Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE DE DEMETRI :

Nous étions rentrés de Forks depuis quatre semaines déjà, et la vie avait reprit son cours normal. J'étais en ce moment même dans ma chambre, à bouder comme un gamin de six ans. Que je vous explique tout en détail : dès notre retour, Aro m'avait immédiatement confié une mission.

POINT DE VUE NORMAL :

Flash-back :

Les Cullen et les Volturi venaient de pénétrer dans la salle du trône.

« Enfin vous voilà rentrer ! » dit Aro avec empressement.

« Il y a un problème maître ? » demanda Alec.

« Oui, un vampire dénommé Xander s'est amusé à créer des nouveau-nés, et il y a énormément de grabuge en Suède. Demetri, Félix et Alec, vous devez partir sur le champ à Stockholm et mettre fin à ça ! » leur ordonna-t-il.

« Entendu ! » acquiescèrent les concernés.

« Je vous accompagne, si vous me le permettez Aro ! » se proposa Jasper.

« Ton aide sera précieuse en effet. Prenez qui vous souhaitez avec vous, et partez immédiatement. Le Jet n'attend que vous ! » dit Aro.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

La mission n'avait pas été de tout repos, car ce dégénéré avait engendré plus de trente vampires. Mais avec l'aide d'Alice, Edward, Emmett, Jasper et Kate, nous avons été victorieux. Bella avait à tout prix voulu nous suivre mais je le lui ai interdit, car elle ne savait pas se battre, et elle ne maîtrisait pas totalement son bouclier, même si elle prétendait le contraire. Elle avait boudé, et elle avait même tenté de me séduire, mais je n'ai pas cédé. En plus, les Rois étaient de mon avis en disant qu'elle n'était pas prête à partir en mission. Durant mon absence, j'avais chargé Jane et Rosalie de s'occuper de ma raison d'être. A mon retour, elle m'avait sauté dessus, et je venais à peine de sortir de la voiture que ce dingue de Félix conduisait.

POINT DE VUE NORMAL :

Flash-back :

Demetri descendit de la voiture, conduite par son meilleur ami, et il eut à peine le temps de fermer la portière que Bella lui avait sauté dans les bras.

« Dieu merci tu es vivant ! » soupira-t-elle.

« Bella, je t'avais dis que tout se passerait bien ! » dit Demetri en l'entourant de ses bras.

« Nous aussi on va bien Bella, au cas où ça t'intéresserait ! » railla Félix.

Bella ne répondit pas car elle était trop occupée à embrasser Demetri.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Après ça, et après avoir fait mon rapport aux Rois, je m'étais enfermé dans ma chambre avec Bella, et nous avions passés les heures suivantes à faire l'amour. Nous avions été séparés plus d'une semaine.

POINT DE VUE NORMAL :

Flash-back :

Demetri et Bella étaient blottis l'un contre l'autre dans leur lit après avoir fait l'amour plusieurs fois.

« Tu m'as manqué ! » soupira Bella.

« Je n'ai pas arrêté de penser à toi. C'est ce qui m'a donné la force de me battre ! » avoua Demetri.

« Je t'en veux toujours pour m'avoir obligé à rester ici ! » dit-elle.

« Bella, j'ai fais ça pour te protéger. Tu n'es pas prête à affronter une situation de ce genre. Crois-moi, lorsque ce sera le cas, je ne t'en empêcherais pas ! » répliqua-t-il.

« Mouais ! » marmonna-t-elle en s'asseyant.

Elle remonta ses jambes sur sa poitrine et les entoura de ses bras. Elle se fichait que le drap cachait ou non sa peau. Demetri se releva à son tour et obligea Bella à le regarder en prenant son menton entre ses doigts. Il l'embrassa, et malgré sa volonté de résister à ce baiser, Bella se laissa facilement allonger sur le dos par Demetri, qui en profita pour se placer sur elle.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Après ces petites retrouvailles, j'avais repris l'entraînement de Bella avec l'aide de Jasper et Félix. Elle avait plus de mal avec ces deux-là mais, elle ne reprendra l'entraînement rien qu'avec moi seulement lorsqu'elle arrêtera de se concentrer sur mon corps plutôt que de se concentrer sur les techniques du combat.

Il y a trois jours, alors que je m'étais rendu à la salle d'entraînement pour y rejoindre Félix afin de nous défouler, j'étais passé par la bibliothèque, et je me suis arrêté après avoir reconnu le rire de Bella.

