Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE BELLA :

Putain mais qu'est-ce qu'elle a cette fille contre moi ?

« Sache une chose, Bella, tu as peut-être été acceptée parmi la garde, et auprès des Rois, mais un conseil, reste loin de Demetri ! » cracha-t-elle.

Heïdi !

« Tu veux bien me lâcher ? » demandai-je gentiment.

« D'abord, tu dois me promettre que tu resteras loin de celui que j'aime ! » me répondit-elle

« Tu vois, je ne peux acquiescer à cette requête, car j'adore la sensation des mains de Demetri sur mon corps, la façon dont il m'embrasse et c'est juste, wow ! » répliquai-je en souriant.

Elle raffermit sa prise autour de ma gorge, et je commençais vraiment à avoir peur, surtout que j'étais toute seule.

« Demetri est à moi ! » grogna-t-elle.

« Pas d'après Marcus ! » contrai-je.

« Je vais te tuer espèce de garce ! » menaça-t-elle.

En un clignement d'œil, la prise d'Heïdi se relâcha et je soufflais de soulagement de pouvoir à nouveau respirer, même si je n'en avais pas besoin. Je regardais Heïdi et ce que je vis me statufia. Mon sauveur n'était autre qu'Edward !

« Edward ? » m'étonnai-je.

« Tu t'en prends encore à elle, et je te tue ! » menaça-t-il à l'attention d'Heidi.

Il la libéra, et elle partit à vitesse vampirique. Je repris les livres que j'avais fais tomber par terre à cause de cette pouffe mal baisée, et fit face à mon ex.

« T'as toujours le chic pour te mettre dans des situations pas possible ! » me dit-il dans un demi-sourire.

« Vivement que j'apprenne à me battre ! » plaisantai-je.

Je me repris avant de lui dire :

« Merci ! »

J'étais sincère.

« Pas de quoi ! » me répondit-il.

« Je ne t'ai pas vu avec le reste de ta famille ! » fis-je remarquer.

Je voyais qu'il hésitait à me dire la vraie raison de son absence dans le grand salon.

« Dis-moi ! » l'encourageai-je.

« Je ne voulais pas souffrir en te voyant avec lui ! » avoua-t-il.

Je savais qu'il parlait de Demetri.

« Ça me surprend autant que toi, je t'assure, mais je n'y peux rien ! » lui dis-je en haussant les épaules.

« Tu l'aimes ? » me demanda-t-il.

« Je crois que oui, mais je ne veux pas souffrir à nouveau, alors je m'amuse avec lui ! » répondis-je, un sourire en coin.

« A ce qu'il paraît ! » dit-il en hochant la tête.

« Edward, est-ce qu'on peut, tout reprendre à zéro entre nous, et devenir ami ? » demandai-je.

« Avec plaisir ! » acquiesça-t-il en me souriant.

Je lui rendis son sourire.

« Tu devrais aller voir les Rois pour leur parler, sauf si Alice l'a vu ! » lui dis-je.

« Je te raccompagne avant. Je ne veux pas qu'elle s'en prenne encore à toi ! » me confit-il.

« Dès l'instant où Demetri va savoir que cette garce m'a menacé une deuxième fois, il risque de débarquer dans ma chambre dans la seconde ! » soupirai-je.

En quelques minutes, j'avais réussi à atteindre ma chambre, et avant d'entrer, Edward me stoppa et me dit :

« Fais attention à toi, et pas seulement à cause d'Heïdi ! »

« Pourquoi ? » questionnai-je.

« Tanya ne te porte pas dans son cœur ! » me dit-il.

« C'est qui encore celle-là ? » m'exaspérai-je.

« La Chef du clan Denali. Elle est amoureuse de moi depuis longtemps, mais je la repousse à chaque fois, même après t'avoir quitté ! » m'expliqua-t-il.

« Je ferai attention ! » assurai-je.

Il fit le chemin en sens inverse et je rentrais dans ma chambre. Je posais les romans sur ma table de chevet, et partis sous la douche.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Soit je suis maudit, soit cette fille est mon pire cauchemar. Chaque fois qu'elle m'embarrasse devant les Rois, ça l'amuse, ainsi que ma famille. Je vais craquer !

