Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
POINT DE VUE DE DEMETRI :
Les heures défilaient, et Bella et moi étions toujours allongés sur son lit. J'étais positionné sur elle, et je l'embrassais d'une manière assez, érotique, je dirais. Je la mettais dans tous ses états, je le sentais.
« C'est à quelle heure l'entraînement ? » demanda-t-elle alors que je déviais ma bouche sur sa nuque.
« Aucune idée ! » répondis-je tout en descendant jusqu'à son bas ventre.
N'y tenant plus, je lui arrachais son débardeur.
« Non mais ça ne va pas ! » me gronda-t-elle en se relevant.
Je la plaquais sur le lit avec force.
« Tu peux faire la même chose avec mes vêtements si tu veux ! » lui dis-je avant de reprendre sa bouche.
Je jouais avec sa langue quand je sentis ses mains tâter les pans de ma chemise. Elle glissa ses mains sous mon vêtement, et l'ouvrit avec force, faisant éclater les boutons. Je me débarrassais du tissu, restant en débardeur qui faisait ressortir mes muscles. Des muscles que Bella caressa. Mon pantalon commençait à être de plus en plus étroit, ce que ma compagne remarqua car elle posa ses talons sur mes fesses, et m'obligea à me coller un peu plus contre elle. Ce qui fit que nos intimités se touchèrent sans gêne, me faisant grogner, et la faisant gémir.
« Bella, tu devrais arrêter de faire ça ! » la prévins-je.
« Et pourquoi ça ? » demanda-t-elle en resserrant l'étreinte.
« Parce que, je ne vais pas me contrôler longtemps ! » répondis-je.
La porte d'entrée s'ouvrit à la volée.
« Alice, je vais te faire la peau si tu continues à entrer sans frapper ! » grognais-je.
« Mais il faut fermer à clé dans ces cas-là ! » me dit-elle.
« Tu ne vois pas qu'on est occupé ? » demandai-je sans prendre la peine de me retourner.
« Oui, et c'est pour ça que j'interviens avec que ça ne devienne vraiment chaud. C'est l'heure de la première leçon d'entraînement de Bella, Monsieur le Professeur ! » me répondit-elle avant de ressortir.
« Je vais la tuer ! » dis-je à Bella.
« Ce que ça m'excite quand t'es dans cet état ! » m'alluma-t-elle.
« On terminera ça plus tard, mais pour l'instant, tu vas te changer, et on va s'entraîner ! » l'arrêtais-je en me levant du lit.
Elle soupira avant de se lever à son tour. Je la pris dans mes bras et l'embrassa tendrement.
« Bella, je sais que t'es frustrée, et moi aussi je le suis, mais c'est toi qui as dis qu'on ne ferait pas l'amour tout de suite. Alors s'il te plaît, arrête de me brusquer comme tu le fais. Oui j'aime quand tu me caresses, oui j'aime te voir en sous-vêtements, et même à ce niveau-là, c'est une vraie torture pour moi, mais n'oublie pas que je ne suis qu'un homme qui a des besoins. Et c'est pour ça que je te demande de ne pas me brusquer, sinon ta première fois risque de ne pas être comme tu le souhaiterais ! » lui expliquai-je.
« Je comprends mais, je voulais qu'on le fasse avant la transformation. » me rappela-t-elle.
« Je n'ai pas oublié, et je t'ai dis que je n'avais jamais fais l'amour à une humaine, et que je ne voulais pas te blesser ! » répliquai-je.
« Mais je ne suis plus humaine. » contra-t-elle.
« Tout juste ! » affirmai-je.
« Demetri, puisqu'on est fait l'un pour l'autre, et puisque j'ai enfin décidé de me laisser aller dans notre histoire et accepté le fait que je sois amoureuse de toi, je ne vois pas pourquoi on devrait attendre ! » me dit-elle.
« T'as changé d'avis en seulement une heure ? » m'étonnai-je.
« Je déteste être loin de toi, et j'ai vraiment envie de sentir ta peau contre la mienne, ta bouche cajolant certaines parties de mon anatomie. » m'avoua-t-elle.
« T'es en train de me dire, que tu veux que je te fasse l'amour ? Maintenant ? » m'amusai-je.
