Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE BELLA :

Une fois encore, je fus tiré de mon sommeil par mon téléphone. Ne prenant, cette fois encore, pas la peine de regarder qui était l'interlocuteur, je décrochais.

« Allô ? »

« Bella ? »

Je me renfrognais en reconnaissant la voix.

« T'as un sacré culot pour m'appeler après ce que tu m'as fais ! »

« Ecoute Bella, je suis vraiment désolé mais, je n'avais pas le choix ! »

« Tiens donc, tu n'avais pas le choix. C'est nouveau ça ! »

« Bella, ça n'a rien à voir avec toi mais, avec moi ! »

« Arrête de parler par énigme Jacob et explique-toi ! »

« Je ne peux pas ! »

« Dans ce cas, salut ! »

Je raccrochais et fis tomber mon téléphone par terre après avoir regardé l'heure qu'il était. Il était neuf heures et demi du matin, mais je décidais de ne pas bouger de mon lit si douillet, alors je remontais la couverture sur moi et me rendormis, mais quelque chose attira mon attention. Où est passé mon I-Pod ? J'étais sûr de l'avoir gardé toute la nuit ! Je ne pu poursuivre mes questions intérieures que la porte s'ouvrit avec fracas et je fus cloué sur le matelas.

« BELLA ! »

Alice !

« Tu m'as trop manquée ! » me dit-elle.

« Tu m'as manquée aussi Alice, mais tu m'écrases ! » m'étouffai-je.

« Oh, désolé ! » s'excusa-t-elle en s'écartant de moi.

Elle resta sur ses genoux tandis que je m'asseyais à mon tour. La revoir me fit un bien fou.

« J'ai le droit à un câlin ? » me demanda-t-elle avec sa moue.

Je ne pu réprimer un rire et acquiesça. Elle me serra dans ses bras, et je lui rendis volontiers son étreinte. Après quelques minutes dans les bras l'une de l'autre, on s'écarta et je lui dis :

« J'ai besoin de quelques minutes d'humanité ! »

« Je t'attends ici ! » me dit-elle sans broncher.

Je filais donc dans la salle de bain et pris une douche qui me réveilla, mais surtout, qui chassa le rêve ultra érotique que j'avais fais cette nuit. Une fois propre, je m'enroulais dans une serviette et retourna dans ma chambre pour m'habiller, et je fus rapidement gagné par une crise de rire en apercevant des vêtements posés soigneusement sur le lit, qui avait été fait.

« Elle ne changera jamais ! » pensai-je.

Je mis donc la jupe noire que m'avait sortit Alice, qui soit dit en passant m'arrivait aux genoux, un haut bleu nuit qui s'attachait derrière le cou, et une paire de ballerines noires. Je séchais mes cheveux vite fait avec une serviette, et décidais de les laisser comme ils étaient. Sortant de la chambre, Alice leva le pouce vers moi avec un sourire.

« Tu vas rendre Demetri complètement fou ! » me dit-il.

« Je me fiche de Demetri ! » répliquai-je.

« Pourtant, le rêve que t'as fais prouve le contraire ! » me nargua-t-elle.

« L'humaine a besoin de se nourrir ! » dis-je pour ne pas répondre à sa remarque.

Alice m'aida à trouver le chemin des cuisines et je vidais deux bols de céréales, bus un verre de jus de fruit, dévorais deux kiwi, une pêche et quelques grains de raisins. Alice me regardait avec des yeux ronds.

« Quoi ? » demandai-je.

« Je ne savais pas que tu mangeais autant ! » s'étonna-t-elle.

« Je n'ai pas dîné hier soir ! » avouai-je.

« Bella ? »

Jane arriva dans les cuisines.

« Oui ? » fis-je en en mettant un autre grain de raisin dans ma bouche.

« Wow, t'es superbe ! » me complimenta-t-elle. « Et la coupe, Demetri va être fou ! »

« Vous ne voulez pas me foutre la paix avec ça ? Je me fiche de Demetri ! » rétorquai-je.

« Si tu le dis ! » soupira Alice.

« Tu es attendu dans la salle du trône ! » m'informa Jane.

