Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !


POINT DE VUE NORMAL :

Houston, Texas, 2006 !

Dans un ranch en dehors de la ville de Houston, une famille de quatre venait de se réveiller, alors que le soleil venait tout juste de se lever. Dans la cuisine, Lucinda Carson, la mère, préparait le petit déjeuner, aidé de son mari, Clifford. A l'étage, dans une chambre, une jeune fille âgée de dix-sept ans, munie de serviettes et de vêtements propres rejoignit la salle de bain qui se trouvait en face de sa chambre. Elle avait les cheveux d'un brun éclatant, qu'elle tenait de sa mère, des yeux vert irisés de marron, et une peau mate due au métissage de ses deux parents. A l'autre bout du couloir, un garçon du même âge, les cheveux blonds en batailles, les yeux bleus gris, et de couleur de peau un peu plus pâle que sa sœur, sortit d'une pièce. Il était vêtu d'un jean délavé, d'une chemise noire qu'il n'avait pas boutonné, et un débardeur blanc sous sa chemise. Il portait aux pieds une paire de converse. Un sac à dos sur l'épaule, il rejoignit ses parents dans la cuisine. Vingt minutes plus tard, la jeune fille sortit de la salle de bain, vêtue d'une jupe en jean, d'un chemisier beige, et d'une paire de boots de la même couleur. Elle avait tressée ses longs cheveux bruns, et rejoignit le reste de la famille dans la cuisine. Alessandra et Miguel étaient des jumeaux de dix-sept ans, de bons élèves, et des champions en art martiaux. Depuis tout petit, ils apprenaient les différents sports de combat et de défense, et ils avaient décrochés quelques semaines auparavant leur ceinture noire. Ils venaient d'un milieu plutôt modeste : leur mère était institutrice en école maternelle, et leur père était expert-comptable dans une banque.

Le soir du douze avril 2006 !

Clifford Carson était allé récupérer femme et enfants, et les avaient emmenés dîner dans leur restaurant mexicain préféré, tenu par un des amis de la famille. A vingt-deux heures, la famille était dans le 4x4 familial, que conduisit le père. La musique résonna dans l'habitacle, comblant le silence de la famille, dû à la rude journée qu'ils avaient vécus.

And all the roads we have to walk are winding

And all the lights that lead us there are blinding

There are many things that I would

Like to say to you

I don't know how*

Alessandra laissa échapper un bâillement, faisant rire son frère et sourire ses parents, quand soudain :

« PAPA, ATTENTION ! » le prévint-elle en montrant la route.

Clifford freina sec, et la voiture s'arrêta à quelques millimètres de la personne qui se trouvait sur leur route. Elle s'approcha de la voiture, et la famille pu voir son visage. C'était une très belle femme, brune et typée hispanique, ou mexicaine, vêtue d'un pantalon et d'une veste en cuir. L'étrange femme posa sa main sur le côté de la voiture, et sans effort, la souleva, et s'en débarrassa dans le désert aride de Houston. Le 4x4 fit plusieurs tonneaux, couvrant les cris des passagers. N'ayant personne qui habitait à plusieurs kilomètres, la famille savait qu'elle était perdue. Lorsque la voiture arrêta de rouler sur elle-même, les passagers avaient la tête à l'envers. Alessandra et Miguel ouvrirent les yeux, et se mirent à tousser.

« Ça va sœurette ? » demanda Miguel.

« Ouais, et toi ? » demanda Alessandra à son tour.

« J'ai mal à la tête. Je vais avoir une grosse bosse ! » répondit-il.

« Il faut sortir de là et aider les parents ! » dit Alessandra.

Les deux adultes à l'avant de la voiture étaient inconscients, alors, en faisant appel à leur force, les deux enfants réussirent à se défaire de leur ceinture. N'arrivant pas à ouvrit la portière, Alessandra se pressa contre son frère, et frappa de toutes ses forces la vitre, qui se brisa en milles morceaux. Elle dû quand même si prendre à quatre ou cinq reprises. Prudemment, elle entreprit de sortit du véhicule en rampant, essayant de ne pas s'écorcher les mains sur les morceaux de verres.

« Fais attention ! » lui dit son frère.

Une fois hors de la voiture, elle essaya d'ouvrir la portière de sa mère, en vain. À l'intérieur, avant de sortir, Miguel se pencha sur ses parents et chercha leur pouls.