POINT DE VUE NORMAL :

Flash-back :

Demetri passa devant la bibliothèque du château pour aller à son entraînement avec Félix, quand il entendit de la musique et qu'il reconnu le rire de Bella.

Everywhere I'm looking now

I'm surrounded by your embrace

Baby, I can see your halo

You know you're my saving grace

You're everything I need and more

It's written all over your face

Baby, I can feel your halo

Pray it won't fade away*

Lorsque Demetri jeta un coup d'œil discret à la pièce, il vit Bella assise sur un fauteuil avec un livre entre les mains. Un sourire amoureux se dessina sur ses lèvres, mais il se fana vite lorsqu'il entendit la voix d'un garçon, et pas n'importe lequel !

« Franchement, je vois pas ce que tu lui trouves ! » fit la voix d'Edward.

« Tu ne vas pas recommencer. Même quand j'étais humaine tu me faisais ce reproche ! » s'amusa Bella.

« Mais c'est la vérité. Ils se torturent l'un l'autre parce qu'ils s'aiment et ils se marient à d'autres. C'est débile ! » répliqua Edward.

« Tu adores ce roman, ne le nies pas, je te connais ! » railla Bella.

« Même pas vrai ! » mentit Edward.

« Avoue ! » lui dit Bella.

« Ou sinon quoi ? » demanda Edward.

Demetri voyait toute la scène, tout en ayant prit soin de fermer son esprit pour ne pas qu'Edward détecte sa présence. Demetri regardait attentivement la scène, et il vit Bella prendre un coussin et frapper amicalement Edward avec.

« Avouez-le Monsieur Cullen, vous adorez ce roman ! » persista-t-elle en retenant tant bien que mal un fou rire.

« C'est bon, t'as gagné. J'adore ce roman. Satisfaite ? » lui sourit-il.

Bella lui mit le coussin sur la tête, et dit :

« Très ! »

Avant d'éclater de rire. La seconde suivante, le livre que chacun avait en main fut par terre, et Edward avait bloqué Bella dans ses bras pour lui faire des chatouilles.

« Ah…aah…ah…tri…ch…eur…arr…ête… ! » rit-elle.

« C'est bien tout ce que je peux me permettre maintenant que t'es vampire ! » s'esclaffa Edward en continuant de la chatouiller.

Demetri sentit une pointe de colère et de jalousie naître en lui, et pour ne pas commettre l'irréparable par jalousie, il préféra s'en aller et rejoignit la salle d'entraînement.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Depuis ce jour, j'avais fais comme si de rien n'était lorsque Bella était avec moi, mais j'avoue que j'étais tout de même distant. Je doute depuis que les Cullen étaient revenus. Je doute de ma relation avec Bella depuis notre retour de Forks, et même lorsque nous étions là-bas, je doutais. Lorsqu'elle s'en est prit au meurtrier de son père et qu'elle s'était protégée de son bouclier, c'est Edward qui avait réussi à la calmer et à la convaincre de nous laisser l'aider. Je suis censé réagir comment quand l'ex de la personne que vous aimez le plus au monde est constamment avec votre moitié ? Ils s'entendent bien maintenant qu'ils ont mis les choses au clair, ils ont les mêmes goûts littéraires, ils parlent de musique, et surtout, ils se rappellent du temps où ils étaient ensemble. Et, surtout, le comble, il l'aide à développer son pouvoir en TÊTE-A-TÊTE ! Je les ai surpris une fois dans les jardins du palais, pas plus tard qu'hier !

POINT DE VUE NORMAL :

Flash-back :

Le soleil était à son zénith, et Bella avait décidé de prendre un petit bain de soleil en allant dans les jardins du château. Elle s'était assise sur le rebord de la fontaine, entourée de rose, de tulipe, d'orchidée, de tournesol, de lilas et de coquelicot. Elle profitait de la chaleur des rayons du soleil, tout comme les fleurs qui absorbaient sa lumière bienfaitrice. Assis sur un banc devant un parterre de magnolia, Edward était en train de lire Othello de William Shakespeare. Il tourna une page lorsqu'il sentit l'odeur de Bella. Levant la tête, il l'aperçut seule, sur la fontaine, les yeux fermés. Il se leva et alla la rejoindre.

« Tu fausses compagnie à mes sœurs ? » demanda-t-il en souriant.

« Ne me parle pas de ses deux folles ! » répondit-elle, sans être surprise.

Elle l'avait sentit arriver. Leur peau scintillait de mille feux !

« Qu'est-ce qu'elles ont encore fait ? » voulut-il savoir.

« A ton avis ? » lui dit-elle.