« Carlisle ! » appela Aro.

« Oui, qu'y a-t-il ? » demanda Carlisle.

« Je ne vois Edward nulle part et vous êtes arrivé à Volterra il y a deux jours ! » dit Aro.

« Je suis là ! » fit une voix masculine.

Edward entra et se présenta devant les Rois.

« Heureux de te revoir ! » lui sourit Aro.

« Aro, il faudrait que quelqu'un reste en permanence avec Bella ! » dit Edward.

« Pourquoi nous dis-tu cela ? » demanda Caïus.

« Heïdi s'en est prit une fois de plus à Bella, et je suis intervenu à temps sinon, votre garde l'aurait tué ! » expliqua Edward.

Je me suis mis à grogner tellement fort que les murs de la pièce tremblèrent.

« Je vais la torturer cette salope ! » cracha Jane.

« Calmez-vous, et restons poli ! » nous dit Aro.

« Demetri, va retrouver Bella et reste avec elle ! » m'ordonna Caïus.

Je n'attendis pas une minute de plus et quitta la pièce pour retrouver Bella. En chemin, Heïdi eut l'impudence de se montrer. Elle s'avança vers moi en se léchant la lèvre comme elle le faisait toujours, mais je vis rouge et je la plaquais contre le mur en serrant sa gorge.

« Qu'est-ce que je t'ai dis l'autre jour ? » m'énervai-je.

« Demetri, écoute, Marcus se trompe. Elle n'est pas ton âme-sœur, tu le sais bien au fond de toi. » me dit-elle en posant ses mains sur les miennes.

« Je t'avais prévenu que si tu l'approchais encore une fois, je te tuerai ! » grognai-je.

« Les Rois ne te laisseront pas me tuer ! » dit-elle, sûre de son coup.

« Tu veux parier ? Jane a déjà décidé de te torturer quand elle te verrait ! » informai-je.

« C'est impossible ! » réfuta-t-elle.

« Tu m'as l'air bien sûr de toi ! » ricanai-je.

« Tu sais bien que je peux t'apporter bien plus que cette petite peste. Elle ne pourra pas te satisfaire comme je l'ai déjà fais pleins de fois ! » répliqua-t-elle.

« Pour la dernière fois Heïdi, je ne t'aime pas. Je ne t'ai jamais aimé. Ce n'était que pour le sexe, c'était pareil avec Jane, et elle le savait dès le départ. Je suis amoureux de Bella, et j'ai l'intention de passer l'éternité avec elle. Maintenant, je te préviens pour la dernière fois, ne t'approche plus d'elle, sinon t'es morte ! » menaçai-je.

Sur la colère, je la poussais tellement fort contre le mur, qu'il se fissura. Heïdi tomba à terre, mais lorsqu'elle voulut se relever, elle retomba en criant de douleur. Je reconnaitrais le pouvoir de Jane n'importe où. Je tournais ma tête vers la gauche, et je vis Jane qui regardait Heïdi avec un regard méprisant. Emmett arriva avec Rosalie, et cette dernière m'étonna. Elle agrippa Heidi par les cheveux et la traîna je ne sais où en lui disant :

« On va bien s'amuser espèce de fausse brune ! »

« Va rejoindre Bella, on s'occupe d'Heïdi ! » me dit Jane.

Je repris ma course jusque dans la chambre de Bella, et je ne pris pas la peine de frapper, et j'entrais. A ce moment même, Bella sortit de sa salle de bain, dans une simple serviette.

« Demetri ? Putain t'es chiant. On ne t'a jamais apprit à frapper avant d'entrer quelque part ? » demanda-t-elle en allant dans son dressing.

Elle disparue dans le dressing, et en ressortit cinq minutes plus tard, vêtue d'un jogging et d'un débardeur. Elle se séchait les cheveux et elle me regarda.

« Que me vaut l'honneur de ta visite ? » demanda-t-elle.

Je ne répondis pas, et me ruais sur elle pour l'embrasser à pleine bouche. Je forçais l'entrée de sa bouche, et ma langue trouva la sienne. Je sentis ses mains s'agripper à mes épaules, tout en me rendant mon baiser.