« Quoi ? Y a un problème avec ça ? » demanda-t-elle.
« Et bien, je n'ai juste pas envie que tes frères, j'entends par là, Emmett et Jasper, nous entendent faire ce genre de chose. Ils risqueraient de ne pas apprécier le fait que leur petite sœur ait des relations sexuelles ! » répondis-je.
« Ne me dis pas que t'as peur d'eux ? » pouffa-t-elle.
« Hey, je n'ai peur de personne, mais Jasper fait vraiment peur quand il veut et, Emmett, il est plus impressionnant que Félix ! » lui dis-je.
D'un seul coup, elle éclata de rire.
« Bravo, je te dis que je ne veux pas précipiter les choses entre nous sur le plan sexuel pour ne pas m'attirer les foudres de tes frères, et toi tu te marres ! » ironisai-je.
Elle continuait à rire. Je perdis patience et lui dis :
« Bon, je vais te laisser te calmer et aller me changer. Je demanderais à Alice de t'amener à la salle d'entraînement ! »
Je sortis de la chambre et Alice arriva dans ma direction au même moment, le sourire aux lèvres, et une lueur moqueuse dans les yeux.
« Tu te tais ! » lui ordonnai-je.
« A vos ordres ! » acquiesça-t-elle en faisant le salut de l'armée.
Elle sautilla jusque dans la chambre, et quand j'entendis la porte se fermer, je ne pu m'empêcher de me demander comment Jasper faisait pour supporter une pile électrique comme Alice. J'allais dans ma chambre pour me changer dans une tenue plus décontracte pour une séance d'entraînement, et c'est vêtu d'un jogging et d'un sweat à capuche que je me rendis dans la salle d'entraînement. En arrivant dans la salle, je vis Bella discuter activement avec Alice. Ma Bella était habillé d'un short de sport noir assez mini, et d'une brassière sportive assortie. Mamma Mia !
« Tu devrais fermer la bouche Monsieur le Traqueur ! »
Cette Alice, elle va me rendre encore plus fou que je ne le suis déjà depuis que je connais Bella ! Je lui lançais un regard qui voulait dire : va voir ailleurs si j'y suis !
« Compris mon Capitaine ! » me dit-elle en refaisant le salut de l'armée.
« On ne t'a jamais dit que t'était fatigante ? » questionnai-je.
« Je ne pense pas que Jasper s'en plaigne ! » répliqua-t-elle, plein de sous-entendus.
Bella se mit à rire, tandis que je levais les yeux au ciel.
« C'est bon, fais pas ta tête de chien battu, je vous laisse ! » dit Alice en se dirigeant vers la sortie.
Je refermais la porte derrière elle, et reporta mon attention sur Bella, qui était vraiment à tomber dans cette tenue. J'enlevais mes baskets, monta pieds nus sur les tapis de sol, et alla vers ma Bella. Je l'attirais dans mes bras et l'embrassa en lui transmettant tout l'amour que je lui portais.
« Agréable façon de commencer un entraînement ! » murmura-t-elle contre mes lèvres.
« On est seul pour toute la séance ? » demandai-je en la regardant dans les yeux.
« Hum humm ! » acquiesça-t-elle.
« Génial ! » chuchotai-je.
Alors qu'elle se perdait dans le baiser qu'on partageait, il était temps de lui apprendre deux trois petites choses. En un quart de seconde, je l'avais retourné dos à moi, bloquant un de ses bras derrière son dos, et mon autre bras entourait sa gorge.
« Première leçon, ne jamais se laisser distraire ! » lui appris-je.
« Tu triches ! » me réprimanda-t-elle.
« Je n'ai jamais dis que je jouerais à la loyal ! » répliquai-je en lui mordant l'oreille.
« Ne rends pas les choses plus difficile ! » me supplia-t-elle.
« Essaie de te dégager ! » lui dis-je.
Elle commença à se tortiller dans tous les sens, et je savais qu'elle essayait de se servir de sa force de nouveau-né pour se dégager.
« Si tu comptes seulement sur ta force de nouveau-né pour gagner, c'est perdu d'avance mon amour ! » l'informais-je.