« Je n'arrive pas à ouvrir la porte, elle est coincée ! » lui parvint la voix de sa sœur.

« J'arrive ! » lui dit son frère.

Un bruit de toux attira l'attention du jeune homme. Il regarda ses parents, et il vit que c'était son père qui essayait tant bien que mal d'ouvrir les yeux.

« Papa ! » appela Miguel.

« Prends ta sœur…et…sauvez-vous… » lui ordonna Clifford, en maîtrisant comme il pouvait ses crises de toux.

« Non, je ne vous laisse pas ! » refusa Miguel.

« Fais…ce que te…dis ton…père ! » lui fit la voix de sa mère.

Miguel leur prit la main, les serra très fort, avant de ramper hors de la voiture et rejoindre sa sœur, mais il n'écouta pas les directives de ses parents. Contournant le véhicule, il tira sur la portière de toutes ses forces, tout comme le faisait sa sœur de l'autre côté. A bout de force, Alessandra s'effondra au sol, et ses yeux se posèrent sur le capot de la voiture qui était complètement fracassé. Miguel venait de la rejoindre, et vit avec horreur que le moteur s'apprêtait à exploser. Prenant sa sœur par la main, ils s'éloignèrent de la voiture, et au bon moment car elle explosa dans un bruit sourd, et la voiture fut envahit par les flammes. Les enfants étaient tombés au sol sous le choc de l'explosion, et en relevant leur tête, ils virent avec horreur et impuissance leurs parents brûler.

« NOOOONNNN, MAMAN, PAPA, NOOOONNNN ! » cria Alessandra en se précipitant sur la voiture.

Miguel l'arrêta en lui prenant le bras, et l'empêcha de se tuer en voulant rejoindre ses parents, qui étaient déjà morts. Ils ne pouvaient tarir les larmes qui coulaient à flots sur leur visage. Un filet de sang s'échappait de la tempe de Miguel, tandis que des bleus furent visibles sur les cuisses d'Alessandra, ainsi que des égratignures sur ses bras et ses épaules. Ils étaient tous les deux couverts de poussières, mais leur apparence leur importait peu. Ils venaient de perdre les seules personnes auxquels ils tenaient réellement !

Après ce qui leur semblait être des heures à contempler la voiture se consumer, Miguel et Alessandra finirent par tenter de rejoindre leur maison à pied. Après avoir marché pendant plus de vingt minutes, ils furent stoppés par une femme, blonde cette fois, la peau pâle, et vêtue d'une jupe courte en daim, d'un t-shirt serré et d'une paire de cuissardes.

« Vous allez quelque part ? » leur demanda-t-elle en souriant de satisfaction.

« Qui êtes-vous ? » demanda Miguel, en gardant sa sœur près de lui.

« Mais qui avons-nous-là ? » fit une autre voix de femme.

Miguel et Alessandra regardèrent sur leur gauche, et une autre femme apparut. Elle avait la peau mate, les cheveux noirs bouclés, et portait une robe de soirée blanche, avec des escarpins aux pieds. Un mouvement sur sa droite fit tourner la tête d'Alessandra, qui se figea en reconnaissant la femme responsable de la mort de ses parents.

« Ainsi, vous avez survécu ! » s'amusa-t-elle.

« Qu'est-ce que vous nous voulez ? » demanda Alessandra.

« Je ne pensais pas que des humains pouvaient survivre à un tel accident ! » s'étonna la femme blonde.

« Je pense qu'ils feront l'affaire, qu'en dites-vous ? » demanda la femme vêtue de cuir.

D'un hochement de tête, les deux autres femmes furent d'accord. En un éclair, elles avaient bloqués Miguel par les bras et l'avaient forcé à se mettre à genoux. La troisième femme s'était saisit d'Alessandra par la gorge, qui manqua d'air.

« Bienvenue parmi nous ! » lui susurra-t-elle.

Elle lui mordu la nuque, et Alessandra laissa échapper un cri de douleur, qui alerta Miguel.

« NOOONNN, SANDRA ! » hurla Miguel en tentant de se débattre.

Mais juste après, la femme s'agenouilla près de Miguel, et le mordit à son tour.

Vingt-deux Juillet 2006 !