« Hum…Demetri…arr…êtes…deux…mi…nu…tes ! » réussit-elle à articuler.

Je me détachais de ses lèvres, et posais mon front contre le sien.

« Wow, quel baiser ! » chuchota-t-elle.

Je l'embrassais une nouvelle fois sur la bouche, ensuite sur la joue et sur sa nuque. Je la serrais dans mes bras et respira son parfum.

« Qu'est-ce qui t'arrive ? » demanda-t-elle en me caressant le dos.

« J'espère qu'Heïdi ne t'a pas fais mal ! » lui dis-je en humant sa peau.

« Je vais bien ! » m'assura-t-elle.

« Je t'aime Bella. Je t'aime tellement ! » susurrai-je en embrassant sa peau.

Elle me repoussa doucement, et planta son regard dans le mien.

« Tu m'aimes, mais, seras-tu capable de supporter mon sale caractère durant l'éternité ? » me demanda-t-elle d'une voix douce.

« L'éternité c'est assez long donc, je risque de devenir fou plus tôt que prévu ! » m'amusai-je, la faisant rire. « Mais oui, je supporterai tes sarcasmes, aussi longtemps que tu voudras de moi à tes côtés ! »

Elle me sourit, les yeux pétillants. Qu'est-ce qu'elle était belle, encore plus belle que lorsqu'elle était humaine.

« Je t'aime moi aussi ! »

Sans plus attendre, je repris sa bouche pour un baiser des plus fougueux. Comme j'avais espéré entendre ces mots sortir de sa jolie bouche. Enfin, elle me l'avait dit, et j'étais le plus heureux des hommes. La seconde suivante, nous étions sur le lit, moi sur elle, et je dévorais son cou de baiser. Je caressais ses cuisses avant de passer ma main sous son débardeur.

« T'es si pressé de me voir nue ? » demanda-t-elle en riant.

« Bella, j'ai envie de toi ! » dis-je d'une voix rauque.

« Pas si vite mon petit lapin ! » me reprit-elle en me repoussant une nouvelle fois.

« Ce petit surnom, tu le sortiras seulement quand on sera seul, sinon j'en connais deux qui vont se foutre de ma gueule ! » la prévins-je.

« Ça nuis à ton image c'est ça ? » se moqua-t-elle.

« Bella ! » grognai-je.

« Tu sais que j'adore quand tu grognes ? » m'avoua-t-elle.

« Je croyais que ça t'énerver ? » arquai-je.

« En faites, ça dépend du contexte ! » dit-elle en s'asseyant.

J'étais appuyé sur mes genoux, toujours entre ses jambes.

« Pardon, si je vais trop vite, physiquement. J'ai vraiment du mal à me retenir quand je suis avec toi ! » m'excusai-je.

« Il va falloir attendre encore un peu sur ce niveau-là ! » me dit-elle.

« Je sais ! » dis-je en l'embrassant tendrement.

« Mais, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas faire des câlins ! » contra-t-elle.

« Même là, je ne pourrais pas me contrôler ! » soupirai-je.

« Qui te dit que je veux que tu te contrôles ? »

Je la regardais étrangement, et elle me fit un sourire encourageant. Je la plaquais sur le lit une nouvelle fois, et l'embrassais. Ma langue trouva la sienne rapidement, mais au moment où je passais ma main sous son débardeur pour toucher ses seins, la porte s'ouvrit avec fracas et Bella me poussa tellement fort que je tombais du lit.

« Pardon ! » s'excusa-t-elle.

« C'est pas grave ! » marmonnai-je en me relevant.

C'est Alice qui avait ouvert la porte.

« Désolé de vous avoir interrompu ! » dit-elle en réprimant un rire.

« Arrête tes salades Alice, tu n'es pas désolé une seule seconde ! » répliqua Bella.

« C'est vrai ! » pouffa Alice.

« Qu'est-ce que tu veux ? » demandai-je, frustré.

« Les Rois veulent te voir. » répondit-elle.

« Pas question que je laisse Bella toute seule ! » rétorquai-je.

« Je vais rester avec elle ! » m'assura-t-elle.

Je soupirai bruyamment, mais avant de quitter la chambre, je me penchais sur Bella et l'embrassais tendrement.