« Si tu ne m'avais pas prise en traître, j'arriverais sans doute à me dégager ! » renchérit-elle donnant des coups de coudes.
« C'est de la guimauve tout ça ! » me moquai-je.
« Arrête de te moquer ! » grogna-t-elle.
« Ecoute Bella, calmes-toi et arrête de gesticuler ! » lui ordonnai-je.
Elle stoppa ses mouvements.
« Tu fais partie des Volturi, ce qui veut dire que tu seras amenés à partir en mission, que tu devras te battre, et que je ne serais pas là pour te protéger ! » lui expliquai-je. « Fais le vide en toi ! »
Je sentis ses muscles se détendre, et les secondes s'écoulèrent, quand elle réagit, et qu'elle prit le dessus sur moi. Je fus à terre, et Bella se mit à califourchon sur moi.
« Alors professeur, j'étais comment ? » demanda-t-elle.
Malgré la vue plongeante sur sa poitrine que m'offrais notre nouvelle position, je lui dis :
« C'est un bon début, mais l'élève n'a pas encore dépassé le Maître ! »
La seconde d'après, les places furent inversées, et je me retrouvais sur elle, une jambe de chaque côté de ses hanches, et une main sur sa gorge.
« Tu vois où je veux en venir ? » questionnai-je.
« Je vois ! » répondit-elle.
J'ôtais ma main de sa gorge, et je me penchais vers elle pour l'embrasser. Après ce baiser, je me relevais et l'aida à se remettre sur ses pieds. Pendant plusieurs heures, je l'entraînais encore et encore. Heureusement qu'on ne ressentait pas de fatigue !
POINT DE VUE DE BELLA :
Même ma condition de nouveau-né n'arrive pas à prendre le dessus sur sa carcasse de traqueur. Ça m'énerve ! En plus, il me fait craquer totalement.
« Ça suffira pour aujourd'hui ! » me dit-il.
« D'accord ! » acquiesçai-je.
« Tu te débrouilles bien, mais j'ai comme l'impression que tu me mates un peu trop au lieu de refaire les mêmes mouvements que moi ! » fit-il remarquer.
« C'était si flagrant ? » demandai-je.
« Oh que oui ! » rit-il.
Je soupirai avant de m'asseoir sur le tapis de sol. Je sentis sa présence derrière moi, et ses mains se posèrent sur mes épaules.
« Je crois, que s'entraîner seul n'arrange pas trop ton cas, alors je vais demander à Jasper et Félix de superviser ton entraînement. » avoua-t-il.
« Comme tu voudras ! » abdiquai-je.
« Ensuite, tu pourras apprendre à développer ton pouvoir ! » dit-il en embrassant ma peau.
Je me laissais aller contre lui, et le laissais me cajoler.
« Tu devrais aller prendre une douche et te changer. Ce soir, je t'emmène chasser ! » susurra-t-il.
« Encore ? Je me suis nourris il y a deux jours ! » m'étonnai-je.
« Oui mais, en tant que nouveau-né, tu as plus soif que nous ! » m'apprit-il. « Ose me dire que ta gorge ne te brûle pas un petit peu ! »
Maintenant qu'il m'en parlait, c'est vrai que je ressentais des picotements dans ma gorge.
« Je le savais ! » dit-il.
« Surtout que, ce week-end, Alice m'emmène faire du shopping ! » dis-je en me relevant.
Il se mit sur ses pieds, et m'enlaça.
« Je t'aime Bella ! »
Chaque fois qu'il me disait ça, il me regardait droit dans les yeux, et c'était sincère comme aveu.
« Je sais, et je t'aime aussi ! » répliquai-je.
On partagea un baiser langoureux, avant de sortir de la salle d'entraînement. Il me reconduisit dans ma chambre et me dit :
« Je vais me changer, et je te rejoints ! »
« J'ai une meilleure idée, et si tu allais prendre tes affaires, et que tu prenais ta douche avec moi ? » proposai-je.
« C'est très tentant, mais si on fait ça, je te sauterais dessus sans ménagement ! » répondit-il.
« Et c'est pas le moment ! »
Alice !
« Pourquoi tu débarques toujours dans ces moments-là ? » demandai-je.
« Parce que ça m'amuse ! » répondit-elle.
