Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE BELLA :

Deux mois plus tard.

Les dernières semaines avaient défilées comme des lettres à la poste. Il s'était passé tellement de choses durant ces huit semaines. Tout d'abord et ça c'est une bonne nouvelle, Heïdi et Tanya ne m'avaient plus approchée. Ensuite, je m'étais rapprochée d'Edward en tant qu'ami, et je fus surprise à quel point je l'avais mal jugé après son départ le lendemain de mon anniversaire. Nous avons discuté tranquillement, et maintenant, tout était pardonné. Ça embête un peu Demetri que je passe du temps avec Edward, mais je me faisais pardonner quand nous étions seuls. Je ne sais pas par quel miracle, mais j'avais réussi à freiner Alice dans ses excès de shopping à un week-end par mois. Elle a abdiquée sans vraiment avoir eu le choix ! Je fus sorti de mes pensées par la voix de Demetri :

« Bella ? »

« Dans la salle de bain ! » lui répondis-je.

Il entra dans ma salle de bain, et oui je n'avais pas encore décidé dans quelle chambre je m'installerais définitivement, et se stoppa net en me voyant vêtue d'une simple serviette.

« Ce n'est pas la première fois que tu ne vois à moitié nue ! » le taquinai-je.

Un léger grognement se fit entendre, et je levais les yeux au ciel.

« Les hommes ! » pensai-je.

Il se plaça derrière moi et m'entoura de ses bras.

« Je suis content d'être enfin à la maison ! » me dit-il avant d'embrasser ma peau.

« Comment s'est passé ta mission ? » demandai-je en me laissant aller dans son étreinte.

« Interminable ! » murmura-t-il contre ma peau.

Je ris doucement.

« Je t'aime ! » me souffla-t-il à l'oreille.

« Je t'aime aussi, mais pour les câlins, tu attendras ! » lui dis-je en me détachant de lui.

« Pourquoi ? » s'étonna-t-il.

Je sortis de la salle de bain et alla dans mon dressing, non sans avoir fais tomber ma serviette à mi-chemin. J'enfilais un ensemble noir, composé d'un boxer et d'un soutien-gorge sans bretelles, un jean taille basse noir, d'un dos nu avec des bretelles très fines, et une paire de ballerines. Je savais que Demetri m'avait observé, c'est pour cela que je n'étais pas surprise de le voir accoudé à l'entrée de mon dressing.

« Pourquoi ? » répéta-t-il.

« Tu as un rapport à faire avec les Rois ! » répondis-je.

« C'est déjà fait ! » me dit-il.

J'arquais un sourcil, pas vraiment convaincue par sa réponse.

« Ça va t'as gagné. Je viens de rentrer et je suis venu directement te voir ! » avoua-t-il, enfin. « Contente ? »

« Très ! » acquiesçai-je en souriant.

Il alla s'asseoir sur mon lit, et je partis m'asseoir également, mais sur ses genoux.

« Je suis confortable ? » demanda-t-il, un sourire en coin.

« Bof, pas tant que ça ! » répondis-je, taquine.

« Tu ne disais pas ça avant mon départ pour l'Ecosse ! » répliqua-t-il en rapprochant son visage du mien.

« Alors là ce n'est pas juste, tu triches ! » me plaignis-je.

« Bizarre, je ne t'ai pas entendu te plaindre quand on a fait l'amour dans cette même position dans laquelle on se trouve en ce moment ! » contra-t-il.

« Je ne céderais pas à tes avances, séducteur du dimanche ! » me moquai-je.

« Ah non ? » questionna-t-il.

« Non ! »

Le sourire aux lèvres, il approcha sa bouche de la mienne, mais au moment où nos lèvres allaient se toucher, nos places furent inversées. Le regard qu'il me lançait ne présagé rien de bon. Et j'avais raison ! La second d'après, je me tortillais dans tous les sens car il me faisait subir des chatouilles. C'était une première ! J'explosais de rire, tout en restant prisonnière dans ses bras.

« Demetri…arr…arrête…s'il…te…pl…plaît… » m'esclaffai-je.

« Oh, tu me supplie déjà ? » s'amusa-t-il.

« Arrête…ou j'ap…pelle…Emm…ett…à l'a…ide ! » le menaçai-je.

Sa réaction fut immédiate car il stoppa sa torture.

« Tu n'oserais pas ! » dit-il en me regardant dans les yeux.

« Tu veux parier ? » répliquai-je.