« Je reviens vite ! » lui dis-je.

« D'accord ! » acquiesça-t-elle.

Je quittais la chambre, laissant mon amour derrière moi, et rejoignis la salle du trône.

POINT DE VUE DE BELLA :

Demetri venait de quitter la chambre, et je sentis comme un vide en moi. Je me tassais dans mon lit, et pris le premier livre qui était posé sur ma table de nuit.

« Arrête de faire cette tête-là. » me dit Alice en s'asseyant sur le lit.

« Juste au moment où je décide de nous laisser une chance, il faut qu'il soit appelé ! » grognai-je.

« Heureusement, sinon vous auriez fait des bêtises ! » m'informa Alice.

« Et si j'en avais envie ? » boudai-je.

Elle se mit à rire, et se laissa tomber sur le lit. Lorsqu'elle fut calmée, elle me demanda :

« Est-ce que t'es capable de rester seule cinq minutes sans t'attirer le moindre problèmes ? »

« Bien sûr, pourquoi ? » demandai-je à mon tour.

« Je vais dans ma chambre récupérer quelque chose que je comptais t'offrir pour ton anniversaire ! » répondit-elle.

« Je ne bouge pas ! » dis-je en faisant le salut de l'armée.

Elle tapa dans ses mains et sortit de la chambre en sautillant comme une puce. J'ouvris mon livre, et dès les premières lignes, je reconnu Orgueil & Préjugés de Jane Austen.

« Chacun se trouvera d'accord pour reconnaître qu'un célibataire en possession d'une belle fortune doit éprouver le besoin de prendre femme. »

Voilà ce par quoi commençaient les premières lignes de ce fabuleux roman.

Toc toc !

Ça ne peut pas être Alice, car elle ne prend jamais la peine de frapper à ma porte. La preuve, elle n'a eu aucun scrupule à nous interrompre, Demetri et moi. Reposant le livre, j'allais ouvrir la porte, et devant moi se tenait une femme blonde, les cheveux bouclés, et les yeux ors. C'est un vampire végétarien !

« Je peux vous aider ? » demandai-je poliment.

Elle se contentait de me regarder de haut en bas, tout en jouant avec une mèche de ses cheveux.

« Je peux vous aider ? » répétai-je.

Je commençais vraiment à perdre patience.

« C'est donc toi, Bella ! » dit-elle en me regardant.

« Oui c'est moi, et tu es ? »

« Tanya ! » répondit-elle.

Oh non, pas encore une fille jalouse !

« Qu'est-ce que tu me veux ? » soupirai-je.

« Juste savoir ce qu'Edward peut te trouver ! » répondit-elle.

« Bon, très bien, écoute, Edward et moi, c'est de l'histoire ancienne, alors, pas de quoi s'affoler ! » lui dis-je.

« Parce que tu crois que tu vas t'en tirer si facilement ? » me demanda-t-elle, mauvaise.

« Qu'est-ce que j'ai fais au Bon Dieu pour mériter ça ? » pensai-je. « Toi aussi tu veux ma peau ? »

« Tu ne crois pas si bien dire ! » affirma-t-elle.

Je levais les yeux au ciel et sans un mot, referma la porte sur elle, mais elle posa sa main sur la porte, m'empêchant de fermer.

« Tanya, je te le répète, je ne suis plus amoureuse d'Edward, alors si tu ne veux pas t'attirer les foudres de Demetri, laisse-moi tranquille ! » lui conseillai-je.

Elle m'attrapa la gorge, et grogna.

« Je suis plus vieille que toi, donc j'ai plus d'expérience et je suis plus forte que ta carcasse de nouveau-né. C'est moi qui vais te donner un conseil : ne t'approche pas d'Edward, ni des Cullen. Tu ne fais pas partie de la famille, surtout que tu te nourris comme ceux à qui tu prêtes allégeance ! » me dit-elle.

Du coin de l'œil, je vis Jasper et Alice arriver vers moi, et lorsque mon frère vit Tanya me tenir par la gorge, il arriva devant nous en un clin d'œil et à son tour, serra la gorge de Tanya, très fort à en juger par sa grimace.

« Lâche-la ! » lui ordonna Jasper.

