Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE DEMETRI :

Il était plus de minuit lorsque Bella fut convoqué au commissariat de Forks. Cela faisait plus de vingt minutes que je l'attendais dans la voiture, quand je la vis enfin sortir du bâtiment. Elle entra dans l'habitacle de la Mercedes en soufflant.

« J'ose espérer que tu souffles de soulagement ? » demandai-je.

« Entre autre ! » grogna-t-elle.

« Explique ! » pressai-je.

« Je suis soulagée car il ne m'a pas dénoncé, et ensuite, toute la rage que tu avais réussi à apaiser m'a envahie rien qu'en le voyant. Je me suis retenue de le tuer mais, je ne voulais pas nous exposer alors j'ai pris sur moi ! » expliqua-t-elle.

Je me penchais vers elle pour l'embrasser tendrement avant de lui susurrer :

« Je suis fier de toi ! »

Elle me fit un sourire forcé, donc je repris ma place initiale et démarrais la Mercedes, direction la villa des Cullen. Le trajet jusqu'à la villa me sembla durer une éternité car Bella ne disait pas un seul mot. Je préférais attendre qu'elle décide elle-même de me parler, de peur de me faire engueuler pour un rien. Arrivé à la villa, je descendis de la voiture et alla ouvrir la portière de Bella. Une odeur de chien mouillé m'atteignis, me donnant envie de vomir mon dernier repas.

« Génial, ces sales cabots sont là ! » pensai-je.

Bella ressentit elle aussi l'odeur des loups au moment où elle sortit de la voiture. Elle fronça les narines également.

« Ça va aller ? » demandai-je.

« Ouais, il faut bien que je lui parle ! » répondit-elle en parlant de son ami Jacob.

Je lui pris la main et l'attirais jusqu'à la porte d'entrée de la villa. En entrant, l'odeur nous fit grimacer tellement c'était intenable. Dans le salon, face à notre famille vampirique, se tenait Jacob, et trois autres loups sous leur forme humaine. Je savais qu'Alice nous avait surveillée Bella et moi grâce à son don, et avait tout dit aux autres sur l'entrevue de Bella avec le nouveau shérif et le meurtrier de son père.

« On peut se parler en privée ? Toi et moi ? » demanda Jacob à Bella.

« Ce n'est pas une très bonne idée ! » réfuta Alice.

« Je m'adresse à Bella, alors ne vous mêlez pas de ça ! » grogna Jake.

« Je n'arrive pas à la voir quand toi et ta pathétique meute êtes dans les parages ! » grogna Alice à son tour.

Les membres de Jacob tremblaient, et Alice avait les yeux noirs. Rosalie et Alec, qui étaient les plus proches d'Alice, posèrent une main sur ses épaules, tandis que l'un des loups ordonna à Jake de se calmer.

« Ça suffit, ce n'est pas la peine de vous disputer pour si peu ! » intervint Emmett. « Je suis sûr que Jacob ne fera pas de mal à Bella, et puis, elle peut se protéger toute seule ! »

« On restera sur votre territoire si ça peut vous soulager, et je n'ai pas l'intention de lui faire quoi que ce soit. Je veux juste lui parler ! » expliqua Jacob.

« Il est sincère ! » dit Jasper.

Je regardais Edward, qui me fit un signe positif de la tête. Bella me regarda à son tour, attendant mon approbation.

« Tu veux y aller ! » accordai-je.

Elle m'embrassa et me dit tout bas :

« Merci ! »

« Je te fais confiance ! » répliquai-je sur le même ton qu'elle.

La seconde suivante, elle suivit Jacob dans le jardin. Je les vis s'enfoncer dans les bois, jusqu'à ce que je ne puisse plus les voir. J'avais entièrement confiance en elle, donc je ne m'inquiétais pas de ne pas les voir, ni de ne pas les entendre. Alice se mit à taper du pied. Elle était tellement en colère que les murs du salon tremblèrent.

« Calme-toi Alice ! » lui dit Edward.

