds. Je m'occupe de lancer le film ! ».
Elle me remercie avec un sourire, puis part s'enrouler dans la couverture – en prenant soin de me garder une place près d'elle –, serrant fort son chocolat chaud dans ses mains. Moi, je saisis la télécommande et après de longues secondes et un froncement de sourcils persistant, je parviens à lancer le film. Miku applaudie, je me sens insulté.
Je prend ma tasse de chocolat chaud et m'empresse de rejoindre la jeune fille sur le sofa. Je m'assois près d'elle et m'enroule dans le bout de couverture qu'elle m'a gentiment réservé, mais sans que je ne puisse rien faire, elle se … Colle contre moi. Je ne sais pas si elle se rend compte de ce qu'elle fait, mais j'ai juste peur de … J'ai juste peur que mes fantasmes ne se réalisent, quoi.
Je rougis et n'ose pas la regarder, préférant porter toute mon attention sur le film dont les premières images apparaissent à l'écran. Un samouraï aux cheveux étrangement violets et la fille d'un empereur du Japon féodal qui … Oh, mais je l'ai déjà vu ! Après avoir péniblement fouillé dans ma mémoire remplie – malgré qu'il ne se passe franchement pas grand chose dans ma vie –, je récupère ce qu'on pourrait appeler des débris de souvenirs de ce matin.
Je me souviens de cette fille aux cheveux roses à l'arrêt de bus. Elle portait des lunettes de soleil, peut-être pour cacher son identité, parce que c'est malheureusement près de vingt-quatre heures plus tard que je comprends que cette femme n'est autre qu'une célèbre actrice, qui d'ailleurs a joué dans un de mes films favoris. Luka Megurine. Elle est jolie, elle a de belles formes, elle est charmante. Il y a quelques mois, elle a quitté Gakupo. Dur pour lui.
Les secondes défilent, les minutes défilent et ce moment passé en compagnie de Miku se prolonge de plus en plus. Nous avons tous les deux finis nos chocolats chauds, nos tasses sont posées sur la table basse. Nous sommes tous les deux absorbés par le film, je l'avoue. A la base, je ne devais rester dans son appartement que le temps que la pluie s'arrête, mais cela fait près d'une heure que c'est le cas.
Miku laisse tomber sa tête sur mon épaule, ce qui ne peut m'empêcher de me faire rougir davantage. Je m'étais habitué à la très grande proximité de nos corps respectifs, mais je reste un homme. Elle enroule ses bras autour du mien, le serrant contre … S-Sa poitrine. Je serre les dents de toutes mes forces, tentant de me concentrer au maximum sur le film.
Je ne dois pas penser. Pour le bien de l'auteur …
Une scène plutôt comique vient de se dérouler à l'écran, ce qui arrache à Miku un rire … Oh, Seigneur. Pourquoi ce rire me semble-t-il si sensuel ? Mais bien vite, la situation change : une scène assez émouvante succède directement. Étrange scénario, tout de même, je l'avoue, mais qui pousse ma très chère Miku à être rapidement au bord des larmes … Je soupire intérieurement.
Elle se redresse ensuite et se penche au-dessus de moi pour attraper la boîte de mouchoirs, dont je n'avais pas remarqué la présence. Mais … Mais … Mais … Mais Miku est davantage proche de moi. Sa main posée entre mes jambes – oh, mon Dieu, nan … –, son visage proche du mien et … Je ne sais pas pourquoi, mais d'innombrables scénarios se créent dans mon esprit et me permettent de remarquer de nombreuses choses, comme ... Son épaule qui frôle mon torse, sa jambe venue se poser sur la mienne, ses cheveux me chatouillant le nez.
Elle parvient à saisir la boîte de mouchoirs, se redresse et me sourit. Je ne parviens pas à le lui rendre. Je suis bouche bée. Et rouge, aussi. Je suis hypnotisé par son regard, son sourire, ses joues roses, la gestuelle de ses mains et de ses jambes et le tout, contrastant avec une innocence et une naïveté qui ne peut me laisser de marbre.
Mais ne l'ai-je pas déjà dit ? Je suis un mec.