J'ouvris la bouche pour crier le nom d'Emmett, mais la bouche de Demetri recouvrit la mienne, me faisant sourire. Il s'allongea entièrement sur moi, et glissa sa langue dans ma bouche. J'entendis la porte s'ouvrir à la volée, et la voix de Félix résonna :

« Oh non mais ce n'est pas vrai. Jamais vous n'arrêtez ! »

On se décolla l'un de l'autre, et Demetri regarda son meilleur ami.

« On frappe avant d'entrer, et qu'est-ce que tu veux ? » demanda Demetri.

« T'as un rapport à faire, Monsieur le Tombeur ! » répondit Félix.

« J'arrive ! » soupira Demetri.

« Bella, Alice souhaite te voir. Elle et Rosalie sont dans le jardin ! » me dit Félix.

Au moment de sortir de la chambre, mon portable sonna. Il était resté sur ma table de nuit, et je dis à Demetri d'aller voir les Rois sans plus tarder. Je refermais la porte de ma chambre, et décrocha mon téléphone.

« Allô ? »

« Isabella Swan ? »

« Oui, qui êtes-vous ? »

« Euh, je m'appelle Will Mercer. Je travaillais avec votre père, je ne sais pas si vous vous souvenez de moi ? »

« Oui, bien sûr que je me souviens euh, que me voulez-vous ? »

« Eh bien, je suis désolé d'avoir à vous dire ça Mademoiselle Swan mais, votre père a été tué, durant un braquage il y a quelques heures ! »

Mon monde s'écroula !

« Je sais que vous n'êtes pas en Amérique mais, je tenais à vous dire que les obsèques auront lieu dans deux jours, ici à Forks ! Toutes mes condoléances Isabella ! »

J'étais incapable de répondre, alors je raccrochais. Ma main droite se resserra sur mon téléphone, le réduisant en morceau. Tout ce que je savais, c'était que j'étais en train de hurler de rage en saccageant ma chambre !

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Je venais de terminer mon rapport auprès des Rois, et j'étais sur le point de quitter la salle du trône, quand une douleur au niveau du cœur me fit m'écrouler au sol. Mais qu'est-ce qui se passe ? Je suis un vampire, je ne ressens pas de douleur !

« Demetri, est-ce que ça va ? » me demanda Caïus.

« AAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH ! »

C'était un cri de rage mélangé par de la haine et de la tristesse. Bella ! Je quittais la salle du trône à grand pas, suivit de près par Félix, et devant l'escalier qui menait aux chambres, les Cullen, Kate, Carmen, Eleazar, Jane et Alec rappliquaient, aussi tétanisés que moi.

« C'était quoi ça ? » s'inquiéta Rosalie.

Je n'entendais rien et filais vers la chambre de ma Bella. En ouvrant la chambre, ce que je vis me statufia. La chambre était sans dessus dessous, les rideaux arrachés, les meubles par terre dans chaque recoin de la pièce, et le lit complètement fracassé. Je vis Bella s'emparer de la lampe et la balancer sur la fenêtre qui se cassa. Je m'approchais d'elle et posa mes mains sur ses épaules.

« Bella, Bella, calmes-toi mon amour et dis-moi ce qu'il t'arrive ! » lui dis-je en tentant de la calmer.

« Il est mort. Mon père est mort ! » me répondit-elle en pleurant.

« Quoi ? » m'étonnai-je.

« L'appel que j'ai eu, et bien, c'était un ami de mon père avec qui il travaillait, et il m'a dit que mon père avait été tué lors d'un braquage ! » sanglota-t-elle.

Je l'attirais dans mes bras et la serrais très fort. Je sentais ses mains se cramponner à mes épaules, et du coin de l'œil, je vis que tout le monde était aussi ébranlé que moi par la nouvelle que venait de nous transmettre Bella.

« Pourquoi n'ai-je rien vu ? » souffla Alice.

« Tu ne peux pas toujours tout voir Alice, ce n'était pas de ta faute ! » lui assura Carlisle.

Ils quittèrent la chambre, nous laissant seul ma Bella et moi. Tout en la gardant dans mes bras, je m'assis au sol. Bella continuait de pleurer, et je ne pouvais rien faire pour la soulager, à part rester auprès d'elle et attendre que ça passe.

« Je suis là mon amour, tout va bien ! » lui murmurai-je pour la réconforter.

« Pourquoi lui ? Ce n'est pas juste ! » s'étrangla-t-elle.

« Je ne sais pas, mais la vie est injuste ! » dis-je tendrement.

« Demetri ? »

« Oui ? » fis-je.

« Je veux y aller ! » me dit-elle.

« Où ça ? » questionnai-je.

Elle se défit lentement de mon étreinte et me regarda droit dans les yeux.

