Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
POINT DE VUE DE BELLA :
Demetri conduisait jusqu'à la villa des Cullen, tenant fermement ma main gauche dans la sienne. En attendant d'arriver à la villa, je me posais tout un tas de question. Tout d'abord, que faisait ce loup, qui avait la taille d'un cheval, près du cimetière ? Ensuite, pourquoi Sam Uley était dans les bois, et m'avait jeté ce regard qui m'aurait fait pâlir si j'avais été encore humaine ? Certes, c'était lui qui m'avait retrouvée dans les bois lorsqu'Edward m'avait laissé toute seule après mon anniversaire, mais je n'oublierais jamais que c'est à cause de lui que Jacob et moi ne nous parlons plus !
« Bella ? »
Je sortis de ma léthargie et regardais Demetri :
« Oui ? »
« Est-ce que ça va ? » me demanda-t-il.
« Oui ça va, pourquoi tu me demandes ça ? » questionnai-je à mon tour.
« Parce que tu n'as rien dis depuis qu'on a quitté le cimetière ! » dit-il.
« Oh euh, eh bien, je pensais à tout un tas de chose, rien de bien important ! » répondis-je.
Il fit une moue dubitative, signe qu'il n'était pas très convaincu par ma réponse. Il engagea la voiture dans le sentier qui menait à la villa Cullen, et se gara à côté des autres Mercedes ! Rentrant dans la maison, nous rejoignions les autres dans le salon. Ils étaient tous, euh, comment dire, complètement paumés !
« Qu'est-ce que vous avez tous à faire ces têtes d'enterrements ? » voulu-je savoir.
« Alice a eu, une vision de l'assassin de ton père Bella ! » me répondit Edward.
Dehors, la pluie commençait à tomber fortement.
« Où est-ce qu'il est ? » demandai-je.
« Bella, tu as promis de ne rien lui faire ! » dit Jane.
« J'ai promis de ne pas le tuer, je n'ai jamais dis que je ne le démolirais pas ! » répliquai-je.
« Une simple gifle de ta part peut le tuer. Tu es un nouveau-né et tu n'as pas la maîtrise de ta force ! » me sermonna Rosalie.
« Ouais bon les sermons, gardez-les pour un autre jour et contentez-vous de me dire où est ce connard ! » sifflai-je.
« Non Bella, on va simplement conduire ce connard comme tu dis vers les forces de police qui sillonnent la forêt à sa recherche ! » me contredit Alice.
Je ne répliquais pas car je savais qu'à huit contre un je n'avais aucune chance de connaître la vérité. Je me contentais juste de les laisser en plan dans le salon et d'aller dans le jardin, près des arbres. La pluie tombait sur moi mais je m'en fichais. Je savais que Demetri m'avait suivit car je sentis sa présence derrière moi. Quand je disais que c'était un chien de garde, j'avais raison, il me suit partout où je vais ! D'accord je l'aime, mais il y a des limites à ce que je puisse supporter.
« Bella ! » me fit-il.
« Oh toi c'est bon fous moi la paix ! » rétorquai-je sans me retourner.
Je l'entendis soupirer. Non mais qu'est-ce qu'il croyait ? Que parce qu'on était enfin ensemble j'allais arrêter de l'envoyer balader ? Ah ça non ! Même encore maintenant ça m'amuse de le voir sortir de ses gonds, mais aujourd'hui, lui comme les autres, me prenaient la tête. J'ai envie de venger mon père, et ce n'est pas Alice et son don de voyante qui m'en empêchera. Depuis le temps que je la connais, je sais comment faire pour passer inaperçue sous son radar, et comme Edward ne peut entendre mes pensées et que Demetri ne peut me localiser, j'ai juste à faire le vide dans mes sentiments pour échapper au radar émotionnel de Jasper, et le tour sera joué.
« Ecoute Bella, tout ce qu'ils veulent c'est t'empêcher de commettre un meurtre ! » me dit Demetri.
« Ce ne sera pas le premier ! » raillai-je.
« Non, mais tu le fais généralement pour te nourrir, là, c'est de la vengeance, et c'est encore pire ! » dit-il d'un ton calme.
« Tu l'as bien fais toi ! » soupirai-je.