« Je vois, elles jouaient à Barbie Bella ! » pouffa-t-il.

« Ce n'est pas drôle ! » grogna Bella. « Je devrais être en train de m'entraîner au corps à corps ou m'entraîner à protéger les autres avec mon pouvoir, mais Jane est en France avec Alec et Félix, Demetri est en train de parler avec les Rois de ne je ne sais quoi, tes parents, Emmett et Jasper sont partis chasser, donc, je préfère rester seule plutôt que de rester avec tes deux furies de sœurs ! » expliqua-t-elle.

« Je peux t'aider si tu veux ! » proposa-t-il.

« Tu ferais ça ? » s'étonna-t-elle.

« On est ami Bella, et je n'attends que le moment de fouiner dans ta tête ! » dit-il, souriant.

« Seulement si je t'y autorise ! » renchérit-elle en s'asseyant en tailleur face à lui.

Il l'imita.

« T'as déjà réussit à étendre ton bouclier ? » demanda-t-il.

« Autour de moi, oui plusieurs fois mais, c'est difficile de protéger plusieurs personne. J'épuise mes forces, surtout quand Jane et Chelsea font agir leur pouvoir sur moi. » répondit-elle.

« Il faudrait que, tu essayes de l'étendre le plus possible et que j'essaie de capter tes pensées. Ça pourrait être utile ! » suggéra-t-il.

« Pour toi tu veux dire ! » s'esclaffa-t-elle.

Edward esquissa un sourire, et Bella ferma les yeux. Elle se concentra, sans se rendre compte qu'elle et Edward n'étaient pas seuls dans les jardins. En effet, sur l'un des balcons du château, Demetri les observait. Il avait suivit toute leur conversation, et la proposition d'Edward. Depuis quelques temps, il songeait à avoir une discussion sérieuse avec Bella, mais chaque fois, il revenait sur sa décision.

« Bella, tu peux éviter de penser à ça. J'ai l'impression d'être dans la tête d'Emmett ou de Félix ! » se plaignit Edward.

« Je suis désolé ! » s'excusa Bella en éclatant de rire.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Je suis complètement paumé. Depuis que je suis avec elle, je ne suis plus le même. Il y a des jours où je regrette d'être avec elle parce qu'elle n'a pas vraiment l'air de s'apercevoir le mal que ça me fait de la voir traîner avec Edward sans arrêt. Nous n'avons plus eu de moment à nous depuis au moins deux semaines, et le peu de temps que nous passions ensemble, elle voulait savoir comment s'était passé mes missions ou savoir si je m'étais nourris. Après, elle partait rejoindre Alice et Rosalie, ou bien elle allait à la bibliothèque ou dans les jardins. J'en ai marre, surtout qu'aujourd'hui c'est son anniversaire et qu'elle ne veut pas de cadeau ni de fête !

POINT DE VUE NORMAL :

Flash-back :

Alice, Rosalie et Jane étaient dans le grand salon qui servait aussi de bibliothèque en arrière, et discutaient activement sous les regards amusés, d'Alec, des Rois, de Carlisle et Esmé. Emmett et Félix regardaient Edward et Jasper faire une partie d'échec et misaient sur le vainqueur. Demetri écoutait les filles parler avec intérêt.

« Bon, il faut à tout prix qu'on trouve un prétexte pour éloigner Bella du château le temps d'une journée afin de tout préparer. » dit Rosalie.

« Je lui ai déjà acheté son cadeau, et j'espère qu'elle va l'aimer ! » dit Jane.

« Je lui ai trouvé la robe parfaite pour la soirée ! » sautilla Alice.

« Maître, la salle de bal est disponible pour ce jour ? » demanda Jane à Aro.

« Oui Jane, vous pouvez la décorer à votre guise ! » répondit Aro.

« C'est génial ! » s'exclama Jane.

« Qu'est-ce qui est génial ? » fit la voix de Bella.

Elle entra dans la pièce, et le silence se fut.

« Alors, qu'est-ce qui est génial ? » demanda-t-elle de nouveau.

« Rien ! »

Alice, Rosalie et Jane avaient parlées en même temps.

« Vous êtes sûrs que ça va ? » leur demanda Bella.

« Oui, pourquoi ça n'irait pas ? » s'étonna Rosalie, tandis que Jane refermait un grand carnet de croquis.

« Qu'est-ce que vous complotez ? » demanda Bella de nouveau.

« Mais on ne complote rien ! » lui assura Alice.

« Vous n'êtes pas en train de préparer une fête pour mon anniversaire j'espère ? » arqua Bella.