« A l'enterrement. Il a lieu dans deux jours à Forks et, je veux y assister ! » répondit-elle.

« Si les Rois sont d'accord, alors oui, nous irons ! » acquiesçai-je en caressant tendrement son doux visage.

« Vraiment désolé pour la chambre ! » s'excusa-t-elle.

« Ce n'est rien, mais au moins, l'affaire est réglée. Tu viens t'installer dans ma chambre ! » lui dis-je en souriant.

Elle me rendit mon sourire, mais faiblement, avant de venir se blottir de nouveau contre moi.

Nous étions restés assis par terre pendant un long moment, quand nous fûmes plongés dans le noir dû à l'obscurité de la nuit qui s'abattit sur Volterra. Je me relevais, ainsi que Bella, et main dans la main, la démarche lente, nous rejoignions le grand salon. Entrant dans la pièce, Rosalie, Alice et Jane vinrent toutes les trois prendre Bella dans leur bras. Ma chérie se laissa faire, et accueillit volontiers le réconfort de ses sœurs. Je la laissais entre leur bras pour m'avancer vers mes Maîtres et leur faire parvenir le souhait de Bella.

« Maître, si vous nous le permettez, Bella aimerait assister aux obsèques de son père, et je souhaite l'accompagner ! » quémandai-je.

« Bien entendu ! » accepta Aro.

« Jane, Alec et Félix vous accompagneront. Bella est encore jeune et on ne sait pas ce qui peut arriver ! » dit Caïus.

« Je viens aussi ! » fit la voix d'Alice.

Je me retournais vers elle, tout comme la totalité des personnes présentes dans la salle.

« Je vous vois arriver à Forks, mais je ne vois plus rien lorsque vous pénétrez dans la maison de Charlie, alors je préfère venir et savoir pourquoi mes visions se brouillent ! » expliqua-t-elle.

Les Rois acceptèrent, et résultat des courses, tous les enfants Cullen furent du voyage, y compris Edward.

Aéroport de Turin.

Félix, Jane, Alec, Bella et moi arrivions à l'aéroport, après nous être nourris. J'avais depuis le début adapté la méthode de Bella, mais depuis quelques jours, les trois autres semblaient s'amuser à pourchasser les criminels, surtout Félix. Les Cullen nous avaient laissé nous nourrir et ils avaient décidés qu'ils se nourriraient à Forks, car ils avaient bus plusieurs poches de sang avant de quitter Volterra. Nous embarquâmes dans l'avion, et il décolla cinq minutes après, direction Seattle !

Aéroport de Seattle.

Félix, Emmett et Jasper étaient partis récupérer les voitures qu'ils avaient loués avant notre départ, et nous attendions tous hors de l'aéroport. Nous ne risquions rien car il faisait nuit. Trois Mercedes aux vitres teintées arrivèrent. Rosalie, Alice, Edward, Jane, Alec, Bella et moi montions dans les différentes voitures, direction Forks, chez les Cullen. Le trajet dura plus d'une heure sans qu'un seul mot ne soit prononcé. Arrivée devant la villa des Cullen, Bella sortit de la voiture, mais ne voulait pas rentrer dans la maison.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » lui demandai-je.

« Je veux savoir ce qui s'est vraiment passé ! » me répondit-elle.

« Faites attention ! » nous conseilla Jasper en me lançant les clés d'une des voitures.

Je laissais Bella conduire car elle connaissait la ville bien mieux que moi, et vingt minutes plus tard, nous étions devant un commissariat. Nous masquions nos yeux rouges derrière nos lunettes de soleil, puis nous entrons dans le bâtiment. Quelques policiers étaient présents, et deux d'entre eux reluquaient ma Bella. Je lui pris la main pour leur montrer qu'elle n'était pas disponible. Oui ça va, je suis jaloux, et alors ?

« Isabella ? » fit une voix devant nous.

Un homme d'une trentaine d'année dans son uniforme de shérif-adjoint se tenait devant la porte d'un bureau qui portait le nom de Charlie Swan !

« Will, contente de te voir ! » dit Bella en s'approchant de l'homme.

« Moi aussi ! » répliqua-t-il. « Comment te sens-tu ? »

« A ton avis ? » ironisa-t-elle.

« Ouais, je comprends ! » dit Will.

Je me rapprochais de Bella, et plaça ma main sur le bas de son dos.

« C'est ton garde du corps ? » plaisanta-t-il en parlant de moi.

« Son petit ami ! » rétorquai-je, d'un ton sec.

Il déglutit péniblement, et je ne pu que sourire.

« Will, est-ce que tu peux m'en dire plus sur ce qui s'est passé ? » questionna Bella.