Dans une immense ferme abandonnée près de la limite mexicaine, Miguel et Alessandra se nourrissaient contre leur volonté. Alessandra buvait le sang d'une fille qui était à peine plus âgée qu'elle, et Miguel se nourrissait d'un homme âgé d'une quarantaine d'année, sous le regard satisfait de leur créatrice. Quelques jours plus tôt, Miguel et Alessandra s'étaient découvert des dons, mais les tenaient secrets, car ils ne voulaient pas que leur créatrice en profite, comme elle profitait de leurs aptitudes au combat.

Plus tard dans la journée, ils furent convoqués par leur créatrice. Alessandra ne put s'empêcher de baisser les yeux devant elle. Tout en elle dégoûtée la jeune fille !

« C'est à votre tour de monter la garde il me semble ! » leur dit-elle.

« Oui, Maîtresse ! » acquiesça Miguel.

« Pourquoi n'y êtes-vous pas ? » leur demanda-t-elle, du venin dans la voix.

« Pardonne-nous, nous avons perdus la notion du temps ! » s'excusa Miguel.

« Partez vite à votre poste, avant que je ne change d'avis et vous punis ! » leur ordonna-t-elle.

S'inclinant, Miguel prit la main de sa sœur et ils sortirent du hangar. Marchant quelques minutes, ils s'arrêtèrent à l'entrée de la ferme et relevèrent les deux sentinelles, Juan et Kendra, qui retournèrent dans le bâtiment. La nuit était tombée depuis longtemps, et l'air était frais, mais ça n'affecta pas les deux adolescents.

« J'en ai marre ! » cracha Alessandra.

« Je sais, et moi aussi mais, que veux-tu qu'on fasse? » demanda Miguel.

« On n'a qu'à partir ! » lui suggéra-t-elle.

« Et où ça ? On ne peut pas retourner à la maison, elle nous retrouverait. » dit Miguel.

« Je ne vais pas rester avec cette salope plus longtemps, pas avec ce qu'elle me fait subir quand je lui désobéis ! » claqua Alessandra.

« Tu crois que ça me plaît ce qu'elle t'oblige à faire ? On ne peut rien faire, pas sans savoir où aller ! » exposa Miguel.

« Il faut qu'on utilise nos pouvoirs. Avec ta capacité à te rendre invisible, on pourrait facilement foutre le camp ! » dit-elle.

« Elle ne nous lâche pas d'une semelle. Si elle apprend qu'on a l'intention de s'enfuir, elle nous le fera payer encore plus cher ! » soupira-t-il.

« Elle est peut-être intelligente, mais pas plus que nous. Elle et ses deux pouffes quittent la ferme tous les mois à la recherche de sang neuf, ou bien pour se nourrir, on n'a qu'à en profiter ! On passe la frontière mexicaine et on se casse aussi loin qu'on le peut en masquant nos traces. On est assez fort pour botter le cul de n'importe quel vampire ! » proposa-t-elle.

Miguel hocha la tête, ce qui fit comprendre à Alessandra qu'il était d'accord pour partir dès que l'occasion se présentera.

Août 2006 !

Alessandra venait de terminer d'entraîner son groupe de nouveau-nés, laissant la place à Miguel. Marchant dans les nombreux couloirs afin de rejoindre l'une des salles de bain, Alessandra s'arrêta en entendant la voix de sa créatrice parler avec les deux autres.

« Je sais qu'ils me cachent quelque chose ! »

« Tu dois les obliger à te dire ce que c'est ! »

« Ils sont méfiants envers nous, malgré qu'ils exécutent nos ordres ! »

« Ils ne faut pas les lâcher d'une semelle, je ne peux pas me permettre de les perdre. J'ai trop besoin d'eux pour nous défendre si jamais nous sommes attaquer par les Volturi ! »

« Surtout que, tu as déjà perdu le Major, et que depuis lui, ces deux enfants sont nos meilleurs guerriers ! »

« Crois-tu qu'il soit besoin de me le rappeler ? Faites les surveiller, ne me les perdez pas de vue une seule seconde ! »

Alessandra partit immédiatement dans sa chambre, et au bon moment car la porte s'était ouverte quelques secondes après son départ. Une fois dans sa chambre, elle tenta d'imaginer un plan pour s'enfuir de cet enfer, et ce le plus vite possible. Chaque jour, elle pensait à ce qu'elle subissait à chaque désobéissance, et son frère aussi. Le temps passa très vite, quand Miguel entra dans la chambre de sa sœur. Lorsqu'il la vit en grande réflexion, il lui prit la main, et d'un seul regard, il savait que quelque chose n'allait pas.