« C'est parti ! »

Au moment même où nous entrions dans la salle du trône, je demandais tout bas à Alice :

« Tu n'aurais pas vu par hasard pourquoi je me suis réveillée sans mes écouteurs dans les oreilles ? »

« C'est moi qui te les ai enlevés ! » fit la voix de Demetri.

Je me retournais vers lui.

« Il ne voulait pas que tu deviennes sourde ! » me chuchota Alice.

« J'aurais plus eu à l'entendre grogner au moins ! » dis-je en allant vers Aro.

Alice se mit à rire, et Jane aussi.

« Tu as bien dormi ? » me demanda Aro.

« Plutôt bien ! » répondis-je.

« Très bien même ! » s'esclaffa Alice.

« Garde ta vision pour toi ! » la prévins-je en me retournant vers elle.

« Bella, nous allons devoir avancer ta transformation ! » m'informa Aro.

« Pourquoi ? » m'étonnai-je.

« Par précaution. Certains de mes gardes ont, du mal à retenir leur soif depuis ta venue ici ! » m'expliqua-t-il.

« Je vois ! » soupirai-je.

« Nous te laissons ta dernière journée d'humanité, et Alice et son compagnon resterons à tes côté jusqu'à ce soir. Demetri te rejoindra dans ta chambre pour te transformer ! » me dit Caïus.

« Je vous l'ai déjà dit hier, je refuse qu'il me transforme ! » réfutai-je.

« Il est celui qui contrôle le mieux sa soif ! » m'expliqua Aro.

« Pourquoi est-ce que Jane ou même vous ne le ferez pas ? » tentai-je.

« Bella, Demetri a insisté pour le faire. D'ailleurs, un peu de son venin coule déjà dans tes veines depuis qu'il a guérit ta plaie ! » me dit Aro.

« En clair, j'ai pas le choix ! » m'indignai-je.

« Pas vraiment ! » affirma Aro.

« Je peux retourner me morfondre dans ma chambre jusqu'à ce soir ? » demandai-je, provocant le rire de Jane.

« Va ! » répondit-il.

En passant près de Demetri, je murmurai :

« Crétin ! »

Un grognement venant de sa part m'informa qu'il avait reçu le message et je souris. Alice m'avait rejoint, et me reconduisit jusqu'à ma chambre. Devant ma porte, je vis Jasper. Je courus jusqu'à lui et me jeta dans ses bras. Bien qu'il fût tendu au début, je le sentis se relaxer et il me rendit mon étreinte.

« Ce n'était pas de ta faute ! » lui dis-je.

Il m'envoya une vague de reconnaissance, puis on se décala l'un de l'autre. Je les fis entrer dans ma chambre et on s'installa tous les trois sur mon lit pour discuter.

« Vous avez dit aux autres que vous étiez là ? » demandai-je.

« Non, mais on partira les rejoindre dès ce soir. Aro veut voir toute la famille pour savoir certaines choses te concernant, et nous par la même occasion ! » répondit Alice.

« Edward aussi sera là ! » soupirai-je.

« Je ne laisserai pas s'approcher de toi ! » m'assura Jasper.

« Qu'est-ce qu'il vous a dit à votre départ ? Il vous a dit qu'il m'avait quitté ? » questionnai-je.

« Il t'a quitté pour te protéger de nous, enfin, c'est ce qu'il a dit ! » me dit Alice.

« Aucun de nous ne voulait partir Bella, même Rosalie ne voulait pas partir ! » m'avoua Jasper.

« Elle me déteste ! » rappelai-je.

« Elle est simplement jalouse de toi ! » dit Alice.

« Mais c'est ridicule. Je suis une simple humaine. Comment peut-elle être jalouse de moi ? » m'étonnai-je.

« C'est justement pour ça. Tu es humaine, et elle ne l'est pas ! » me confia Jasper.

« Je crois que j'en parlerai avec elle quand elle sera là ! » dis-je pour clore le sujet.

Ils approuvèrent.

« Alors, toi et Demetri ! » me sourit Alice.

« Je ne suis pas amoureuse de lui ! » dis-je une nouvelle fois.

« Mais tu ressens du désir pour lui ! » s'amusa Jasper.

« Même pas vrai ! » réfutai-je.

« Oh que si ! » s'esclaffa-t-il.