« Comment tu veux que je me calme alors que ma sœur est toute seule avec ce chien ? » tempêta-t-elle.

« Il ne lui fera rien ! » assura l'un des loups.

« Jared ! » gronda l'un des loups.

« Sam, pourquoi ne pas avoir parlé de votre secret à Bella ? Tu sais très bien qu'elle n'aurait jamais rien dit ! » demanda Edward.

« Je n'avais pas le choix. Jake venait tout juste de muter et je ne voulais pas risquer que Bella soit blessée, alors j'ai dis à Jake de ne plus s'approcher d'elle. Elle a quitté la ville et quand Jacob l'appelait, elle lui raccrochait au nez ! » répondit Sam.

« Et ça vous étonne ? » cracha Alice.

« Moi ce qui m'étonne c'est qu'elle vous reparle après ce que vous lui avez fait ! » rétorqua le fameux Jared.

« On est partit pour son bien, même si la plupart d'entre nous ne voulait pas la quitter ! » dit Emmett.

« Est-ce que vous savez l'état dans lequel on la retrouvé après votre départ ? » claqua le quatrième loup.

« Paul, tu recules et tu te calmes ! » lui ordonna Sam.

« Arrêtez, d'accord ? » leur dit Jane, exaspérée.

Je commençais à en avoir vraiment marre de les entendre se disputer pour des futilités, alors j'allais m'asseoir sur les escaliers qui menaient aux chambres à l'étage, et attendit que ma Bella revienne.

POINT DE VUE DE BELLA :

Nous marchions depuis plusieurs minutes dans les bois, et aucun de nous deux n'avait dit le moindre mot. Le cœur de Jake battait fort, et vite, mais différemment d'un cœur humain normal.

« Comment se fait-il que ton cœur batte plus vite que les gens normaux ? Est-ce que ça à voir avec le fait que tu sois un loup ? » voulu-je savoir.

« Et bien, c'est dû à l'imprégnation. J'ai trouvé mon âme-sœur peu de temps après ton départ pour l'Italie ! » répondit-il.

« Comment elle s'appelle ? » demandai-je.

« Leah, c'est la fille d'Harry et, elle fait partie de la meute ! » avoua-t-il.

« Mais, d'après ce que je sais des légendes, les femmes ne transmutent pas ! » m'étonnai-je.

« Ouais, je sais. On était aussi surprit que toi le jour où Leah a montré les signes de mutation. Elle et son frère Seth nous ont rejoints en même temps. Elle est la première femme-loup de l'histoire ! » expliqua-t-il.

« Est-ce qu'elle aussi s'est imprégné de toi ? » le taquinai-je.

« Ne te moque pas, mais oui, l'imprégnation nous a envahit en même temps ! » sourit-il.

« Je suis contente pour toi ! » dis-je, sincèrement.

« Toi et le blondinet, hein ? » me charria-t-il.

« Il s'appelle Demetri ! » rectifiai-je.

« Peu importe ! » pouffa-t-il.

Je lui donnais un coup de poing sur l'épaule, et il se frotta l'endroit où je l'avais frappé en se plaignant.

« La vache, ça fait mal ! » couina-t-il.

« Ce n'est rien comparé à ce que je devrais te faire ! » le prévins-je.

« On va dire que je l'ai mérité ! » dit-il.

« T'aurais vraiment dû m'en parler ! » le réprimandai-je.

« Tu vas me le reprocher encore combien de temps ? » questionna-t-il, agacé.

« Jusqu'à ce que j'ai une réponse claire et valable ! » répondis-je.

« Quand tu es venu me voir, je me contrôlais à peine et je ne voulais pas te blesser. Sam m'avait ordonné de ne pas t'approcher et j'ai obéis car on ne peut pas ignorer les ordres de l'Alpha, et puis, quand j'ai appris que tu connaissais la vraie nature des Cullen et que malgré ça, tu es resté avec eux, j'étais vraiment en colère. Par-dessus le marché, tu étais encore amoureuse de lui malgré ce qu'il t'a fait, il t'a abandonné dans la forêt. Je ne comprenais pas comment tu pouvais l'aimer encore ! » expliqua-t-il.