« Tu n'as aucun ordre à me donner ! » répliqua-t-elle, gardant sa prise sur ma gorge.

« Tu as peut-être raison, mais n'oublie pas où tu es, et n'oublie surtout pas que tu t'en prends à ma petite sœur. Lâche-la ! » martela-t-il.

La poigne de cette pétasse se rétracta, et Jasper la relâcha à son tour.

« Un petit conseil, quitte la ville avant que Demetri ne sache ce que tu viens de faire à sa compagne ! » lui dit-il. « Maintenant, dégage ! »

Elle foutue le camp, non sans m'avoir lancé un regard meurtrier.

« Bella est-ce que ça va ? » me demanda Alice.

« Tu veux dire à part le fait que deux vampires mal baisées de ce château veulent ma peau ? » ironisai-je, la faisant rire.

Je retournais m'affaler sur le lit, enfouissant ma tête sous le coussin.

« Avec ces deux-là, ça va être dur pour toi de faire un pas sans te faire agresser ! » me dit Jasper.

« Sans blague ? » grognai-je.

« Je resterai avec toi chaque fois que Demetri sera demandé par les Rois ! » me dit Alice.

« Me voilà rassurée au plus au point ! » m'esclaffai-je.

« Allez, ouvre-ça ! » me dit-elle.

Je m'assis sur le lit et pris le paquet qu'elle me tendit. Vu l'épaisseur, ça ne pouvait être qu'un cadre ou un livre.

« Je vais essayer de ne pas me couper ! » plaisantai-je.

Je risquais un œil à Jasper, et il souriait sincèrement.

« Désolé, c'était petit ! » m'excusai-je.

« Et mérité ! » me dit-il.

« Ouvre, dépêche-toi ! » me pressa Alice.

J'arrachais le papier, et c'était bien un cadre. La photo me représentait avec Alice, alors que j'étais encore humaine. Elle avait été prise lors d'une virée shopping où elle m'avait convaincue d'acheter une paire d'escarpins.

« Je me souviens très bien de cette journée ! » lui dis-je.

« Je me suis dis que ça te ferait plaisir d'avoir une photo de nous deux quand t'étais encore humaine. » me confia-t-elle.

« Et t'as eu raison. Je l'adore ! » affirmai-je.

Je posais le cadre sur ma table de nuit et pris ma sœur dans mes bras.

« Bon, écoute, ce week-end, je suis toute à toi pour une virée shopping ! » décidai-je.

« AAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH ! » cria-t-elle, folle de joie.

Elle se jeta sur moi avec force et nous nous sommes retrouvés par terre. On se mit à rire avant de nous remettre debout.

« Prévois ça, et demanda aux Rois si c'est d'accord. Et invite Jane et Rosalie, ainsi qu'Esmé si elle le souhaite ! » lui dis-je.

« D'accord ! » acquiesça-t-elle.

« On pourra éviter Milan ? Jane nous a fait dévaliser plusieurs boutiques, et j'ai envie de visiter une autre ville ! » expliquai-je.

« Pourquoi pas Turin ? En plus, tu n'as pas pu profiter de cette jolie ville ! » me proposa Alice.

« Ça marche ! »

Elle allait rajouter quelque chose quand la porte s'ouvrit sur Demetri.

« Pardon de vous interrompre. » dit-il à l'attention d'Alice, un sourire en coin.

« Ça va, j'ai compris. Je vous laisse ! » abdiqua-t-elle en sortant de la chambre, suivit de Jasper.

Je me réinstallais sur le lit, et repris le cadre dans mes mains. Je sentis la présence de Demetri sur ma droite, et sa bouche se posa sur ma joue. Il passa un bras autour de mon épaule, et je me laissais bercer.

« Tu m'as manqué ! » me dit-il.

« Toi aussi ! » chuchotai-je.

Je reposais le cadre, parce qu'il fallait que je parle à Demetri de Tanya. Je ne voulais pas avoir de secret avec lui. Je me détachais de lui pour m'appuyer sur mes genoux et lui faire face.

« Il faut que je te dise que, Tanya est venue me voir. » lui dis-je.

« Qu'est-ce qu'elle te voulait ? » demanda-t-il.

« Elle m'a menacé ! » répondis-je.