« A tout à l'heure ! » me dit Demetri.
Il m'embrassa rapidement et partit vers sa chambre qui se trouvait je ne sais où. J'entrais dans ma chambre et me laissais tomber sur mon lit. J'en ai marre de toute cette, frustration !
« Qu'est-ce que tu as ? » me demanda Alice.
« Qu'est-ce que tu ferais, si t'étais à ma place ? » demandai-je à mon tour.
« Sur quel point ? »
Je m'assis sur le lit et la regarda.
« Sur le plan physique. Je veux dire, il m'attire comme un aimant et, toute cette tension sexuelle entre nous, j'avoue l'avoir provoqué mais, je ne sais pas si je vais tenir encore longtemps ! » expliquai-je.
« Rosalie serait là, elle te dirait de te laisser aller à tes pulsions ! » me dit Alice.
Je me suis mise à rire.
« Quant à moi, et bien, aussi bizarre que cela puisse paraître, je te dirais la même chose que Rosalie ! »
« Tu débloques ? » demandai-je.
« Pas du tout ! » répondit-elle. « Ecoute Bella, c'est normal de ressentir ce que tu ressens sur le plan physique, c'est comme ça quand tu trouves ton âme-sœur, mais, Demetri veut attendre pour ne pas passer pour un mâle affamé de sexe. »
« C'est vrai qu'il fait de gros efforts, malgré qu'il m'ait arraché mon débardeur ! » dis-je en un demi-sourire.
« Et je dis que tu l'as mérité parce que tu le mets à rude épreuve depuis que vous vous connaissez. Si Rosalie faisait endurer à Emmett ce que tu fais endurer à Demetri, je peux t'assurer qu'Emmett n'aurait pas tenu plus d'un quart d'heure ! » rétorqua-t-elle.
Elle n'avait pas tout à fait tort.
« Allez, file sous la douche, Demetri va arriver dans pas longtemps. Ne t'occupe pas de tes affaires, je te les prépare ! » me pressa-t-elle.
Je ne répondis pas, parce qu'avec elle ça ne servait à rien, et filais sous la douche. L'eau chaude délia mes muscles, que Demetri n'avait pas épargnés. Je ne sais pas combien de temps je suis resté sous le jet d'eau, mais ça m'a fait un bien fou. Je sortis de la cabine de douche et m'enroulais dans une serviette, avant de me sécher les cheveux avec une autre. Repartant dans ma chambre où je trouvais un jean taille basse noir, un haut noir, et des bottines noires. Je mis l'ensemble, noir, et laissa tomber ma serviette au sol. Au moment où je m'apprêtais à mettre mon pantalon, la porte s'ouvrit, et heureusement que ce n'était que Demetri.
« T'as pris ton temps sous la douche ou quoi ? » demanda-t-il en refermant derrière lui.
« Et toi ? » répliquai-je en enfilant mon jean.
« Aro tenait à savoir comment s'était passé ta première leçon ! » répondit-il.
Je lui tournais le dos et mis les bottines. Je n'avais toujours pas enfilé le haut, car l'envie de chauffer Demetri était trop tentante. Je sais, je suis folle mais bon, je ne peux pas agir autrement avec lui. En me redressant, je savais que Demetri était à même pas un centimètre derrière moi, quand ses mains se posèrent sur mes hanches.
« Tu ne devrais pas te baisser comme ça quand je suis là ! » me dit-il d'une voix rauque.
« Sinon quoi ? » le provoquai-je en lui faisant face.
« Je ne répondrais pas à cette provocation. Je tiendrais bon jusqu'à ce que je décide de t'arracher tous tes vêtements pour de bon ! » rétorqua-t-il.
Il m'embrassa longuement, puis me lâcha et je terminais de m'habiller. Allant au garage, on monta dans sa BMW.
« On va où cette fois ? » demandai-je.
« On retourne à Milan, mais dans un quartier différent. Alice m'a prévenu qu'une adolescente allait se faire agresser par un type qui vend de la drogue ! » répondit-il.
« Ça s'appelle un dealer, mon chéri ! » le repris-je.
« Peu importe ! » souffla-t-il en accélérant.
« Et toi, tu vas te nourrir ? » questionnai-je.