« Je comprends mieux, mais je t'en veux toujours ! » répliquai-je.

« Je t'aime aussi ! » ricana-t-il.

Je me suis mise à rire aussi, quand nous débouchions sur le terrain de baseball des Cullen. Nous nous arrêtions au milieu du terrain et nous fîmes face.

« Ami ? » demanda Jake en me tendant la main.

« Ami ! » acquiesçai-je en le serrant dans mes bras.

Il resserra ses bras autour de moi, et je profitais de cet instant, retrouvant mon meilleur ami.

« Ne te vexe pas, mais, tu pues le chien ! » m'étouffai-je en le repoussant gentiment.

« Laisse-moi te retourner le compliment ! » grimaça-t-il.

« Demetri ne va pas me toucher tant que je ne serais pas douché ! » plaisantai-je.

« T'es vraiment amoureuse de lui, ou c'est juste comme ça ? » demanda Jake.

« Non, je l'aime vraiment, et, comme toi et Leah, Demetri et moi sommes des âmes-sœurs ! » répondis-je.

« Wow, je pensais que Cullen et toi… » s'étonna-t-il.

« J'ai eu la même réaction quand Alice me l'a dit, mais bon, je m'y suis faites. Et puis, je ne m'ennuie pas avec Demetri, c'est chaud comme la braise entre nous ! » avouai-je.

« Pitié Bella, épargne-moi ce genre de détails ! » dit-il d'une mine dégoûté.

« Bon, entre Leah et toi, comment ça se passe ? » demandai-je.

« Ça avance petit à petit mais, rien d'officiel. Elle veut qu'on apprenne à se connaître avant d'envisager quelque chose de plus sérieux entre nous, et je la comprends car elle a souffert à cause de Sam. Maintenant qu'elle fait partie de la meute, elle connaît les vraies raisons de la rupture entre Sam et elle. Il s'est imprégné d'Emily, la cousine de Leah, et il a dû quitter Leah. » me répondit-il.

« Pardon ? » m'outrai-je.

« Je sais ce que tu ressens Bella, mais le lien entre un loup et son imprégné est indestructible, Sam n'a pas pu le combattre sans en souffrir. Paul et Jared se sont aussi imprégnés, et ils souffrent quand ils sont loin de leur imprégnée ! » expliqua-t-il en serrant les poings.

« Qu'est-ce que t'as ? On dirait que tu veux étriper quelqu'un ! » dis-je.

« Paul s'est imprégné de Rachel ! » grogna Jake.

« Rachel ? Ta sœur ? » demandai-je.

Le grognement qu'il me servit répondit à ma question, et je dû réprimer un fou rire.

« Ne te prends pas la tête pour Paul, et concentre-toi sur ta relation avec Leah. Montre-lui que tu seras toujours là pour elle, et que tu la soutiendras qu'importe ses choix. C'est ce que Demetri a fait avec moi et, on est vraiment bien ensemble ! » lui dis-je.

« Ouais, bon, maintenant que tout est réglé entre nous, on devrait retourner chez les Cullen. Ton copain doit t'attendre et, l'extra-lucide doit se faire du souci pour toi ! » dit-il.

« On fait la course ? » proposai-je.

« Arrête, s'ils me voient te courir après sous ma forme de loup ils vont croire que je t'attaque ! » dit-il.

« Pas bête ! » affirmai-je.

Nous rebroussions chemin et rentrions à la villa.

« Tu comptes faire quoi, maintenant ? » me demanda Jacob alors que nous marchions dans les bois.

« Oh, je vais d'abord faire en sorte de garder la maison de Charlie, ensuite je repartirais en Italie ! » répondis-je.

« Il faut vraiment que tu repartes ? » demanda-t-il de nouveau.

« Oui, c'est chez moi l'Italie à présent ! » répondis-je sans cacher ma peine.