Son regard s'est durcit, et ses yeux rouges ont virés au noir.

« Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? » demanda-t-il de nouveau, un grognement dans la voix.

« Elle voulait que je reste éloignée d'Edward et des Cullen ! » répondis-je en me plaçant à califourchon sur lui.

Je pris son visage entre mes mains, et je l'embrassais. Il se détendit et me rendit mon baiser, avant d'inverser nos places.

« Prête pour ton premier entraînement ? » me demanda-t-il, plus calmement.

« Prête. Tu vas me ménager j'espère ? » tentai-je.

« Aucune chance ! » rit-il avant de m'embrasser une nouvelle fois.

Je souris contre sa bouche, et nous restions dans les bras l'un de l'autre jusqu'à ce qu'il soit l'heure pour moi de m'entraîner.

POINT DE VUE D'ALICE :

Jasper et moi rejoignions le grand salon, main dans la main, quand une vision me frappa. Bella était en train de parler à Demetri de Tanya. Lorsque je revins à moi, Jasper me regardait, attendant que je parle.

« J'ai vu, Bella parler à Demetri de ce que lui a fait Tanya ! » informai-je.

Aux traits qui se formaient sur son visage, je savais qu'il pensait la même chose que moi. Tanya allait en baver ! Nous entrons dans le grand salon, et les Rois n'étaient pas là, seulement notre famille au complet, les Denali, et Alec. Je fus surprise de voir encore Tanya.

« Tiens, t'es encore là toi ? » remarquai-je en allant voir ma sœur qui lisait.

« Que se passe-t-il Alice ? Pourquoi tu parles à ma sœur comme ça ? » s'étonna Kate.

« Ta sœur ferait mieux de prendre ses clics et ses clacs, et de se tirer de ce château le plus vite possible, avant que Demetri ne lui mette la main dessus ! » répondis-je.

« Tanya, toi aussi ? » renchérit Edward.

« Mais que se passe-t-il à la fin ? » s'impatienta Esmé.

« Après Heïdi, c'est Tanya qui est allé menacer Bella. Elle l'a menacé de la tuer si elle s'approchait trop près d'Edward, et qu'elle ne faisait pas partie de notre famille ! » expliquai-je.

En un quart de seconde, Tanya fut plaquée contre un mur par Emmett. Rien qu'à la tête qu'elle faisait, je savais qu'il tenait sa gorge avec toute la force qu'il avait, et Dieu sait qu'il en a.

« Je n'ai peut-être pas mon mot à dire en ce qui concerne Heidi, mais fais-moi confiance Tanya, tu touches une nouvelle fois à ma petite sœur, et famille ou pas, je te tue. T'as compris ? » menaça-t-il.

Elle fit oui de la tête, et Emmett la relâcha. Edward intervint et dit à l'attention de Tanya :

« Combien de fois faut-il que je te le répète Tanya ? Je ne suis pas amoureux de toi, et ça n'a rien à voir avec Bella. Tu ne m'intéressais pas avant que je la rencontre, alors ce n'est pas maintenant que je me mettrais avec toi ! »

Les doubles portes s'ouvrirent, laissant passer les Rois, ainsi que Renata, Afton, Jane et Félix.

« C'est quoi ce vacarme ? » demanda Caïus.

Je me dirigeais vers Aro, et lui tendit ma main, qu'il prit. Quelques secondes s'écroulèrent avant qu'il ne me relâche.

« C'est très fâcheux, en effet ! » dit-il.

« Je suis navré, Aro, et je t'assure que ça ne se reproduira plus ! » s'exclama Eleazar.

« Je l'espère bien, mon ami. » acquiesça Aro.

Il se retourna vers Tanya.

« Une seule bavure de ce genre, et je n'hésiterai pas à sévir ! » l'informa-t-il.

Il repartit de la salle avec Caïus et Marcus, ainsi que Renata et Afton. Jane demanda ce qu'il se passait, et je lui racontais toute l'histoire. Elle frémit de colère, et fit agir son pouvoir sur Tanya, qui se mit à hurler.

« Jane ! » la réprimanda Carlisle.

Elle fit cesser son pouvoir, et Tanya quitta la pièce. Bon débarras !