Je portais un doigt accusateur sur Alice :

« Toi, tu lui as déballé ta vision ! »

« J'avoue ! »

« Bella, elle n'a pas besoin de me dire quoi que ce soit. T'es en ébullition depuis que t'as quitté la salle du trône ! » me dit Jasper.

« C'est parce que Demetri m'agace et qu'il va devoir me transformer ! » répliquai-je.

« Et ça t'excite ! » conclu-t-il.

Je ne su quoi répliquer, car c'était la stricte vérité !

« Qu'est-ce que je disais ! » ricana Jasper.

« Bella, si tu ne veux pas que Demetri te malmène durant les entraînements après ta transformation, évite d'embrasser Alec et de flirter avec Félix ! » me conseilla Alice.

« Pourquoi ? » demandai-je.

« D'une, parce que ça le met dans une colère noire, et de deux, c'est ton âme-sœur Bella, le vrai ! » répondit-elle.

« J'ai toujours cru que c'était Edward ! » avouai-je.

« Rencontrer Edward t'a fait entrer dans notre monde, et t'a permis de trouver Demetri ! » me dit Jasper.

Je fulminais intérieurement, faisant sourire Jasper.

« Bella, quel régime alimentaire vas-tu choisir ? » me demanda Alice.

« Je n'en ai aucune idée mais, je sais que si je devais me nourrir de sang humain, je ne pourrais jamais tuer d'innocent ! » répondis-je calmement.

« Quoi que tu décides Bella, sache que nous ne te jugerons pas ! » m'assura Jasper.

« Mais, les autres ? » questionnai-je.

« Franchement Bella, aucun de nous n'est bien placé pour te faire la morale. On a tous dérapé à un moment ou à un autre ! » me dit Alice.

« Sauf Carlisle ! » renchéris-je.

« Personne n'est aussi fort que Carlisle ! » affirma Jasper.

« Et puis, emmerder Demetri pour l'éternité, ça demande beaucoup d'énergie ! » plaisantai-je.

Alice et Jasper se mirent à rire, et je les rejoignis. Ce fou rire nous prit plusieurs minutes, me faisant pleurer à force.

« Tu sais Bella, ton nouveau comportement risque de plaire à Rosalie ! » dit Jasper en calmant ses rires.

Je ne répondis pas. Lorsque mon ventre se manifesta, nous partions tous les trois aux cuisines où Jasper m'interdit de toucher quoi que ce soit.

« Je ne savais pas que les vampires cuisinaient ! » taquinai-je.

« Ah, ah, ah ! » ironisa Jasper.

Pendant que Jasper s'afférait donc à me préparer mon déjeuné, Alice s'occupa de m'épiler mes sourcils.

« Tu sais que la cuisine n'est pas un salon de beauté ! » dis-je en fermant les yeux.

« Tais-toi et laisse-toi faire ! » me gronda-t-elle.

Y en a qu'une pour se trimballer partout avec une pince à épiler sur elle, et elle s'appelle Alice Cullen. Ce qui est étrange d'ailleurs puisque les vampires ne s'épilent pas.

« Elle a décidé de te faire toute belle avant ta transformation, qui te rendra plus belle encore selon elle ! » m'informa Jasper.

« T'arrête de sonder mes émotions ! » m'agaçai-je.

« Je ne fais pas exprès, je te le jure ! » me dit-il.

« Mouais ! » fis-je, pas convaincue.

Une fois qu'Alice eut terminée de m'arracher les poils de mes sourcils, je m'attaquais au plat que m'avait préparé Jasper : des gnocchis avec de la crème fraîche et du persil. En tout cas, ça sentait drôlement bon. Je pris une bouchée, et putain que c'était bon. J'en repris par trois fois.

« Merci Jasper, c'était délicieux ! » le complimentai-je.

« De rien Bella ! » me dit-il.

Jasper insista pour s'occuper de tout ranger, et Alice me ramena dans ma chambre où elle me coiffa. Elle me fit une tresse dont quelques mèches s'échappaient devant mes yeux, et me maquilla mais très légèrement.

« Voilà, comme ça, t'es fin prête à devenir l'une des nôtres. On ne va plus se quitter ! » me dit-elle en me prenant dans ses bras.