Et n'écoutant que le désir le plus enflammé que je n'ai jamais ressenti de toute ma vie, je l'enlace au niveau de la taille et l'attire vers moi. Elle se retrouve assise à califourchon sur mes jambes, le regard gêné et les joues couleur crevette – c'est insultant et j'assume. Elle n'ose pas se dégager, peut-être craignant ma réaction. Je serre davantage mon étreinte, nos visages s'approchent mutuellement. Je la fixe du regard, je la fixe d'un regard dur ; ça peut paraître inapproprié dans une situation pareille, mais je … J'ai toujours cette façon de contempler une chose que je convoite – non, non, je ne considère pas cette belle cuisse de nymphe émue, qui est une rose et non une cuisse que l'on aurait sauvagement arrachée à une véritable nymphe inexplicablement émue, comme un objet.
Je vois dans son regard qu'elle appréhende énormément ce qui va se passer, sans pour autant détester. Elle pose ses mains sur mes épaules, en serrant les lèvres. Elle fronce les sourcils d'inquiétude et darde sur moi un regard qui me fait fondre intérieurement. Elle ne semble pas vouloir refuser, elle ne semble pas me détester, alors devrais-je prendre ça pour un oui ?
J'en sais rien et j'en ai rien à foutre.
« M-Mikuo, j-... ».
Je ne la laisse pas terminer et plaque mes lèvres contre les siennes, la prenant de court. Je ferme les yeux, elle garde les siens écarquillés. Durant les premières secondes, elle se laisse miraculeusement faire, me laissant goûter à la saveur sucrée de ses lèvres, mais ensuite, elle appuie de toutes ses forces ses mains contre mon torse, tentant de se dégager.
Je ne veux pas la lâcher. Je ne veux pas qu'elle me regarde avec dégoût, je ne veux pas qu'elle me fasse la gueule, je ne veux pas qu'elle se montre fermer envers moi. Je veux qu'elle me sourit encore, je veux pouvoir lire l'inquiétude sur son visage – je sais, c'est méchant, mais elle est … kawaii, comme ça –, je veux pouvoir entendre sa voix fluette, je … Je dirais même que j'aime être en sa compagnie, j'aime me sentir mal à l'aise avec elle, car j'ai l'impression de vivre et d'avoir une quelconque importance dans sa vie, aussi minime soit-elle. Je veux pouvoir contempler son regard et ses cheveux semblables aux miens, mais qui sont étrangement dotés d'une beauté que je ne possède pas.
Mais malgré tout cela, si elle ne veut pas de moi, je ne peux pas la forcer, je ne veux pas la faire souffrir, car … Je l'aime trop pour ça. A peine ai-je formulé cette phrase dans mon esprit que je vire au rouge et lâche Miku qui se lève et s'éloigne de moi, s'asseyant sur la table basse. Elle a les yeux écarquillés de surprise et garde la bouche ouverte, respirant bruyamment – je n'ai jamais embrassé qui que ce soit, mais j'avoue que notre baiser fut assez torride, sans vouloir me vanter et, par pitié, ne me demandez pas comment je m'y suis pris.
Je vais être franc : elle est toute rose et n'ose pas me regarder dans les yeux. Elle est mignonne, jolie, adorable et craquante, quelle que ce soit la situation. Ses fines jambes sont légèrement écartées et je me force à ne pas reluquer sa petite culotte, que je peux facilement voir. Elle se tient la joue, la tête baissée, et moi, je la regarde. Je rougis, mais je garde un air sérieux. Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi dire. Je ne suis qu'un idiot et profiteur. Je sais très bien que jamais Miku ne pourrait repousser quelqu'un comme Neru, je ne la connais que depuis ce matin, mais je sais déjà qu'elle est d'une extrême gentillesse.
Miku lève la tête vers moi et ouvre la bouche, mais elle n'a pas le temps de parler : quelqu'un vient de sonner à la porte d'entrée de l'appartement, ce qui force la jeune fille à aller ouvrir. Je ne sais pas si je dois remercier le ciel pour cela. J'aurais bien voulu savoir ce qu'elle avait à me dire, j'aurais bien voulu … Prolonger cet instant, même si il fut embarrassant. Je soupire.
« Salut, Miku-Chan ! ».
Qu-... ?
Je tourne rapidement la tête en entendant cette voix qui m'est monstrueusement familière. Devant moi se tient Miku tout sourire, enlacée par … Kaito. Non, je ne peux pas le croire. Pourquoi lui ? Que fait-il ici à cette heure ? J'ouvre la bouche, mais je ne parviens à prononcer ne serait-ce un mot. Kaito remarque alors ma présence.
