Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE BELLA :

Non mais je rêve. Pour qui il se prend ce vampire sexy et têtu comme une mule ? Parler de chose qu'il ne connaissait pas. Il m'avait tellement mise en rogne que toute l'attirance et la sympathie que je ressentais pour lui s'était envolé. Je ne disais plus un seul mot depuis des heures, et à notre arrivée à ce qui me semblait être Volterra, la nuit était tombée. Il entra dans un immense garage avec des voitures aussi belles les unes que les autres.

« C'est Jake qui serait content de voir tout ça ! » ne pus-je m'empêcher de penser.

Et Rosalie aussi, que je savais être dingue de voiture. Je sortis de la voiture avant même que Demetri n'éteigne le contact et me dirigeais vers le coffre pour prendre ma valise, mais il fut plus rapide que moi et avait déjà prit mon bagage en main.

« Suis-moi ! » me dit-il en avançant sans m'attendre.

Je levais les yeux au ciel et le suivi donc à travers les couloirs interminables de ce château lugubre et vampirique.

« On se dépêche ! » m'ordonna-t-il.

« Si je veux ! » répliquai-je, cynique.

Un grognement sourd retentit, et on pénétra dans une grand pièce rempli de vampire, avec trois d'entre eux que je reconnu comme étant les Rois, assis sur trois sièges.

« Maîtres ! » dit Demetri en s'inclinant.

« Maîtres ! » l'imitai-je, moqueuse.

J'entendis quelqu'un se mettre à rire et je me retournais pour apercevoir une véritable armoire à glace. Il me fait penser à Emmett, sauf que je ne le vois pas comme un grand frère et qu'il est plutôt pas mal dans son genre. Il me rendit mon sourire. Je sens que je vais me plaire ici !

« Ma chère Isabella, enfin je te rencontre. Quelle joie ! » s'extasia le vampire assit au milieu qui s'était levé.

« C'est la première fois qu'un vampire qui bouffe des humains est ravi de faire ma connaissance ! » ironisai-je.

Il esquissa un sourire, et celui à sa gauche à lui, avec les cheveux blancs, me regardait, amusé.

« Approche, ma chère enfant ! » me dit-il en me tendant sa main.

Je m'approchais et il prit ma main dans la sienne. Il fit je ne sais quoi, et ça dura quelques secondes. Des secondes durant lesquelles, je sentais le regard de Demetri sur moi.

« Intéressant ! » finit-il par me dire.

« Intéressant ? Vous trouvez intéressant le fait de tenir la main d'une humaine ? » demandai-je, perdue.

Les quelques vampires présents se mirent à rire, ainsi que celui avec les cheveux blancs.

« Non, je n'arrive pas à lire en toi ! » me sourit-il.

« Vous n'êtes pas le premier dont le pouvoir ne marche pas sur moi. Je sais, c'est frustrant ! » taquinai-je en récupérant ma main. « Je peux savoir vos noms ? »

« Je m'appelle Aro, et voici mes frères : Caïus et Marcus ! » présenta-t-il.

« D'accord enchantée, vraiment mais, vous me voulez quoi au juste ? Votre chien de garde n'a pas voulu me le dire ! » demandai-je en désignant Demetri.

Un rire tonitruant retentit dans la salle. Je me retournais pour m'apercevoir que c'était l'armoire à glace qui riait aussi fort. Je le savais, c'est Emmett numéro deux !

« Félix, calme-toi je te prie ! » lui somma Aro.

Le dit Félix se calma.

« Pardon Maître ! » s'excusa-t-il.

Bien qu'il ne rie plus, je pouvais clairement voir qu'il se retenait.

« Quelque chose s'est passé pour que tu sois si, comment dire… ! » hésita Aro.

« Vexante ? » proposai-je. Il acquiesça. « Je ne supporte tout simplement pas qu'on se mêle de chose qu'on ne comprend pas, et qui ne regarde personne d'autre que moi ! »

« Demetri ! » appela Aro en lui tendant la main.

Monsieur je me mêle de ce qui me regarde pas, s'approcha d'Aro et lui donna sa main. Il se passa quelques secondes avant qu'il ne lâcha la main de Demetri. Aro me regarda, un sourire amusé. Génial, il a dû voir la séance de bouche-à-bouche qui s'était produite contre la voiture de Demetri quelques heures plus tôt.

« Qui était cette femme qui t'a attaqué ? » me demanda Aro.

« Quelqu'un qui cherchait à venger la mort de son compagnon ! » répondis-je.

Je vis Demetri bouger et se placer à côté de moi. Le troisième Roi, avec les cheveux bouclés et qui avait l'air de souffrir le martyre, me regardait étrangement.

« Vous pouvez arrêter de me regarder comme si j'allais me transformer en loup-garou ? C'est gênant ! » quémandai-je, mal à l'aise.

« Marcus a le don de voir les relations entre les gens, vampire ou humain ! » m'expliqua Demetri.

« Je t'ai pas demandé de ne plus jamais m'adresser la parole ? » crachai-je.

Une main glacée agrippa mon cou. Demetri !

« On dirait que j'ai vexé monsieur ! » m'amusai-je, posant une main sur celle de Demetri qui maintenait mon cou.