« Oui je l'ai fais, et il n'y a pas un jour depuis quatre cent ans où je n'y pense pas ! »
Je me retournais vers lui, sans rien laisser paraître sur mes intentions, et le regarda dans les yeux. Il était tout mouillé, et malgré le fait qu'il était terriblement sexy trempé comme ça, je ne voulais pas laisser mes pulsions sexuelles prendre le pas sur mes envies de vengeance. Demetri se rapprocha un peu plus de moi, passa ses bras autour de ma taille, et m'embrassa tendrement avant de me murmurer :
« La Mia Stella* ! »
« Et ça veut dire quoi ? » demandai-je en souriant.
« A toi de deviner ! » me répondit-il en souriant à son tour.
Je levais les yeux au ciel, puis, enfoui ma tête dans le cou de Demetri. Il resserra son étreinte autour de moi, et je profitais du mieux que je pouvais de cette étreinte, car j'ignore s'il me pardonnera lorsqu'il saura ce que j'ai l'intention de faire. J'espère juste qu'Alice ne verra rien avant un long moment. Non ça va je ne vais pas le tuer, même si ce n'est pas l'envie qui me manque. J'avais promis de ne pas le tuer, et je tiendrais cette promesse, quoi qu'elle m'en coûte ! Les lèvres de Demetri sur ma peau me firent frissonner, et je sentis ses lèvres s'élargir en un sourire, avant qu'il ne continue à parsemer ma peau de tendres baisers. Je n'avais jamais pensé à faire l'amour sous la pluie, mais depuis les minutes qui s'écoulaient, j'y pensé plus sérieusement, mais comme il y a des curieux pas loin dans la villa, je préfère ne rien faire.
« Demetri, pas ici ! » chuchotai-je.
« Ne t'inquiète pas, je ne tiens pas à ce que tes frères m'entendent te faire du bien ! » me murmura-t-il, me faisant rire par la même occasion.
Il porta son regard sur le mien, et si j'étais encore humaine, j'aurais eu du mal à le voir à travers la pluie.
« On ferait mieux de rejoindre les autres ! » me dit-il.
« Vas-y toi, moi je vais rester encore un peu ici, et réfléchir. J'ai besoin d'être un peu seule ! » expliquai-je.
« Tu es sûr ? » demanda-t-il.
« Oui, j'en ai besoin ! » répondis-je.
Je déposais un léger baiser sur ses lèvres, puis je lui servis un sourire qui voulait dire je ne ferais pas de bêtise ! Il me redonna un autre baiser, avant de me dire :
« D'accord mais, reviens-moi vite ma beauté ! »
Je lui souris, puis, après un dernier baiser, il retourna à l'intérieur de la villa. Lorsque je fus sûre d'être totalement seule, je me protégeais avec mon bouclier, que je maitrisais pleinement à présent. Je pouvais me protéger non seulement des attaques physiques, mais aussi psychiques. Je fis le vide en moi niveau émotions, et m'entourais de mon bouclier. La minute d'après, je filais en courant au fin fond des bois de Forks. La pluie battait son plein et la terre était très boueuse, mais ça ne m'arrêtait pas. Tout en courant, mes sens étaient à l'affût du moindre mouvement ou bruit, et je tentais de repérer la trace de l'enfoiré qui a assassiné mon père !
Point de vue de D'Alice :
Demetri et Bella étaient tous les deux dans le jardin à discuter de je ne sais quoi, tandis qu'avec les autres, nous essayions de trouver une solution au sujet du meurtrier de Charlie !
« Ce qu'il faut avant tout, c'est attirer la police là où on le veut, afin qu'elle tombe sur le tueur ! » dit Jasper.
« Ou alors, on attrape ce fumier, Alec l'annihile de ses sens, et on le place non loin de la police ! » proposa Félix.
« Depuis quand t'as appris à réfléchir ? » se moqua Alec.
« Ah ah ! » ironisa Félix.
« L'idée de Félix n'est pas si mauvais que ça ! » dit Emmett.
« Merci ! » dit Félix.
« Pas de quoi te vanter non plus ! » le taquina Jane.
« Je suis un incompris ! » fit Félix en prenant un air dramatique.
« Qu'est-ce qu'il a l'ours des cavernes ? »
Demetri venait d'entrer dans le salon, trempé de la tête au pied.
« Je nettoierais ! » assura-t-il en voyant la tête de Rosalie.
Elle lui lança un regard qui voulait dire y a intérêt sinon je t'étrangle !