« Mikuo, bonsoir ! Qu'est-ce que tu fais chez Miku-Chan ? », me lance-t-il joyeusement.
J'ai une irrésistible envie de lui retourner la question, mais je me retiens.
« Je … M-Miku m'avait invitée, vu qu'il pleuvait à torrent, je réponds.
- Oh …, fait mon ami. Mais il ne pleut plus maintenant. Tu peux y aller. ».
Je … Je ne sais pas pourquoi, mais ses paroles me semblent froides et violentes. Le voir ainsi, ses bras autour de la taille de Miku, m'expulsant presque de cet appartement, me déchire le cœur. Je ne trouve rien à dire. Je suis désorienté, perdu. J'aurais voulu que Miku intervienne et prenne ma défense, mais elle garde la tête baissée. Après tout, comment lui en vouloir ?
Je me lève, les poings serrés, et me dirige vers la porte de l'appartement.
« Tu oublies ton sac, Mikuo. », m'interpelle Kaito.
Je serre davantage les poings, retenant mon envie de lui fourrer un coup dans la mâchoire. Je ne veux pas m'approcher de lui … Ni d'elle. Je ne veux pas les frôler, je ne veux pas les toucher, je ne veux pas les regarder, je ne veux pas leur parler. Je me sens mal.
Je préfère fuir ce lieu. J'ouvre la porte sans répondre à ce type que j'appelle encore mon ami et quitte l'appartement, puis ferme derrière moi, sous le regard certainement surpris de Kaito. Malgré tout, je ne parviens à partir : je reste devant la porte, ma chemise ouverte, tête baissée, pieds nus. Et derrière, j'entends des bruits de pas. Je ne veux pas qu'ils me voient … Non, tout sauf ça.
Je me mets à courir, avant que la porte ne s'ouvre. Je ne veux plus jamais entrer en contact avec ces corps et leurs âmes que je déteste plus que tout au monde. Etrange, non ? Il y a quelques secondes à peine, j'étais fou amoureux de Miku et maintenant, je cherche à la détester. En vain.
Je quitte l'immeuble. Dehors, il ne pleut plus. Le ciel est clair, vraiment beau. D'ordinaire, j'aurai respiré l'air frais et pollué – oui, oui – à pleins poumons, mais le cœur n'y est pas.
J'ai envi de mourir, d'avoir mal. D'avoir mal ici, là où mes problèmes ont vu le jour. D'avoir mal au cœur. J'étais un mec tranquille dans son appartement de Tokyo, malgré que sa famille le surveille dans l'ombre. J'ai toujours réussi à fuir mes problèmes, mais là … Là, je n'y arrive pas. Ce n'est pas un souci comme les autres. C'est moi. C'est moi qui l'ai créé. Je suis le seul fautif. Et si je veux fuir ce problème, je dois … Fuir Miku. Je dois m'éloigner d'elle.
Je me mets à courir, pieds nus, sur le trottoir goudronné. Dehors, il n'y a personne. Et les nuages se regroupent au-dessus de moi. Je ne sais pas si je suis maudit, je ne sais plus trop qui je suis, mais je sais que la pluie m'aime. Les gouttes tombent sur mes immondes cheveux, sur mes mains gelées, sur mes vêtements secs. Je me retrouve trempé, comme quand Miku m'avait invité chez elle.
Je cours. Je cours encore plus vite. Je veux fuir tout ça. Je n'en peux plus. Et je remercie la pluie de s'abattre sur moi, noyant ainsi mes larmes à celles du monde … J'ai envi de rire, quelque part. J'ai envi de me moquer de ma bêtise ...
C'est comme une erreur de la nature qui a décidé de s'installer dans ma poitrine, dans mon coeur.
Merde. Je t'aime, Miku.
... MIKUO-SAMA T33333T Méchant Kaito-Nii ! Je vais venger Mikuo, comptez sur moi x)
Enfin, bref ! J'espère que vous avez aimé et que c'était assez long pour vous. Parce que je m'efforce de faire minimum six pages sur Word et croyez-moi, c'est vraiment pas évident, des fois =w= Surtout que je gère plusieurs fics en même temps et que j'essaye donc de publier assez régulièrement xD (genre ... deux chap' par jour ? hmm, ça va pas le faire avec les études, nan ...).
Alors, à la prochaine :3
P.S. : Vous remarquerez que tout s'est passé dans l'appart de Miku ... Ah, nan. Y'avait aussi dehors, merde xD