Les jours défilèrent, sans que Miguel et Alessandra ne puissent s'échapper. Même lorsque leur créatrice partait en reconnaissance trouver du sang frais après la mort de certains nouveau-nés, ses deux complices veillaient au grain.

« Sois patiente, on aura notre chance ! » lui avait-dit son frère.

Les jours étaient devenus des semaines, les semaines des mois, et deux ans s'étaient écoulés, sans qu'aucun d'eux ne furent lâché d'une semelle.

En ce jour d'été 2008, Alessandra refusait de se nourrir d'un petit garçon de douze ans que lui avait amené sa créatrice, et devant l'entêtement de son soldat, la vampire n'avait pas d'autres choix. Elle appela Jackson, un vampire qui faisait partie de son armée depuis plusieurs décennies. Elle le gardait à cause de sa force, et de son penchant pour la torture. Il mesurait un mètre quatre-vingt, pesait quatre-vingt cinq kilos, tout autant de muscles, et c'était un ancien soldat argentin. Lorsque Jackson arriva, il comprit d'un seul regard ce qu'attendait sa maîtresse. Il prit Alessandra par la gorge, qui n'essayait pas de se débattre car elle savait que c'était inutile. Malgré qu'elle soit forte pour se battre, Alessandra ne faisait pas le poids face à cette montagne de muscle, et elle savait aussi que son supplice serait plus ardu si elle se débattait, et que Miguel en paierait les conséquences. Jackson emmena la jeune fille au sous-sol de la ferme, et la jeta au sol sans ménagement. Aussitôt, trois vampires mâles se jetèrent sur elle.

Le lendemain, Alessandra pleurait en silence, recroquevillée sur son lit, mais aucunes larmes ne coulaient. La porte s'ouvrit sur son frère, et quand elle le vit entrer, elle savait qu'il avait payé pour l'insubordination dont elle avait fait preuve la veille. D'un seul regard, ils comprirent qu'il était vraiment temps d'en finir. Ils se changèrent. Miguel d'un survêtement, dont une veste à capuche, et Alessandra d'un jean, d'une tunique, d'une paire de bottes plates et également d'une veste à capuche. La porte de la chambre s'ouvrit sur leur créatrice.

« Allez chasser, tout de suite. Jackson et Lindsay vous surveilleront ! » leur ordonna-t-elle.

Ils ne répliquèrent pas, et quittèrent la ferme suivit de leur deux gardes du corps. Ils marchèrent durant des heures, sans croiser âmes qui vivent. Miguel prit la main de sa sœur, lui donnant du courage.

« C'est maintenant ou jamais ! » lui dit Miguel par la pensée.

« D'accord ! » acquiesça Alessandra.

Humains, ils n'avaient pas besoin de se parler pour se comprendre, et cette faculté les avait suivit dans l'immortalité, leur donnant à tout deux le pouvoir de communiquer ensemble par télépathie. Ils finirent par arriver dans un petit village, quand Jackson leur ordonna de se stopper.

« Je reviens ! » leur dit-il.

Lindsay ne les lâcha pas des yeux, alors que Jackson s'éclipsa on ne sait où ! Lorsqu'il fut hors de vue, Miguel fit agir son pouvoir, et se rendit, lui et sa sœur, invisible, sous l'ébahissement de Lindsay. Elle s'apprêta à appeler Jackson, mais une pression sur sa bouche l'en empêcha. Elle fut traînée hors du village, et sa tête fut séparée de son corps dans un bruit de verre cassé. Sans plus attendre, Miguel et Alessandra coururent le plus vite possible en direction du Mexique, tout en restant invisible.

Revenant sur ses pas après avoir repéré de belles proies, qu'il avait cachées et mise inconscientes, Jackson ne trouva personne. Il remarqua une traînée de terre qui se dirigeait en dehors du village, comme si quelqu'un avait été tiré contre son gré. Il suivit la trace et se retrouva rapidement hors du village. Il s'arrêta en apercevant le corps de Lindsay, démantelée de sa tête. Prenant le corps sur son épaule, et la tête dans une main, il se mit à courir aussi vite qu'il le pouvait au campement. Arrivant devant sa maîtresse, il jeta à terre le corps et la tête de Lindsay. Devant le regard qu'elle lui lançait, Jackson se mit à genoux, et attendit.

« Où sont-ils ? » demanda-t-elle.

