Chapitre : School's out.

Bonjour la populasse ! Merci beaucoup pour les reviews, elles sont charmantes et j'y répond quand j'en ai le temps :p ! La suite, c'est à dire le chapitre 10, n'arrivera certainement que la semaine prochaine parce que c'est bientot les vacances et les profs en profitent pour nous bombarder de contrôles...Donc, révisions, devoirs et pas le temps d'écrire ! Brefouille, c'est mes soucis, ma vie, pas la votre...Vous êtes ici pour lire, je vous laisse découvrir la suite...

Oh ! Une dernière petite chose, pour bien vous faire patienter, sachez que les baisers tendres et les quelques premières caresses entre Sebby et Cielou viendront au prochain chapitre...*ok je sors*...

...

Quelques semaines plus tard...

Décidément, ma vie a pris un tournant incroyable...enfin, façon de parler car déjà une routine s'installait :

Je me réveillai à 10h tout les matins, je déjeunais puis m'occupais des affaires pour mon entreprise et l'après-midi je travaillais sur des devoirs, des leçons et prenais mon bain pour ensuite aller me coucher...

Mais aujourd'hui, il y avait une nouveauté pour moi...L'école ( NDA : Bien que je déteste celle-ci, je suis obligé de la mettre dans la fic XD ^^ ok, ok je sors )

En effet car Sebastian ne pouvait pas tout m'apprendre alors il a l'idée de m'inscrire en école privée et ça « agrandirait mes relations » avait-il commenté sans en avoir la permission.

En fait, j'allais dans un collège, comme il disait que mon niveau était beaucoup trop élevé. Je serais le plus petit, le plus faible...le plus triste sûrement...

En sortant de la calèche que Sebastian conduisait, je découvris un bâtiment imposant et au style gothique très beau.

« Bon, j'espère que votre premier jour sera réussi Bocchan ! » dit Sebastian, m'arrachant à la contemplation du collège Brighton.

Puis, insensible à mon silence, il termina par :

« Je viendrais vous chercher à 18h, travaillez bien et faites-vous des amis ! »

Il me regarda un moment, nos regards plongeant intensément l'un dans l'autre, il sourit, avec ce rictus que j'admirais souvent chez lui, puis s'en alla.

C'est ainsi que je me retrouvais au collège très privé de Brighton. J'entrais dans le bâtiment central et arrivais dans une cour pleine de jeune adolescent pour la plupart, pas d'enfant, comme moi. Ils me regardaient tandis que je fonçais tête baissée. Et c'est alors que je trébuchais et me retrouvais allongé par terre, comme un crêpe, la tête aplatie sur le goudron humide.

Des rires retentirent et j'avais l'impression que mon mal être revenait. Je me relevais à grande vitesse et m'enfermais dans les WC pour y enfoncer deux doigts dans ma gorge. Il y eu des protestations rauques de la part de mon ventre puis du sang visqueux sortit de ma bouche. Ce n'était plus des aliments, je ne mangeais plus ces deniers temps . Pourquoi je faisais ça ? C'était comme me mutiler, grâce à cela le virus disparaissait, s'en allait... Mes yeux se perlèrent de larmes :

« Sebastian ! » murmurai-je doucement, en pleurant.

Seulement il ne viendrait pas, sûrement pas pour l'un de mes caprices. Il me sermonnerait ce soir, mais rien de plus. Que pouvait-il faire contre une douleur que lui, un démon, ne connaissait ou ne ressentait pas ?

A 17h55, une cloche sonnait, signant la fin des cours. Ma première journée fut catastrophiques. Deux jeunes de 14 ans m'ont frappé en m'insultant de « tête d'ampoule. »

J'avais des bleus et des coupures aux mains ainsi qu'un affreux goût salé de sang dans la bouche. Sebastian m'attendait devant et me sourit :

« Bonsoir maître, vous semblez épuisé ?! »

« Hmmm... » grommelai-je, comme réponse.

Le trajet fut incroyablement court et je repensais aux expressions du regard de Sebastian..de l'inquiétude et de la pitié !

Lorsque nous rentrâmes, Sebastian me laissa seul au salon pour aller me faire couler un bain. 5 minutes plus tard, il était de retour avec toujours ce même regard...

Alors que j'entrais dans le bain, j'étais sûr qu'il allait m'interroger sur mes blessures. Je ne voulais pas lui en parler, et surtout pas croiser son regard. Il frottait mon dos, et soudainement il lança :

« Permettez-moi une question ?! »

J'hésitais longuement et finis par lui accorder :

« J'aimerais savoir qu'est-ce que c'est que ces coupures à vos bras ? »

Je les regardais avec mépris. Lors du cours, j'avais timidement demandé à aller aux toilettes, et j'avais pris mes ciseaux dans la poche de mon pantalon. Je m'étais donc mutilé. C'était important pour moi, c'est comme de l'alcool pour un alcoolique ou de la drogue pour le drogué...Je me libérais de mon mal être, comme lorsque je me faisais vomir.

« Rien ! » répondis-je simplement en jugeant qu'il serait long et hasardeux d'expliquer cela à un démon.

« Vous vous mutilez ? » continua t-il, plus comme une affirmation qu'une question.

Je ne répondis rien et c'est alors que dans un élan brusque il jeta violemment le gant par terre. Il sortit avec la même violence.

« Sebastian, l'appelai-je, Reviens ! »

Mais il ne revint pas, alors je me retrouvais tout seul. Encore une fois. Je me levais et attrapais une serviette pour m'envelopper dedans. Mes pieds nus et mouillés marchèrent longuement et ne trouvèrent personnes.

Alors, j'essayais de me sécher comme je le pouvais pour ensuite me blottir nu sous les draps. Où était Sebastian ? Que faisait-il ? Je fermais mes yeux et me rendais soudainement compte que je pleurais...

Lorsque je me réveillais, je n'étais plus nu ( NDA : Amandine *elle se reconnaîtra*n'imagine rien, je ne suis pas aussi sadique que toi!), mes cheveux étaient secs et les draps bien replacés et non pas en boule. Je me redressais, tellement vite qu'un mal de crâne me prit :

« Sebastian ? »

« Monsieur ! » répondit-il, en sortant de la pénombre. Il avait un air désolé.

« Où étais tu? »

« J'avais faim ! » sourit-il en désignant une de ses dents pointues.

Il s'approcha de moi et commença :

« Vous n'auriez pas dû... »

« Sebastian, dors avec moi s'il te plaît ! » l'interrompis-je en désignant une place près de moi.

Sur ce, il s'allongea et je me blottis dans son torse, entremêlant mes jambes aux siennes, alors que son souffle m'encombrait :

« Promettez-moi d'arrêter! »

« Si tu dors avec moi... »

« Yes my little lord ! »