Maintenant que nous étions réconciliés, Jake allait me manquer encore plus que ce je ne pensais. Il entoura un bras autour de mes épaules, et nous arrivions à la villa, enlacés. Alice attendait dans le jardin, et quand elle nous vit, elle me sauta littéralement dessus, éjectant Jake au passage.

« Bella tu n'as rien ! » s'écria-t-elle.

« Alice, je vais bien ! » la rassurai-je en lui tapotant l'épaule.

« T'empestes ! » se plaignit-elle, sans pour autant me lâcher.

« Oui je sais, je pue le chien ! » ricanai-je.

J'entendis Jake rire également, et je pus voir mon Demetri avec un sourire en coin.

« Alice, tu veux bien me lâcher ? » questionnai-je.

« Oh, euh, désolé ! » dit-elle en me lâchant.

Elle avait beau être mince et frêle, mais quand elle me sautait dessus comme ça, elle n'y allait pas mollo avec sa force. Heureusement que ce n'était pas Emmett !

« Bien, maintenant que les choses ont été mise au point, nous allons retournés à la réserve ! » dit Sam.

« J'espère que la prochaine fois que je t'appellerais tu ne me raccrocheras pas au nez ! » me dit Jake.

« Ça dépend ! » dis-je en souriant.

« Euh, je croyais que tu m'avais pardonné ! » s'étonna-t-il.

« Jake, même Paul a compris de quoi Bella parle ! » s'esclaffa Jared, qui se reçut un coup de poing immédiat de Paul dans l'épaule. « Aïe ! »

« Ce qu'elle veut dire c'est qu'elle sera sans doute occupé à se faire câliner ! » expliqua Rosalie.

Mon meilleur ami se mit à grimacer de dégoût.

« Je crois que je vais vomir ! » marmonna-t-il.

On éclata tous de rire, Quileutes inclus, avant que je ne prenne mon ami dans les bras une dernière fois. La minute suivante, Jake, Sam, Paul et Jared étaient sous forme de loup et quittèrent le territoire des Cullen. Je rentrais dans la villa, flanquée d'Alice qui ne m'avait pas lâchée d'une semelle. En passant devant Emmett, celui-ci me dit sur le ton de la plaisanterie :

« Pouah Bella, va prendre une douche ! »

Mon poing gauche était parti tout seul pour s'écraser dans les côtes d'Emmett, qui retint un juron.

« La prochaine fois, tu la fermes ! » le prévins-je.

Je filais à l'étage sans un regard à personne, et entrais dans la salle de bain privée de Rosalie qui me l'avais prêtée le temps de notre séjour. Me glissant dans la cabine de douche, je laissais l'eau couler sur moi, me déliant les muscles. Pendant que je me savonnais les cheveux et le corps afin de faire partir l'odeur de chien mouillé que j'avais sur moi, j'eus la sensation d'être observée.

« Je vais le tuer ! » pensai-je. « C'est bon Demetri, je sais que tu me mates ! »

Je l'entendis rire, puis, la porte en verre de la douche s'ouvrit, et mon chéri entra, tout nu. La seule vue de son corps nu m'excitait, et il le savait parce que ses yeux devinrent noirs.

« Je déteste quand tu me fais ça ! » le grondais-je alors qu'il se glissa sous le jet d'eau.

Respire Bella !

« Quand je fais quoi ? » demanda-t-il comme si de rien était.

« Tu le sais très bien ! » répondis-je en essayant de contrôler mes pulsions sexuelles.

« Non, je ne sais pas du tout de quoi tu parles ! » démentit-il en se rapprochant de moi.

La mousse causée par mon gel douche à la fraise fut rincée de ma peau par le flot d'eau froide qui se déversait sur moi à mesure que Demetri collait nos corps l'un contre l'autre.

« Demetri je suis pleine de mousse ! » m'esclaffai-je alors qu'il embrassait ma peau.

« M'en fou ! » marmonna-t-il.

« Laisse-moi au moins rincer mes cheveux ! » lui dis-je en le repoussant.