« Viens, allons dans mon bureau ! » répondit-il.

Nous le suivions dans son bureau, et ils s'assirent tous les deux.

Vous, euh, vous ne voulez pas vous asseoir ? » me demanda-t-il, visiblement apeuré par ma présence.

« Non merci, je préfère rester debout ! » refusai-je poliment.

« Will, raconte-moi tout ! » le pressa Bella.

« Eh bien, nous avons reçu un appel pour nous dire qu'un braquage avait lieu au magasin des Newton. Ton père et plusieurs hommes sont allés sur place, moi compris. Une fois là-bas, des coups de feux ont été échangés et, ton père a été touché à l'abdomen. Le voleur s'est enfui avec l'argent et, l'ambulance n'a pas eu le temps d'arriver. Ton père est mort dans mes bras. Ton nom est la dernière chose qu'il ait murmurée avant de fermer les yeux. » expliqua-t-il.

« Vous l'avez retrouvé, celui qui a tué mon père ? » demanda-t-elle.

« Pas encore. Nos meilleurs hommes sont à sa recherche et sillonnent la ville et ses alentours afin de lui mettre la main dessus ! » répondit-il.

« Vous avez une photo de lui ? » demandai-je à mon tour.

« Oh euh, oui ! » dit-il en sortant un cliché qu'il me tendit.

J'imprimais ce visage dans ma tête, car je savais que Bella voudrait le retrouver, même si je vais faire en sorte qu'elle ne le tue pas. Elle ne peut faire justice elle-même !

« Quelqu'un s'est occupé de l'enterrement ? » demanda Bella.

« Oui euh, ses amis Billy Black et Harry Clearwater ont tenus à s'occuper de tout. Le père de ton amie Angela fera la cérémonie ! » répondit-il.

« Merci Will ! » dit Bella.

Nous prîmes congés après avoir rendu le cliché, et une fois dans la voiture, Bella me dit :

« Retrouve-le ! »

« Bella, écoute-moi, je le retrouverais, je te le promets, mais tu ne le tueras pas ! » lui dis-je.

« Quoi ? » s'écria-t-elle.

« On en parlera avec les Cullen, alors rentrons ! » dis-je, sans répliquer.

Elle dû griller au moins tous les feux rouges de la ville et n'a pas vraiment respecté le code de la route. Elle freina d'un coup sec devant la villa des Cullen. Elle entra la maison, furieuse, et elle me fit face brusquement au milieu du salon, attirant les regards de tous sur nous.

« Je n'arrive pas à croire que tu oses m'interdire de tuer le salopard qui a assassiné mon père ! » cracha-t-elle.

« Bella, le tuer ne t'apportera rien. Ça ne ramènera pas ton père, et tu ne te sentiras pas mieux. Je sais de quoi je parle ! » tentai-je d'expliquer.

« Comment tu peux me dire ça ? Enfin Demetri, c'était mon père, il n'a jamais rien fait de mal, et je l'ai perdu. Je ne peux pas laisser son meurtrier en liberté ! » cria-t-elle.

« Je t'ai dis que je le retrouverais pour toi, mais je t'empêcherais de le tuer ! » répliquai-je.

« POURQUOI ? » hurla-t-elle.

« Parce que tu crois que ton père voudrais que tu tues toi aussi ? D'accord tu tues des connards pour te nourrir, mais ce n'est pas la même chose. Là, c'est une question de vengeance, et la vengeance n'apporte jamais rien de bon ! Je suis passé par là moi aussi ! » exposai-je.

« C'est trop facile ! » dit-elle, le regard noir.

« Tu crois ça ? Avant ma transformation, trois hommes ont tués mes parents et ma petite sœur qui n'avait que sept ans. J'étais sur le point de mourir à mon tour quand Aro m'a trouvé. Juste après, j'ai tenu à me venger. J'ai retrouvé ces hommes et je les ai tué un par un, en les faisant souffrir comme ils m'ont fait souffrir, et aujourd'hui, quatre cent ans après, je n'arrive toujours pas à oublier leurs visages quand je les aie tué. Je sais que ça va empirer et que je vais devoir vivre avec ça pour le reste de l'éternité. Je sais aussi que ma famille n'aurait pas voulu que je fasse ce que j'ai fais, et si je le pouvais, je reviendrais en arrière et je me serais contenté de les livrer entre les mains des autorités. Voilà pourquoi je ne veux pas que tu fasses la même erreur que moi. Si tu le tues, tu devras vivre avec ça sur la conscience pendant très longtemps. » avouai-je.

Un silence de plomb se fit autour de nous.