« Je l'ignore. Je me suis absenté quelques secondes pour trouver leur nourriture, et à mon retour, il n'y avait plus personne, et j'ai trouvé Lindsay hors du village où nous nous étions arrêtés ! » répondit Jackson.

Folle de rage, elle se leva et gifla son soldat, qui ne broncha pas. Elle lui prit ensuite sa main droite, et lui arracha l'index. Malgré la douleur, il étouffa son cri, car il savait qu'il risquait de perdre d'autres doigts.

« Maria, que faisons-nous ? »

« Netty, Lucy, allez me chercher nos meilleurs soldats, qu'ils soient prêts à partir dans trente minutes ! » ordonna Maria.

Elles s'exécutèrent, et Maria reporta son attention sur son soldat amputé de son index droit.

« Retrouve-les, quitte à ce que tu te rendes jusqu'en Sibérie, mais ramène-les moi ! » martela-t-elle.

« A vos ordres ! » s'inclina-t-il.

C'est donc vêtu de capuche, que Jackson et sept des meilleurs soldats de l'armée de Maria, se lancèrent à la poursuite des deux fugueurs.

Au même moment, Alessandra et Miguel passèrent les douanes de Tijuana. S'enfonçant dans la forêt, ils se stoppèrent dans un bois, et ils furent de nouveaux visibles.

« Nous ne devons pas nous arrêter. Maria a dû envoyer ses chiens à notre poursuite ! » dit Alessandra.

« Trouvons une cachette avant que le soleil ne se lève. Il ne faut pas attirer l'attention ! » dit Miguel.

Ils se remirent à courir plus profond dans les bois, quand ils durent s'arrêter au bord d'une rivière.

« On saute ? » proposa-t-elle.

« Non, il faut qu'on brouille les pistes. Une fois mouillés, on brouillera un peu les traces de notre passage pour prendre encore plus d'avance sur eux ! » expliqua Miguel.

Ils s'immergèrent donc dans l'eau, et traversèrent la rivière. Une fois sur l'autre rive, ils ne perdirent pas un seul instant et reprirent leur course. Des heures durant, ils coururent à travers la dense forêt de Tijuana. Quelques minutes plus tard, ils tombèrent dans un camping qui était encore ensommeillé. Alessandra aperçut un vaste étendage, et d'un seul coup d'œil, elle et son frère repérèrent des vêtements à leur taille, et les subtilisèrent sans plus tarder. Ils reprirent la route, s'enfonçant une fois de plus dans les bois. Ils s'arrêtèrent uniquement pour se changer. Miguel avait donc subtilisé un jean, une chemise verte et une casquette. Quant à Alessandra, elle mit un pantacourt, un débardeur et un béret. Abandonnant vêtements et chaussures dans les bois, ils repartirent en direction de la prochaine ville. Le lendemain, ils arrivèrent à Mexico.

« Je meurs de soif ! » dit Alessandra.

Ils s'étaient arrêtés aux abords d'une maison assez luxueuse. Miguel regarda à l'intérieur et y vit du mouvement.

« On n'a pas le choix ! » dit Miguel.

Alessandra ne connaissait que ce moyen pour se nourrir, malgré que ça l'a répugné de tuer des êtres humains. Sans faire de bruit, ils s'approchèrent de la maison, et remarquèrent que la baie vitrée du jardin était ouverte. Scannant les environs, ils entrèrent dans la vaste maison, et tentèrent de repérer leurs futurs proies, aussi innocentes fut-elles.

« Tu vois quelque chose ? » demanda Alessandra.

« Non ! » répondit Miguel.

Mais malheureusement pour eux, la seconde suivante, ils se retrouvèrent tous les deux projetés à l'autre bout du salon, puis, ils furent bloqués par des poignes de fer.

« Qui êtes-vous, et que faites-vous chez nous ? » demanda durement une voix d'homme.

« Peter, ce ne sont que des enfants ! » fit une voix de femme.

« Ce sont des vampires étrangers, Charlotte ! » grogna le dénommé Peter.

« Si c'est elle qui vous envoie, par pitié, tuez-nous. Plutôt mourir que de retourner avec elle ! » leur dit Alessandra.

« De quoi parles-tu ? Qui c'est elle ? » demanda Charlotte.

« Maria ! » cracha Miguel.