« Vous partez quand ? » demandai-je en essayant de refouler mes larmes.

« On attend que Demetri arrive, ensuite nous prenons le premier avion pour l'Alaska et retrouver la famille pour leur faire parvenir le message d'Aro. J'ai vu la réaction qu'aura Edward, et il ne sera pas content que tu deviennes comme nous, c'est pour cette raison que nous le ferons durant ta transformation. Il n'aura pas le choix et ne pourra intervenir ! » me répondit-elle.

« S'il tente quoi que ce soit ? Je veux dire, il verra dans ton esprit que c'est Demetri mon véritable compagnon et, il risque de s'en prendre à lui ! » m'inquiétai-je.

« Bella, ne t'inquiète pas. Même avec sa capacité de télépathe, il ne pourra rien contre Demetri. Et puis, je croyais que tu n'en avais rien à faire de Demetri ? » s'étonna-t-elle.

« C'est plus fort que moi ! » avouai-je.

« Ecoute, si tu veux jouer au chat et à la souris avec lui, lui en faire baver, le malmener verbalement ou physiquement, libre à toi, mais ne joue pas avec le feu en tentant de faire n'importe quoi avec Félix ou Alec. Il ne le supportera pas. Heidi a déjà menacé de te tuer, et Demetri en est venu à la menacer de la tuer de ses propres mains si elle te touchait ! » m'informa-t-elle.

La porte d'entrée s'ouvrit sur Jasper et Demetri. Ce dernier me regardait de haut en bas, et un sourire carnassier se dessina sur son visage. Quelque chose me dit que la transformation allait attendre.

« Alice, nous devons y aller. Aro veut que nous partions le plus vite possible pour parler à Carlisle ! » dit Jasper.

On se serra dans les bras l'une de l'autre.

« On se revoit dans une semaine tout au plus ! » murmura-t-elle.

« D'accord ! » acquiesçai-je.

Lorsqu'elle me relâcha, je pris Jasper dans mes bras, provoquant des grognements de la part de Demetri. Je jubilais intérieurement devant sa jalousie.

« Arrête de jouer avec le feu Bella ! » me chuchota Jasper.

Je lui fis comprendre par mes émotions que je m'en fichais, puis il me lâcha et quitta la chambre avec Alice, me laissant seule avec Demetri. Le regard qu'il me lançait me mettais mal à l'aise, alors je me retournais et alla près de la fenêtre. Le soleil se couchait sur Volterra. Je sentis la présence de Demetri derrière moi, et il posa sa main droite sur ma hanche, et l'autre sur mon épaule.

« L'immortalité te rendra plus belle encore ! » me dit-il.

« C'est le genre de chose qu'une fille aime entendre ! » dis-je en souriant.

« Pourquoi es-tu si réticente envers moi ? Tu es au courant des liens qui nous unis toi et moi, je le sais. Aro me l'a dit car il a lu dans l'esprit d'Alice qu'elle te l'avait dit ! » dit-il d'une voix rauque.

« Je ne veux pas souffrir une nouvelle fois ! » soupirai-je.

Je fermais les yeux alors qu'il fit glisser ses doigts glacés sur mon épaule dénudée.

« Tout ce que je te demande, c'est d'arrêter de flirter avec n'importe qui. Je ne veux pas que ma jalousie prenne le dessus sur ma nature de traqueur, et ne me fasse commettre l'irréparable en m'attaquant à mes frères ! » expliqua-t-il.

« Si Heidi s'en était prise à moi durant mon sommeil, qu'aurais-tu fais ? » demandai-je.

« Je l'aurais tué, mais pas avant que Jane ne la fasse souffrir ! » répondit-il.

« Pourquoi Jane ferait-elle ça à un membre de sa famille ? » m'étonnai-je.

« Parce qu'elle t'apprécie, et te considère comme la sœur qu'elle n'a jamais eu. Elle s'entend avec toi avec une aisance que seul Marcus peut comprendre. Il voit entre vous un lien fraternel très fort. Tout comme Félix et Alec ! » m'avoua-t-il.

« Pourtant, je flirte avec tes frères ! » lui dis-je en tentant de calmer les battements de mon cœur.

« Oui, et ils ne feront rien qui risque de me mettre vraiment en colère ! » m'assura-t-il.