« Où est Bella ? » demanda Jane.
« Elle veut rester un peu seule ! » répondit Demetri.
« Ce n'est pas facile pour elle ! » dit Jane.
« Ce que je veux, c'est qu'elle ne fasse aucune connerie et qu'elle laisse les autorités régler cette histoire ! » soupira Demetri.
« De toute façon elle n'a pas le choix » dis-je avant de me rasseoir sur le fauteuil du salon.
Soudain, je me figeais ! Une vision s'offrit à moi, et je pris peur en la déchiffrant. Bella était au milieu d'une clairière, un homme était allongé sur le sol, et Bella lui écrasa violement la cheville. L'homme cria, et Bella appuya plus fort, puis, tout à coup, le trou noir. Ma vision se brouilla et je revins à moi. Je vis les visages de ma famille et des Volturi attendre mes explications sur la vision que j'avais eue. Mon regard se reporta sur Edward qui était tout aussi apeuré que moi.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Jane.
« Bella ! » avions-nous dis en même temps Edward et moi.
Je me levais du canapé et alla dans le jardin. Bella n'était plus là !
« Je vais la tuer ! » grogna Demetri.
« Où est-elle ? » me pressa Emmett.
« Edward, tu as reconnu l'endroit où elle était ? » demandai-je à mon frère
« Oui, elle est à la clairière où j'avais l'habitude de l'emmener ! » répondit-il.
« En route avant qu'elle ne commette une bêtise ! » dit Rosalie.
Demetri fut le premier à passer, et la seconde d'après, nous étions tous en train de courir à la recherche de Bella. Edward, qui était le plus rapide d'entre nous, s'était élancé au devant, suivit de près par Demetri et Alec. Je t'en prie Bella, ne fais rien que tu pourrais regretter !
POINT DE VUE DE BELLA :
Je venais de retrouver la trace de ce fils de… non je vais rester polie car je ne veux choquer personne par mon langage, et je lui avais foutus la trouille de sa vie avec mes grognements. Je m'étais amusé aussi en me servant de ma vitesse pour le faire tomber ou pour lui faire dévier sa route. Il se retrouva au milieu de la clairière où Edward m'emmenait autrefois, et il regardait autour de lui, apeuré comme une bête traquée. Parfait !
« QU'EST-CE QUE VOUS ME VOULEZ ? » hurla-t-il.
La pluie, qui n'avait cessé de tomber, masquait ma présence, mais surtout, et ça m'amusait encore plus, fit glisser ce guignol. Il voulut se relever pour s'échapper dans l'autre direction, mais plus rapide que lui, je lui barrais la route en le prenant par la gorge. Je ne serrais pas trop non plus parce que je ne pouvais pas le tuer.
« Qui…êt…es…vous… ? » s'étrangla-t-il.
« Quelqu'un qui va te faire payer ce que tu as fais ! » répondis-je méchamment.
Je le jetais au sol, lui faisant lâcher le sac de voyage qu'il avait dans les mains. Sans doute y avait-il l'argent des Newtons à l'intérieur, mais peu importe.
« Pitié, laissez-moi tranquille ! » me supplia-t-il.
« Et toi ? Tu as eu pitié de l'homme que tu as abattu ? Abattre un flic, une personne qui a consacré sa vie à faire régner la justice et à mettre les salopards dans ton genre en prison ! » crachais-je.
« Qu'est-ce que ça peut vous faire ? » me demanda-t-il en se reculant dans la boue à l'aide de ses coudes.
« Qu'est-ce que ça peut me faire ? QU'EST-CE QUE ÇA PEUT ME FAIRE ? TU OSES ME DEMANDER ÇA ? » criais-je en le rattrapant sans peine.
Je ne vais pas le tuer, mais je vais le faire souffrir, atrocement. Je posais mon pied sur sa cheville, et appuya de toutes mes forces.
« ! » hurla-t-il sous la douleur.
« Ça fait mal ? Moi je n'ai rien senti ! » dis-je avant d'appuyer une nouvelle fois sur sa cheville.