Sous le choc de la nouvelle, les propriétaires de la maison relâchèrent les adolescents. A peine furent-ils libres que Miguel et Alessandra se prirent la main, et firent face aux deux vampires. L'homme, Peter, était un très bel homme. Brun, assez grand, les yeux rouges, Miguel en eut froid dans le dos en le voyant. Il devait être très vieux comme vampire. Quant à la femme, Charlotte, elle était blonde et très belle. Elle avait également les yeux rouges. C'était la preuve qu'ils se nourrissaient également de sang humain.

« Vous avez bien dit Maria ? » demanda Peter.

« Elle nous a transformé il y a deux ans, et nous nous sommes échappés il y a deux jours depuis Houston ! » répondit Miguel.

« C'est étrange, Maria ne garde pas de nouveau-nés au-delà d'une année ! » s'étonna Charlotte.

« Pourquoi vous a-t-elle gardé aussi longtemps ? » leur demanda Peter.

« Parce que nous savions nous battre étant humain, et qu'elle nous a jugé assez fort pour remplacer son ancien Major ! » répondit Alessandra, qui n'avait pas vraiment confiance en l'homme.

Peter et Charlotte se regardèrent étrangement.

« Nous devons les mettre à l'abri ! » dit Charlotte.

« Jasper acceptera sans doute de les protéger. Maria n'osera pas s'en prendre à lui ! » dit Peter.

« Pardonnez-nous mais, nous devons partir. Nous ne savons pas où se trouvent nos chasseurs ! » les pressa Alessandra.

Peter sortit son téléphone et composa un numéro.

Pendant ce temps, à Volterra, Jasper était tranquillement dans la chambre qu'il occupait avec Alice. Ils étaient tous deux en train de s'embrasser sur leur lit, quand ils furent stoppés par le téléphone de Jasper, qui vibra sur la table de nuit. Il s'en empara et décrocha.

« Allô ? »

« Salut le glandeur, tu me rendrais un service ? »

« Peter ? Est-ce que tout va bien ? Et Charlotte ? »

« Nous allons bien, mais nous avons surpris deux jeunes vampires qui se sont introduit chez nous à Mexico. Ils ont échappés à Maria ! »

A peine Peter avait-il prononcé le nom de Maria, que Jasper grogna de fureur.

« Ce sont des adolescents, et ils sont apeurés. Ils sont vampires depuis deux ans maintenant, voir plus ! »

« Quoi ? Mais c'est insensé ! »

« Je sais, mais d'après la fille, Maria les garde car ils ont des aptitudes au combat, et elle se sert d'eux pour te remplacer ! »

« Je suis à Volterra, alors avec Charlotte, vous ramenez vos culs sans plus attendre. Je vais parler aux Rois ! »

« Nous partons tout de suite ! »

Sur ce, les deux compagnons d'armes raccrochèrent. Jasper regarda Alice, qui fut perdue dans une vision. Lorsqu'elle revint à elle, une image grave se peignit sur son visage.

« Que se passe-t-il ? » demanda Jasper.

« J'ai du mal à les voir, les jeunes vampires je veux dire, mais par contre, je perçois les décisions de Maria, et elle est déterminée à les récupérer ! » répondit Alice.

« Vite, ne traînons pas ! »

A Mexico, Peter avait raccroché d'avec Jasper, et il regarda son épouse :

« Donnons leur des vêtements propres, et faisons nos valises. Nous partons pour Volterra ! »

Une heure plus tard, ils étaient tous les quatre dans un port de Mexico. Le soleil se couchait, ce qui n'aurait aucune conséquence à leurs sorties. Sortant de la voiture, Peter se figea.

« Quoi ? » demanda Charlotte.

« J'ai un mauvais pressentiment. On est suivit ! » répondit Peter.

« Venez ! » leur dit Miguel, qui tenait la main de sa sœur.

Une fois à l'abri des regards, Miguel dit à Charlotte et Peter :

« Prenez vous la main, et ensuite, accrochez-vous à l'un de nous ! »

Ils s'exécutèrent, et Miguel fit agir son pouvoir sur eux. Aussitôt, ils furent invisibles, et au bon moment, car une groupe de quatre individus en capuche passèrent devant eux. Miguel et Alessandra reconnurent Juan, Kendra, Jackson et Margaret. Une fois qu'ils furent éloignés, Miguel, Alessandra, Charlotte et Peter affrétèrent prudemment dans la cale du bateau qui les mèneraient jusqu'à Turin.


Lexique Musical :

* Oasis : Wonderwall