« Tu n'es qu'un gros prétentieux ! » m'esclaffai-je.

« Peut-être bien ! »

Il me retourna de façon à ce que je sois face à lui.

« Bella, avant que je ne te transforme, laisse-moi dix minutes. Dix minutes durant lesquels je te prouverai que tu peux avoir confiance en moi. Je sais que tu me désires, et c'est réciproque. Et il faut que tu saches que je fais un effort surhumain pour ne pas te prendre sur le champ ! » me dit-il.

« Alors fais-le ! » répliquai-je.

« Non Bella. Je n'ai jamais fais l'amour à une humaine, et je ne sais pas ce qui peut se passer ! » refusa-t-il. « Je ne veux pas risquer de te blesser ! »

Je baissais la tête, déçue.

« Isabella, tu refuses de tomber amoureuse de moi de peur de souffrir de nouveau, mais tu veux que je te fasse l'amour. Ça n'a pas de sens. Si tu veux vraiment de moi, je veux que tu fasses tomber cette barrière que tu as en toi, cette barrière qui t'empêche de goûter au vrai bonheur. Je n'ai jamais été amoureux, jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à ce que je te rencontre ! » m'annonça-t-il.

« Malgré que je t'envoie balader à la moindre occasion ? » arquai-je.

Il prit mon visage entre ses mains et rapprocha son visage du mien avant de me susurrer :

« Surtout pour ça ! »

Puis, il m'embrassa. Contrairement aux autres baisers que j'avais reçus, celui-ci était plein de tendresse.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Pendant que j'embrassais ma Bella, je nous conduisis petit à petit vers son lit. Je la sentis se tendre lorsque ses jambes touchèrent le matelas.

« Ne crains rien ! » lui dis-je avant de nous faire basculer lentement sur le lit.

Je m'installais sur elle après qu'elle se soit mise à son aise. Elle se tendait au fur et à mesure que mes doigts glissaient sur sa peau.

« Détends-toi ! »

Je reposais mes lèvres sur les siennes, avant de me rappeler une chose alors je rompis le baiser.

« Hey ! » se plaignit-elle.

« Tiens donc, il n'y a pas si longtemps je t'entendais dire à Alice et Jasper que tu me détestais, et maintenant, tu me supplies de t'embrasser. Hum ! » répliquai-je.

« T'as entendu la conversation ? » s'écria-t-elle.

« Et alors ? » m'amusai-je.

« Je te déteste ! » grogna-t-elle.

« Le rêve que t'as fais cette nuit me prouve le contraire ! » la taquinai-je.

« Qu'est-ce que t'en sais ? » demanda-t-elle.

« J'ai veillé sur toi toute la nuit, et crois-moi quand je t'ai dis que je prends sur moi pour ne pas te prendre sauvagement, c'est la vérité. T'entendre murmurer mon prénom dans ton sommeil, et surtout avec des gémissements, ça me rend fou ! » avouai-je en reprenant ses lèvres.

Elle se laissa aller pour mon plus grand bonheur, mais elle se détacha trop rapidement.

« Ne crois pas que je suis prête à entretenir une quelconque relation avec toi ! » me prévint-elle.

« Dans ce cas, je te ferai la cour chaque jour de l'éternité, et je te ferai succomber. En plus, aucune femme ne me résiste. C'est mon côté Russe ! » plaisantai-je.

« Arrête avec tes bêtises et dépêche-toi de me transformer ! » me pressa-t-elle.

Je l'embrassais une nouvelle fois avant de dévier mes lèvres sur sa nuque. Je cajolais son cou quelques minutes avant de murmurer :

« Pardon ! »

Je plantais mes crocs dans sa chaire et bu son sang tout en répandant mon venin dans son organisme. Les cris qu'elle poussait étaient la plus grande des tortures pour moi. Lorsque je fus sûr que j'avais insufflé assez de venin en elle, je retirais mes crocs et la regardais se débattre à cause du venin, impuissant.

« ÇA BRÛLE ! » hurla-t-elle.

« Je sais mon amour, mais ça ne sert à rien de te débattre ainsi ! » tentai-je de lui dire.

Je sens que les trois jours qui vont suivre vont être très pénibles pour moi.