Voilà la suite chers lecteurs, je suis ravie de vous annoncer que je tiendrais mes engagements. La fin qui est déjà écrite par ailleurs arrivera pour le 25 décembre comme promis.

Chapitre 8 : Souvenirs douloureux et confrontation

Encore aujourd'hui, ces instants partagés lui faisaient verser des larmes. Un autre instant mémorable avait été celui de la découverte de leur relation par Scott.

Flash back

La première chose que Scott remarqua en pénétrant dans la maison c'était les échos de deux voix furieuses. Et aux vues des intonations de Derek, il avait plus qu'intérêt à se rendre au plus vite à l'endroit d'où les cris fusaient s'il ne voulait pas retrouver son ami haché en petits morceaux. Stiles avait le don quasi surnaturel de réveiller l'énervement chez Derek qui lui-même n'était pas un maître en matière de maîtrise de soi. Cependant, une sorte d'instinct le poussa à rester quelques instants à l'abri des oreilles des deux autres.

Maintenant, il entendait très bien les voix de ses amis et pouvaient distinguer ce qu'ils se disaient et une chose était certaine, ce n'était pas du tout ce à quoi il s'était attendu.

Derek : Espèce de crétin, qu'est ce que je t'avais dit ?

Stiles : Moi qui voulait te faire plaisir.

Derek : Me faire plaisir avec ce machin.

Stiles : Il était temps de rajouter un peu de mobilier. Cette baraque est à moitié vide.

Derek : Quand j'ai accepté que tu ajoutes quelque chose à la maison après m'avoir tanné pendant des semaines.

Stiles : C'est un peu normal non. J'ai bien le droit de m'intégrer dans ta maison.

Derek : Ouais sauf que je ne pensais pas que tu irais jusqu'à ramener ça. Et je ne pensais pas non plus que tu aurais acheté sans même réfléchir aux dimensions de la pièce.

Stiles : Je sais mais on peut le ramener, tu sais.

Derek : Ah oui ! Et on fait comment pour le sortir de là sans le découper en morceau. D'ailleurs, je ne sais toujours pas comment tu as réussi à le faire entrer ici.

Stiles : Allez, tires pas la tronche mon loup. On va trouver une solution en attendant, je suis sur qu'on peut trouver des usages très intéressant.

Derek : Tu essayes de me convaincre de ne pas te dévorer.

Stiles : J'ai bien l'intention de te laisser faire avec un grand plaisir.

Scott était en général plutôt lent à comprendre mais la connotation sexuelle dans les paroles de ses amis ne faisaient aucun doute. Il se dit qu'il valait mieux faire son apparition avant qu'ils n'attaquent les préliminaires. Il ne regretta pas car aux vues de la façon dont il s'embrassait, le reste n'aurait pas tardé à suivre. Il lui fallut quelques raclements de gorge pour obtenir leur attention.

Scott : Je tombe mal à ce que je vois.

Stiles : Scott, c'est pas du tout ce que tu… enfin si mais c'est pas de cette façon qu'on souhaitait te l'annoncer.

Scott : Je vois, tu peux m'expliquer depuis combien de temps vous êtes ensembles tous.

Stiles : Presque deux mois. Alors qu'en penses-tu ?

Scott : Et bien, tu fais ce que tu veux. Tu n'as pas l'air malheureux et on est amis depuis suffisamment longtemps pour que je sois choqué ou que je fuis en courant sinon ça fait des années que je l'aurais fait.

Toutes velléités concernant l'objet de la discorde s'étaient envolées. Ce n'est que plus tard lorsqu'il voulut entrer dans le salon que Scott se rendit compte que l'objet concerné par la dispute n'était autre qu'un canapé qui bouchait littéralement l'entrée de la pièce par sa taille imposante. Il aurait dû avertir Derek que Stiles ne faisait jamais les choses à moitié.

Fin du flash back

Bien sur cela ne s'était pas arrêté là. Scott avait demandé voir carrément exigé tous les détails de sa relation avec l'alpha. Il avait dû commencer par lui expliquer son penchant pour les hommes alors que pour Scott, son meilleur n'avait eu d'yeux que pour la belle et au combien inaccessible Lydia. Les deux semaines qui suivirent, Stiles n'aurait jamais pensé que son bonheur ne put être complet. Et pourtant, quelques heures avaient suffi à faire basculer faisant voler en éclat son cœur.

Flash back

Cela s'était insinué lentement et insidieusement, il y avait eu des signes avant coureurs mais trop absorbé par ce bonheur tout neuf, Stiles avait été incapable de le voir. C'est quand les réunions avec la meute commencèrent à se faire sans lui et que Derek cessa ses visites nocturnes dans sa chambre que des questions se firent jour dans son esprit. De plus depuis quelques jours, Derek était systématiquement absent lorsque Stiles se présentait chez lui.

Après quasiment une semaine de silence radio, de la part de Scott et de Derek, il reçut un SMS très bref lui demandant de se rendre au manoir des Hale. Il se rendit donc sans perdre un instant sur place. Il eut un véritable choc en découvrant tout d'abord que le canapé qu'il avait offert à Derek n'était plus dans le salon car malgré toutes ces récriminations et le fait de devoir sauter par-dessus le canapé chaque fois qu'il voulait entrer dans la pièce, Derek avait fini par s'y habituer. Et aucun des membres de la meute, aux vues des regards qu'il leurs lançaient, ne se serait permis une quelconque question alors encore moins une réflexion.

Derek et Scott se tenaient là, avec un air aussi sérieux que déterminés qui lui donnait froid dans le dos.

Stiles : Ca y est, vous vous êtes finalement décidés à m'adresser à nouveau la parole. Après presqu'une semaine de silence radio.

Derek : Je n'ai aucun compte à te rendre.

Scott : Moi non plus, après tout tu n'es qu'un simple humain.

Stiles : Quoi maintenant, tu me reproches d'être trop humain.

Derek : Exactement.

Stiles : Et ce n'est maintenant après deux ans de bons et loyaux services que vous vous en apercevez.

Derek : Disons que les choses évoluent, il est temps pour la meute et moi de nous séparer de toute relation avec les humains, cela ne fait qu'attiser les différences et empêchent un lien solide de se tisser entre les membres.

Stiles : Tu insinues que j'en suis responsable parce que je suis trop humain. Tu es parfaitement ridicule. Toi aussi Scott, tu es d'accord avec lui.

Scott : Oui.

Stiles : Vous allez balancer une relation de plusieurs années sous prétexte que je ne suis pas un loup.

Le silence qui s'en suivit était éloquent. Stiles décida alors de faire bonne figure.

Stiles : Très bien si c'est ce que vous voulez, je m'en vais puisque je n'ai plus rien à faire avec vous. Et ne comptez plis sur moi pour venir sauver vos fesses de loup-garou.

Il partit ainsi sans un regard en arrière.

Fin du flash back

Il avait attendu d'être dans sa chambre pour verser les larmes qu'il retenait depuis le début de la conversation. Et dès le lendemain, il signa les papiers pour l'échange scolaire.

Ce n'est que maintenant avec la conversation en compagnie d'Isaac qu'il se rendait compte qu'aveuglé par les paroles de Derek et Scott, il n'avait pas tenu compte de détails qui auraient dû lui sauter aux yeux.

Stiles : Vous m'avez fait croire ce que j'étais persuadé d'entendre un jour de votre bouche.

Derek : Depuis quand sais-tu que je suis là.

Stiles : Même si tu es très silencieux, j'ai toujours eu une sorte d'instinct pour sentir ta présence.

Derek : Alors tu as compris…

A suivre