Il cria davantage, et je souris en entendant ses os se briser sous mon pied. Une odeur complètement pestilentielle me parvint, alors sans enlever mon pied de l'endroit où il était, je regardais derrière moi et grâce à ma vue vampirique, j'aperçu huit énormes loups courir à grand pas vers moi. Ok j'ai compris, des loups-garous ! Tout en me protégeant de mon bouclier physique, je me rappelais de la légende Quileute que m'avait raconté Jake l'année dernière sur la plage de La Push. Plus les loups s'approchaient, plus je commençais à avoir peur, même si je pouvais les empêcher de me sauter dessus. Si jamais ils revenaient à la charge sans cesse, je ne sais combien de temps je tiendrais, même sous la colère. Le même loup noir que j'avais vu plus tôt près du cimetière apparut le premier, suivit de sept autres grosses bestioles.
« BELLA ! »
C'était la voix de Demetri ! Regardant dans sa direction, je le vis arriver en courant avec Edward.
« N'APPROCHEZ PAS ! » leur criais-je.
Trop tard, ils se heurtèrent à mon bouclier, en même temps que trois des loups et ils furent projetés dans les airs ! Des grognements sauvages me parvinrent, et en reportant mon attention sur les loups, tous me regardaient en retroussant les babines et en grognant. L'un d'eux me regardait étrangement, et il s'arrêta de grogner lorsqu'il croisa mon regard.
« Bella, laisse-nous entrer s'il te plaît ! » me dit Demetri.
« Bella écoute-nous, et laisse-nous t'aider ! » dit Edward à son tour.
« Eloignez cette garce de moi ! » s'exclama le paumé que je tenais prisonnier avec mon pied.
« Toi tu la fermes ! » lui somma Demetri en grognant.
Le reste de la cavalerie arriva, et les filles froncèrent les narines !
« C'est quoi cette odeur ça pue ! » se plaignit Jane.
« Heureusement qu'on n'a pas besoin de respirer ! » dit Rosalie en plaçant une main devant sa bouche.
« Bella, s'il te plaît ! »
Demetri me regardait, bien décidé à m'empêcher de commettre la plus grosse erreur de ma vie !
« Bella, je sais bien ce que tu ressens, tu aimais beaucoup Charlie, et tu es triste qu'il ne soit plus là alors que tu l'as retrouvé il y a quelques mois à peine, mais il n'aimerait pas que tu deviennes une meurtrière ! » me dit Edward.
Sa voix était calme, et ses paroles étaient vraies. Mon père n'aimerait sûrement pas que je venge sa mort de cette manière !
« Laisse la police s'occuper de lui, et tu peux me croire Bella, il paiera pour son crime ! » m'assura Demetri.
« Alec, endors-le ! » lui ordonna Edward.
« Si Bella ne baisse pas son bouclier, je ne peux rien faire ! » dit Alec.
A contre cœur, je désactivais mon bouclier, et le connard qui avait tué mon père tenta de s'échapper en rampant au sol, mais Alec se planta près de lui, et après un sourire que je ne connaissais que trop bien, le type s'étala de tout son long, les sens totalement annihilés. Me laissant submerger par la tristesse, je tombais sur mes genoux, et laissais mes pleures prendre le pas sur ma raison.
« Bella ? »
Je reconnu la voix de Jacob. Une main se posa sur mon épaule, et cette fois, je reconnu le toucher de Demetri. Il m'aida à me remettre sur mes pieds, puis, il m'attira dans ses bras, où je continuais à pleurer.
« Ne me refais plus jamais ça Bella. Plus jamais tu fais quelque chose de ce genre dans mon dos. T'as compris ? » me gronda-t-il.
« Bella, c'est bien toi ? » me fit la voix de Jacob.
Dégageant ma tête du torse de Demetri, je regardais celui qui fut jadis mon meilleur ami. Sam, ainsi que trois autres garçons se tenaient derrière Jacob, torse nu et vêtus d'un simple short. A croire qu'ils se moquaient de la pluie.
« Oui Jacob, c'est moi » dis-je en lui faisant face.
« Le traité est rompu ! » grogna Sam en se rapprochant.
Demetri grogna à son tour et se plaça devant moi, prêt à me défendre !
« Je ne vous connais pas, mais si vous la touchez, je vous tue ! » le prévint-il.
« Le traité n'a pas été rompu, car aucun membre de notre famille n'est responsable de sa transformation ! » expliqua Alice.
« Elle s'est retrouvée transformé toute seule ? » intervint l'un des garçons.
« Paul, ferme-là ! » lui dit Jake.
« Pour votre information, c'est moi qui l'ait transformé, et elle fait dès à présent parti des Volturi ! » leur avoua Demetri.