« Tu ne nous l'avais jamais dis ! » s'étonna Jane.

« C'était bien avant que vous nous rejoignez, bien avant ! » dis-je sans quitter Bella des yeux.

« Il a raison Bella ! »

C'est Rosalie qui venait de parler. Nous nous retournions tous vers elle.

« Tu te sentiras mieux sur le coup, mais ça n'effacera jamais ce qu'il a fait ! » dit Rosalie.

« Je dois rien faire, c'est ça ? » sanglota Bella.

« Fais confiance à la loi. Il sera puni pour ce qu'il fait. Tuer un flic, ça ne pardonne pas ! » tenta de la rassurer Alice.

Bella se jeta dans mes bras, et elle se mit à pleurer une nouvelle fois.

Le lendemain matin, vers les neuf heures et demie, j'amenais Bella au cimetière. Je restais dans la voiture et je la surveillais d'où j'étais.

POINT DE VUE DE BELLA :

Les Cullen ainsi que Jane, Alec et Félix étaient restés à la villa pour ne pas attirer l'attention, et Demetri me surveillait depuis la voiture. En entrant dans le cimetière, vêtue d'une jupe noire, d'un bustier, d'un petit gilet et d'une paire de sandale de la même couleur, je m'approchais un peu plus de la masse qui entourait le cercueil de mon père. Je restais quand même en retrait car moi non plus, je ne voulais pas attirer l'attention sur moi. La fille unique du shérif rentre d'Italie pour les obsèques ! Heureusement pour moi que le temps était gris et que les nuages étaient en masse et masquaient le soleil. De là où j'étais, j'entendis le père d'Angela prononcer les derniers mots avant que le cercueil ne fut mit en terre. Alors que un par un, les gens jetaient de la terre et quelques roses blanches dans la tombe de Charlie, une odeur affreuse vint taquiner mes narines. Ce que c'est horrible, ça sent le chien mouillé ! Je fis un gros effort pour ne pas me faire remarquer, quand je vis que je m'étais fait repérer par Angela. Elle couru vers moi et me prit dans ses bras. Je lui rendis son étreinte, sans pour autant la briser.

« Je savais que tu viendrais ! » me souffla-t-elle.

« Ouais ! » dis-je simplement.

Elle se décala, et ses yeux étaient rouges à force d'avoir pleuré sans doute.

« Il n'y a pas de soleil, tu sais ? » me dit-elle en montrant mes lunettes de soleil.

« Je sais mais, j'ai les yeux tout rouges alors, je ne veux pas qu'on voit la catastrophe ! » mentis-je.

« Je comprends ! » fit-elle. « Bella, je suis vraiment désolé ! »

« Je te remercie Angie ! » lui souriais-je faiblement.

« Tu restes combien de temps ? » demanda-t-elle.

« Pas longtemps. Je dois régler certains détails avant ! » répondis-je.

« Bella ! »

A ma droite, je vis Mike s'approcher de nous en hésitant.

« Salut Mike ! » dis-je gentiment.

« Il croit que c'est sa faute parce que c'est arrivé dans le magasin de ses parents ! » m'informa Angela.

Je me plaçais devant Mike, le regardais dans les yeux et lui dis :

« Ce n'était pas de ta faute Mike. Tu n'as pas à te sentir coupable parce que moi, je ne t'en veux pas ! »

Il me sourit faiblement, et je fis une chose que je n'aurais jamais faite auparavant. Je le pris dans mes bras pour le consoler un petit peu. Au bout de deux minutes, je le relâchais et toute culpabilité s'était envolée de son regard.

« Je préfère ça ! » dis-je en souriant.

Il me rendit mon sourire, puis, lui et Angela quittèrent le cimetière avec leurs parents respectifs. Lorsque le cimetière fut vide, je m'approchais de la tombe de mon père, et fut incapable de prononcer le moindre mot. Quelque chose bougea sur ma droite, donc je tournais la tête et de loin, je vis dans les bois une forme noire. C'était un loup ! Ah ben je comprends pourquoi ça puait autant. Une main agrippa mon épaule et j'étais près à envoyer la personne paître, quand je vis que ce n'était que Demetri.

« Tu m'as fais peur ! » soupirai-je.

« Excuse-moi mais, faut y aller ! » me pressa-t-il.

« Pourquoi ? » m'étonnai-je.

« Alice ne nous voit plus alors je préfère ne pas traîner ! » répondit-il.

On sortit du cimetière et une fois dans la voiture, alors qu'il démarra, je regardais de nouveau là où j'avais vu le loup, et à la place du loup, je cru apercevoir Sam Uley. Hein ?