Merci à tous pour vos messages. Je sais, je suis une vraie sadique et ce n'est pas près de s'arranger. Vous voilà prévenus.

Alyceis : Merci pour ton message, je suis ravie que ça te plaise. Pour Stiles, c'est un peu le principe que je voulais mettre en avant. Quand à Isaac, moi aussi, je le trouve trop craquant.

Chapitre 7 : Souvenirs douloureux II

Stiles : Ce que ça change, tu te moques de moi. On n'embrasse pas quelqu'un pour s'enfuir sans un mot.

Derek : Qu'attends-tu que je te dise ?

Stiles : Je ne sais pas peut être que malgré le fait que je ne sois qu'un simple humain, tu ressens quelque chose pour moi.

Derek : Et ce serait quoi selon toi.

Stiles : Au minimum du désir, et peut être plus si affinités.

Derek le plaquant à nouveau contre le mur : Tu crois ça.

Stiles : Oui, je n'en doute pas un instant. Tu sens mon cœur battre, tu sais que je te dis la vérité.

Derek : Admettons et que veux-tu y faire ? Nous sommes aussi différents l'un de l'autre que le jour et la nuit. Je finirais par t'étriper.

Stiles : Et bien moi, je veux le tenter parce que ce que tu éprouves envers moi, je le ressens aussi. Je veux le tenter.

Derek : Et cette chère Lydia dont tu vantes les mérites et les vertus.

Stiles : Cela fait longtemps maintenant que j'ai compris que c'était une simple idylle de gamin. Et si tu veux tout savoir tu n'es pas le premier mec pour qui j'ai eu des sentiments.

Derek : Je vois et pourquoi t'es-tu focalisé sur moi ?

Stiles : Je pourrais te retourner la même question mais je veux croire qu'on puisse nouer une relation.

Derek : Je…

Stiles : Ecoute, ce sera une première pour nous deux. Je suis prêt à faire ce pas en avant maintenant. C'est à toi de décider.

Il entendit le grondement sourd de Derek qui relâcha sa prise et se détourna de lui un instant. Puis sans le moindre signe préalable, il souleva le jeune homme dans ses bras et l'embrassa avec tout ce qu'il avait au fond de lui.

Fin du flash back

Ca n'avait pas été simple tous les jours. Il avait fallu beaucoup d'effort de part et d'autres mais il se rendait bien compte maintenant que beaucoup trop de non dits avaient été laissés en suspens entre eux. Ils avaient chacun laissé de côté certaines choses qu'ils refusaient d'aborder car cela aurait impliqué de mettre des mots sur des sensations et des sentiments qu'ils n'étaient pas encore capables de nommer.

Maintenant, Stiles s'en rendait bien compte ce qu'ils avaient partagé était quelque chose d'unique. Envers et contre tout, Derek l'avait soutenu dans des moments difficiles.

Flash back

Un mois s'était écoulé depuis ce fameux baiser. Leur relation évoluait tranquillement, bien sur avec les hauts et les bas. Derek et lui avaient tous deux un caractère bien affirmé et aucun d'eux ne voulait lâcher un pouce de terrain. Cela donnait lieu à de véritables chamailleries de gosse. Derek avait l'impression de retrouver avec ce drôle d'adolescent un peu de la joie de vivre et de l'insouciance qui aurait dû être la sienne mais qu'il avait perdu avec la disparition de toute sa famille.

Cependant, depuis quelques jours, le jeune homme avait disparu de la circulation sans explication. Sans un mot, ni un message, Derek enrageait son tempérament de mal dominant, le poussait à foncer au lycée pour le ramener par la peau des fesses dans la maison des Hale pour le marquer. Il se retint cependant et alla voir Scott qui lui n'était toujours pas au courant de leur relation.

Derek : Où est Stiles ?

Scott : Bonjour, tu connais.

Derek : Je m'en fous, j'ai posé une question et je veux une réponse.

Scott : Fous-lui la paix te voir est sans doute la dernière chose dont il a besoin en ce moment.

Derek : Quoi je lui ai rien fait ces derniers temps.

Scott : Il a besoin d'être un peu seul, au moins quelques jours loin de nos histoires de lycanthrope.

Derek : Tu vas me dire ce qui se passe au final ou tu vas le regretter.

Scott : Très bien mais tu n'as pas intérêt à aller l'ennuyer. C'est le dixième anniversaire de la mort de sa mère. C'est toujours une période un peu difficile pour son père et lui. Dans ces cas, il se referme comme une huître et ne veut voir personne pendant quelques jours. Et je respecte cela, alors fais en autant.

Scott n'obtint aucune réponse, Derek ayant disparu aussi vite qu'il était apparu. Stiles était sorti de chez lui pour se rendre au cimetière une tradition, il réalisait de petits présents en mémoire de sa mère et les lui apportait pour honorer sa mémoire. Ce fut une vraie surprise de trouver quelqu'un agenouillé sur la tombe. La dernière personne à laquelle il se serait attendu mais qu'il aurait reconnu entre mille avec son blouson en cuir noir.

Stiles : Derek, que fais-tu ici ?

Le visage que lui montra Derek, le bouleversa. En effet, ce dernier avait le visage baigné de larmes.

Stiles : Comment as-tu su ?

Derek : Scott.

Stiles : Maudit meilleur ami qui se permet des choses qu'il ne devrait pas.

Derek : Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

Stiles : Parce que tu me parles toi de ta famille. Non, je ne crois pas. Chacun son jardin secret. Que fais-tu ici ?

Derek : Je suis venu rendre hommage à la femme qui t'a mise au monde. Je lui ai apporté des fleurs.

Stiles : Merci.

Ils restèrent un moment en silence honorant la mémoire de la mère de Stiles. Et quelques jours plus tard, alors qu'il s'apprêtait à se coucher, il eut la surprise de voir Derek installé sur son lit. Ce dernier ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit, il le prit dans ses bras et sauta par la fenêtre. Trop surpris pour réagir, ce ne fut que plusieurs minutes plus tard tandis qu'il s'enfonçait profondément dans la forêt qu'il put poser la question qui lui brûlait les lèvres.

Stiles : Est-ce que tu vas m'expliquer où tu m'emmènes où continuer à me transporter comme une vulgaire marchandise.

Derek : Tu m'as présenté ta mère à moi de te montrer ma famille.

Il leur fallut près de 2 heures pour atteindre l'endroit. Stiles en resta un instant bouche bée. Le lieu était magnifique, une clairière, un petit havre de paix traversé par un petit ruisseau où se reflétait la lune. Là en cercle, s'étendaient des pierres tombales fleuries par des fleurs sauvages et du lière.

Stiles les larmes aux yeux : C'est un endroit magnifique.

Derek : C'est un site de recueillement, je pense qu'ils ont pu y trouver la paix.

Stiles : J'en suis sûr maintenant c'est à toi de la trouver.

Ils restèrent ainsi plusieurs heures étendus près du ruisseau regardant la lune et les étoiles sans un mot simplement en se tenant la main.

Fin du flash back

Encore aujourd'hui, ces instants partagés lui faisaient verser des larmes. Un autre instant mémorable avait été celui de la découverte de leur relation par Scott.

Flash back

La première chose que Scott remarqua en pénétrant dans la maison c'était les échos de deux voix furieuses…

A suivre