« J'ai une meilleure question à te poser Jake, quelle est la vraie raison de ton éloignement ? Est-ce que c'est Sam qui te l'a ordonné ? Tu ne crois pas que j'aurais été capable d'encaisser le fait que tu sois un loup-garou ? » demandai-je, coléreuse de nouveau.
« Je voulais te le dire Bella, mais oui, Sam m'a interdit de t'approcher ! » répondit Jacob.
« C'est bien toi qui m'avait dis un jour que tu ne l'approcherais pas ? Que tu ne serais jamais comme Embry et les autres, à le suivre comme le chien à sa mémère ! C'est bien ce que tu m'as dis ? » m'énervais-je.
« Bella, si tu m'avais laissé te parler chaque fois que je te téléphonais ces dernières semaines au lieu de me raccrocher au nez comme tu l'as fais, je te l'aurais dis ! » répliqua Jake.
« Ce n'est pas au téléphone qu'on annonce à sa meilleure amie ce genre de chose. J'aurais préféré que tu me le dises face à face, mais c'est aussi de te faute que je suis parti vivre en Italie, parce que tu m'as dis qu'une amitié n'était plus possible entre nous. Tu m'as brisé de l'intérieur Jake ! » m'emportais-je.
« Partir en Italie pour devenir une sangsue n'était pas la meilleure idée que tu as eu Bella ! » rétorqua-t-il.
« Tu crois que c'est pour ça que je suis parti ? Pour devenir vampire ? Eh bien tu te trompes. Je suis partie en Italie pour commencer une nouvelle vie, mais malheureusement Victoria m'a retrouvée et j'ai bien failli mourir pour de bon si Demetri n'était pas intervenu. » informai-je en tentant de garder mon calme.
« Victoria ? » demanda Embry.
C'était le seul que je reconnaissais !
« Une vampire, rousse et très rapide ! » expliquai-je.
« Je comprends maintenant pourquoi on ne l'a pas revu pendant tout ce temps ! » dit Sam.
« Je suis désolé Bella, mais je n'avais pas le choix ! » s'excusa Jacob.
« Euh, je sais que je n'ai rien à dire sur ça mais, vous ne pouvez pas reprendre cette conversation une autre fois ? » demanda Alec.
« Ouais, parce qu'on a un colis express à envoyer aux autorités locales ! » approuva Emmett.
Je me retournais pour voir Félix prendre sur ses épaules le corps inanimé du type.
« J'ai vraiment cru que tu allais le tuer, Bella ! » me dit Jacob.
Je le regardais, et lui dis :
« Ce n'est pas l'envie qui m'en manque ! »
« Pourquoi tes yeux ne sont pas comme les Cullen ? » me demanda le garçon à côté de Paul.
« Parce que je ne me nourris pas comme eux ! » répondis-je.
« Tu tues des humains ? » s'effara Jake.
« Seulement ceux qui le mérite, je ne tue pas d'innocent ! » me défendis-je.
« Je ne te reconnais plus ! » dit Jake, blessé par la nouvelle Bella.
« Tant mieux ! » souriais-je.
Le bras de Demetri entoura ma taille, et je me laissais aller contre lui. La pluie avait cessée de tomber, mais les nuages gris étaient encore présents dans le ciel !
« Remercie Billy et Harry de ma part pour s'être occupé de l'enterrement, et dis-leur que je les rembourserais ! » dis-je à Jake.
« Ce n'est pas nécessaire ! » me contredit Jake.
« J'y tiens, et je le ferais ! » persistais-je.
« Vous comptez rester combien de temps ? » demanda Sam.
« On repart demain ! » répondit Jane.
Après un dernier affrontement visuel entre vampire et loup-garou, nous, vampire, quittions la clairière à la recherche de la police qui fouillait les bois.
« Stop ! » nous dit Alice.
Nous nous arrêtions, quand nous entendions des aboiements de chiens et des cries d'hommes. Félix posa le type par terre, avec le sac de billet sur lui, et nous nous éclipsions le plus vite. On se cacha dans les arbres les plus hauts, et de l'endroit où nous étions, Alec réussi à rendre ses sens au type. Nous assistions à son arrestation, et même si ça me faisait plaisir de voir le meurtrier de mon père entre les mains des policiers, au plus profond de moi, je regrettais de ne pas l'avoir tué !