Il était tout trempé et ça me rendait folle, mais je devais faire abstraction de mon désir et entrepris d'ôter toute trace de shampoing de mes cheveux. Les mains pleines de résidus de mon shampoing, je les aplatis sur les cheveux de Demetri et me suis mise à bien frotter.

« Bella arrête, je vais sentir la fraise ! » s'énerva-t-il en s'emparant de mes mains.

Il les bloqua au dessus de nos têtes et m'embrassa ardemment. Ses mains relâchèrent immédiatement les miennes pour se poser sur mes fesses et il me plaqua contre la paroi murale de la douche. Il me plaqua tellement fort qu'une secousse ne parcouru pas seulement la salle de bain, mais la maison toute entière.

« HEY, NE CASSEZ PAS LA MAISON ! » nous parvint la voix d'Emmett.

« T'aurais dû y aller doucement mon chéri ! » me moquai-je.

« C'est toi qui me mets dans cet état ! » se défendit-il.

« Ouh, j'ai été vilaine alors ? » l'allumai-je en collant mon bassin contre le sien.

« Très vilaine ! » ronronna-t-il.

« Qu'est-ce que je dois faire pour être pardonnée ? » susurrai-je en caressant ses épaules.

« Il va falloir être très silencieuse ! » roucoula-t-il.

« Pourquoi je dois être silenci… oh putain ! » m'étranglais-je.

Il venait d'insérer deux doigts en moi, me coupant la parole sur le champ. Il est doué, très doué, je ne m'étais rendu compte de rien ! Il commença à pomper en moi et je dû faire un effort surhumain pour ne pas crier.

« Si tu savais comme je me suis retenu de te sauter dessus depuis qu'on est là. » me chuchota-t-il à l'oreille, sans interrompre son, doigté.

« Hum… » fut tout ce que je trouvais à dire, ou plutôt à gémir.

La seconde suivante, Demetri me pénétra sans ménagement, m'arrachant un cri de surprise.

« Qu'est-ce que j'ai dis Bella ? Silence total ! » me reprit-il.

« Je m'en fou ! » répliquai-je.

Il agrippa ma gorge de sa main et grogna très fort. C'est lui qui mène le jeu quand on fait l'amour sous la douche, et j'adore le provoquer. Son côté autoritaire m'excite tellement que ça m'amuse de le provoquer à ce point.

« Ne me réponds pas, Isabella ! » grogna-t-il.

« Embrasse-moi ! » minaudai-je.

Sa bouche recouvrit la mienne dans la seconde, et ses pénétrations se firent dures, mais ça ne me dérangeait pas le moins du monde. Je m'accrochais à ses épaules, maintenant la pression entre nos deux corps, sans lâcher ses lèvres tentatrices. Nos langues dansèrent dans un ballet harmonieux mais bientôt, je fus incapable de retenir mes cris car mon apogée était presque là.

« Demetri…je vais…han… » haletai-je contre ses lèvres.

« Tu te tais ! » m'ordonna-t-il.

La semence de Demetri jaillit en moi, provoquant un orgasme fulgurant, et mes crocs se plantèrent dans la nuque de Demetri, qui grogna si fort que la douche trembla. Je retirais mes crocs, tandis que Demetri fit couler l'eau froide sur nous. Ça me calma rapidement, mais le grognement provenant de la part de mon bouillonnant, fougueux et ténébreux amour me fit comprendre qu'il n'était pas très content par la morsure que je lui avais infligée. Il agrippa mes cheveux pour ramener mon visage près du sien, et il me dit :

« Tu vas me le payer ! »

« Ouh j'ai peur ! » fis-je semblant de trembler.

« Je ne plaisante pas ! » persista-t-il.

« J'ai hâte de voir ça ! » dis-je en l'embrassant.