« Tu as une drôle de façon d'être reconnaissante envers celui qui t'a sauvé la vie ! » grogna-t-il en approchant son visage près du mien.

« Vas-y, tue-moi si t'en as envie ! » lui dis-je.

« Ne me pousse pas à bout, Isabella ! » me menaça-t-il.

« Demetri, lâche-la s'il te plaît ! » lui somma Aro.

Demetri ôta sa main de ma gorge.

« Nous allons tous nous calmer, et en venir au pourquoi de ta venue ici Isabella ! » me dit Aro.

« D'accord mais, appelez-moi Bella ! » lui dis-je.

« Bien ! Bella, si j'ai envoyé Demetri te chercher, c'est parce que nous avions ouïe dire qu'une humaine connaissait notre secret, et qu'elle était un bouclier. Toi, en l'occurrence ! » m'avoua-t-il.

« C'est pour ça que ni vous ni Edward ne peut lire en moi ! » lâchai-je.

« Edward ? Edward Cullen ? » s'étonna Caïus. « C'est donc eux qui t'ont révélés notre secret ! »

« Non, je l'ai découvert moi-même. Il n'a fait que confirmer mes soupçons ! » réfutai-je. « Ils n'y sont pour rien ! »

« Vois-tu, chère Bella, aucun humain ne peut connaître notre secret mais, en vu de ton immense talent, deux options s'offrent à toi. Soit nous t'éliminons, soit tu deviens l'une des nôtres. A toi de choisir ! » me dit Aro.

Je voyais clairement dans son regard qu'il souhaitait de tout cœur que j'accepte la transformation. Et puis, l'idée de faire chier Demetri pour l'éternité, ça me tentait assez ! Avec un sourire aux lèvres je répondis :

« J'accepte de me joindre à vous ! »

« Fabuleux ! » s'exclama Aro en tapant dans ses mains.

« J'ai cependant une requête ! »

« Je t'écoute ! » me dit Aro, intrigué.

« J'aimerai avoir une semaine. Une dernière semaine d'humanité. Profiter des plaisirs humains quoi ! » demandai-je.

« Accordé ! » répondit Aro. « Demetri, conduit Bella dans sa chambre que nous avons fait préparer pour elle ! »

« Suis-moi Bella ! » me dit Demetri.

« C'est Isabella pour toi ! » répliquai-je.

Il me regardait vraiment méchamment.

« T'aime pas mon caractère hein ? Tant pis pour toi. Tu vas devoir faire avec, et si t'es pas content c'est pareil ! » lui dis-je en souriant.

Il reprit ma valise et sortit de la salle du trône. En le suivant, je croisais le regard amusée d'une jeune fille blonde. Elle avait vraiment l'air d'être méchante malgré le sourire qu'elle arborait ! Je me dépêchais de suivre Demetri, qui marchait vite.

« HEY OH, L'HUMAINE N'EST PAS AUSSI RAPIDE QUE TOI ! » lui criai-je.

« L'humaine n'a qu'à se dépêcher ! » me répondit-il.

« Crétin de vampire ! » marmonnai-je.

Il me fit entrer dans une pièce, mais je n'eus pas le temps de détailler les lieux que je fus plaqué contre un matelas très confortable, Demetri assit sur moi, une main sur ma gorge.

« Je vois que t'aime être au dessus ! » l'allumai-je.

« Je vais te donner un petit conseil, arrête de me provoquer ! » me prévint-il.

« Sinon quoi ? » demandai-je sans peur.

« Sinon tu le regretteras. On ne se moque pas de moi impunément, et sans en payer les conséquences. Pour l'instant, tu n'es qu'humaine et je ne peux rien te faire sans m'attirer les foudres d'Aro, alors je vais sagement attendre que tu sois devenu l'une des nôtres, parce que ce sera à moi de t'entraîner au combat, et nouveau-né ou pas, tu ne feras pas le poids contre moi ! » me répondit-il d'une voix assez, venimeuse.

Je dois être masochiste mais, ce petit jeu qui commençait à naître entre nous m'amusait, et m'excitait plus que de raison. Sans que je ne le voie venir, la bouche de Demetri s'empara de la mienne. Sa langue força l'entrée de ma bouche et il se retrouva entre mes jambes. Malgré le fait qu'il m'avait énervé dans la voiture, et que je le détestais pour ce qu'il m'avait dit, le baiser qu'il me donnait me rendait totalement folle. Je commençais à manquer d'air, ce que remarqua Demetri car il détacha sa bouche de la mienne. Il approcha ses lèvres de mon oreille et me susurra :

« Tu veux jouer, alors on va jouer. T'es à moi, Isabella, et si jamais je te revoie fricoter avec un autre, tu me le paieras cher ! »

En moins d'une seconde, il n'était plus là. Saleté de vampire et de leur frime ! Je rêve ou Demetri vient de dire que je lui appartenais ? Cette idée me fit frissonner, mais de plaisir. Il va souffrir ! Il a osé m'interdire de fricoter avec d'autres garçons, et rien que pour ça, je vais faire tout le contraire de ce qu'il m'a dit. C'est dans ces moments-là où les conseils de Rosalie auraient été précieux ! Tu ne sais pas ce qui t'attends Demetri !

« Le jeu ne fait que commencer ! » dis-je à voix haute.