« Non ! » répondirent les filles en même temps.

« Tant mieux, parce que vous savez très bien que je déteste les surprises, donc pas de fête, et encore moins de cadeaux ! » leur dit Bella avant de repartir de la salle.

Les filles s'affaissèrent sur le fauteuil, la mine triste, et l'étonnement pouvait se lire sur les traits des Rois, tandis qu'Alec masquait son fou rire.

« Ah ben c'est raté ! » soupira Rosalie.

« Elle était sérieuse quand elle dit ne pas vouloir de cadeau ? » demanda Jane.

« Très sérieuse ! » fit la voix de Jasper. « Ouais, échec et mat ! »

Emmett éclata de rire devant la mine déconfite d'Edward, mais aussi celle de Félix qui lui tendit cinquante euros.

« Qu'est-ce qu'on va faire de toutes les décorations qu'on a acheté ? » se désola Alice.

« Je vous avais prévenu Alice. Depuis le temps que tu la connais, tu aurais dû voir qu'elle refuserait la fête ! » leur dit Esmé.

« Pour une voyante Alice, tu n'es vraiment pas doué ! » se moqua Emmett.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Et donc, les filles passaient leur temps à faire la tête car Bella leur avait gâché le plaisir de préparer la soirée de ses dix-neuf ans, et moi, je ne savais pas quoi faire de la bague de ma mère. Je l'avais sur moi depuis ma transformation. La bague avait un anneau fin mais solide en acier, et d'un diamant plutôt petit mais authentique. Je l'avais récupéré sur le corps de ma mère après ma transformation. Ne vous méprenez pas, je n'ai pas l'intention de demander à Bella de m'épouser, car je sais très bien qu'elle est contre le mariage, mais je voulais lui offrir la bague de ma mère comme un symbole. Nous étions des âmes-sœurs et je respectais sa décision de ne pas se marier. Je tenais à lui faire ce cadeau mais, comme elle a dit qu'elle ne voulait rien, je refermais l'écrin doucement, et reposais la boîte dans le carton d'affaire qui appartenait à ma famille, et que j'avais pris. En rangeant l'écrin, je tombais sur une photographie de ma petite sœur, Anya. Elle n'avait que sept ans lorsque trois hommes avaient pénétrés chez moi et avaient tués mes parents d'une balle dans le cœur. Ma petite sœur avait été poignardée sous mes yeux, avant que je ne sois poignardé à mon tour dans le ventre. Ils étaient partis avec des objets de valeur, et j'avais réussis à ramper jusqu'à ma petite sœur, qui tremblait. Je l'avais prise dans mes bras et je l'avais rassuré.

POINT DE VUE NORMAL :

Flash-back :

Demetri, qui était encore humain et qui n'avait que vingt-et-un an, rampa jusqu'au corps tremblotant de sa sœur Anya. Il réussit à la prendre dans les bras, et il s'adossa contre le meuble en bois sculpté par son père et lui trois ans plus tôt.

« Demetri...j'ai fr…froid… » s'étrangla Anya.

Contrairement à son frère, Anya avait été poignardée dans le dos, et le sang coulait à grand flots de son corps. Ses longues boucles blondes étaient maculées de rouges.

« Ça va aller…Anya…je suis…là ! » la rassura-t-il.

Elle réussit à lever la tête vers lui, et ses petits yeux bleus croisèrent ceux de son frère.

« Je t'aime…grand frère ! » dit-elle de sa petite voix.

Elle cracha du sang, mais ne quitta pas son frère des yeux.

« Moi aussi je t'aime, petite sœur ! »

Ils se serrèrent la main aussi fort que leur force le leur permettait, quand Anya ne fit plus un mouvement et tomba la tête sur le torse de son frère.

POINT DE VUE DE DEMETRI :

Juste après que ma sœur eut rendit son dernier soupir dans mes bras, j'ai cru que j'allais la rejoindre ainsi que mes parents, quand Aro a pénétré dans ma maison, avec Marcus, Caïus et Eleazar. Ce dernier avait immédiatement accouru vers moi et il m'avait transformé. A mon réveil, j'étais toujours dans la maison de mes parents, et la première chose qui m'était venu à l'esprit n'était pas la brûlure de ma gorge, mais une envie de trouver les salopards qui avaient tués ma famille. Je les ai retrouvé et je leur ai fais payer leur cruauté. Quatre cents ans après, je ne me sens toujours pas mieux. Les journées que nous passions avec mon père à fabriquer des meubles pour son commerce me manquaient. La douceur et la générosité de ma mère me manquait, et les batailles de neiges que nous faisions avec ma sœur me manquaient. Si un vampire pouvait pleurer, je serai sûrement en train de libérer ma colère et ma peine en versant toutes les larmes qui ne couleraient jamais. Un bras m'entoura, et je reconnu Bella. Elle était dans la chambre depuis cinq minutes au moins, et je savais aussi qu'elle savait que je l'avais repéré.