Il me rendit mon baiser avec passion, puis, estimant que nous avions assez abusé de la douche de Rose, nous terminions gentiment notre douche, et se fut enroulé chacun dans une serviette que nous sortions de la salle de bain. Sur le lit de Rosalie était entassé deux piles distinctes de vêtements. Je reconnaissais le somptueux boxer de Demetri et un de mes ensembles. Je me suis mise à rire avant de m'habiller. Vêtue d'un jean, d'un dos nu bleu nuit, d'un petit gilet en soie et d'une paire de ballerine, je quittais la chambre, suivis de Demetri. Il était habillé toujours aussi sexy : jean moulant, débardeur moulant sous une chemise qu'il n'avait pas prit la peine de boutonner, et d'une paire de basket. Une fois dans le salon, je remarquais que seules Jane, Alice et Rosalie étaient là.

« Où sont les garçons ? » demandai-je.

« Partis chasser. Alec et Félix les ont accompagnés ! » répondit Alice.

« Désolé pour ta salle de bain Rose ! » s'excusa Demetri.

« Oh, Emmett et moi on a fait bien pire ! » ricana-t-elle.

Demetri s'assit sur un fauteuil, et m'attira sur ses genoux. Au même instant, les garçons revinrent de leur chasse, tous en train de rire, à l'exception d'Emmett. Félix regarda Demetri et lui dit, moqueur :

« Tu sens bon la fraise mon biquet ! »

Aussitôt, les garçons redoublèrent leurs rires, même Edward ce qui m'étonnait, provoquant les grognements de Demetri. Les filles tentaient de masquer leur sourire, en vain. Jane fut la première à craquer et se mit à rire, bientôt suivit par Rose et Alice.

« Euh, les gars, pourquoi vous êtes arrivés en riant ? » demandai-je pour changer de sujet.

« Et bien, Emmett voulait à tout prix chasser un ours alors, on est allé aussi loin qu'on pouvait, et, disons que l'ours ne s'est pas laissé faire. Il était furax et Emmett a dû lui briser les pattes pour qu'il puisse arriver à le bouffer ! » expliqua Edward, avant de repartir dans un fou rire vraiment contagieux, puisque je me suis mise à rire.

Même Demetri se moqua de mon grand frère. Emmett en avait vraiment marre, et Rose le voyait bien. Elle se leva et attira le visage de ce gros nounours vers elle, pour l'embrasser tendrement.

« Allez faire ça ailleurs ! » leur dit Edward.

« Je crois que je vais retourner chasser ! » grimaça Jasper.

Le pauvre, avec son empathie, pas facile pour lui de rester à proximité d'eux. Emmett et Rosalie détalèrent comme des lapins dans leur chambre, et ce que j'entendis me fit rire mais me donna aussi envie de vomir. N'y tenant plus, Jasper plaça Alice sur son épaule et monta dans leur propre chambre, sous les rires de Jane et Félix.

La journée était passée à une allure impressionnante. J'avais eu le temps de régler les papiers de la maison, qui était désormais à moi, mais j'ai pu convaincre le notaire grâce à une petite aide venant de Jasper. J'avoue qu'il est effrayant quand il veut vraiment l'être ! Après m'être recueilli une dernière fois sur la tombe de mon père, sous les regards protecteurs de ma famille, nous étions tous repartis pour Seattle où nous embarquions par le premier vol en direction de Turin. Installés en première classe, nous étions tous répartis par deux : Demetri et moi, Rose et Emmett, Alice et Jazz, Alec et Jane, Edward et Félix. Durant toute la durée du vol, j'étais à deux doigts de tuer les hôtesses, car elles n'arrêtaient de mater MON mec ! Ma soi-disant famille s'en amusait en plus !

« Jasper fait quelque chose ou je fais un massacre ! » dis-je tout bas de façon à ce que seul les vampires entendent.

Emmett, qui était assit devant, se mit à rire doucement, mais quand mon regard se porta sur une pétasse blonde qui miroitait ce qui m'appartenait, elle tressaillit de peur et détourna son regard.

« Merci Jazz ! » murmurai-je.

« Pas de problème ! » pouffa-t-il.

Demetri me lança un regard amusé, mais empli d'amour et de tendresse. Vivement qu'on rentre !