« Non, je n'en ai pas besoin ! » répondit-il sans me regarder.
Je me penchais vers lui et lui mordis l'oreille.
« Je t'aime ! » chuchotai-je.
En m'écartant, je vis un sourire naître sur ses lèvres, et il prit ma main dans la sienne, qu'il porta à ses lèvres pour y déposer un doux baiser.
« Vous parliez de quoi avec Alice tout à l'heure ? » me demanda-t-il.
« De ce que je te faisais endurer depuis qu'on se connaît, et que je méritais le fait que tu m'aies déchiré mon débardeur ! » répondis-je.
« Et ? » me pressa-t-il.
« Et que je devrais me laisser aller ! » continuai-je.
« Tu veux dire, d'arrêter de me provoquer, c'est ça ? » voulut-il savoir.
« Entre autre chose ! » affirmai-je, tout en restant dans le vague.
Nous arrivions enfin à Milan, et c'est seulement huit minutes après, pour être exacte, qu'il stoppa la voiture. Je le laissais nous guider dans la pénombre, quand il s'arrêta.
« Quoi ? » demandai-je.
« Suis-moi ! » me dit-il.
Je le suivis je ne sais où, et en tournant sur notre droite après avoir passé un bâtiment, un homme d'environs trente ans, menacé une fille de mon âge avec un couteau.
« Vas-y Bella ! » me dit Demetri.
Je me ruais vers eux, et libéra la jeune fille.
« Va t'en ! » l'incitais-je.
Elle partit, et je savais que Demetri s'assurerait qu'elle ne revienne pas sur ses pas pour savoir ce qu'il adviendrait de l'homme.
« T'as eu tort de faire ça ma jolie ! » claqua l'homme en s'approchant de moi.
J'attrapais son poignet et le lui brisais. Il hurla de douleur mais j'étouffais son cri en crochetant sa gorge avec mon autre main.
« J'ai une sainte horreur des dealers ! » avouai-je. « Ciao ! »
Je plantais mes crocs dans sa jugulaire, et le vidais de son sang. Putain que ça fait du bien ! La brûlure de ma gorge s'estompa à mesure que le liquide chaud coulait dans ma gorge. Lorsque j'eus extrait la dernière goutte, je relâchais le corps qui tomba par terre, et en me retournant, Demetri était appuyé contre un mur et me regardait.
« On fait quoi de ce tas ? » demandai-je en désignant le corps.
Au lieu de répondre, il s'approcha de moi et m'embrassa fougueusement, avant de s'écarter pour me dire :
« Tu vas voir ! »
Il porta le corps jusqu'à la voiture qu'il fourra dans le coffre, et on sortit de la ville. Il s'arrêta après vingt minutes au milieu d'un pont, et il ressortit de la voiture. Je l'imitais quand je le vis s'approcher du bord avec le corps, qu'il jeta.
« Mais t'es malade ! » m'écriais-je.
« Quoi ? Il est déjà mort ! » me dit-il en haussant les épaules.
Je levais les yeux au ciel avant de m'accouder à la barrière du pont. Regardant dans le vide, je sentis la présence de Demetri à ma droite.
« Qu'est-ce qui t'ennui ? Le fait de tuer des gens pour te nourrir, ou le fait que j'ai jeté ce salopard dans le vide ? » me demanda-t-il.
« C'est complètement débile je sais. Il faut juste que je m'y habitue ! » répondis-je en le regardant.
Il se pencha vers moi et captura mes lèvres tendrement.
« Et si on rentrait pour s'enfermer dans ma chambre ? » me proposa-t-il.
« J'ai une meilleure idée. Et si on s'enfermait dans ta voiture pour y faire des bêtises ? » suggérai-je en souriant.
« Bella, l'arrière de ma voiture n'est pas l'endroit idéal pour une première fois ! » me contra-t-il.
« Je sais, et ça n'existe pas une première fois parfaite. Mais si tu préfères qu'on fasse ça dans un lit qui risque de se casser sous nos deux forces au lieu de céder à nos pulsions à l'arrière de ta voiture, rentrons ! » rétorquai-je.
Voyons jusqu'où cette petite discussion va aboutir !