« C'est ta sœur ? » demanda-t-elle tout bas.

« C'était ! » répondis-je.

« Elle était très belle ! » me dit-elle.

« Ouais, je sais ! » dis-je simplement.

Je remis la photo dans le carton, que je rangeais dans un petit placard. Bella était toujours sur le lit, mais je ne la rejoignis pas. Je me mis près de la fenêtre qui donnait sur le jardin, mais je resserrais ma poigne sur le mur en apercevant la fontaine. Chaque fois que j'entrais dans la bibliothèque ou que je regardais cette fontaine, l'image de Bella et Edward, complices l'un avec l'autre, me hantait. Le mur se fissura, alors je retirais ma main et serra le poing.

« Est-ce que ça va ? » me demanda Bella.

« Ça va ! » répondis-je sèchement.

Je ne la regardais pas !

« Tout le monde m'a souhaité mon anniversaire, sauf toi. Même Edward me l'a souhaité ! » me dit-elle.

On se calme ! Je lui fis face et lui dis :

« J'ai cru comprendre que tu ne voulais pas de cadeau ni de fête, alors je ne vois pas pourquoi je te l'aurais souhaité ! »

« Je ne t'aurais pas fais de cirque si tu l'avais fais tu sais ! » me dit-elle.

« Je suis vraiment navré Bella, mais je ne suis pas d'humeur alors, si tu veux bien me laisser et retourner voir les filles ou tes frères, même Edward si tu veux ! » claquai-je.

« Qu'est-ce que je t'ai fais pour que tu sois aussi méchant ? » demanda-t-elle en se levant du lit.

« Tu te fou de moi Bella ? » crachai-je.

« Non, dis-moi ce que j'ai fais de mal ! » me dit-elle.

« Alors là, c'est la meilleure. Depuis plus de deux semaines tu m'évites ! » lui dis-je.

« Ne dis pas n'importe quoi ! » réfuta-t-elle.

« Bella, on ne se voit plus comme avant, on ne fait plus l'amour, quand on se voit tu me demandes ce que j'ai fais de ma journée ou si je me suis nourris et ensuite tu repars voir tes sœurs ou tu vas retrouver Edward. Vous m'aviez l'air très proche ce jour-là à la bibliothèque, et tu m'as semblé très à l'aise quand il t'a prise dans ses bras pour te faire des chatouilles, ou dans les jardins quand il t'a gentiment proposé de t'aider à étendre ton bouclier. Et oui Bella, j'étais là et j'ai tout vu, tout entendu. Tu passes tout ton temps avec lui, alors que c'est avec moi que tu devrais passer tes journées, ou au moins quelques heures. Tu ne me dis rien de ce que tu fais, quand tu vas chasser, tu y vas avec Jane ou Alec, mais tu ne viens plus avec moi. Tu ne te rends pas compte du mal que tu me fais ! » expliquai-je.

Elle ne dit rien, et ça me fit encore plus souffrir. Elle ne chercha pas à nier ! Je pris mes clés de voiture qui était sur ma table de nuit, et je quittais la chambre avant de faire claquer la porte. Le choc fit vibrer les murs du château, mais je n'en fis pas grand cas, et je partis au garage. Je croisais Félix et les Rois en chemin, mais je ne m'arrêtais pas, même quand mon meilleur ami m'appela. Je montais dans ma voiture et quitta le château. Il faisait encore jour, donc je décidais de rouler encore et encore. Quand il fit nuit, je m'arrêtais à l'entrée d'une ville, et je remarquais que j'étais à Rome. Aussitôt que je sortis de la voiture, une fille s'approcha de moi. Elle était blonde, vêtue d'un mini-short et d'un bustier. Des bottes en cuire à talons lui galbaient les jambes. Elle me semblait avoir plus de la vingtaine.

« Salut, c'est la première fois que je te vois ! » me dit-elle en se collant contre moi.

« Je ne suis pas intéressé ! » lui répondis-je sans la regarder.

« Oh allez, je ne prends pas beaucoup, pour toi je peux même le faire gratuitement ! » me proposa-t-elle.

« Une prostituée ! » pensai-je un sourire en coin.

Je portais mon regard sur elle au moment où une de ses mains se glissa sous ma chemise, et que son autre main touchait mes cheveux. En moins d'une seconde, je la plaquais contre ma voiture, ce qui semblait la ravir. Je mis ma main sur sa bouche, et je plantais mes crocs dans sa jugulaire. Pendant que son sang coulait dans ma gorge, je sentis son corps se tortiller et elle tentait même de me repousser. Retirant mes crocs, je lui brisais la nuque et elle ne fit plus un geste. Satisfait, je poursuivis mon repas. Son sang était un délice, malgré le goût étrange que procurait la présence de la drogue dans son organisme. Après avoir extrait la toute dernière goûte de sang de son corps, je rejetais la tête en arrière, repu.

« Ça fait un bien fou ! dis-je tout haut.

Je regardais ma victime plus attentivement, et je regrettais presque de l'avoir tué. Elle était jolie, mais bon, c'était une tapineuse et on n'allait pas la regretter, enfin je crois ! De toute façon, j'étais tellement en colère que j'aurais tué n'importe qui, sauf un enfant. Depuis que j'ai vu ma sœur mourir dans mes bras, j'ai toujours refusé de tuer le moindre enfant, ou même un adolescent. Je mis le corps de la prostitué sur mon épaule, et la posa entre deux bennes à ordures. Je retournais à ma voiture et une fois dans l'habitacle, mon portable sonna.

I don't wanna close my eyes

I don't wanna fall asleep

'Cause I'd miss you, baby

And I don't wanna miss a thing

'Cause even when I dream of you

The sweetest dream would never do

I'd still miss you, baby

And I don't wanna miss a thing**

Je pris mon téléphone et vis que c'était Félix. Je décrochais.

« Quoi ? »

« Où tu es ? »

« Je suis allé me nourrir ! »

« Grouille-toi de rentrer ! »

« Et pourquoi je ferai ça ? »

« Pour Bella ! »

« Qu'est-ce qu'elle a encore ? »

« Elle est vraiment mal Demetri. »

« De quoi tu parles ? »

« Elle a laissé Aro lire en elle et, il a vu votre dispute et depuis, elle est assise sur votre lit et elle refuse de laisser les filles l'approcher ! »

« Ça lui passera ! »

« Dépêche-toi de rentrer ! »

Il raccrocha. Je soupirai et mis le contact. Je fis demi-tour et fis route jusqu'à Volterra. C'est elle qui m'évite pendant plus de deux semaines, et c'est elle qui est à plaindre parce qu'elle est mal ? L'autre télépathe essaie de la récupérer, je le vois, et c'est moi qu'on engueule après qu'on ce soit disputé. Le monde ne tourne vraiment pas rond. Il était minuit passé lorsque je mis ma voiture au garage du château. Emmett et Jasper m'attendaient, et ils n'avaient pas l'air très content. Je descendis de ma voiture et lorsque j'eus refermé la portière, je ne prêtais pas attention aux deux Cullen et sortit du garage. Je marchais dans les couloirs sans me presser, quand la grosse poigne d'Emmett me stoppa.

« On a à te parler ! » me dit-il en me faisant face.

« Ecoutez les mecs, je sais que vous tenez à elle, mais ne vous mêlez pas de ça ! » les prévins-je.

« C'est notre petite sœur et on déteste la voir dans cet état à cause de quelqu'un ! » me dit Jasper.

« Vous savez au moins pourquoi je suis parti ? » voulus-je savoir.

« Arrête d'agir comme un gamin. Ce n'est pas parce qu'elle passe du temps avec les filles ou nos parents qu'elle ne t'aime plus ! » dit Emmett.

« Ouais, je vois, ça ne sert à rien de discuter avec vous. Après tout, c'est votre frère et vous êtes de son côté, je comprends ! » remarquai-je en les contournant.

Je repris ma route et au lieu d'aller retrouver Bella dans notre chambre, j'allais sur le toit du château. Je m'assis sur le rebord, appuya mon dos contre le mur et mon regard se perdit dans les étoiles. Ça ne servait à rien que je discute avec les Cullen. Bella fait partie de leur famille et ils espèrent tous que Bella reste avec eux. Je fermais les yeux pour essayer de me calmer, quand je le sentis approcher.

« Ne t'approche pas si tu tiens à la vie ! » lui dis-je par la pensée.

Qu'est-ce qu'il vient foutre ici ? Il a envie de mourir ou quoi ?

« Je veux seulement te parler ! »

« Edward, la seule chose dont moi j'ai envie, c'est de te tuer alors casse-toi ! » lui dis-je en grognant.

Je le vis du coin de l'œil, mais il resta à une certaine distance de moi. Il n'est pas si con finalement !

« Laisse-moi t'expliquer ! » me dit-il.

« M'expliquer quoi ? Que t'es encore amoureux d'elle ? Ne te donne pas cette peine ! » rétorquai-je.

« On est seulement amis, rien de plus ! » m'assura-t-il.

« Arrête Edward, t'es toujours amoureux d'elle, et t'es tout le temps fourré avec elle. Je sais que tu nous détestes, que tu détestes ce que nous sommes, mais tu restes avec nous uniquement pour être avec Bella. » dis-je en lui faisant face.

« Oui c'est vrai, je l'aime encore, mais c'est de toi dont elle est amoureuse, pas de moi ! » dit-il.

« Tu es pathétique Edward, au lieu de chercher celle qui est vraiment faite pour toi, tu t'accroches à Bella dans l'espoir qu'elle revienne vers toi. » m'écriai-je.

« Non ce n'est pas vrai ! » réfuta-t-il.

« Mais enfin sois honnête envers moi, tu ne supportes pas l'idée que ce soit moi son âme-sœur, et pas toi. Tu te dis vouloir être son ami mais je suis bien le seul ici à voir ton petit manège. Tu peux cacher tes décisions à Alice, et faire gober à tout le monde que tu es l'ami de Bella, mais moi tu ne m'auras pas. Je lui ai sauvé la vie en tuant Victoria, et je l'ai transformé, ce que tu n'as pas eu le cran de faire. Je l'aime, tu comprends. Je l'aime encore plus que ce que toi tu peux encore l'aimer. Ce que je ressens pour elle, tu ne pourras jamais le comprendre, à moins de trouver la fille qui t'es destinée. Maintenant casse-toi avant que je ne fasse une bêtise ! » avouai-je en me rasseyant.

Les secondes défilèrent, laissant place à des minutes, quand j'entendis la voix de Bella.

« Edward, c'est vrai ce qu'il vient de dire ? Tu veux me récupérer ? »

« Bella, écoute je, je suis désolé ! » dit-il.

« Je croyais avoir été claire, je ne ressens que de l'amitié pour toi ! » lui dit Bella.

« Je sais Bella, mais je ne peux pas effacer l'amour que j'ai pour toi. Je sais que tu l'aimes et je respecte ça, et je tiens à notre amitié… » commença-t-il à dire avant que Bella ne le coupe.

« Au point de m'éloigner de la personne que j'aime le plus ? »

Il y eut un long silence, avant que la voix de Bella ne retentisse de nouveau.

« Va t'en, et ne m'approche plus tant que tu ressentiras de l'amour pour moi ! » lui dit-elle.

Je sentis ce crétin s'éloigner, et lorsqu'il fut très loin de l'endroit où j'étais, l'odeur de Bella me frappa de plein fouet.

« Demetri ? »

Je regardais sur ma gauche, et Bella se tenait à l'endroit même où Edward était il y a plusieurs minutes.

« Qu'est-ce que tu veux Bella ? » demandai-je.

« Demander pardon ! » répondit-elle.

« Ce n'est pas aussi simple ! » murmurai-je.

« Demetri, qu'est-ce que je dois dire ou faire pour que tu me pardonnes ? » questionna-t-elle.

« Rien, il faut juste que j'oublie que t'as préféré passer tes journées avec ton ex, plutôt qu'avec moi ! » dis-je en me remettant sur mes jambes.

J'étais sur le point de quitter le toit, quand la main de Bella attrapa mon poignet. Je m'arrêtais et frissonnais à ce contact.

« S'il te plaît, je t'aime et je ne veux pas te perdre ! » sanglota-t-elle.

« Tu ne me perdras pas Bella, mais j'ai l'impression que c'est moi qui t'ai perdu ! » lui dis-je.

« Ne dis pas ça, c'est toujours moi qui me tient devant toi ! » me dit-elle en se blottissant contre mon corps.

Instinctivement, mes bras se refermèrent autour d'elle.

« Je suis désolé, je suis désolé, je suis désolé… »

Elle répéta ses excuses encore et encore. Je la repoussais doucement de façon à ce qu'elle me regarde dans les yeux, puis, je lui dis :

« Bella, je t'aime d'une telle force que tu n'as pas l'air de te rendre compte que je ferais n'importe quoi pour toi. J'ai failli tuer Heïdi à plusieurs reprises, tout ça parce qu'elle menaçait de s'en prendre à toi. Quand Tanya t'a menacé et agressé, j'ai failli la tuer elle aussi. Et ça me fait encore plus mal de savoir que Cullen te tournait autour en disant vouloir être ton ami alors qu'il avait des idées derrières la tête, mais tu n'as rien vu. »

« Et je m'en veux, mais s'il te plaît, je t'en prie, pardonne-moi ! » me supplia-t-elle.

« Bella ! » soupirai-je.

Elle avait vraiment honte de son comportement, et le fait de l'avoir entendu dire à Edward de ne plus l'approcher m'avait fait du bien. Les yeux rouges tristes de Bella eurent raison de moi, et je l'embrassais sans plus attendre. Après ce baiser qui signait notre réconciliation, je me suis retrouvé plaqué contre le mur. Bella arracha les boutons de ma chemise, et elle se mit à caresser mon torse.

« Enfin, je retrouve la Bella dont je suis tombé amoureux ! » dis-je d'une voix rauque.

J'attaquais sa bouche et j'inversais nos places. J'avais envie d'elle, mais je ne pouvais pas attendre d'être dans notre chambre. Elle portait une jupe, ce qui me ravi. Je sentis ses mains déboutonner mon pantalon, qu'elle baissa en même temps que mon boxer.

« Prends-moi Demetri, tout de suite ! » m'ordonna-t-elle.

Je la pénétrais avec force, la faisant gémir. Mes pénétrations étaient dures, et je ne lâchais pas Bella du regard une seule seconde. J'étais tellement en manque que je ne tardais pas à jouir en elle, et apparemment, elle devait être en manque autant que moi car elle jouit en même temps que moi. Je me retirais d'elle et me rhabillais. Ma chemise était foutue donc, je la gardais sur moi comme elle était, et quand je fus sûr que Bella fut descente, enfin en partie, je lui pris la main et nous rejoignions notre chambre. Les autres étaient tous dans le grand salon, je les détectais avec mon pouvoir, mais je m'en fichais. J'entrais dans notre chambre, refermais la porte derrière moi, et Bella me sauta dessus. Nos vêtements furent sur le sol en moins d'une minute, et la seconde suivante, j'avais plaqué Bella sur le lit, et je lui fis l'amour pendant des heures.

Cinq heures et au moins trente orgasmes plus tard.

Bella était blottit dans mes bras, tandis que je lui caressais le dos. On n'avait jamais autant fait l'amour.

« Tu peux me dire combien d'orgasmes j'ai eu ? » me demanda-t-elle.

« Je ne sais pas, j'ai arrêté de compter au bout du cinquième ! » répondis-je en riant.

Elle se mit à rire à son tour, avant de se coller un peu plus contre moi. Mes bras se refermèrent sur elle, ce qui me fit du bien. La sensation de sa peau nue contre la mienne m'avait terriblement manqué. Après plusieurs minutes de silence, elle se releva et me regarda dans les yeux.

« Je suis désolé de t'avoir causé tant de peine ! » me dit-elle, sincère.

« Je t'ai pardonné Bella, mais que ça ne se reproduise plus. Je ne supporte pas que tu sois distante avec moi ! » lui dis-je.

« Ça ne se reproduira plus, je te le promets ! » me jura-t-elle avant de se pencher vers moi pour m'embrasser tendrement.

« On va pouvoir retourner chasser ensemble ! » soufflai-je.

« Et si on y allait maintenant ? Je meurs de soif ! » me proposa-t-elle.

« Je me suis déjà nourris. Quand je suis partis, j'ai atterris à Rome et, une prostituée s'est approché, plutôt mignonne et entreprenante, surtout qu'elle a commencé à glisser ses doigts sur mon corps et, ce n'était pas si désagréable, mais j'ai dû la tuer ! » avouai-je en mentant sur quelques points.

Bella ancra son regard dans le mien, et la seconde suivante, je fus prise d'une méchante douleur dans les côtes. Elle venait de me mettre un méga coup de poing.

« Elle a de la chance d'être déjà morte ! » grogna-t-elle.

J'éclatais de rire avant d'inverser nos places.

« Je t'aime ma Bella ! » lui dis-je.

« Je t'aime aussi Demetri ! » me retourna-t-elle.

Je m'emparais à nouveau de ses lèvres, et je lui fis encore l'amour !

Lexique Musical :

* Beyonce : Halo

** Aerosmith : I don't want to miss a thing